Passez-moi la truelle
Par Petaramesh le mardi 4 avril 2006, 10:46 - Intime Universel - Lien permanent
8 heures vingt.
Ca fait une demi-heure qu'il attend dans cette allée gravillonnée, sous cette petite pluie fine qui le transperce et le glace jusqu'aux os.
Le type au téléphone avait dit "Soyez là à l'heure juste, y'a plus de 600 kilomètres à faire..."
Mais il est là, seul dans l'allée. Comme un con. Pas âme qui vive aux alentours. C'est d'un calme... Et cette pluie qui n'en finit pas, et ce vent qui rend le parapluie totalement inutile. Il rumine de noires pensées.
Il a fêté ses 22 ans il y a quelques jours. Enfin, fêté... Il a eu 22 ans il y a quelques jours.
Il entend un léger crissement de pneus sur le gravier, une CX break anthracite tourne le coin de l'allée et s'arrête quelques mètres devant lui.
Un type en descend : C'est vous, la famille ?
La question est incongrue à ses oreilles. C'est bien la première fois qu'on l'appelle ainsi. Mais comme il est tout seul, ça doit bien être lui.
- Oui, c'est moi.
- Ils sont pas encore là ?
- Non, pour le moment, il n'y a que moi.
- Y vont sûrement pas tarder...
Le type jette au sol sa Gitane sans filtre toute jaune et racornie, en sort une autre, l'allume.
- J'peux m'abriter sous votre parapluie ? fait le type.
Il joint le geste à la parole. Etrange couple d'amoureux abrité sous la pluie.
Il allume lui aussi une autre cigarette.
- C'est de la terre, là...? Fait le type.
- Oui.
- Il a passé tout l'hiver là ?
- Oui.
- Avec tout ce qu'il a plu c't'année...
- ...
- Y va être dans un sale état...
- ...
Ils attendent les autres. 5 ou 6 types armés de pelles, imagine-t-il...
8 heures 30. Toujours rien. Qu'est-ce qu'ils foutent ?
VVRRRRRR....VVV... VVRRRRRR... RRRRRR...
Une petite pelleteuse chenillée tourne le coin de l'allée. Deux types en bleus de chauffe. L'un sur le siège conduit l'engin, l'autre, nonchalamment debout sur le bord du godet à moitié replié, se tient d'une main au bras de la pelleteuse. Une pelle dans l'autre main.
Ils approchent. On dirait une sacrée paire de pochtrons qui ont du s'attarder un peu trop devant leur ballon de blanc.
L'un saute prestement du godet de la pelle, s'adresse au type en m'ignorant complètement :
- C'est où qu'on creuse ?
- C'est là.
Je pense "Oh putain ! Ils vont quand même pas faire ça à la pelleteuse ?". Mais si, on dirait qu'ils en ont l'intention.
La pelleteuse prend position. Abaisse son soc qui s'enfonce légèrement dans le sol détrempé pour se stabiliser.
Je recule de deux mètres. Pas rester dans le rayon d'action de la machine, comme dit l'étiquette rouge. Et puis, je n'ai pas vraiment envie de voir ça de trop près.
VVVRRRRRRRRRRRR...
Elle commence à creuser.
Ils ne vont faire que le début, comme ça... Je tente de me rassurer.
Mais ça creuse et ça creuse, le bras s'enfonce de plus en plus profond. C'est fou ce que ça creuse vite, une pelleteuse, dans de la terre meuble.
Je commence à me sentir pâle des genoux. Ils vont tout défoncer me dis-je. Des images de film d'horreur se forment dans ma tête. La pelleteuse qui passe à travers dans un grand craquement, coupe le cercueil en deux... Remonte son bras transperçant un cadavre...
Elle creuse toujours.
L'autre type, appuyé sur le manche de sa pelle, attend peinard au bord du trou. Il rallume sa clope éteinte par une goutte de pluie facétieuse.
Puis : TONK !
Là, c'est fini, me dis-je. Il va arrêter, putain, l'autre, avec sa pelleteuse !
Mais non, il n'arrête pas. Continue de creuser. De remonter de pleins godets de terre qui forment désormais à côté un sacré monticule. Le type a l'air de faire ça sans y prêter grande attention, mais il a l'air adroit. C'est pas le premier trou qu'il creuse...
Encore quelques TONK ! Quelques BONK ! Quelques bruits de râclement.
La pelleteuse range son bras, et le moteur baisse soudain de deux tons.
L'autre type, pelle à la main, saute dans le trou, hop ! Comme ça. BLONK !
Il expédie dehors quelques pelletées de bouillasse molle et détrempée. Pas tellement en fait, l'autre a fait presque tout le boulot.
De là où je suis, je ne vois pas le fond.
Et maintenant, comment vont-ils faire ? Je m'interroge. Ils ne sont que deux...
Le pelleteuse-man descend de son siège et va derrière son engin. Il en rapporte une grande barre de fer coudée en forme de "S". L'accroche en équilibre sur le godet de l'engin. Descend le tout dans le trou, où son compère l'attend. Pratiquement tout le bras de l'engin y disparaît. Ca bricole, là-dedans.
Le type du fond remonte du trou en escaladant le bras de la pelleteuse. Il s'écarte.
VVVVVVVVRRRRRRRRRR !!!
J'entends un craquement sinistre. Suivi d'un fort bruit de succion. Le bras de la pelleteuse commence à remonter. Il balance un peu. le godet apparaît, le début de la barre en "S".
Puis le haut du cercueil, dressé presque à la verticale, un peu de travers, qui se balance au bout. C'est un vrai tas de boue en forme de cercueil, en fait.
Le voyant ainsi se dresser et se balancer à la verticale, j'imagine le cadavre qui glisse dans le fond, se plie, se tasse. De nouvelles images macabres se forment dans mon esprit.
La pelleteuse lève son trophée bien haut, remonte son soc, puis se met à cahoter sur ses chenilles et vient le déposer pratiquement à mes pieds. BING ! VRRRRRR... BONK.
Le deuxième type arrive, tire un bon coup sur la barre en "S" pour la dégager de là-dessous. BUMM, fait le cercueil en tombant enfin complètement au sol.
Les deux bleus de chauffe font un signe à l'autre, remontent sur leur engin, et VRRRRRRR... nous laissent plantés là.
Au milieu de l'allée. Avec cet énorme tas de boue collante grisâtre en forme de cercueil juste devant mes pieds. La pluie fine qui tombe est bien incapable d'enlever cette boue. Mais des ruisselets d'eau boueuse se mettent à former des méandres et des deltas sur le gravier de l'allée, progressivement contaminé par cette couleur grise.
Nous sommes deux. Le croque-mort et moi. Seuls. Et cet énorme truc boueux posé là en plein milieu et qui a l'air de peser des tonnes. Je ne me souvenais pas que c'était aussi gros, que ça avait l'air aussi massif.
Il va à sa CX, revient, une truelle de maçon à la main, et commence à râcler la boue. En opérant, il peste et râle.
Puis il me tend la truelle :
- Vous voulez bien finir ? Je vais chercher la housse.
La housse. La housse ??
Il revient avec sous un bras deux espèces de rouleaux métalliques, à la main, un grand rectangle de toile pastique noire. C'est une housse pliée. Il la déplie et la pose au sol. C'est immense ! Pliée ainsi à plat, je n'aurais jamais imaginé qu'elle soit aussi grande. Une fermeture éclair blanche court au milieu.
- Vous allez devoir m'aider, me fait-il. Je peux pas y arriver tout seul. Je devrais même pas le faire, normalement, je dois juste conduire la voiture.
Je suis scié. Il m'explique tranquillement que c'est moi qui vais devoir me taper ce boulot avec lui. Je n'arrive même pas à y croire. On n'a pourtant pas payé à moitié, et ce type est là, tout seul, à m'expliquer qu'on va devoir se démerder. Je suis complètement sidéré par tout ce qui vient de se passer. Mais on est là, seuls, le croque-mort et moi, sa CX, sous la pluie, avec ce grand cercueil au milieu de l'allée. Personne d'autre. On ne va pas le laisser là. Alors faut bien que je m'y colle. Que faire d'autre ?
- On va le soulever et glisser un rouleau sous chaque bout, me fait-il. Après on le fera rouler pour soulever un bout, et on glissera la housse. Et on fera pareil après dans l'autre sens.
Nous nous exécutons. Soulever un bout de ce truc boueux et mouillé à deux, c'est mission pratiquement impossible. Ca pèse un poids considérable. Même avec les poignées, c'est carrément infaisable. On y arrive quand même. Le cercueil finit dans cette grande housse noire que la pluie lave au fur et à mesure de la boue qui s'est déposée dessus pendant l'opération. Ca a bien du nous prendre 20 minutes.
Le croque-mort contemple son oeuvre d'un oeil critique.
- On va en mettre une deuxième, me fait-il.
- Une deuxième ?
- Ben oui, les corps, ça coule. J'voudrais pas qu'il me pourrisse ma CX...
Cette dernière remarque délicate finit de m'assommer. Je suis déjà depuis un moment dans la 4ème dimension.
Je l'entendrai pendant des années.
Une partie de moi qui observe tranquillement la scène en retrait se demande pourquoi je ne lui fous pas directement mon poing dans la gueule.
Probablement parce que je suis au-delà de ça aujourd'hui. Totalement incapable de foutre mon poing dans la gueule de quiconque. Et puis, on serait bien avancé. Il faut bien un chauffeur pour conduire la CX. Je ne réponds rien.
Il va chercher une autre housse. On recommence l'opération. Epuisant.
Maintenant, le plus drôle reste à faire : Hisser l'ensemble dans la voiture. A deux.
Il me montre des rouleaux dans le fond du véhicule, et me dit qu'une fois qu'on aura mis un bout dessus, et soulevé l'autre bout, ça ira tout seul.
N'empêche, ça ne va pas tout seul. Soulever à deux cet énorme machin sans prise emballé de ses deux housses mouillées et glissantes, mission impossible.
Le croque-mort finit par se résoudre à aller chercher un cutter et découper les deux housses pour faire sortir les poignées. Après mille efforts, on finit par y arriver. On ferme le coffre.
Le type vient me saluer. Il me tend la main, il attend quelque chose. Je ne lui tends pas la mienne. Je froisse et ratatine en petite boule dans ma poche le billet de 10 sacs que j'étais supposé lui donner. Il peut toujours courir.
Il tire la gueule, mais ne dit rien.
Il monte dans sa CX et démarre sans plus attendre. Je reste planté là, je regarde disparaître au tournant les restes de ce qui fut mon père.
J'ai le dos en compote. Mon jeans et ma veste sont pleins de boue grise. Je suis trempé, glacé. Juste à côté de moi, un trou béant me contemple.










Commentaires
Ce qui me frappe en lisant ce récit terrible, ancien et si présent, c'est que tu l'as commencé en disant "il" et terminé en disant "je"....
Comme Traou...
Et puis d'autres choses aussi que je serais bien en peine de mettre en mots aujourd'hui. Juste une pensée en attendant.
Pourquoi bouger le padre?
J'ai changé de personne consciemment dans le récit. Je ne suis pas un écrivain, juste un médiocre blogueur débutant ;-)
Si le début peut s'écrire à la 3ème personne, je n'y arrivais plus ensuite, ça devenait ingérable. Et puis, écrire ce genre de scène nous projette en plein dedans. Réactualise le passé au moment ou on l'exhume (si j'ose dire, en l'occurrence...). La première personne s'est imposée d'elle-même.
@Le Monolecte : Une idée de ma mère qui était comme qui dirait un peu à côté de ses pompes à l'époque. On peut le/la comprendre... Elle pensait qu'il voulait être enterré à tel endroit, mais avait voulu faire la cérémonie initiale là où nous vivions, parce qu'elle savait qu'un très grand nombre de gens voulaient être présents, mais que la plupart n'auraient pas pu se déplacer.
Elle aurait sûrement pu faire une cérémonie à tel endroit, puis un enterrement à tel autre, mais, dans ce genre de situation, je suppose qu'on n'agit pas toujours de la manière la plus rationnelle qui soit.
Elle n'avait pas non plus jugé utile de prendre un caveau au premier cimetière puisque "c'était provisoire". Rétrospectivement, évidemment...
En fait, elle a vécu cette période de sa vie en "pilotage automatique", et je crois que pour le premier enterrement de mon père, elle a fait une copie carbone de l'enterrement de ma tante un an avant au même endroit. Ca avait en quelque sorte tenu lieu de répétition générale...
Je n'étais pas au second enterrement, qui eut lieu sans cérémonie le jour même de l'exhumation. C'est pour cela que j'étais seul pour la partie la plus amusante de la chose, le reste de la famille proche étant "à l'autre bout".
Ma mère avait eu énormément de scrupules à me laisser affronter ça seul. Elle avait tenté de m'en dissuader, mais je lui avais répondu : Je suis un grand garçon, c'est à moi de le faire. Si je ne le fais pas, qui d'autre ? Elle s'était finalement rangée à mes arguments.
D'un autre côté, je ne savais pas à l'avance ce que j'allais vivre ce matin-là...
J'eus préféré que ce ne fût qu'une terrible et belle "histoire"... D'ailleurs, c'est ce que j'ai cru, au début...
En lisant, "Ca fait une demi-heure qu'il attend dans cette allée gravillonnée, sous cette petite pluie fine qui le transperce et le glace jusqu'aux os.", l'image d'un film est venue se coller aux mots... (Un "film" "idiot", bien sûr, mais terrible aussi à cet endroit... Martin Riggs, sous la pluie, sur la tombe de sa femme...).
C'est triste à tout âge, mais à 22 ans, être confronté à une telle situation...
Décidément...
Je n'ai pas beaucoup de mots non plus. Mais quand je pense qu'à 20 ans j'ai refusé de suivre le cercueil de mon père au crématorium, je ne crois pas qu'à 22 j'aurais été capable d'assumer ce que tu as fait.
Ni de l'écrire aussi bien, d'ailleurs...
@Le Gabian : Ah, j'ai dit que je l'avais fait, je n'ai pas dit que je n'avais pas payé une addition salée derrrière...
J'ai fantasmé des images macabres tous les soirs en m'endormant pendant des mois ensuite... Après, j'ai pêté les boulons radicalement. Mais pour un tas d'autres raisons, parce qu'entre mes 21 et mes 22, je n'ai pas eu le temps de m'emmerder pour ainsi dire.
Quand tu as survécu à ça, après, tu survis à pas mal de choses :
C'est à ce moment-là que la partie vraiment dure de l'existence de Swâmi Petaramesh a commencé...
Quelques années après, il a commencé à lentement ressusciter.
Heureusement qu'on a plusieurs vies...
Pfouyouyouhhhh... Je suis...
Youps. ébédidonc...
Sinon : un chouette bestfriend, quand même...
@Ko : Le best friend, il a pris sa revanche dans l'autre sens quelques années plus tard...
...
(je ne connais pas le code informatique qui signifie "j'en reste coite, les bras et les chaussettes m'en tombent")
Ouais, heureusement comme tu le dis, on a plusieurs vies. Y'a pas que les chats!
@Le Gabian : C'est juste une vie, on ne va pas se plaindre. A côté de ça, il y en a qui ont de vrais emmerdes...
Dans ces cas-là, faut citer Nietszche: ;-)
Loin de moi l'idée d'en remontrer à Nietszche, ce cher homme, mais je souhaiterais apporter une légère nuance : "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, certes, mais nous tue un petit peu quand même..." C'est vrai, quoi....
@Traou : Oh, mais mourir, c'est une tâche de tous les instants. Il faut commencer jeune ;-)
Ce qui nous tue un petit peu n'est pas bien grave tant que cela n'endommage pas notre âme de manière irrémédiable. Ce qui nous tue un petit peu nous embellit souvent, au bout du compte.
P.S.: Je me suis permis de corriger ta phaute et de supprimer le commentaire où tu la regrettais ;-)
Je n'en attendais pas moins de toi. Ta mansuétude est immense et légendaire ;-)
Mais du coup, elle doit être grande, la petite puce ;-)
Arf, toutes les vies sont des romans...
Ou alors, il y en a certains qui doivent trouver le temps vraiment long :-D
@Le Monolecte : Elle fêtera ses vingt ans le mois prochain... Elle est belle à faire tomber par terre tous les p'tits d'jeunz de son âge.
Il ne faut jamais rien regretter.
Petaramesh : Ah ! (pour le bestfriend). L'est-il resté, après tout ça, ou pas ? (que je suis indiscrète, moi !!)
Pour reprendre la citation de ce bon vieux Nietszche, c'est aussi une réplique de "Conan Le Barbare"... Ca laisse songeur, non?
Eh ouais, bien sûr c'est une vie et on a tous nos casseroles à traîner, de la poêle à blinis à la marmite de collectivité. L'essentiel est de parvenir à s'en servir comme marche-pied.
Du peu que je te lise (c'est français, ça?) tu as l'air d'y parvenir :-)
@Ko-Pipelette-curieuse : Non, il ne l'est pas resté après tout ça. Valà, t'es satisfaite ? ;-))
@Le Gabian : Je serais assez surpris que ce soit Nietszche qui ait pompé sur Conan 8-D
Je serais assez surpris que ce soit Nietszche qui ait pompé sur Conan 8-D
Ce qui me surprendrait encore plus, c'est que Schwarzenegger lise du Nietszche :-p
@Le Gabian : Peut-être juste le concept du surhomme ?
Sinon, je ne voudrais pas t'ôter les quelques illusions qui te restent, mais je doute fort que ce soit Arnold S. qui écrive les dialogues des films dans lesquels il joue.
Un des rares acteurs qui le fasse à ma connaissance, est Rocco Siffredi 8-D
(Je ne sais pas trop s'il faut 2 "f" ou 2 "d", je sais juste comme tout le monde qu'il faut vingt-fix fentimètres... 8-D )
Arnold sait-il seulement écrire? 8-O
26 CENTIMETRES ??? Je suis peut-être la seule au monde mais je ne connaissais pas précisément la taille de l'objet du délit. Mais ? mais ? comment... non, je ne poserai pas la question!
Fichtre ! Les méandres de cette conversation, quand même ! Comme quoi, tant qu'il a de la vie, de la galipette, un peu de philo et quelques films débiles, y'a de l'espoir :-)
@Le Gabian :
Ben dis-donc, ça te fait de l'effet :-D
...mais tu sais qu'on a vu bien "pire"...
Ca me terrifie, oui! Quand on lit "26cm", ça n'a l'air de rien mais j'avais un ruban métrique sous la main et là...
Et je ne veux rien savoir du "bien pire"!
...
quelqu'un connaît le diamètre? ;-)
@Le Gabian :
Je n'en ai pas la moindre idée. Tu peux peut-être te baser sur le tuyau de l'aspirateur pour une première approximation ? :-D
@Le Gabian : Heureusement que tu es là pour poser les VRAIES questions. Pasque franchement, 26 centimètres on s'en fout si le diamètre c'est 2... :-(
@Traou : Eh bien, Madame a des exigences... :-D
(Pendant ce temps-là, la moitié de la blogosphère masculine paniquée se précipite sur un mètre pliant ;-)
Ouais mais vas mesurer une circonférence (ben pour calculer le diamètre!) avec un mètre pliant...
Eh bien, Madame a des exigences... :-D
Ben oui, Traou a raison, tu fais quoi avec 30cm de haricot vert? Des noeuds?
Rhôôôô... et pourtant j'essaie, hein, je vous jure, j'essaie d'être une mère de famille respectable, maintenant!
Pendant ce temps-là, la moitié de la blogosphère masculine paniquée se précipite sur un mètre pliant -> Gaffe à pas se pincer dans les charnières ! Aie, bobo, douleur ... enfin, je suppose :)
tu fais quoi avec 30cm de haricot vert? Des noeuds? --> Si mes renseignements et observations diverses sont exacts, il y en a déjà au moins un, non ?
Un double-décimètre suffit largement pour la majeure partie de la population masculine, va... La moyenne mondiale est de 14cm et la moyenne française de 15cm.
Sans Rocco, peut-etre bien que ces chiffres seraient plus bas :)
Quand même, quand je pense à la gravité sur laquelle a commencé ce billet et à la franche déconnade à laquelle tourne son fil de commentaires ;-))
Rhôôôôooo... Est-ce vraiment digne de ce noble ashram ?
A mon avis c'est dans l'air. C'est à cause de la longueur du pseudo, ça a dû perturber les ondes !!!
@ Le Gabian > Ouais mais vas mesurer une circonférence (ben pour calculer le diamètre!) ... Oh, le diamètre, on calcule à vue de nez (si j'ose dire)
Je signale que si Le Gabian fait tout pour rester une mère de famille respectable (j'vois pas c'qui empêche, t'inquiète !) pour ma part j'ai à deux mètres de moi un agent comptable qui compte sur mon sérieux et ma responsabilité et qui commence à ne pas comprendre pourquoi je pouffe à l'annonce de nos derniers démêlés fiscaux... :-) J'y retourne !
Devant l'enthousiasme visible des disciples, Swâmi Petaramesh déclare urbi et orbi qu'il intègre désormais le lingam à la liste des Objets du Culte Sacré de la Très Sainte Église des Adorateurs de Cela.
Quant à Swâmi Petaramesh lui-même, il s'adonne depuis toujours à titre personnel au culte du Yoni...
Je viens d'avoir une image incongrue de la taille des narines de Traou. Mon éclat de rire a également fait soulever des sourcils dans le bureau. Bref. Passons.
@Anne : Tu ne veux quand même pas dire que Dame Traou est capable de faire ça avec les ...narines ???
@Anne et Swâmi : Non, mais c'est malin, vraiment ! Là ils croient tous que je suis folle ! Vous croyez que ça a l'air normal vous, que je rigole comme une baleine devant mon écran sur lequel est censé se jouer l'avenir financier de la boite !
Mais enfin, QUI a commencé à parler de Rocco Siffredi ?!! Vous le savez, pourtant, que ça nous met dans tous nos états ! Et je viens d'appeler Boss Rocco, et ça ne va plus du tout ! :-)
C'est elle qui dit, je cite :
Moi tu sais, je n'invente jamais rien !! (Traou, si tu veux jouer à la baleine, j'ai le tour de taille qui va bien en ce moment !!)
ça alors je passais juste pour dire au blogueur qui a un pseudo bien long que depuis deux heures, j'écoute en boucle Dire Straits (et je vous dis pas : écouter en boucle un double album vinyl c'est fatigant !) et je lis ce billet ! Tout d'abord oups ! pour toute la partie "normale" et le résumé de la période 21/22 ans ... et puis là maintenant je pleure de rire sur les derniers commentaires ;-)) il faut juste que je me calme avant qu'Urbain n'arrive sinon il va me demander des comptes hu hu hu !
@Madeleine :
Ca le fait bien, hein ;-)
Tiens, mon morceau préféré quand j'avais 15 ans
(putain ça nous rajeunit pas)était "Where d'you think you're going"...>
Toutes les couleurs de la vie ;-)
Enfin pas toutes, non, il y en a plein d'autres...
Rhô, j'arrive après la bataille !! mais que c'est ballot... ;-)
C'est dégeulasse ! Une vraie conversation sur le sens de la vie et tout ça, et vous faites ça quand je suis en cours, avec aucun moyen de me connecter.
Je vous DETESTE tous, moi aussi je voulais parler des longueurs de quéquettes !
C'est trop injuste !
Eh Vroumette, moi j'ai pas parlé de longueur, que de diamètre ! On est toujours coupines ?
@Vroumette : Il n'est jamais trop tard pour participer :-}
Naaaaaaaan, c'est trop tard, j'vois bien que j'ai loupé le coche.
Mais comptez sur moi pour dévier sur le sujet à la première occas !
@Anne : évidemment !!!
Vroumette, pas besoin de "dévier". On n'a qu'à faire des billets sur le sujet tout bêtement, si tu veux.... :-) Euh, qui c'est qui commence ? Moi j'peux pas, j'ai mon 100è billet à faire, ça serait mal venu quand même...
@Traou : Ca te ferait un sujet hors du commun, pour le 100eme :-D
Ben mon 'ieux... c'est le cas de le dire hein Petaramesh ? Faudrait chercher le sens de tout ça : de la mort à la vie en quelques échanges. C'est plutôt salvateur comme conversation.
Si la gravité des commentaires avait suivi son cours je vous aurai bien raconté les 100 km dans ma voiture avec Maman dans son urne sur les genoux de Papa. Puis, Maman toujours dans son urne sur la table de nuit pendant le week-end avant qu'on ne l'emmêne le lundi matin, toujours dans ma voiture jusqu'à sa demeure actuelle.
Mais au lieu de ça, on ne se contente pas de discuter du sexe des anges...
Petaramesh, y'a de ces fréquentations ici, c'est pas triste.
Et puis ça fait du bien de rigoler, après 3 h de RER pour faire Villepin...te => Massy : merci Villepin et ton CPE, et les p'tits djeunz qui étaient sur la voie ferrée à la Gare du Nord. Mais je suis resté zen, me disant qu'ils avaient bien le droit de râler devant l'avenir qu'on leur propose.
Après tout ça, il serait comme le temps d'aller se coucher.
@pla :
De la mort à la vie, c'est l'histoire éternelle. Dans l'autre sens également.
L'impermanence, mon ami... Ces jours-ci, Swâmi Petaramesh est en pleins travaux pratiques d'impermanence...
J'ai 22 ans... je viens de lire ça... et ça secoue..!
Fait chier, j'ai raté un épisode important de cet ashram!
Alors si je résume : Traou a des narines énormes, mais Vroumette est pas contente parcequ'elle les a pas vu, et ça fait rire Anne avec qui elle est plus coupine. Alors que Thierry,lui, y dit que des narines ça devrait pas faire plus de 14 cm.
Bon alors qu'est ce qui fait 26cm dans toute cette histoire?