En effet, quelque instants après avoir publié sur son blog un article intitulé Pour faire un signalement, c'est le moment où jamais ! qui montrait une fort innocente photographie de sa charmante Tarquinette, photographie encore plus anodine que celle-ci et dont on voit mal comment elle aurait pu donner naissance à la moindre controverse, la voici aussitôt rappelée à l'ordre par une commentatrice qui lui dit :

Tu sais, je suis certaine que tu sais, quelle sorte de rapace se promène sur le web, et toi, tu leur envoie de la viande toute fraîche.

...nageant en pleine pleine paranoïa contre ces armées de pédophiles, qui, comme chacun le sait, hantent le ouèbe à la recherche du moindre carré de peau enfantine, quand bien même il ne s'agirait que du bout d'une épaule (ce qui, en l'occurrence, était le cas).

Dans la foulée, un autre commentateur lui répond, renouvelant le toujours savoureux gag de l'arroseur arrosé :

Halte à l'exploitation de l'image de l'enfant dans la publicité !
Je suis certain, madame, qu'il existe des moyens plus sains de promouvoir et vendre votre blog...

Face à cette conséquente levée de boucliers, notre Tarquine s'auto-censure aussitôt et supprime son billet initial en le remplaçant par un commentaire de révolte écoeurée.

Eh bien, charmante Tarquine, il me semble que ta corde émotionnelle est un peu trop tendue ces jours-ci. Tu devrais peut-être songer à passer à l'ashram pour y faire une petite retraite d'une semaine ou deux, à faire zazen au calme son du gong en laissant les chants des oiseaux traverser librement ton esprit comme les nuages traversent l'azur, sans y laisser la moindre trace...