Les Super-Pouvoirs de Srî Minîshiva
Par Petaramesh le samedi 25 février 2006, 10:33 - Non-dualité tout court - Lien permanent
Srî Minîshiva a des siddhis (à chanter sur l'air des chaussettes de l'archiduchesse).
L'autre matin, ce qui nous situe spatiotemporellement dans les alentours de Yapalontan, pour ne pas dire quelque chose comme la semaine dernière, Mâ Anandaramesh, qui batifolait dans la piaule le dojo sur le plumard champ de tir futon avec notre Petit Guru de 3 an 1/2, Srî Minîshiva, appelle Swâmi Petaramesh de sa douce voix et lui pose au débotté cette fort surprisante question :
- Ton grand-père, y s'appelait comment ?
- Ben, Émile, lui fais-je.
- Non, pas lui, l'autre, le père de ton père ?
- Ah ? Euh ? J'en sais rien... réponds-je. Il faut dire que le père de mon père est parti rejoindre les Chasses Eternelles du Grand Manitou quelque part entre les deux premières[1] guerres mondiales, des kalpas avant que Swâmi Petaramesh ne s'incarne en ce corps, pour le plus grand bénéfice de l'Eveil de tous les Etres Sensibles.
- Pourquoi tu me demandes ça ? m'étonnè-je.
- Parce que Srî Minîshiva[2] dit qu'il le sait...
- Ah bon Minîshivaji ? Tu sais comment s'appelait le papa de mon papa ?
- Oui. répond laconiquement Srî Minîshiva.
- Et bien moi, je ne le sais pas, fais-je. Hmmm... C'était peut-être "Jean"...?
Lancè-je en mon best guess, me rappelant que le second prénom de mon père était "Jean".
- Non. répond laconiquement Srî Minîshiva.
- Non ? C'était pas "Jean" ?
- Non. Srî Minîshiva est catégorique.
- Heeuuuuuu... Je crois que j'ai un extrait d'acte de naissance de mon père dans le fond de la boîte-en-fer... Le nom de son père à lui doit être inscrit dessus... supputè-je, par une extraordinaire prouesse mémorielle et inductive dont seul un Guru est capable. Je vais le chercher.
conclus-je.
Je vais donc chercher la boîte-en-fer, exhume l'extrait sus-mentionné, jette un coup d'oeil, Ah ! Ben ça alors ! Je n'aurais jamais pensé à ce prénom.
Je retourne dans le dojo, muni de mon bout de papier.
- Alors, Minîshivaji, tu sais vraiment comment s'appelait le père de mon père ?
- Oui.
- Et il s'appelait comment ?
- Antoine.

Swâmi petaramesh en tombe sur le cul.
Personne dans la maison, ne connaissait la réponse. Sauf l'extrait de naissance dans le fond de la boîte-en-fer.
Pour autant qu'il m'en souvienne, personne ne lui avait jamais parlé précisément de ce grand-père là, ni de son prénom. D'ailleurs, nous n'en savons pas grand-chose.
Zat's a mystery.
Srî Minîshiva a des siddhis.
Photographie : Srî Minîshiva à l'âge de 2 ans 1/2 en mars 2005, à son bureau, en pleine rédaction de son "Commentaire de la Bhagavad Gîtâ", portant l'Habit Thaler rituel. © Swâmi Petaramesh.










Commentaires
Je pense que ta Sainteté doit s'attendre à voir bientôt sonner à sa porte 3 hommes vêtus d'une longue robe dans les tons brun/ocre, le crâne rasé, avec une mine réjouie, les yeux pétillants, et qui te demanderont humblement à pouvoir rencontrer Minîshiva.
Ou plutôt trois hommes en blanc, prêt à t'offrir une nouvelle veste blanche à longue manche dont la particularité est de s'attacher dans le dos?
D'ailleurs, si ça trouve c'est un coup monté de Mâ Anandaramesh pour te punir de ton attitude. Elle a lu dans la boite en fer blanc avec l'image des bretonnes en coiffes de Guéméné, qui contenait les gâteaux secs au beurre (salé, je précise que le beurre est salé lorsque la coiffe est bretonne), a briefé Minîshiva et prévenu l'académie de médecine, qui va surement pas rater une pareille occasion de calmer ton outrecuidance envers un des siens.
Tu n'auras plus qu'à t'arracher les paupières et méditer jusqu'à ce que ton regard ait percé le mur de l'asile, tel Bodidharma à Shaolin.
@Yves :
C'est impossible. Si tu étais davantage versé dans notre Sainte Religion, ô mécréant bolchévique blasphémateur, tu saurais que les Règles de notre Ordre nous obligent à garder l'Habit Thaler en toutes circonstances.
Une erreur (voire, deux) s'est (se sont) glissée(s) dans ce billet, non? "Dojo" et "futon"? C'est pas plutôt ja-po-nais, ça? (Aurais-je découvert une faille dans le système J'ai du mal à le croire... Serait-ce un piège? :) )
@Rose : Certes, dojo et futon sont japonais, tout comme le Zen, apporté au Japon via la Chine (Ch'an) par Bodhidharma, puis apporté en France par Taisen Deshimaru...
L'ashram de Swâmi Petaramesh est assez oecuménique(*) dans son genre.
(*) ta mère. Oui, je sais, je sors.