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  <title>Ashram de Swâmi Petaramesh - vieillesse</title>
  <link>http://petaramesh.org/</link>
  <description>Ashram de Swâmi Petaramesh, Grand Guru de la Secte des Adorateurs de Cela.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 05 Dec 2008 12:33:36 +0100</pubDate>
  <copyright>CreativeCommons.org BY-NC-SA 2.0 FR</copyright>
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    <title>Les carottes sont cuites</title>
    <link>http://petaramesh.org/post/2006/08/21/360-les-carottes-sont-cuites</link>
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    <pubDate>Mon, 21 Aug 2006 16:42:44 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Petaramesh</dc:creator>
        <category>Intime Universel</category>
        <category>Alzheimer</category><category>bourdon</category><category>intime</category><category>santé</category><category>vieillesse</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/blog/images/chienne/cle_LR.png&quot; alt=&quot;R.I.P.&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; Elle tenait à sa voiture plus qu'à toute autre chose.
Symbole de liberté. Pouvoir monter dedans, partir ailleurs à tout instant. Traverser la France en fonction des saisons.
Même si ça n'était déjà plus qu'un rêve.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ca fait longtemps qu'on savait, qu'on était intimement persuadés. Mais la neurologue ne voulait rien dire. Muette comme une carpe.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a une grande différence entre savoir intérieurement, et se faire annoncer officiellement. L'un permet quelque espoir, l'autre non.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai résumé pour la neurologue &lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/2006/08/13/347-petibonvm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;les épisodes précédents&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle a écouté très attentivement. Puis a insisté de nouveau sur le fait que ma mère ne devait plus conduire, qu'elle l'avait déjà dit, et qu'aujourd'hui elle allait l'écrire. En faire un beau certificat, histoire que l'intéressée s'en souvienne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle a ensuite parlé de prise en charge de &quot;ce genre de patients&quot;, est entrée dans des détails pratiques, la mise en place du traitement adapté. Nous écoutions attentivement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle a ensuite parlé de l'aspect juridique des choses. A prononcé le mot de &lt;em&gt;tutelle&lt;/em&gt;. A suggéré que nous devrions y penser assez rapidement, &lt;em&gt;compte tenu du contexte&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais elle n'a pas prononcé le &lt;em&gt;Gros Mot&lt;/em&gt;. Juste des regards qui en disaient long. &lt;q&gt;&lt;em&gt;M'avez-vous bien compris jeune homme ?&lt;/em&gt;&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle m'a ensuite demandé de quitter le cabinet pour la laisser seule un instant avec ma mère. Il m'a semblé qu'elle souhaitait lui annoncer quelque chose en premier. Ce qui est la moindre des choses.&lt;br /&gt;
Je suis allé dans la salle d'attente, j'ai entendu le brouhaha des voix, mais je n'ai pas compris, ni cherché à comprendre, ce qui pouvait se dire.&lt;br /&gt;
La neurologue est venue me chercher rapidement&amp;nbsp;; nous sommes retournés dans son cabinet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puis elle a fait glisser vers moi un petit livret intitulé &quot;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Regards sur l'Alzheimer&lt;/strong&gt; - Se faire aider dans la prise en charge d'un proche atteint de la maladie d'Alzheimer&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je savais déjà, bien sûr, que les carottes étaient cuites. Cette fois, elles étaient brûlées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après que que le &lt;em&gt;Gros Mot&lt;/em&gt; eût été lu, il put enfin être prononcé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous sommes rentrés chez ma mère.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je lui ai demandé si elle se souvenait de la raison pour laquelle la neurologue avait voulu s'entretenir seule à seule avec elle. Mais elle ne s'en souvenait pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai rangé le certificat médical, bien plié, dans son permis de conduire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je lui ai pris ses clés de voiture.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle s'est résignée à cette dépossession.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chienne de vie.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>PETIBONVM</title>
    <link>http://petaramesh.org/post/2006/08/13/347-petibonvm</link>
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    <pubDate>Sun, 13 Aug 2006 12:37:58 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Petaramesh</dc:creator>
        <category>Intime Universel</category>
        <category>Alzheimer</category><category>famille</category><category>intime</category><category>nains</category><category>santé</category><category>vieillesse</category>    
    <description>&lt;p&gt;Quelques blogueries personnelles, racontages intimes et étalages impudiques.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Ces jours-ci, je ne sais pourquoi, j'ai un peu de mal à écrire, et encore plus à propos de choses et sentiments très personnels. Va savoir pourquoi.
Et pourtant, il y a des choses que j'ai envie d'écrire, même si je me sens maladroit de la touche &lt;em&gt;[Return]&lt;/em&gt;. Va savoir pourquoi, aussi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/blog/images/chienne/2006_ete/balancoire.jpg&quot; alt=&quot;Balançoire&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; Comme cette balade au parc de la Tête d'Or hier après-midi, à vélo, avec mon &lt;em&gt;Srî Minîshiva&lt;/em&gt; que j'adore, rien que lui et moi, lui sur son p'tit vélo rouge &lt;em&gt;Décathlon&lt;/em&gt; avec encore les petites roulettes dont il ne veut pas se débarrasser, le flemmard. Moi sur l'un de ces excellents &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://velov.grandlyon.com&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Vélo'v&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; dont l'on trouve des bornes de location tous les 200 mètres à Lyon, maintenant.&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/08/13/#pnote-347-1&quot; id=&quot;rev-pnote-347-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Mâ Anandaramesh&lt;/em&gt; est absente jusqu'à ce soir, partie en train à La Rochelle récupérer Mademoiselle &lt;em&gt;Patâpatî&lt;/em&gt;, que &lt;em&gt;Mâ Belmeramesh&lt;/em&gt; devait nous ramener en train, mais cette dernière nous fait soudain le coup pendable de &lt;q&gt;&lt;em&gt;Chuis bloquée au lit avec la sciatique, je ne peux pas prendre le train pour ramener &lt;/em&gt;Patâpatî&lt;/q&gt;. Du coup c'est &lt;em&gt;Mâ Anandaramesh&lt;/em&gt; qui doit se coller les douze heures de train aller-retour en deux jours, départ hier à 6 heures du mat', retour ce soir à minuit... et Swâmi Petaramesh trop heureux de faire le taxi pour la gare à des heures aussi indûes, mais c'est tout de même la moindre des choses, et c'est moins pire que de se coller les douze heures de dur avec les correspondances &lt;em&gt;et caetera&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et du coup je me retrouve tout seul pour le week-end avec mon &lt;em&gt;Srî Minishiva&lt;/em&gt;, la &lt;em&gt;descendance&lt;/em&gt; comme dirait &lt;em&gt;Godefroy le Hardi&lt;/em&gt;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/08/13/#pnote-347-2&quot; id=&quot;rev-pnote-347-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;, mon fils-à-moi que j'idolâtre tellement il est beau et craquant et charmeur et tout, mais faudrait surtout pas lui dire, hein, il en est déjà suffisamment conscient comme ça.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est donc à la sciatique &lt;em&gt;behlmerienne&lt;/em&gt; que je dois le plaisir de me retrouver en tête-à-tête avec mon &lt;em&gt;Nain&lt;/em&gt;, ce qui n'est finalement pas pour me déplaire, surtout qu'au bout du compte ça m'évite également de devoir me taper &lt;em&gt;Mâ Belmeramesh&lt;/em&gt; 4 jours à la maison. Non, vraiment, la sciatique a du bon, sauf pour cette pauvre &lt;em&gt;Mâ Anandaramesh&lt;/em&gt; qui doit se coller l'aller-retour en train.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et donc, grande balade à vélo au parc de la Tête d'Or, dans un parc déserté pour cause de pluie diluvienne, sous cette lumière très particulière que l'on trouve parfois juste à la fin d'un orage, à la fois sombre et lumineuse. Et mon &lt;em&gt;Petibonvm&lt;/em&gt; qui tricote comme un ouf' avec ses petites jambes, infatigable, on se paie au moins 3 tours complets du parc, sans compter moûltes digressions dans les allées et tous les coins. Et arrêts obligatoires aux &lt;em&gt;balançoires&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
Moment de bonheur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On s'éclate bien, tous les deux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La semaine passée, c'était en version montagneuse que &lt;em&gt;Srî Minishiva&lt;/em&gt; nous démontrait qu'il était capable de se coltiner plus de 4 heures de marche et plusieurs centaines de mètres de dénivellé sans coup férir, là où sa flemme de &lt;em&gt;Patâpatî&lt;/em&gt; de soeur aurait chougnotté au bout de 200 mètres, vu que mettre un pied devant l'autre avec de grosses chaussures, ça fatigue, n'est-ce pas...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/blog/images/chienne/2006_ete/les_zommes.jpg&quot; alt=&quot;Les zommes&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Semaine un peu étrange d'où me restent des sentiments complexes sur lesquels je ne sais pas vraiment mettre de mots. Sans mademoiselle &lt;em&gt;Patâpatî&lt;/em&gt;, restée chez &lt;em&gt;Mâ Belsoeuramesh&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Mâ Belmeramesh&lt;/em&gt;, mais nous avions emmené &lt;em&gt;Mâ Mèrhamoua&lt;/em&gt; avec nous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/blog/images/chienne/2006_ete/famille_torrent.jpg&quot; alt=&quot;La famille au bord du torrent&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Mâ Mèrhamoua&lt;/em&gt; dont l'esprit vit maintenant son crépuscule. Qui se délite et se défait en volutes qui se dispersent et sombrent petit à petit dans le néant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelle chose étrange que cela. Cela fait un an maintenant que nous nous en sommes véritablement aperçus. Mais le processus a probablement commencé un an ou deux plus tôt, discrètement, travail de sape sournoise, sans que nous ne nous en apercevions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des pétachiées d'examens et d'analyses et de dosages et d'&lt;acronym title=&quot;Imagerie par Résonance Magnétique nucléaire&quot;&gt;IRM&lt;/acronym&gt; et de scanner et d'hospitalisations et de neurologues et près d'un an plus tard, nous ne savons toujours pas &lt;em&gt;officiellement&lt;/em&gt; ce qu'elle a au juste.&lt;br /&gt;
On sait surtout ce qu'elle n'a pas. Elle n'a pas une tumeur au cerveau. Elle n'a pas ceci, elle n'a pas cela, elle n'a pas autre chose.&lt;br /&gt;
Elle a une &lt;em&gt;maladie de Horton&lt;/em&gt;, maintenant largement sous contrôle de la cortisone-qui-fait-gonfler, mais cette maladie-soignée semble très loin de suffire à expliquer le progressif naufrage de l'esprit auquel nous assistons impuissants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aucun médecin n'a eu jusqu'ici les couilles de mettre un nom précis là-dessus. &lt;em&gt;Alzheimer&lt;/em&gt;&amp;nbsp;? Pas sûr. La neurologue chipote. Dit que par certains côtés, ouais, ça ressemble foutrement à &quot;un &lt;em&gt;Alzheimer&lt;/em&gt;&quot; mais que par d'autres côtés, y'a des trucs (Lesquels&amp;nbsp;? Mystère. Des gribouillis dans les grimoires des résultats des tests) qui semblent exclure que ce soit &quot;un &lt;em&gt;Alzheimer&lt;/em&gt;&quot;. Le généraliste dit courageusement que pour lui, ça ressemble à de l&lt;em&gt;'Alzheimer&lt;/em&gt;, mais que si la neurologue dit que c'est peut-être plutôt du &lt;em&gt;Canada Dry&lt;/em&gt; ou une autre forme de démence, il préfère ne pas s'avancer.&lt;br /&gt;
Brèfle, on n'est pas foutus de savoir ce qu'elle a et personne n'est foutu de nous le dire. La seule chose dont nous soyions sûrs c'est que ce n'a pas l'air d'être quelque chose que &lt;em&gt;Diafoirus&lt;/em&gt; sait soigner, n'est-ce pas. Et que ça n'a pas l'air parti pour s'améliorer, non plus. Ce que c'était&amp;nbsp;? l'autopsie nous le dira probablement un jour. Ou pas. Welcome to the naufrage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le physique fonctionne encore impeccable, ses 78 ans de bons et loyaux services ne l'empêchent toujours pas de faire plusieurs heures de marche en montagne et des kilomètres à pied chaque jour.&lt;br /&gt;
Non.&lt;br /&gt;
C'est l'esprit qui fout le camp. Doucement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bizarrement, ce n'est pas que la mémoire. Et pas non plus que la mémoire récente. On dit souvent que les vieux oublient ce qui s'est passé il y a une heure, mais peuvent vous raconter avec une précision photographique tout ce qui date de leur jeunesse. Pas là.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ici, la mémoire semble aléatoirement oblitérée. Des choses disparaîssent. Presque tout ce qui est nouveau, certes. L'esprit devient une cire dure qui n'enregistre presque plus rien de neuf. Mais aussi des choses du passé. Des années entières, des lieux, des événements qui disparaîssent. Même une date de mariage qui sombre.&lt;br /&gt;
Parfois une chose disparue réapparaît. Puis re-disparaît. Et parfois, de manière surprenante, une nouvelle info imprime et est mémorisée.&lt;br /&gt;
Une futilité est retenue. Une chose importante est aussitôt oubliée. Ou le contraire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et cela n'affecte pas que la mémoire. Les capacités cognitives sont atteintes, aussi. Le langage est impeccable. Le raisonnement le semble aussi. Mais tout raisonnement complexe devient progressivement impossible. Parce que le temps de parvenir à la fin de l'énoncé d'un problème, le début de celui-ci est déjà oublié, ou flou. Parce que, le temps de prendre en compte quatre paramètres, on en a déjà oublié deux. On raisonnerait bien, certes, mais avant que l'on puisse obtenir l&lt;em&gt;'output&lt;/em&gt;, l&lt;em&gt;'input&lt;/em&gt; a déjà partiellement disparu, ce qui pose problème.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ceci finit par produire mille bizarreries, comportements étranges et raccourcis inattendus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les émotions mêmes semblent fortement entamées. Même si la personne semble toujours la même, d'une certaine manière, on dirait que plus rien ne l'atteint. Avoir conscience d'une telle situation, en soi, devrait être terrifiant, non&amp;nbsp;? Se savoir un esprit sombrant, que peut-il y avoir de pire&amp;nbsp;? Mais non, ce n'est pas vraiment de l'acceptation ni même du fatalisme. On dirait qu'une couche d'indifférence absolue semble avoir corrodé toute capacité à s'émouvoir en profondeur. La capacité de véritable souffrance morale semble avoir été perdue en route. C'est peut-être bien une bénédiction, en fin de compte.&lt;br /&gt;
Il ne reste que le plaisir visible à vivre quelque chose d'agréable sur l'instant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et elle décrit tout cela comme une impression d'être en permanence plus ou moins dans le brouillard. Plutôt plus que moins, dirait-on.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et simultanémenent, elle se rend compte de son état, et fait cependant sur l'instant des projets ne tenant pas le moindre compte de cet état. Voyages... Et je ferai ceci, et je ferai cela... Et non, hélas, tu ne feras rien du tout...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Peut-être bien notre dernier bout de vacances ensemble.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Coluche disait qu'il préférerait mourir de son vivant. Mourir de son vivant, vu de l'extérieur, ça a l'air d'être ça. C'est une chose bien étrange et bien peu enviable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Personnellement, je ne préférerais pas mourir de mon vivant. Vacherie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/blog/images/chienne/2006_ete/vaches_estivales.jpg&quot; alt=&quot;Vaches&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me demande où se trouve, là-dessous, le lac dont jamais rien ne trouble les profondeurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/blog/images/chienne/2006_ete/lac.jpg&quot; alt=&quot;Lac&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;je n'ai pas vraiment écrit dans ce billet ce que j'aurais voulu dire, je crois. Et pas non plus de la manière dont j'aurais voulu le dire. Mais il n'y a que  sous cette forme que cela fait surface, pour le moment. Soit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Crépuscule des Vieux. Et l'Aube des Nains.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/08/13/#rev-pnote-347-1&quot; id=&quot;pnote-347-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Ca c'est une idée qu'elle est bonne. En matière d'écologie et de rationalisation des transports et lutte contre la pollution, il y a plein de conneries et de gratouillage de beaux principes creux. Et parfois quelques très heureuses initiatives pratiques. Ces vélos de loc disponibles dans toute la ville sur des bornes automatiques que l'on peut prendre ici et déposer là pour une somme modique, voire gratuitement pour les courtes durées, ça c'est une idée qu'elle est géniale et qui remporte un succès massif. Il paraît cependant qu'on trouve des vandales qui prennent plaisir à ruiner les stations et les vélos. Y'a des nuisibles partout...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/08/13/#rev-pnote-347-2&quot; id=&quot;pnote-347-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;em&gt;Les visiteurs&lt;/em&gt;, ben ouais quoi, on a les références culturelles qu'on peut...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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