Et cela au moment même où Agnès me fait le considérable honneur de mentionner ce modeste Ashram dans sa liste de blogs conseillés en attendant qu'elle ait plus de temps pour revenir mettre un peu le souk chez elle...

Ah ça, franchement, c'est pas d'jeu !

Je voulais donc, amis lecteurs, vous rassurer, si, si, je sais que vous étiez terriblement inquiets et que vous n'en trouviez plus le sommeil : Swâmi Petaramesh n'est pas mort et il bande encore n'a pas l'ombre d'une intention de cesser de bloguer.

Simplement, la production écrite, ça va, ça vient au rythme de l'inspiration qui, elle aussi, va et vient, et parfois, quand la Muse a pris quelques jours de vacances, mieux vaut ne rien écrire plutôt que d'écrire des conneries - ce que je suis précisément en train de faire.

En ce genre de circonstance, il n'est pas inutile de s'en rapporter à la Sagesse des Nations, qui affirme depuis la nuit des temps que Mieux vaut la fermer et passer pour un con, plutôt que de l'ouvrir et d'en fournir une démonstration éclatante.
On ne médite jamais assez cette sage maxime.

Il faut dire aussi que ces jours-ci, si le moral est au fixe, il n'est pas au beau pour autant. Ce qui n'aide guère à l'écriture. Certains récents billets publiés ici ont fait sortir des choses intimes et douloureuses, ou plutôt, des choses intimes et douloureuses qui cherchaient à s'exprimer avant que le bonhomme n'explose, l'ont sournoisement conduit à ouvrir un blog, et ont sauté de sa tête au clavier à son corps défendant. Les traîtresses !

Ce ne sont pas les choses anciennes, non, mais bien les actuelles, relatives à ma vie, à ma galère professionnelle, à mes difficultés de couple, qui me sautent à la figure. On ne peut pas maintenir tout cela sous le boisseau trop longtemps. Quand la pression est trop forte, le couvercle finit par péter, et c'est une bonne chose, car c'est la seule qui puisse en fin de compte être libératrice.
Toutefois, au moment où ça pète, ça secoue pas mal, hein... Surtout quand les problèmes et souffrances en question n'ont pas de solution immédiate ou évidente - parce que, s'ils en avaient, cela fait longtemps qu'on les aurait résolus.
Donc, on a mis le couvercle dessus, en attendant qu'ils se résolvent d'eux-mêmes, ou que des évolutions conjoncturelles les résolvent à notre place ou en facilitent la résolution, et puis, on s'est fié cette fois au proverbe Shadok : Il n'y a pas de problème si complexe qu'une absence de solution ne finisse par régler.

Ben oui, certes, mais parfois, ça met le temps...

Donc voilà, ça va coup-cî, coup-cà, et on attend que ça passe ;-)

En attendant donc, plutôt que de rester à ne rien faire, Swâmi Petaramesh a trouvé à occuper fort utilement son temps, plutôt que de s'exprimer lui-même, en aidant une amie à s'exprimer elle-même, c'est-à-dire à démarrer son propre blog, car tout l'intéret d'être 6 milliards à la surface de la planète, c'est que quand l'un n'a pas grand-chose à dire, il y en a toujours un(e) autre qui est prêt(e) à faire mieux.

Laissons donc reposer cette pauvre tête, et utilisons ses neurones pour configurer un serveur et un blog, ce qui présente en outre l'avantage de détourner son attention du grattage de pus personnel.

Or donc voilà, la blogosphère compte un nouveau blog, mais qui ? mais où ? mais de quoi ça que c'est-est-ce ?

Non, non, je ne dirai rien. Nananèèère. L'amie n'a pas encore pendu la crémaillère, et je lui laisserai le plaisir de l'annonce haufficielle. En attendant, elle laisse traîner quelques petits cailloux de-cî de-là, histoire de voir si quelques petits poucets peuvent trouver tout seuls ;-)

Ils semblent que certains y soient déjà arrivés...

Haha ! Je crois que j'ai trouvé de quoi vous occuper cet après-midi :-}