Perpète
Par Petaramesh le lundi 10 avril 2006, 00:05 - Miscellania - Lien permanent

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Lorsque Swâmi Petaramesh propose dans son billet Perpète l'invention de la blogotombe, avec fil de commentaires intégré ;-), il ne croyait certainement pas être entendu si vite. Henk Rozema, un hollandais, a eû l'idée brillante d'integrer...
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Commentaires
Malgré tout, j'aime l'idée que dans n'importe quel pays, à n'importe quelle époque, on est au moins égaux devant ça. On va tous finir par en prendre pour perpet.
Serait-ce également un clin d'oeil au mariage définit comme "la concession perpétuelle jusqu'à la concession à perpétuité" ?
@Vroumette : Je ne connaissais pas cette excellente définition :-D
Il est intéressant de voir ce que cette image peut évoquer pour les uns et pour les autres...
@Anne : A quoi renvoient tes deux premiers mots : ?
Tu as raison, l'égalité devant l'asticot, c'est la seule égalité véritable, comme en témoigne aussi cette épitaphe célèbre :
Ces infortunés qui continuent d'avoir la dalle même après leur mort... :)
=>> Pour moi, c'est la quiétude de nos cimetières (j'aime bien m'y balader, y bouquiner, flâner en regardant les vieux noms et les vieilles photos) ; le bout de soleil, la vieille pierre, c'est un peu mélancolique, parce qu'à l'abandon, mais ça ne m'attriste pas vraiment : j'aime savoir qu'après la mort viendra l'oubli, inéluctablement.
A l'inverse de beaucoup de gens, la mort et l'oubli me rassurent ; cela nous remet à notre place, importante, certes, mais passagère. La volonté de laisser une trace me semble révélatrice de la puérilité de l'humain : comme une tentative un peu désespérée de se mettre en avant (comme les petits enfants qui veulent être preums, je trouve ça touchant mais dérisoire).
Bien sûr, les grands hommes et les grandes dames laissent des traces essentielles pour l'histoire de l'humanité ; mais ce que l'on retient, ce n'est pas qu'ils ou elles voulaient laisser une trace ; ce que l'on retient, c'est ce qu'ils ou elles ont fait / dit / écrit / permis/ peint / composé / filmé...
Une concession à perpétuité pour la postérité, apparemment oubliée "des frères humains qui après nous vivez".
Ironie du sort...
Malgré tout(e) la tristesse que l'on peut ressentir quand c'est l'un(e) des nôtres qui en prend pour perpet.
Pardon je te répondais autant que je me parlais toute seule, sur ce coup :-)
@Anne : Ne t'excuse pas, c'est un bon endroit pour te parler à toi-même, c'est calme...
@Le Gabian : C'est la vocation des concessions à perpétuité que d'être rapidement oubliées des frères humains qui après nous vivent... Quoi de plus normal ?
@Ko : Oui, certains cimetières sont des lieux très calmes, très reposants, propices à la méditation tranquille et à une certaine forme d'intériorisation. Les quelques photos qui illustrent ce billet furent prises avant-hier lors d'une promenade au Père Lachaise.
Je partage pleinement ton sentiment que la pensée après la mort viendra l'oubli, inéluctablement est sereine et très réconfortante.
...et je partage aussi ton sentiment quant à puérilité de la volonté de laisser une trace.
Les cimetières, de ce point de vue, sont source d'enseignement, non pas tant quant au caractère d'un mort (un mort n'a pas de caractère, et s'enterre rarement lui-même) mais quant à celui de ses survivants. Il est plaisant d'y voir certains monuments d'orgueil et de vanité à la gloire d'illustres inconnus, et bien souvent tombés en ruine, jouxtant les tombes très modestes de personnages dont le nom est connu de tous...
Reste à inventer : La blogotombe, avec fil de commentaires intégré ;-)
Ah, il y a (trop) longtemps que je ne suis pas allée m'y promener nonchalamment, au Père Lachaise... La balade était bonne ?
@Ko : Oui, la balade était bonne, il était seulement dommage que tu ne sois pas là ;-)
Swâmi vient à la capitale pour visiter les cimetières...étrange destinée. C'est sans doute la suite des billets de la semaine dernière qui t'a inspiré. Donc la ballade fut bonne, nous en voici ravis, not' Guru a sans doute meilleur moral cette semaine.
@pla : Comme disait le Sage : .
Méditons cette vérité mes frères.
Alors ce sera pour une prochaine fois, sans doute. ;-)
@Ko : Ce serait avec le plus grand plaisir, mais fort malheureusement, les pèlerinages de Swâmi Petaramesh à la Grande Ville sont fort, fort rares, et il n'avait pas encore envisagé de faire du Père Lachaise une étape systématique ;-)
Mais finalement, Swâmi Petaramesh étant chômiste, peut-être pourrait-il postuler à un emploi de guide de cars de japonais au Père Lachaise, ce qui rendrait la chose plus aisée ?
Rhô, mais, si Swâmi Petaramesh s'arrête à ces contingences (bassement) matérielles, alors !! Où va-t-on !! Je vous le demande bien !!
@Ko : Ce n'est pas Swâmi Petaramesh qui s'arrête aux contingences, ce sont les contingences qui, parfois, arrêtent Swâmi Petaramesh ;-)
...Eheu, comme on dit en latin.
Ah tiens, oui... Je dois reconnaître que je rencontre le même étonnant phénomène. Hugh, donc, comme on disait dans les tipis.
J'ai remarqué que Ko disait souvent "Ugh". Ko serait-il un nom sioux ? Ou apache ? Ou cheyenne ?.... Comme Ko n'a toujours pas de blog, comment savoir ? (mais non, j'enfonce pas le clou lourdement)
(aïe) (ça vient, ça vient...)
C'est juste que quand j'étais petite je rêvais d'être Pocahontas... (rigolez pas, c't'une sacrée bonne femme Pocahontas !!)
Ko, Pour que tu aies un blog à toi, et à titre tout-à-fait ex-cep-tion-nel, je suis même prêt à te l'héberger sur le serveur de l'ashram, à t'installer un dotclear dessus, et même à gérer le mail de ton domaine sur le serveur.
Tu n'aurais qu'à déposer un nom de domaine de ton choix chez Gandi et voilou.
Si tu te laisses tenter ;-) contacte-moi directement par mail.
(Le serveur de l'ashram sera toujours disponible sauf accident, possible période de déménagement, ou à moins que Mâ Anandaramesh décide un jour de le passer par la fenêtre)
Ouh, la pression ! ;-D J'y pense, en tout cas, merci...
Finalement, il y a encore plus chic pour un blogueur que d'avoir un blog avec d'énormes statistiques de visites et de commentaires, et une citation en tant que V.I.B. leader d'opinion dans Le Monde etc.
Non, le comble du nec plus ultra du chic, c'est de ne pas avoir de blog, et de se faire supplier d'en ouvrir un par toute la communauté des blogueurs unanimes.
Alors là, plus classe que ça, tu meurs.
Ah ouaih, z-y vas Ko. Eh alors dis tu l'ouvres ton blog, dis tu l'ouvres !
Swâmi, t'es fou, dis pas ça, je vais jamais oser (j'ai pas l'air comme ça, mais je peux être une vraie flipette parfois, c'est mon côté ...)