Je me suis couché hier soir avec toujours dans la tête en sourdine le morceau qui y avait joué toute la journée d'hier, et je me réveille avec ce matin.

Depuis hier soir, toutefois, il commence à faire doucement place à un très, très vieil ami, dont il ne serait pas impossible qu'il soit mon meilleur ami : Dire Straits, thème du film Local Hero (instrumental), sur l'album live Alchemy.

Il existe de multiple enregistrements et interprétations de ce morceau, la plupart sont sympa, celle-ci est extraordinaire, magique. Il n'en existe pas d'autre version à ma connaissance qui possède une telle intro.

Que dire de ce morceau qui soit à la hauteur, même de très loin, de ce qu'il m'inspire ?

A écouter absolument au calme, cette intro, et ce dialogue entre les instruments qui se répondent... A écouter, réécouter, et se laisser inspirer... On en pardonne volontiers le terrible défaut de masse sur la guitare, qui agrémente le tout d'un "BBZZZZZZZZ" continu de 50 Hz[1]. "BBZZZZZZZZ" qui couvrait pratiquement le son sur l'album vinyle initial, mais qui a été un bon poil gommé de la version CD remastérisée sortie ultérieurement.

S'en fout le "BBZZZZZZZZZ". Ce morceau est un bijou. A classer dans la catégorie "médicament qui guérit tout", fait marcher les aveugles et rend la vue aux paralytiques ;-)

Je parlais dans mon billet d'hier de la méthode de réanimation spéciale de Swâmi Petaramesh, histoire de savoir s'il faut creuser le trou ou pas.
Ce morceau-là, c'est celui que je voudrais qui soit joué quand ce corps sera dans l'incinérateur. Bien fort. Mais bon, hein, on n'est pas pressé quand même, on peut toujours l'écouter dans des conditions moins "torrides" ;-)))

Au rythme où je révèle tous mes secrets vitaux ici, il va bientôt falloir que j'arrête ce blog : j'aurai tout dit ;-)

Enfin, ce matin, Local Hero nécessite un traitement spécial, qui consiste à exhumer de sous sa couche de poussière le baladeur MP3 - J'utilise extrêmement peu ce genre d'objet, depuis toujours le fait d'être acoustiquement "coupé du monde qui m'entoure", en société ou dans des lieux publics, me fait paranoter ;-) - et à me le coller sur les oreilles. Comment il marche ce bazar déjà ? Zut, il est réglé en mode "random play", et il me faut bien 3 minutes pour arriver à retrouver le moyen de désactiver ça, histoire de pouvoir enfin accéder au morceau que j'aspire à entendre. Voilà.
Les nains sont tout surpris de me voir avec ça, c'est dire si je ne l'utilise jamais...

Bon, une bonne piquouze de Local Hero à dose massive ;-)))

Après, pour se remettre, un petit coup de "Sultans of swing" du même album est tout indiqué, avec son solo final dantesque.

Bon, c'est pas tout ça, mais comme dirait le lapin : Je suis en retard ! Je suis en retard !

Notes

[1] On le retrouve d'ailleurs pratiquement sur tout l'album...