Peine maximale pour la vie privée (IRIS)
Par Petaramesh le lundi 27 mars 2006, 00:18 - Big Brozeur - Lien permanent
A lire chez IRIS : Décret LSQ - Peine maximale pour la vie privée
Bref extrait :
Le décret d'application de la loi sur la sécurité quotidienne (LSQ), relatif à la conservation des données de communication, vient de paraître au J.O. du 26 mars 2006. Le gouvernement a choisi la durée maximale de rétention des données permise par la loi.
[...]
Ce décret représente l'aboutissement d'une stratégie de contrôle toujours plus large de la population, dont la lutte contre le terrorisme ne constitue qu'un alibi, comme en témoigne la publication de ce décret d'application 4 ans et 4 mois après la promulgation d'une loi qui visait à lutter contre le terrorisme. La rétention des données de communication révèle l'intimité des personnes, cartographie leurs activités, et identifie les réseaux de relations tissés entre elles. Avec l'utilisation de la biométrie, de la vidéosurveillance et du fichage généralisé, elle devient partie intégrante des politiques de sécurité en France et en Europe.
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Commentaires
Ca me hérisse le poil. Tout ça avec beaucoup de bons sentiments parce que notre sécurité le vaut bien, bien sûr.
Mais pouark néanmoins.
Après la LSI votée par le gouverment Jospin, puis la LSQ de Sarko, puis les lois "antiterroristes" rajoutées tous les 6 mois, et leurs décrets d'application qui tombent de-cî de-là, il est sûr que la liberté en prend un sacré coup à chaque fois, mais que comme c'est par petites touches successives, personne ne s'en aperçoit...
Bien sûr tout ça au nom de la défense de notre chère sécurité mise en péril par le méchant croquemitaine terroriste...
Reste à savoir où ils sont, les méchants terroristes, et combien de morts ils ont causé en France au cours des des dix dernières années... (Combien de fois moins de morts que les automobilistes bourrés, par exemple ?)
Combien de loi liberticides a-t-on prises (et combien de loi liberticides le peuple aurait-il accepté ?) au nom de la lutte contre l'automobiliste bourré ?
Bien sûr, les gouvernements retournent l'argument d'amusante manière, en disant . On voit bien qu'à ce petit jeu on peut ne jamais s'arrêter et basculer dans l'absurdité totale - ou glisser doucement dans le libéral-fascisme...
Ne nous privons pas d'une nouvelle invocation de la maxime de Benjamin Franklin, attribuée ensuite à Jefferson :