In Vino Veritas
Par Petaramesh le mercredi 8 février 2006, 10:50 - General - Lien permanent
Première bulle cyclopède encyclique de Swâmi Petaramesh, intitulée In Vino Veritas
En ces temps obscurs pour la Foi où le premier dessinateur impie venu s'arroge le droit de blasphémer en caricaturant les Piliers de la Religion et n'importe quel prophète, blasphèmes dont l'on trouve de pitoyables exemples ici, là ou là, Swâmi Petaramesh juge indispensable de rappeler la position de la secte l'Eglise des Adorateurs de Cela sur ce point central du Dogme.
Comme le stipulent nos Ecritures Saintes, et comme chaque Vrai Croyant le sait en son Coeur, l'image de Mâ Anandaramesh est Sacrée et sa Représentation est strictement réglementée par le Pipikaka qui stipule que :
Les seules représentations autorisées de Mâ Anandaramesh sont les statues réalisées par de Vrais Croyants Purifiés, qui devront être composées uniquement d'Or Fin, et mesurer exactement 37 pieds de hauteur, 37 étant un Nombre Premier Saint Sattvique et Symbolique, puisque lui-même composé des deux Nombres Premiers Saints 3 et 7.
Sont également autorisées les icônes peintes à l'Or Fin 24 carats par de Vrais Croyants Purifiés, conformes au Canon, et qui devront mesurer exactement 7 pieds de large et 3 pieds de haut, et doivent représenter Mâ Anandaramesh en train d'accomplir de Saintes Actions ou de Méditer sur le Sans-Forme au milieu de la Foule des Fidèles en Extase Mystique.
Toute autre représentation de Mâ Anandaramesh qui ne respecterait pas ces Divines Prescriptions, ou qui serait réalisée par un impie, constituerait un blasphème envers la Sainte Religion et la Très-Sainte Mâ Anandaremesh, que son nom soit 37 fois béni. L'auteur d'un tel blasphème sera maudit 37 fois, sera livré à la colère de Kâli qui le mettra à mort pour qu'il se réincarne sous la forme d'un démon dans le monde souterrain des enfers des prêta. En ce lieu maudit, le cul lui pèlera, la vérole l'emportera, et ses bras raccourciront pour l'empêcher de se gratter.
Ainsi est-il écrit.
En conséquence, nous rappelons aux gouvernements de tous les pays du monde, dont l'illusoire pouvoir temporel ne saurait les dispenser de leur soumission à la Très Sainte Eglise des Adorateurs de Cela, que de tels blasphèmes ne sauraient être tolérés, et que, s'ils devaient survenir, la Très Sainte Eglise des Adorateurs de Cela exigerait des excuses immédiates de la part des gouvernements des pays où se seraient produits des actes aussi inqualifiables, ainsi que la prise des sanctions les plus extrêmes envers leurs auteurs.
Notre Sainte Eglise rappelle également aux gouvernements des pays occidentaux décadents que ce n'est pas parce qu'ils ont mis deux mille ans à se débarrasser, avec un succès encore très relatif[1], de leurs propres curés, qu'ils se sont permis envers leurs propres religions des blasphèmes aussi épouvantables que la publication de milliers de caricatures honteuses de leur propre clergé[2], et qu'ils ont également brûlé des églises et endommagé leurs statues lors de la Révolution Française, que cela les autorise en quoi que ce soit à tolérer le blasphème de notre Très Saint Culte, car leur prétendue liberté d'expression doit en tout temps rester soumise aux Lois et Exigences de notre Très Sainte et Vraie Religion Véritable.
Nous sommes persuadés que les gouvernements des pays occidentaux décadents accueilleront cette mise en garde avec toute l'attention qu'elle mérite, et qu'en particulier le gouvernement de la France, dirigé par messieurs Dominique Galouzeau de Villepin et Nicolas Sárközy de Nagy-Bocsa, qui, bien qu'hérétiques, n'en sont pas moins très pieux, se souviendra que l'histoire du beau pays de France, qui abonde d'inquisition, massacre des Cathares, nuit de la Saint-Barthélémy, et croisades d'hérétiques allant massacrer gaiement d'autres hérétiques, que l'histoire du beau pays de France, donc, rappelle s'il en était besoin qu'on ne plaisante pas impunément avec la Religion.
Si toutefois notre avertissement devait rester lettre morte, bien que Swâmi Petaramesh et notre Sainte Eglise condamnent résolument toute forme de violence, les gouvernements des pays occidentaux hérétiques doivent être pleinement conscients que, de part le monde entier, la Foule des Vrais Croyants pourrait devenir incontrôlable et, malgré nos exhortations au calme, accomplir des Actions Saintes légèrement excessives, comme de s'emparer des blasphémateurs et de les mettre à mort selon le châtiment rituel réservé aux impies, qui consiste, rappelons-le, à leur chatouiller la plante des pieds jusqu'à ce que mort s'ensuive.
De plus, si un tel cas de figure devait se produire, notre Sainte Eglise se verrait contrainte, à titre de rétorsion, et jusqu'à ce que les gouvernements concernés aient présenté leurs plus humbles excuses, à mettre en place le blocus maritime du port de Sète, afin d'empêcher tout pélerinage d'hérétiques des pays impies sur la tombe de Georges Brassens.
Qu'il en soit ainsi.
Notes
[1] Dabbeulyou forever...
[2] Voir le satanique ouvrage de Guillaume Doizy et Jean-Bernard Lalaux : A bas la calotte : La caricature anticléricale et la Séparation des Eglises et de l'État, Éditions Alternatives, Paris, septembre 2005. 155 pages. 23x28 cm. ISBN 2-86227-459-3. (270 caricatures anticléricales de la Belle Époque)











Commentaires
À un moment j'ai eu peur... Mais ça va mieux maintenant. ;)