Vous lire me fait du bien
Par Petaramesh le mardi 28 mars 2006, 14:09 - General - Lien permanent
Ce petit billet est dédié à mesdames Traou, Rose, Vroumette, Anne-Chiboum, Agnès Monolectrice, Samantdi et Veuve Tarquine (qui ne me porte pas dans son coeur, oui, je sais, mais l'inverse n'est pas vrai ;-), ainsi qu'aux commentatrices non-blogueuses (Ko ?) qui agrémentent de leur verve les billets des pré-citées...
Si j'en oublie, pardonnez-moi.
Mesdames, vous lire me fait du bien[1], me faire rire, m'amuse et me réjouit l'âme.
Alternant entre légèreté et intériorité, humour et profondeur, humanité et délire, c'est un plaisir sans mélange. Bon sang, il y a de la vie là-dedans :-)
De la vie et bien plus encore.
J'ai pratiquement l'impression de m'être d'un coup fait une sacrée bande de copines, certaines dont je me sens plus proche que d'autres, certaines que je ressens déjà comme de véritables "amies virtuelles".
Oui, je connais les méfaits d'Internet, depuis le temps que j'y traîne mes guètres, et je sais que si les montées peuvent être raides, les descentes le sont parfois tout autant ;-)
Jusqu'à ce que j'ouvre cet humble ashram, je n'avais jamais trop parcouru les blogs. Bien sûr, je connaissais leur existence (je ne vis pas dans une crypte ;-) mais je les imaginais pour la plupart futiles et nombrilistes, ou creux à plus ou moins long terme, et je n'avais donc jamais pris le temps d'aller "y perdre mon temps"...
Eh bien, certes, cela en consomme, du temps. Mais j'ai la "chance", si j'ose dire, ces temps-ci, d'en avoir, même si votre lecture, mesdames, cause bien des retards dans l'exécution des diverses corvées qui m'incombent ;-)
Mais à côté de ça, quel plaisir de découverte et de partage, et quel plaisir aussi de jouer avec l'écrit, et au passage de s'apercevoir qu'il y a encore des gens qui sont capables, non pas seulement d'écrire correctement sans trente fautes par ligne, mais également d'écrire brillamment, gaiement, jubilatoirement, parfois rageusement, et toujours avec un contenu d'une richesse qui vaut largement le contenant. Le fond allié à la forme.
Vous lire fait du bien aussi à ma propre écriture, certainement à l'orientation future que pourra prendre ce blog. J'éprouve a priori de grosses difficultés à me livrer en profondeur de manière directe, intime, sans fard. Il faut dire que mes conditions présentes ne me le facilitent guère.
Pourtant, plus je parcours vos lignes, plus j'y vois votre propre naturel et votre propre sincérité, et plus je me sens entraîné dans la même voie, celle d'une certaine simplicité intérieure et d'une certaine limpidité. On verra bien ce qui en sortira.
Mesdames et chères amies, je vous salue.
Notes
[1] Je m'inquiète quand même un peu : je ne lis (presque) que des blogs de filles, moi, ces jours-ci... En tout cas, ce sont les seuls sur lesquels je m'arrête. Faudrait peut-être que j'aille consulter... Est-ce grave, docteur ?










Commentaires
Ah ben tant mieux ! (en référence au titre)-> désolée j'aime assez écrire façon "parlé" et d'une manière distinguée comme tu l'auras sans doute constaté. De même, qu'en ce qui concerne les fautes, je m'excuse par avance de celles que je peux faire, mais ma nature impatiente fait que je clique plus vite que mon ombre sur "envoyer" avant relecture pour réaliser ensuite que mes commentaires en sont truffés.
Pour ce qui est de la "sincérité" du blog. Je comprends aisément les réticences que tu peux avoir. Il est long et diffcile de s'approprier son propre blog, de se laisser aller. Je reconnais utiliser mon blog surtout pour faire l'andouille (mais ça c'est foncièrement mon caractère), et éprouver de grosses difficultés dès qu'il s'agit de livrer des choses qui me tiennent réellement à coeur. Je le fais davantage sur d'autres blogs dans les commentaires à l'occasion de billets qui titillent mon coeur.
@Vroumette : Bon, ben on n'a plus qu'à aller se débraguetter les uns chez les autres, si j'ose dire ;-)))
Merci merci ça fait bien plaisir ! Et encore, tu n'as pas vu ce que ça donne quand on est réunies autour d'une table (enfin on a déjà du faire par paquet de 3 ou 4 maximum dans les sus-citées, au-delà ça devient ingérable pour le reste du monde).
Et puis l'inverse est réciproque, qui plus est.
Quant au nombrilisme, même à 7 mois je n'arrive pas à avoir le nombril qui ressort alors...
:-D
Et puis contente de voir que ça a l'air d'aller un peu mieux qu'hier.
Non-bloggeuse, oui (j'ose pas... - encore ? -), et c'est à ce titre que je te / vous (pour celles des sus-citées chez qui je suis déjà allée souffler un peu afin de me reposer des vicissitudes IRL) retourne les chouettes compliments et la gratitude (en plus, vous m'accueillez sans retour, squatteuse que je suis !)
@Ko : Une squatteuse de ton espèce sera toujours la très bienvenue ici :-)
Oh, c'est drôlement gentil ça, Swâmi... Je suis pour ma part aussi heureuse d'accueillir tes commentaires (même les scabreux ;-)) chez moi que de venir te découvrir ici. Je me demande dans quelle mesure nous ne nous nourrissons pas les un(e)s des autres, si l'écriture ne génère pas l'écriture, si le fait de se dévoiler - un peu ou beaucoup - parfois n'est pas encouragé par l'écoute des autres, quand on découvre qu'on peut se le permettre, et qu'en plus on va trouver un écho chez certains, alors qu'on se croyait seul(e) à se débattre. On trouve des compagnons pour faire un bout de chemin, long ou court, et c'est bien....
Pour ma part, je suis très étonnée de ce qui se passe grâce/à cause de ce blog depuis 6 mois, des contacts précieux que j'y ai noués, des échos chaleureux et incroyablement humains que j'y ai gagné... Seront-ils éphémères ou durables, je ne sais pas.
Ce que je sais c'est que j'aime à rire ou m'émouvoir chez les autres et que mes mots à moi, quand il sont légers, j'aime les partager pour faire rire, et si parfois ils sont graves, c'est une incroyable libération de les laisser s'envoler là...
Bien à toi
@Traou :
C'est certain, et c'est même une vérité humaine fondamentale. Tu vois, justement, j'étais pratiquement mort de faim ;-)
Swâmi (et donc un peu Traou), en ce qui concerne les rencontres du web, j'y ai pour ma part l'expérience de rencontres "en vrai". Certaines sont restées de bons souvenirs, d'autres ont été le départ de jolies histoires d'amitiés. Dont une, d'ailleurs.
Je n'ai jamais fait de "rencontres du web", du moins sur la base de chats (parce que je n'y ai jamais mis les pieds) ou de blogs (parce que je n'y avais jamais mis les pieds ;-)
J'ai par contre rencontré un certain nombre d'ami(e)s via des listes de diffusion portant sur des sujets divers, et certaines de ces rencontres virtuelles se sont prolongées IRL... "et + si affinités", comme dit la chanson ;-)
J'en garde des ami(e)s de plusieurs années, certains ont disparu au loin ou peu à peu, c'est aussi une des caractéristiques des relations essentiellement virtuelles...
Dans un très lontain passé... Mais on ne va pas déterrer encore le lointain passé ;-) Gardons-le pour plus tard ;-))
Il est vrai qu'absolument tout peut se produire quand le virtuel se transforme en réel.
Ah, Srî Minîshiva est en train de traiter Patâpatî de Conne ! Il faut que j'aille y mettre bon ordre...
Mon écriture n'est pas sexuée.
En dehors de ça, ça me fait plaisir de te lire aussi. Et si tu passes en Gascogne, laisse-moi un mail qu'on se croise en vrai.
@Le Monolecte :
Tiens, c'est un concept intéressant, ça, une écriture sexuée ou non sexuée.
Nous sommes des êtres sexués, et je doute fort que nous nous amputions soudain de cette partie de nous-même au moment où nous prenons la plume...
Quand on écrit, c'est entier, avec tout ce que nous sommes... Non ?
Quand à passer en Gascogne, mes pas me conduisent plus que rarement sur la terre natale d'Athos, Porthos et Aramis, mais si l'occasion s'en présentait, ce serait avec grand plaisir...
C'est peut-être plus dans les sujets abordés et le ton que Le Monolecte se positionne comme neutre (en termes de genre, sans présupposer de celui de son auteur-e...)
Enfin, c'est mon interprétation et elle n'engage que moi ;-)
(Avec retard...) Merci!... beaucoup.