Le mot ultra-hype de flexibilité dont nos pauvres oreilles trop rigides sont rebattues à longueur de journaux évoque à coup sûr en moi son synonyme de souplesse dorsale, et c'est donc avec une joie sans mélange que je vous livre le magnifique petit bout d'extrait de Cyrano de Bergerac[1] qui va autour :

[...] Et que faudrait-il faire ?
Chercher un protecteur puissant, prendre un patron,
Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc
Et s'en fait un tuteur en lui léchant l'écorce,
Grimper par ruse au lieu de s'élever par force ?
Non, merci. Dédier, comme tous ils le font,
Des vers aux financiers ? Se changer en bouffon
Dans l'espoir vil de voir, aux lèvres d'un ministre,
Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ?
Non, merci. Déjeûner, chaque jour, d'un crapaud ?
Avoir un ventre usé par la marche ? Une peau
Qui plus vite, à l'endroit des genoux, devient sale ?
Exécuter des tours de souplesse dorsale ?...
Non, merci.

Notes

[1] Edmond Rostand, bien sûr