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  <title>Ashram de Swâmi Petaramesh - tabac</title>
  <link>http://petaramesh.org/</link>
  <description>Ashram de Swâmi Petaramesh, Grand Guru de la Secte des Adorateurs de Cela.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 05 Dec 2008 12:55:42 +0100</pubDate>
  <copyright>CreativeCommons.org BY-NC-SA 2.0 FR</copyright>
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    <title>Café-tabac</title>
    <link>http://petaramesh.org/post/2006/04/03/171-cafe-tabac</link>
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    <pubDate>Mon, 03 Apr 2006 14:01:37 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Petaramesh</dc:creator>
        <category>Non-dualité tout court</category>
        <category>lumière</category><category>non-dualité</category><category>tabac</category>    
    <description>&lt;p&gt;C'était en 2000-2001. Une époque où Swâmi Petaramesh vivait une bonne partie de ses journées en pleine &lt;em&gt;non-dualité&lt;/em&gt;, en osmose et harmonie avec les êtres et les choses - enfin, &lt;em&gt;presque tous&lt;/em&gt;, y'avait encore un peu de boulot. Swâmi Petaramesh passait donc le plus clair de son temps à un &lt;em&gt;niveau de conscience&lt;/em&gt; plus élevé que le niveau courant, ou à cheval entre deux niveaux de conscience, un peu un pied dans chaque monde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'était pas tout-à-fait exactement comme maintenant, quoi (Tire sur les rames, mon gars ;-) ... Mais une vie est faite de diverses périodes.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Sur mon trajet pour me rendre au travail, je passais chaque jour devant un petit &lt;em&gt;café-tabac&lt;/em&gt; qui ne payait pas de mine, le genre de petit troquet-en-bas-de-chez-soi un peu délabré sans être franchement en ruine, et sans aucune prétention que l'on trouve dans toutes les rues de toutes les villes de France. Le genre de bistrot invisible à force d'être banal.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme je n'avais aucune raison particulière de m'y arrêter, et qu'il se trouvait de plus sur le côté gauche d'un boulevard à trois voies &quot;ingarable&quot;, je ne m'y étais jamais arrêté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un beau jour toutefois, l'avertisseur sonore de mon paquet de clopes sonna la panne de sèches, et je me garai donc dans la voie des bus, deux roues sur le trottoir, dans le plus beau style des habitants de ma belle ville d'adoption.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'entrai dans le café-tabac, arborant mon fin sourire de Bouddha, parce qu'à l'époque, j'arborais presque tout le temps un fin sourire de Bouddha involontaire qui reflétait ma félicité intérieure, et me dirigeai vers le comptoir de vente des tabacs et produits cancérigènes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une petite souris fit son apparition. C'était une femme d'un âge certain, peut-être 65 ans&amp;nbsp;? Peut-être davantage&amp;nbsp;? toute menue, toute fine, aux cheveux tout gris tirés en arrière en un chignon.&lt;br /&gt;
Je sentis aussitôt une connexion s'établir. Elle avait dans ses yeux gris un regard absolument transparent qui voyait à travers toutes choses et le monde. Le visage magnifique qu'on imagine à un Grand Sage, sculpté par les rides du temps.&lt;br /&gt;
A cet instant je sentais qu'elle voyait à travers moi, tandis que je voyais à travers elle.&lt;br /&gt;
Elle me fit un sourire lumineux, et s'enquit de mes petits besoins.&lt;br /&gt;
- Bonjour, un paquet de P... M... bleues, s'il-vous-plaît.&lt;br /&gt;
Elle me le tendit, &lt;q&gt;&lt;em&gt;X Euros, s'il vous plaît&lt;/em&gt;&lt;/q&gt;&lt;br /&gt;
Je pris mon paquet de clopes, payai, souris, dit poliment au revoir, et retournai à ma voiture superbement mal garée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A compter de ce jour, mon paquet de clopes sonna creux tous les matins au même endroit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tous les matins, la même visite, tous les matins le même sourire, tous les matins le même regard, tous les matins le même échange.&lt;br /&gt;
Le texte du dialogue ne varia jamais d'un iota :&lt;br /&gt;
- Bonjour, un paquet de P... M... bleues, s'il-vous-plaît.&lt;br /&gt;
- X Euros, s'il-vous-plaît.&lt;br /&gt;
- Merci. Bonne journée, au revoir.&lt;br /&gt;
- Au revoir.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puis, un jour, je cessai de travailler dans la boîte où je travaillais. Je cessai d'emprunter chaque jour ce trajet. Je n'y remis plus jamais les pieds.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il m'arrive parfois de passer en voiture devant ce café-tabac. Alors un petit sourire de Bouddha se peint sur mon visage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Parfois pas. Ces temps-ci, j'ai quelques soucis.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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