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  <title>Ashram de Swâmi Petaramesh - intime</title>
  <link>http://petaramesh.org/</link>
  <description>Ashram de Swâmi Petaramesh, Grand Guru de la Secte des Adorateurs de Cela.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 15 Oct 2008 23:56:10 +0200</pubDate>
  <copyright>CreativeCommons.org BY-NC-SA 2.0 FR</copyright>
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    <title>5 questions à la con</title>
    <link>http://petaramesh.org/post/2007/01/15/5-questions-a-la-con</link>
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    <pubDate>Mon, 15 Jan 2007 14:06:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Petaramesh</dc:creator>
        <category>Intime Universel</category>
        <category>chienne de vie</category><category>féminisme</category><category>grossesse</category><category>horresco referens</category><category>intime</category><category>kyste</category><category>paléontologie</category><category>quiz</category>    
    <description>&lt;p&gt;J'enrage, je peste, je suis furax !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est après vingt minutes de rédaction de ce billet directement dans &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.mozilla.com&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;FireFox&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; que ce dernier s'est sauvagement crashé, emportant avec lui dans la tombe toute la première partie d'un article inoubliable que je serai bien incapable de réécrire à l'identique et avec le charme de la même fraîcheur, argh !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Saloperie d'informatique, tout de même !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis furibard ! &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.mozilla.com&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;FireFox&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; je te hais !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais ne reculant point devant l'adversité, héroïquement, je reprends la plume à zéro et recommence donc.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(Il faudrait que je la retaille... Qui voudrait bien me tailler une plume ?)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La responsable de toute cette souffrance n'est autre que &lt;a href=&quot;http://blog.monolecte.fr/post/2007/01/15/Cinq-choses-que-vous-ne-savez-pas-de-moi&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Dame Agnès&lt;/a&gt;, qui a réussi à me refiler à mon corps défendant l'un de ces &lt;em&gt;crétins-tionnaires&lt;/em&gt; qui sont la subtantifique moelle d'une bonne part de la &lt;em&gt;blogogole&lt;/em&gt;, au point de constituer la majeure partie du contenu de certains blogs - si, parfaitement, j'en ai vu !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le questionnaire du jour s'intitule : &lt;q&gt;&lt;em&gt;5 choses que vous ne savez pas de moi&lt;/em&gt;&lt;/q&gt;, mais des choses que vous ne savez pas de moi, mes salopiots, il y en a beaucoup plus que ça... Et c'est pas près de changer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors, pour corser les choses et ne pas tout vous révéler d'un coup, je me suis imposé la contrainte personnelle de répondre &lt;em&gt;exactement&lt;/em&gt; aux mêmes questions que &lt;a href=&quot;http://blog.monolecte.fr/post/2007/01/15/Cinq-choses-que-vous-ne-savez-pas-de-moi&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Dame Agnès&lt;/a&gt; a choisies pour elle-même, na.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici donc : ''&lt;strong&gt;Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Swâmi Petaramesh sans jamais oser le demander ! !&lt;/strong&gt;'&lt;/p&gt;    &lt;h4&gt;Comment je suis devenu féministe&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Tout petit déjà, regardant ma tendre mère se livrer à quelques menus travaux de cuisine et d'entretien ménager, et la voyant si bien s'occuper du petit être fragile que j'étais alors, j'ai réalisé tout l'intérêt que pouvait présenter la &lt;em&gt;femme&lt;/em&gt; en tant que douce créature d'une immense utilité, difficilement remplaçable par un labrador ou même par un &lt;em&gt;doudou&lt;/em&gt;, le fait qu'elle ne soit pas dotée d'une âme étant somme toute très secondaire, l'érudit Monsieur Desproges ayant amplement démontré qu'il était suffisant qu'elle soit dotée d'un escabeau.&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2007/01/15/#pnote-647-1&quot; id=&quot;rev-pnote-647-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; Je dois d'ailleurs reconnaître que depuis, et malgré tous mes efforts, je n'ai jamais pu retrouver une telle qualité de service. Tout se perd.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelques années plus tard, le poil me poussant au menton,&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2007/01/15/#pnote-647-2&quot; id=&quot;rev-pnote-647-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; c'est toujours la &lt;em&gt;femme&lt;/em&gt; qui me fit découvrir le divertissant plaisir que l'on pouvait retirer de la gymnastique au sol ou en meules de foin et vestiaires de piscines, alors que le sport, pas plus, je dois l'avouer, que la lutte gréco-romaine, n'avait jamais auparavant présenté le moindre intérêt pour le &lt;em&gt;professeur Tournesol&lt;/em&gt; junior que j'étais. Mais, les appâts féminins changèrent tout pour moi, de ce point de vue comme de bien d'autres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dès lors, j'aimai beaucoup les femmes, au point d'en abuser, ou plutôt d'abuser de leur usage - n'allons pas nous méprendre - au point même que la &lt;em&gt;Femme&lt;/em&gt; en devint ma Divinité et le point focal de mes préoccuputations, mais je n'avais toutefois pas encore ressenti la profonde nécessité, le pressant appel de me définir moi-même en tant que &lt;em&gt;féministe&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est en découvrant un quarteron d'aigres harpies prétendant à cette &lt;em&gt;Fine Appellation&lt;/em&gt;, et dont je sais aujourd'hui à quel point elle sont peu représentatives de cet aimable et si utile mouvement, que je compris qu'on ne pouvait pas abandonner entre leurs seules mains cette si noble chose qu'était le &lt;em&gt;féminisme&lt;/em&gt;. Car celles-là, non contentes de haïr les hommes - j'en tremble encore&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2007/01/15/#pnote-647-3&quot; id=&quot;rev-pnote-647-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; - et de prôner la guerre des sexes pour des raisons qui m'échappent totalement , ont été jusqu'à declarer la guerre &lt;em&gt;à la grammaire&lt;/em&gt; et à cette innocente règle qui veut que &lt;q&gt;&lt;em&gt;le masculin l'emporte sur le féminin&lt;/em&gt;&lt;/q&gt;, décrétant celle-ci &lt;em&gt;politique&lt;/em&gt; et symbole de l'asservissement de la femme par l'homme. Aussi ces diablesses, qui ont trois fois hélas réussi à répandre dans une large mesure leur thèse parmi les milieux anargauchistes, vont-elles jusqu'à écrire systématiquement des horreurs boursouflées du genre : &lt;q&gt;&lt;em&gt;Les militant&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;s se sont rassemblé(&lt;strong&gt;e&lt;/strong&gt;)s pour écouter les représentant-&lt;strong&gt;e&lt;/strong&gt;-s élu&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;s des collectifs(-&lt;strong&gt;ves&lt;/strong&gt; ?), et se sont ensuite prononcé-&lt;strong&gt;e&lt;/strong&gt;-s à propos de la désignation de leur candidat&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;, qui sera, n'en doutons point, le(&lt;strong&gt;la&lt;/strong&gt;) futur-e président(&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;) de notre belle(&lt;strong&gt;beau&lt;/strong&gt;?) République(avec ou sans &amp;quot;&lt;strong&gt;e&lt;/strong&gt;&amp;quot;, je ne sais plus)...&lt;/em&gt;&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme on ne pouvait tout de même pas laisser faire ça sans rien dire, je suis devenu féministe. (On en trouve d'ailleurs de charmantes, que j'escaladerais bien par la face nord, si cela ne tenait qu'à moi...)&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Des tripes et des boyaux&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;C'est en répondant à cette même question que &lt;a href=&quot;http://blog.monolecte.fr/post/2007/01/15/Cinq-choses-que-vous-ne-savez-pas-de-moi&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Dame Agnès&lt;/a&gt;, la vache, a décidé de me refiler ce miteux questionnaire, témoignant d'une grande confiance en mes capacités scatologiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me dois donc de reconnaître et d'avouer que, tout comme elle, j'ai le transit intestinal sérieusement perturbé, mais seulement depuis que j'ai cessé de fumer, depuis près de neuf mois. Probablement parce que je mange très déséquilibré, trop de saloperies qui font grossir ces messieurs du bide et ces dames du cul, et bois beaucoup trop de café, quand on demande &lt;q&gt;&lt;em&gt;mais où est donc passé Swâmi Petaramesh ?&lt;/em&gt;&lt;/q&gt;, il est souvent nécessaire de répondre : &lt;q&gt;&lt;em&gt;Suivez la ligne jaune !&lt;/em&gt;&lt;/q&gt;. Ces perturbation gastrotubulaires me trouvent cependant ferme et intraitable, contre vents et diarrhées, je demeure droit dans mes bottes d'égoutier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il paraît d'ailleurs que la chiasse est l&lt;em&gt;'expérience de vie quotidienne&lt;/em&gt; des &lt;em&gt;gorilles dans la brume&lt;/em&gt;, ce qui va bien à mon statut de &lt;em&gt;Grand Mâle Dominateur a dos argenté&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De plus, Siddharta Gautama Bouddha Shakyamuni lui-même étant mort de la chiasse - au moins ils ne plantent pas des crucifix à chaque carrefour... pas plus que des chiottes, d'ailleurs, si on y réfléchit - j'y vois le signe que se révèle, chaque jour davantage, ma pleine &lt;em&gt;nature-de-Bouddha&lt;/em&gt;, ce qui me va très bien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je dois cependant à la vérité de remarquer que, depuis quelque temps, le trou du cul me gratte aussi, ce qui me pousse à m'interroger sur le fait de savoir si je n'aurais pas par hasard chopé quelque déplaisante petite &lt;em&gt;candidose intestinale&lt;/em&gt;, ce qui serait sûrement d'un grand ennui si j'envisageais de me faire sodomiser. Toutefois, comme je ne l'envisage pas, du moins pas à court terme, il y a dans cette existence des problèmes plus pressants, comme par exemple répondre à la question suivante...&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Mon plat préféré&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Petit, j'aurais sans nul doute aussitôt répondu : &lt;q&gt;&lt;em&gt;le Kouign-Amann&lt;/em&gt;&lt;/q&gt;, espèce de chose ronde, bretonne et caramélisée extrêmement lourde pour le foie et contenant davantage de beurre que le pis d'une vache satellisée dans un &lt;em&gt;Spoutnik&lt;/em&gt;. A dix ans, il était de tradition que mes grands-parents m'envoient systématiquement &lt;em&gt;&lt;strong&gt;deux&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Kouign-Amann&lt;/em&gt; pour mon anniversaire, un pour moi, que je mangeais en dix minutes &lt;em&gt;&lt;strong&gt;entièrement&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, et un pour le reste de la famille, qui le mangeait en deux jours. J'étais pourtant maigre comme un clou.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'honnêteté me pousse à reconnaître que le vieux tromblon que je suis devenu aurait du mal aujourd'hui à tenir le choc face à 1/4 de &lt;em&gt;Kouign-Amann&lt;/em&gt;, sans que son foie ne le lui fasse salement payer le lendemain...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De toute manière, je n'ai plus de plat préféré. Je m'en fous, du moment que c'est mangeable&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2007/01/15/#pnote-647-4&quot; id=&quot;rev-pnote-647-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; et que le vin est bon.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Comment je suis devenue mère&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Je suis plutôt devenu &lt;em&gt;père&lt;/em&gt;, &lt;a href=&quot;http://blog.monolecte.fr/post/2007/01/15/Cinq-choses-que-vous-ne-savez-pas-de-moi&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Dame Agnès&lt;/a&gt; me pardonnera. Alors voici comment je suis devenu &lt;em&gt;père&lt;/em&gt;, enfin, la première fois :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;En prenant un grand intérêt pour les exercices gymniques décrits à la première question ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En croyant que quand une accorte jeune femme me disait &lt;q&gt;&lt;em&gt;Tu peux y aller, je suis protégée !&lt;/em&gt;&lt;/q&gt;, ça voulait dire qu'elle était protégée, et que je pouvais y aller ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En croyant que quand la demoiselle disait &lt;q&gt;&lt;em&gt;Oh, c'est juste quelques jours de retard, ça m'le fait tout le temps...&lt;/em&gt;&lt;/q&gt;, c'était juste quelques jours de retard ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En croyant que quand la demoiselle disait &lt;q&gt;&lt;em&gt;Mais non, je t'assure, je ne suis pas enceinte !&lt;/em&gt;&lt;/q&gt;, elle n'était pas enceinte, et ce même si ses seins avaient doublé de volume, à ma plus grande satisfaction par ailleurs ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En croyant qu'une échographie sur laquelle était lisiblement inscrit &lt;q&gt;&lt;em&gt;Utérus non gravide - Kyste O.G. blabla&lt;/em&gt;&lt;/q&gt; confirmait la chose ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En pensant naïvement que deux mois après, l'échographie de contrôle qui devait de nouveau confirmer la chose, allait effectivement confirmer la chose, ce qu'elle ne fit point ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En apprenant aux cours &lt;em&gt;ad hoc&lt;/em&gt; à pousser, haleter et respirer profondément ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En passant de la lecture de &lt;em&gt;Jack Vance&lt;/em&gt; à celle de &lt;em&gt;Laurence Pernoud&lt;/em&gt; (ça te fout un choc...) ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En apprenant à tartiner quotidiennement un ventre rebondi à la crème contre les vergétures qui coûte un oeil ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En apprenant à conduire ma voiture en zig-zag à fond dans les bouchons ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En apprenant à supporter sans &lt;em&gt;boules Quiès&lt;/em&gt; des hurlements à filer la chiasse à un gorille à dos argenté tel que cité précédemment ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En apprenant à dire à une obstétricienne : &lt;q&gt;&lt;em&gt;Tu poses ce truc ou je te fous mon poing dans la gueule !&lt;/em&gt;&lt;/q&gt; (meilleure manière qui soit d'éviter une épisiotomie) ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En apprenant que si ce qu'on voit en premier est un jet de merde, c'est que l'enfant se présente par le siège ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En apprenant à couper avec des ciseaux ce truc mou et gluant qui glisse entre les doigts ; ça serait sans doute plus facile à couper si c'était cuit ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En roulant un tarpé bien mérité dans une chambre de maternité...&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;C'est ainsi que je suis devenu père.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/public/noarc/img/fam/1985/kyste_851003_echo_an.jpg&quot; alt=&quot;Kyste OV G...&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;La gestation, chez la femme, dure deux cent soixante-dix jours, au cours desquels elle s'empiffre, s'enlaidit, gémit vaguement, tout en contribuant à faire grimper les courbes de l'absentéisme dans l'entreprise.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Au bout de ces neuf mois, le petit Homme vient au monde.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;L'accouchement est douloureux.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Heureusement, la femme tient la main de l'homme.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Ainsi, il souffre moins.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
- Pierre Desproges.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;



&lt;h4&gt;Comment je me suis mis à écrire&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Je ne m'y suis pas mis, je l'ai toujours fait. Même dans ma tête. Le plus souvent. Ce qui est plus nouveau est que j'aie des lecteurs.&lt;/p&gt;


&lt;h4&gt;Comment j'ai toujours été un fumiste&lt;/h4&gt;


&lt;p&gt;Je signale à &lt;a href=&quot;http://blog.monolecte.fr/post/2007/01/15/Cinq-choses-que-vous-ne-savez-pas-de-moi&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Dame Agnès&lt;/a&gt; qu'elle est fumiste au terrifiant point de ne pas savoir compter jusqu'à 5, vu que là, ça fait la sixième question...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Qu'il me suffise de dire que moi aussi, j'ai toujours été un fumiste. Comment, je ne sais pas. Comme ça. C'est quelque chose qui m'est naturel. Je suis un fumiste qui travaille énormément. Du chapeau, surtout. Je ne suis jamais inactif, ce qui fait que je ne dispose jamais du temps requis pour faire les &lt;em&gt;choses utiles&lt;/em&gt;, et encore moins de l'envie de faire les &lt;em&gt;choses nécessaires&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Personne ne sait jamais &lt;em&gt;ce que je fais au juste&lt;/em&gt;. Même moi, parfois. Mais il ne faut pas en déduire que je ne fais rien : rien ne serait plus faux. Je fais seulement des choses que vous ne comprenez pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et d'ailleurs, je suis l'un de ces salauds de chômeurs qui vivent aux crochets des français méritants de la &lt;em&gt;France-qui-se-lève-tôt&lt;/em&gt; chère à notre &lt;em&gt;Little Brother&lt;/em&gt; Kanichabouch 1er.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(Ah puis j'oubliais... Pour le &lt;em&gt;crétin-tionnaire&lt;/em&gt;, prend la suite qui veut, je ne suis pas homme à imposer des conneries pareilles à quiconque...)&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2007/01/15/#rev-pnote-647-1&quot; id=&quot;pnote-647-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;q&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Femme n.f.&lt;/strong&gt; La femme est une substance matérielle organique composée de nombreux sels minéraux et autres produits chimiques parés de noms gréco-latins qu'on retrouve également chez l'homme, mais dans des proportions qui forcent le respect. Dépourvue d'âme, la femme est dans l'incapacité de s'élever vers Dieu. En revanche, elle est en général pourvue d'un escabeau qui lui permet de s'élever vers le plafond pour faire les carreaux. C'est tout ce qu'on lui demande.&lt;/em&gt;&lt;/q&gt; - Pierre Desproges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2007/01/15/#rev-pnote-647-2&quot; id=&quot;pnote-647-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Et ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2007/01/15/#rev-pnote-647-3&quot; id=&quot;pnote-647-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] Je vous le fais en latin ? &lt;em&gt;Horresco referens&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2007/01/15/#rev-pnote-647-4&quot; id=&quot;pnote-647-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] Ce qui, de mon point de vue, n'est pas vraiment &lt;em&gt;simple&lt;/em&gt;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Acte gratuit</title>
    <link>http://petaramesh.org/post/2006/11/14/494-acte-gratuit</link>
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    <pubDate>Tue, 14 Nov 2006 11:57:59 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Petaramesh</dc:creator>
        <category>Intime Universel</category>
        <category>enfance</category><category>geekerie</category><category>intime</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Je viens (encore) de finir de (encore) remonter&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/11/14/#pnote-494-1&quot; id=&quot;rev-pnote-494-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; cette (toujours) saloperie infâme de téléphone &lt;em&gt;Alcatel Versatis 880S&lt;/em&gt;, encore (et toujours) victime d'une crise de &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/2006/06/05/284-je-hais-la-graisse-d-ours&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;graissedoursitude aigüe&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme ce machin n'est pas prévu pour être démonté tous les quatre matins et qu'il est câblé très court et très merdique, aujourd'hui, en l'ouvrant, j'ai arraché 3 fils, alors, comme la dernière fois, la &lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/2006/06/05/284-je-hais-la-graisse-d-ours&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;séquence fer à souder&lt;/a&gt; et pince à dénuder s'est imposée à mon corps défendant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/blog/images/Miscellania/fer.jpg&quot; alt=&quot;Fer à souder&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Je ressors donc mon vieux fer, cadeau de ma môman pour l'anniversaire de mes dix ans (purée, ça y est, je suis sénile, &lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/11/14/2006/07/09/333-vive-le-materiel-libre#c3124&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;je radote&lt;/a&gt;) et ma vieille pince à dénuder, qui a à peu près le même âge.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette vieille pince de rien du tout, ça fait donc plus de 30 ans que je la vois, et Dieu sait si elle m'a servi, mais je ne peux pas l'avoir en main sans me remémorer son histoire. Alors aujourd'hui je la blogue.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'avais autour de 10-11 ans, donc, et, sous le porche d'un grand magasin d'électronique du Marseille de l'époque, dont j'ai oublié le nom depuis, j'étais en train de baver à gros bouillon devant la vitrine, couvant avec amour du regard une pince à dénuder - déjà à l'époque, dénuder était mon obsession ;-) - que les 3 piécettes d'argent présentes dans le fond de ma poche ne me permettaient pas de m'offrir, poche déjà allégée un instant plus tôt, par l'achat de quelques menues résistances, condensateurs chimiques ou céramiques, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Transistor&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;transistors&lt;/a&gt; &lt;em&gt;2N2222&lt;/em&gt; et autres &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Thyristor&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;thyristors&lt;/a&gt; &lt;em&gt;2N1595&lt;/em&gt; destinés à d'improbables montages au fonctionnement peu compréhensible mais clignotant toujours avec force, puisque j'avais cette petite manie de foutre des LEDs partout, au moins la partie du circuit qui clignote, on sait qu'elle marche, s'pas&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/blog/images/Miscellania/proto_graal2.jpg&quot; alt=&quot;Prototype&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je pensais donc à cet instant qu'il était grand temps que je remplace la pince à ongles de pieds que j'avais confisquée à ma mère et détournée de son usage, par une pince à dénuder plus digne de ce nom, tout en couvant d'un oeil énamouré cette belle pince à au moins 25 ou 30 balles, somme qui équivalait pour mon argent de poche de l'époque au prix d'une &lt;em&gt;Lamborghini Countach&lt;/em&gt;, ou presque.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand un grand type que je n'avais jamais vu, une &lt;em&gt;grande personne&lt;/em&gt;, un vieux d'au moins 30 ans, s'immobilisa à mes côtés et me tint à peu près ce langage :&lt;br /&gt;
- &lt;em&gt;Qu'est-ce que tu regardes comme ça, le minot&amp;nbsp;? Des outils ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
- &lt;em&gt;Oui m'sieu&amp;nbsp;! La pince à dénuder m'sieu !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
- &lt;em&gt;Elle te plaît&amp;nbsp;? Tu veux te l'acheter ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
- &lt;em&gt;Oui m'sieu&amp;nbsp;! Mais j'ai plus d'sous... Et elle est chère.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
- &lt;em&gt;Si tu veux je te l'offre.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
- &lt;em&gt;Euh&amp;nbsp;? Pour de vrai m'sieu ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
- &lt;em&gt;Ben oui, pour de vrai.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
- &lt;em&gt;Mais heuuuuuu... Je peux pas accepter un cadeau comme ça m'sieu...&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
- &lt;em&gt;Bon, alors tu la veux pas la pince ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
- &lt;em&gt;Heeuuuuu si m'sieu !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
- &lt;em&gt;Ben alors viens avec moi dans le magasin, on va l'acheter.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous entrâmes dans le magasin, le type m'acheta la belle pince à au moins 25 ou 30 balles, paya à la caisse, me la donna et disparut aussitôt. Je ne le revis jamais.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais plus de 30 ans après, je ne peux pas dénuder un fil sans y penser.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me suis souvent demandé si j'avais eu le temps et la présence d'esprit de le remercier. Je ne sais pas. En tout cas, au cours des années qui ont suivi, je l'ai remercié intérieurement à je ne sais combien de reprises&amp;nbsp;: ça a du lui faire un &lt;em&gt;karma&lt;/em&gt; à se réincarner en pape. Au moins.&lt;br /&gt;
C'est quand même l'une des premières personnes à m'avoir donné quelque confiance en l'humanité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien sûr, la vie se chargea ensuite de m'apprendre que les bons samaritains de ce calibre étaient encore plus rares que les billets de 50 sacs abandonnés tout seuls par terre, et je compris hélas que si je devais attendre le prochain, ma boîte à outils resterait éternellement dégarnie, ce qui s'accordait mal avec la construction d'un ensemble de prototypes que j'avais en tête.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est là que j'eus une douloureuse confrontation morale avec moi-même, et que je décidai que, pour le progrès de la Science, il était nécessaire que je prenne quelques accomodements avec l'honnêteté la plus scrupuleuse, et, à l'âge d'une douzaine d'années, armé de mon sac de sport &lt;em&gt;Adidas&lt;/em&gt;, je devins la terreur inconnue de la &lt;em&gt;Quincaillerie Lafleur&lt;/em&gt; et du &lt;em&gt;Géant Casino&lt;/em&gt;, dont je sortis jour après jour une quantité hallucinante de trucs et de machins que, pour la plupart et 30 ans après, j'utilise encore. Comme dirait Renaud, &lt;q&gt;&lt;em&gt;du matos un peu chourave&lt;/em&gt;&lt;/q&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;M'en fous, c'est tellement vieux, y'a prescription. Depuis, je suis devenu (beaucoup) plus honnête qu'un ministre.&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/11/14/#pnote-494-2&quot; id=&quot;rev-pnote-494-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand, à l'âge de treize ans, taraudé par la culpabilité que m'occasionnait la clandestinité et la dissimulation, et après avoir taxé une calculette programmable à 500 boules dans un grand magasin du centre-ville non sans avoir pris le soin de passer derrière le comptoir pour en tamponner moi-même dûment le bon de garantie, j'avouai spontanément mes &lt;em&gt;mauvaises habitudes&lt;/em&gt; à ma mère, celle-ci me conduisit illico chez le psychiatre après avoir exigé que j'aille rendre la calculette au magasin. Ce que je refusai fermement, situation qui me conduisit à écrabouiller icelle en mille morceaux, seule manière de résoudre le conflit. Pour le reste, le psychiatre ne put que constater qu'il n'y pouvait mais, cependant il me fut, ainsi que ses successeurs, durant plusieurs années, un alibi d'une grande utilité.&lt;br /&gt;
On n'imagine pas toutes les options qui s'ouvrent à quelqu'un dès qu'on le considère comme dingue...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/blog/images/info/FreeBSD.png&quot; alt=&quot;FreeBSD&amp;#039;s Devil&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;C'est aussi à cette époque que s'interrompirent quasiment, et pour de longues années, mes relations avec ma mère, qui alla jusqu'à me dire quelques mois plus tard qu'à chaque fois qu'elle me croisait elle avait &lt;em&gt;envie de vomir&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
Mais j'avais de beaux outils, d'un autre côté.&lt;br /&gt;
Et c'est là que ma crise d'adolescence commença pour de bon.&lt;br /&gt;
De toute manière, puisque ma mère avait &lt;em&gt;déjà&lt;/em&gt; envie de vomir, je n'avais plus vraiment de raisons de me priver. N'est-ce pas&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Devil inside.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand je pense à la future adolescence de mes &lt;em&gt;Nains&lt;/em&gt;, en vérité je vous le dis, je tremble.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/11/14/#rev-pnote-494-1&quot; id=&quot;pnote-494-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Entropie vain-cra !&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/11/14/#rev-pnote-494-2&quot; id=&quot;pnote-494-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Et j'ai payé toutes les additions morales possibles et imaginables. Aussi. Enfin non, pas toutes, mais un bon nombre tout de même.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Mon antivirus m'a écrit</title>
    <link>http://petaramesh.org/post/2006/10/23/460-mon-antivirus-m-a-ecrit</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:8693af0dab96ad51162a891b9dadfc8f</guid>
    <pubDate>Mon, 23 Oct 2006 20:42:06 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Petaramesh</dc:creator>
        <category>Intime Universel</category>
        <category>chienne de vie</category><category>intime</category><category>solitude</category><category>tristesse</category>    
    <description>    &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Objet&amp;nbsp;: Freshclam: Update effectué avec succès&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
De&amp;nbsp;: system user for clamav &amp;lt;clamav &amp;lt;AT&amp;gt; petaramesh.org&amp;gt;&lt;br /&gt;
À&amp;nbsp;: postmaster &amp;lt;AT&amp;gt; petaramesh.org&lt;br /&gt;
Date&amp;nbsp;: Aujourd'hui 20:30:24&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Received signal: wake up&lt;br /&gt;
ClamAV update process started at Mon Oct 23 20:30:20 2006&lt;br /&gt;
main.cvd is up to date (version: 40, sigs: 64138, f-level: 8, builder: tkojm)&lt;br /&gt;
daily.cvd updated (version: 2086, sigs: 9986, f-level: 8, builder: acab)&lt;br /&gt;
Database updated (74124 signatures) from database.clamav.net (IP: 62.210.153.201)&lt;br /&gt;
Clamd successfully notified about the update.&lt;br /&gt;
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Il est bien, cet antivirus, c'est un ami.&lt;br /&gt;
Il m'écrit tous les jours.&lt;br /&gt;
Et ne me fait jamais pleurer.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Premier étage</title>
    <link>http://petaramesh.org/post/2006/10/21/457-premier-etage</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:1ff650a210d31853da5c4243c3cebfe7</guid>
    <pubDate>Sat, 21 Oct 2006 10:37:07 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Petaramesh</dc:creator>
        <category>Intime Universel</category>
        <category>chienne de vie</category><category>intime</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Je me demande parfois&lt;br /&gt;
Si la plus grosse erreur que j'ai faite dans ma vie&lt;br /&gt;
N'a pas été de ne pas penser à rater un virage&lt;br /&gt;
Avec ma 104 Pijo&lt;br /&gt;
Qui ressemblait à un chalutier soviétique&lt;br /&gt;
Quand j'avais 20 ans&lt;br /&gt;
Parce qu'après tout j'avais déjà vécu le plus intéressant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce qui est vraiment utile à vivre dans l'existence&lt;br /&gt;
C'est ce qui se passe entre 10 et 20&lt;br /&gt;
Le reste c'est surtout une grosse tartine d'emmerdements.&lt;br /&gt;
J'ai fait 20 tours depuis&amp;nbsp;: j'ai pu y réfléchir.&lt;br /&gt;
Je sais de quoi je cause.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'un autre côté,&lt;br /&gt;
Tu ne peux pas franchement regretter de ne pas avoir loupé un virage&lt;br /&gt;
Quand tu vois comme tes mômes sont beaux&lt;br /&gt;
Et que tu te dis que c'est grâce à tout ça qu'ils sont là.&lt;br /&gt;
S'il est une chose qu'il est parfaitement impossible de regretter&lt;br /&gt;
C'est l'enchaînement complet des circonstances qui ont conduit&lt;br /&gt;
A l'existence d'un être humain.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors tu te vois un peu comme le premier étage d'une fusée&lt;br /&gt;
Vu que tu sais comment tout cela va finir&lt;br /&gt;
Mais que tu as un boulot à faire&lt;br /&gt;
Et qu'il te faut pousser le deuxième étage le plus haut possible&lt;br /&gt;
Avant que de pouvoir retomber dans la mer.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Juke-box romantitude</title>
    <link>http://petaramesh.org/post/2006/10/04/431-juke-box-romantitude</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f10b6e78107347e68db051f13b06bfb2</guid>
    <pubDate>Wed, 04 Oct 2006 12:19:59 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Petaramesh</dc:creator>
        <category>Intime Universel</category>
        <category>blues</category><category>intime</category><category>musique</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Mais qu'est-ce que j'ai, moi, ces temps-ci, à avoir des trucs pareils qui passent sur la boucle de mon &lt;em&gt;Juke-box&lt;/em&gt; intérieur&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;

&lt;center&gt;&lt;embed type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;  src=&quot;http://stat.radioblogclub.com/radio.blog/skins/mini/player.swf&quot; allowScriptAccess=&quot;always&quot; width=&quot;180px&quot; height=&quot;23px&quot;  bgcolor=&quot;#ECECEC&quot;  id=&quot;radioblog_player_0&quot;  FlashVars=&quot;id=0&amp;status=maximize&amp;filepath=http://www.chatroom-trivia.nl/forum/radio.blog/sounds/Eric Clapton - Wonderful tonight (live).rbs&amp;colors=body:#ECECEC;border:#009900;button:#996600;player_text:#006600;playlist_text:#999999;&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/center&gt;
</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les filles c'est rien que des emmerdes</title>
    <link>http://petaramesh.org/post/2006/09/30/424-les-filles-c-est-rien-que-des-emmerdes</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:3210544f75e5e0e833d4bd76d8313748</guid>
    <pubDate>Sat, 30 Sep 2006 21:28:56 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Petaramesh</dc:creator>
        <category>Intime Universel</category>
        <category>femmes</category><category>intime</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Mais ce pincement lancinant que l'on ressent au coeur, ce noeud dans le bide, sont ce qui nous montre le mieux à quel point  l'on est vivant ;-)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette obnubilation de nos pensées qui nous laisse avec un Q.I. de caniche&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/09/30/#pnote-424-1&quot; id=&quot;rev-pnote-424-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; et l'éloquence de Christian plutôt que Cyrano.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Trouver un mur pour écrire dessus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Programmation au niveau cellulaire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quoi d'autre, finalement&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/09/30/#rev-pnote-424-1&quot; id=&quot;pnote-424-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Avec ou sans Bush...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Existence</title>
    <link>http://petaramesh.org/post/2006/09/20/408-existence</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9846e80e2b6c416e50f898356bb4cb3e</guid>
    <pubDate>Wed, 20 Sep 2006 19:24:14 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Petaramesh</dc:creator>
        <category>Intime Universel</category>
        <category>Beethoven</category><category>Bernstein</category><category>intime</category><category>musique</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Avec de vrais morceaux de &lt;em&gt;&lt;strong&gt;vie&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; dedans.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;ins&gt;&lt;em&gt;Post Scriptum&lt;/em&gt; :&lt;/ins&gt; Sur mon &lt;em&gt;juke-box&lt;/em&gt; intérieur&amp;nbsp;: &lt;code&gt;No such file or directory&lt;/code&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bouhouhouhou !!&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; La sublime &lt;em&gt;neuvième&lt;/em&gt; du fabuleux &lt;em&gt;Ludwig Van&lt;/em&gt;, un vieil enregistrement par Léonard Bernstein et le philarmonique de New-York, totalement divin.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Srî Minîshiva&lt;/em&gt; a transformé la cassette en plat de spaghettis mélancoliques il y a une paire d'années. Ma reconnaissance éternelle à qui me retrouve &lt;em&gt;&lt;strong&gt;cet&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; enregistrement de la &lt;em&gt;neuvième&lt;/em&gt;. Et pas un autre. Apparemment, il est devenu fortement introuvable... &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bouhouhouhou !!&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Addendum 20:51 :&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; Plus la peine, je l'ai trouvé &lt;del&gt;chez &lt;em&gt;Am&lt;/em&gt;&lt;/del&gt; sur Internet (pas de pub pour les zaffreux qui brevètent les &lt;em&gt;cookies&lt;/em&gt;, et puis quoi encore ?) :-)))&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les carottes sont cuites</title>
    <link>http://petaramesh.org/post/2006/08/21/360-les-carottes-sont-cuites</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:02e1ab817eb7f3899a44063fca92da3c</guid>
    <pubDate>Mon, 21 Aug 2006 16:42:44 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Petaramesh</dc:creator>
        <category>Intime Universel</category>
        <category>Alzheimer</category><category>bourdon</category><category>intime</category><category>santé</category><category>vieillesse</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/blog/images/chienne/cle_LR.png&quot; alt=&quot;R.I.P.&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; Elle tenait à sa voiture plus qu'à toute autre chose.
Symbole de liberté. Pouvoir monter dedans, partir ailleurs à tout instant. Traverser la France en fonction des saisons.
Même si ça n'était déjà plus qu'un rêve.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ca fait longtemps qu'on savait, qu'on était intimement persuadés. Mais la neurologue ne voulait rien dire. Muette comme une carpe.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a une grande différence entre savoir intérieurement, et se faire annoncer officiellement. L'un permet quelque espoir, l'autre non.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai résumé pour la neurologue &lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/2006/08/13/347-petibonvm&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;les épisodes précédents&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle a écouté très attentivement. Puis a insisté de nouveau sur le fait que ma mère ne devait plus conduire, qu'elle l'avait déjà dit, et qu'aujourd'hui elle allait l'écrire. En faire un beau certificat, histoire que l'intéressée s'en souvienne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle a ensuite parlé de prise en charge de &quot;ce genre de patients&quot;, est entrée dans des détails pratiques, la mise en place du traitement adapté. Nous écoutions attentivement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle a ensuite parlé de l'aspect juridique des choses. A prononcé le mot de &lt;em&gt;tutelle&lt;/em&gt;. A suggéré que nous devrions y penser assez rapidement, &lt;em&gt;compte tenu du contexte&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais elle n'a pas prononcé le &lt;em&gt;Gros Mot&lt;/em&gt;. Juste des regards qui en disaient long. &lt;q&gt;&lt;em&gt;M'avez-vous bien compris jeune homme ?&lt;/em&gt;&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle m'a ensuite demandé de quitter le cabinet pour la laisser seule un instant avec ma mère. Il m'a semblé qu'elle souhaitait lui annoncer quelque chose en premier. Ce qui est la moindre des choses.&lt;br /&gt;
Je suis allé dans la salle d'attente, j'ai entendu le brouhaha des voix, mais je n'ai pas compris, ni cherché à comprendre, ce qui pouvait se dire.&lt;br /&gt;
La neurologue est venue me chercher rapidement&amp;nbsp;; nous sommes retournés dans son cabinet.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puis elle a fait glisser vers moi un petit livret intitulé &quot;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Regards sur l'Alzheimer&lt;/strong&gt; - Se faire aider dans la prise en charge d'un proche atteint de la maladie d'Alzheimer&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je savais déjà, bien sûr, que les carottes étaient cuites. Cette fois, elles étaient brûlées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Après que que le &lt;em&gt;Gros Mot&lt;/em&gt; eût été lu, il put enfin être prononcé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous sommes rentrés chez ma mère.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je lui ai demandé si elle se souvenait de la raison pour laquelle la neurologue avait voulu s'entretenir seule à seule avec elle. Mais elle ne s'en souvenait pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai rangé le certificat médical, bien plié, dans son permis de conduire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je lui ai pris ses clés de voiture.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Elle s'est résignée à cette dépossession.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chienne de vie.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>PETIBONVM</title>
    <link>http://petaramesh.org/post/2006/08/13/347-petibonvm</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e9a4a2d26d892d35737e724080bf8489</guid>
    <pubDate>Sun, 13 Aug 2006 12:37:58 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Petaramesh</dc:creator>
        <category>Intime Universel</category>
        <category>Alzheimer</category><category>famille</category><category>intime</category><category>nains</category><category>santé</category><category>vieillesse</category>    
    <description>&lt;p&gt;Quelques blogueries personnelles, racontages intimes et étalages impudiques.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Ces jours-ci, je ne sais pourquoi, j'ai un peu de mal à écrire, et encore plus à propos de choses et sentiments très personnels. Va savoir pourquoi.
Et pourtant, il y a des choses que j'ai envie d'écrire, même si je me sens maladroit de la touche &lt;em&gt;[Return]&lt;/em&gt;. Va savoir pourquoi, aussi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/blog/images/chienne/2006_ete/balancoire.jpg&quot; alt=&quot;Balançoire&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt; Comme cette balade au parc de la Tête d'Or hier après-midi, à vélo, avec mon &lt;em&gt;Srî Minîshiva&lt;/em&gt; que j'adore, rien que lui et moi, lui sur son p'tit vélo rouge &lt;em&gt;Décathlon&lt;/em&gt; avec encore les petites roulettes dont il ne veut pas se débarrasser, le flemmard. Moi sur l'un de ces excellents &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://velov.grandlyon.com&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Vélo'v&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; dont l'on trouve des bornes de location tous les 200 mètres à Lyon, maintenant.&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/08/13/#pnote-347-1&quot; id=&quot;rev-pnote-347-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Mâ Anandaramesh&lt;/em&gt; est absente jusqu'à ce soir, partie en train à La Rochelle récupérer Mademoiselle &lt;em&gt;Patâpatî&lt;/em&gt;, que &lt;em&gt;Mâ Belmeramesh&lt;/em&gt; devait nous ramener en train, mais cette dernière nous fait soudain le coup pendable de &lt;q&gt;&lt;em&gt;Chuis bloquée au lit avec la sciatique, je ne peux pas prendre le train pour ramener &lt;/em&gt;Patâpatî&lt;/q&gt;. Du coup c'est &lt;em&gt;Mâ Anandaramesh&lt;/em&gt; qui doit se coller les douze heures de train aller-retour en deux jours, départ hier à 6 heures du mat', retour ce soir à minuit... et Swâmi Petaramesh trop heureux de faire le taxi pour la gare à des heures aussi indûes, mais c'est tout de même la moindre des choses, et c'est moins pire que de se coller les douze heures de dur avec les correspondances &lt;em&gt;et caetera&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et du coup je me retrouve tout seul pour le week-end avec mon &lt;em&gt;Srî Minishiva&lt;/em&gt;, la &lt;em&gt;descendance&lt;/em&gt; comme dirait &lt;em&gt;Godefroy le Hardi&lt;/em&gt;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/08/13/#pnote-347-2&quot; id=&quot;rev-pnote-347-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;, mon fils-à-moi que j'idolâtre tellement il est beau et craquant et charmeur et tout, mais faudrait surtout pas lui dire, hein, il en est déjà suffisamment conscient comme ça.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est donc à la sciatique &lt;em&gt;behlmerienne&lt;/em&gt; que je dois le plaisir de me retrouver en tête-à-tête avec mon &lt;em&gt;Nain&lt;/em&gt;, ce qui n'est finalement pas pour me déplaire, surtout qu'au bout du compte ça m'évite également de devoir me taper &lt;em&gt;Mâ Belmeramesh&lt;/em&gt; 4 jours à la maison. Non, vraiment, la sciatique a du bon, sauf pour cette pauvre &lt;em&gt;Mâ Anandaramesh&lt;/em&gt; qui doit se coller l'aller-retour en train.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et donc, grande balade à vélo au parc de la Tête d'Or, dans un parc déserté pour cause de pluie diluvienne, sous cette lumière très particulière que l'on trouve parfois juste à la fin d'un orage, à la fois sombre et lumineuse. Et mon &lt;em&gt;Petibonvm&lt;/em&gt; qui tricote comme un ouf' avec ses petites jambes, infatigable, on se paie au moins 3 tours complets du parc, sans compter moûltes digressions dans les allées et tous les coins. Et arrêts obligatoires aux &lt;em&gt;balançoires&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
Moment de bonheur.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On s'éclate bien, tous les deux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La semaine passée, c'était en version montagneuse que &lt;em&gt;Srî Minishiva&lt;/em&gt; nous démontrait qu'il était capable de se coltiner plus de 4 heures de marche et plusieurs centaines de mètres de dénivellé sans coup férir, là où sa flemme de &lt;em&gt;Patâpatî&lt;/em&gt; de soeur aurait chougnotté au bout de 200 mètres, vu que mettre un pied devant l'autre avec de grosses chaussures, ça fatigue, n'est-ce pas...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/blog/images/chienne/2006_ete/les_zommes.jpg&quot; alt=&quot;Les zommes&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Semaine un peu étrange d'où me restent des sentiments complexes sur lesquels je ne sais pas vraiment mettre de mots. Sans mademoiselle &lt;em&gt;Patâpatî&lt;/em&gt;, restée chez &lt;em&gt;Mâ Belsoeuramesh&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Mâ Belmeramesh&lt;/em&gt;, mais nous avions emmené &lt;em&gt;Mâ Mèrhamoua&lt;/em&gt; avec nous.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/blog/images/chienne/2006_ete/famille_torrent.jpg&quot; alt=&quot;La famille au bord du torrent&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Mâ Mèrhamoua&lt;/em&gt; dont l'esprit vit maintenant son crépuscule. Qui se délite et se défait en volutes qui se dispersent et sombrent petit à petit dans le néant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelle chose étrange que cela. Cela fait un an maintenant que nous nous en sommes véritablement aperçus. Mais le processus a probablement commencé un an ou deux plus tôt, discrètement, travail de sape sournoise, sans que nous ne nous en apercevions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des pétachiées d'examens et d'analyses et de dosages et d'&lt;acronym title=&quot;Imagerie par Résonance Magnétique nucléaire&quot;&gt;IRM&lt;/acronym&gt; et de scanner et d'hospitalisations et de neurologues et près d'un an plus tard, nous ne savons toujours pas &lt;em&gt;officiellement&lt;/em&gt; ce qu'elle a au juste.&lt;br /&gt;
On sait surtout ce qu'elle n'a pas. Elle n'a pas une tumeur au cerveau. Elle n'a pas ceci, elle n'a pas cela, elle n'a pas autre chose.&lt;br /&gt;
Elle a une &lt;em&gt;maladie de Horton&lt;/em&gt;, maintenant largement sous contrôle de la cortisone-qui-fait-gonfler, mais cette maladie-soignée semble très loin de suffire à expliquer le progressif naufrage de l'esprit auquel nous assistons impuissants.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aucun médecin n'a eu jusqu'ici les couilles de mettre un nom précis là-dessus. &lt;em&gt;Alzheimer&lt;/em&gt;&amp;nbsp;? Pas sûr. La neurologue chipote. Dit que par certains côtés, ouais, ça ressemble foutrement à &quot;un &lt;em&gt;Alzheimer&lt;/em&gt;&quot; mais que par d'autres côtés, y'a des trucs (Lesquels&amp;nbsp;? Mystère. Des gribouillis dans les grimoires des résultats des tests) qui semblent exclure que ce soit &quot;un &lt;em&gt;Alzheimer&lt;/em&gt;&quot;. Le généraliste dit courageusement que pour lui, ça ressemble à de l&lt;em&gt;'Alzheimer&lt;/em&gt;, mais que si la neurologue dit que c'est peut-être plutôt du &lt;em&gt;Canada Dry&lt;/em&gt; ou une autre forme de démence, il préfère ne pas s'avancer.&lt;br /&gt;
Brèfle, on n'est pas foutus de savoir ce qu'elle a et personne n'est foutu de nous le dire. La seule chose dont nous soyions sûrs c'est que ce n'a pas l'air d'être quelque chose que &lt;em&gt;Diafoirus&lt;/em&gt; sait soigner, n'est-ce pas. Et que ça n'a pas l'air parti pour s'améliorer, non plus. Ce que c'était&amp;nbsp;? l'autopsie nous le dira probablement un jour. Ou pas. Welcome to the naufrage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le physique fonctionne encore impeccable, ses 78 ans de bons et loyaux services ne l'empêchent toujours pas de faire plusieurs heures de marche en montagne et des kilomètres à pied chaque jour.&lt;br /&gt;
Non.&lt;br /&gt;
C'est l'esprit qui fout le camp. Doucement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bizarrement, ce n'est pas que la mémoire. Et pas non plus que la mémoire récente. On dit souvent que les vieux oublient ce qui s'est passé il y a une heure, mais peuvent vous raconter avec une précision photographique tout ce qui date de leur jeunesse. Pas là.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ici, la mémoire semble aléatoirement oblitérée. Des choses disparaîssent. Presque tout ce qui est nouveau, certes. L'esprit devient une cire dure qui n'enregistre presque plus rien de neuf. Mais aussi des choses du passé. Des années entières, des lieux, des événements qui disparaîssent. Même une date de mariage qui sombre.&lt;br /&gt;
Parfois une chose disparue réapparaît. Puis re-disparaît. Et parfois, de manière surprenante, une nouvelle info imprime et est mémorisée.&lt;br /&gt;
Une futilité est retenue. Une chose importante est aussitôt oubliée. Ou le contraire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et cela n'affecte pas que la mémoire. Les capacités cognitives sont atteintes, aussi. Le langage est impeccable. Le raisonnement le semble aussi. Mais tout raisonnement complexe devient progressivement impossible. Parce que le temps de parvenir à la fin de l'énoncé d'un problème, le début de celui-ci est déjà oublié, ou flou. Parce que, le temps de prendre en compte quatre paramètres, on en a déjà oublié deux. On raisonnerait bien, certes, mais avant que l'on puisse obtenir l&lt;em&gt;'output&lt;/em&gt;, l&lt;em&gt;'input&lt;/em&gt; a déjà partiellement disparu, ce qui pose problème.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ceci finit par produire mille bizarreries, comportements étranges et raccourcis inattendus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les émotions mêmes semblent fortement entamées. Même si la personne semble toujours la même, d'une certaine manière, on dirait que plus rien ne l'atteint. Avoir conscience d'une telle situation, en soi, devrait être terrifiant, non&amp;nbsp;? Se savoir un esprit sombrant, que peut-il y avoir de pire&amp;nbsp;? Mais non, ce n'est pas vraiment de l'acceptation ni même du fatalisme. On dirait qu'une couche d'indifférence absolue semble avoir corrodé toute capacité à s'émouvoir en profondeur. La capacité de véritable souffrance morale semble avoir été perdue en route. C'est peut-être bien une bénédiction, en fin de compte.&lt;br /&gt;
Il ne reste que le plaisir visible à vivre quelque chose d'agréable sur l'instant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et elle décrit tout cela comme une impression d'être en permanence plus ou moins dans le brouillard. Plutôt plus que moins, dirait-on.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et simultanémenent, elle se rend compte de son état, et fait cependant sur l'instant des projets ne tenant pas le moindre compte de cet état. Voyages... Et je ferai ceci, et je ferai cela... Et non, hélas, tu ne feras rien du tout...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Peut-être bien notre dernier bout de vacances ensemble.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Coluche disait qu'il préférerait mourir de son vivant. Mourir de son vivant, vu de l'extérieur, ça a l'air d'être ça. C'est une chose bien étrange et bien peu enviable.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Personnellement, je ne préférerais pas mourir de mon vivant. Vacherie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/blog/images/chienne/2006_ete/vaches_estivales.jpg&quot; alt=&quot;Vaches&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me demande où se trouve, là-dessous, le lac dont jamais rien ne trouble les profondeurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/blog/images/chienne/2006_ete/lac.jpg&quot; alt=&quot;Lac&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;je n'ai pas vraiment écrit dans ce billet ce que j'aurais voulu dire, je crois. Et pas non plus de la manière dont j'aurais voulu le dire. Mais il n'y a que  sous cette forme que cela fait surface, pour le moment. Soit.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Crépuscule des Vieux. Et l'Aube des Nains.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/08/13/#rev-pnote-347-1&quot; id=&quot;pnote-347-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Ca c'est une idée qu'elle est bonne. En matière d'écologie et de rationalisation des transports et lutte contre la pollution, il y a plein de conneries et de gratouillage de beaux principes creux. Et parfois quelques très heureuses initiatives pratiques. Ces vélos de loc disponibles dans toute la ville sur des bornes automatiques que l'on peut prendre ici et déposer là pour une somme modique, voire gratuitement pour les courtes durées, ça c'est une idée qu'elle est géniale et qui remporte un succès massif. Il paraît cependant qu'on trouve des vandales qui prennent plaisir à ruiner les stations et les vélos. Y'a des nuisibles partout...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/08/13/#rev-pnote-347-2&quot; id=&quot;pnote-347-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;em&gt;Les visiteurs&lt;/em&gt;, ben ouais quoi, on a les références culturelles qu'on peut...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Racines</title>
    <link>http://petaramesh.org/post/2006/05/22/258-racines</link>
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    <pubDate>Mon, 22 May 2006 16:05:39 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Petaramesh</dc:creator>
        <category>Intime Universel</category>
        <category>intime</category><category>Marseille</category><category>racines</category>    
    <description>&lt;p&gt;C'est mystérieux, la notion, ou la sensation, ou le sentiment de &lt;em&gt;racines&lt;/em&gt;, des racines d'autrui, ou de ses propres &lt;em&gt;racines&lt;/em&gt;, à soi-même.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai passé l'essentiel de ma vie à penser que je n'avais pas vraiment de &lt;em&gt;racines&lt;/em&gt;, que c'était là une notion qui m'était à peu près étrangère, que mon chez-moi était l'endroit où se trouvaient pour l'instant posés mon rasoir et ma brosse à dents.&lt;br /&gt;
Pas plus attaché que ça à un lieu ou un autre.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/img/marseille_2006-05/&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/blog/images/Miscellania/Mars_0605_a.jpg&quot; alt=&quot;Marseille&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Un père pied-noir né du côté de Tunis, dont la famille&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/22/#pnote-258-1&quot; id=&quot;rev-pnote-258-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; était originaire du sud-ouest de la France.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une mère bretonne&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/22/#pnote-258-2&quot; id=&quot;rev-pnote-258-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les deux s'étant rencontrés (&lt;q&gt;&lt;em&gt;Nous nous vîmes, nous nous plûmes, nous nous aimâmes...&lt;/em&gt;&lt;/q&gt;) au fin fond de l'Afrique noire, où mon cher père haut-fonctionnait tandis que ma chère mère plus modestement institutait.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un Swâmi Petaramesh qui naquit un beau jour à Saint-Etienne. Tiens, pourquoi Saint-Etienne, pourquoi pas ailleurs ?&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/22/#pnote-258-3&quot; id=&quot;rev-pnote-258-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; ma foi, parce que les hauts-fonctionnaires, on les envoie de temps à autre haut-fonctionner de-cî de-là...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ville natale que Swâmi Petaramesh quitta pour Marseille dans les bagages de ses géniteurs vers l'âge de 5 ans, c'est-à-dire avant d'avoir de cette ville le moindre souvenir précis. Déjà qu'un Swâmi Petaramesh a peu de souvenirs d'enfance, mais de sa ville natale, pour ainsi dire aucun.&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/22/#pnote-258-4&quot; id=&quot;rev-pnote-258-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Marseille où il passa la seconde partie de son enfance et toute son adolescence, et où se produisirent l'essentiel des &lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/2006/05/12/243-les-jeux-stupides-de-swami-petaramesh-1&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;événements fondateurs&lt;/a&gt; et toutes ces sortes de choses.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puis Swâmi Petaramesh alla s'exiler quelques années à Valence (qui est le Trou du Cul de l'Univers aussi sûrement que la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Gare_de_Perpignan&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Gare de Perpignan&lt;/a&gt; en est le Centre&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/22/#pnote-258-5&quot; id=&quot;rev-pnote-258-5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; &lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/22/#pnote-258-6&quot; id=&quot;rev-pnote-258-6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;), avant de monter encore plus au nord du cercle polaire passer une douzaine d'années en région parisienne&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/22/#pnote-258-7&quot; id=&quot;rev-pnote-258-7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;, puis de redescendre depuis 2000 établir par erreur ses pénates à Lyon.&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/22/#pnote-258-8&quot; id=&quot;rev-pnote-258-8&quot;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref. Pour faire simple donc, après ce genre de pérégrinations, Swâmi Petaramesh ne s'était jamais vraiment senti posséder de &lt;em&gt;racines&lt;/em&gt;, et avait une tendance naturelle à se gausser de ceux qui tenaient très fort à leur coin de pré ou leur bout de caillou, tant un tel sentiment lui paraîssait absurde autant qu'étranger.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si on demandait à Swâmi Petaramesh quelles étaient ses &lt;em&gt;racines&lt;/em&gt;, soit il répondait &quot;aucune&quot; en toute sincérité, soit il évoquait ses racines &lt;em&gt;bretonnes&lt;/em&gt;, tant parce que c'était la seule branche de la famille qu'il trouvait à peu près fréquentable (et encore, uniquement à cause de son grand-père adoré), et également à cause de la &lt;em&gt;maison de Bretagne&lt;/em&gt;, maison des grands-parents donc, où la tradition familiale avait voulu que Swâmi Petaramesh passât toutes ses vacances d'été jusqu'à la fin de son enfance, et qui restait donc un lieu magique a bien des titres - et qui le fut de moins en moins, les lieux magiques rétrécissant au fur et à mesure que leurs petits magiciens grandissent...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Donc des racines&amp;nbsp;? Que non point. Ou alors, putatives.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour autant, dans tout ça, l'endroit où Swaâmi Petaramesh avait passé le plus clair de sa vie, et, plus important encore, toute son adolescence et mille moments magiques, cet endroit était &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Marseille&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/img/marseille_2006-05/&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/blog/images/Miscellania/Mars_0605_d.jpg&quot; alt=&quot;Marseille&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Mais cependant, durant toutes ces années, Swâmi Petaramesh ne s'était jamais senti &lt;em&gt;Marseillais&lt;/em&gt;. Vivant à Marseille, oui. Aimant Marseille et ses alentours, oui. Mais Marseillais, non. Toujours une pièce rapportée, un élément d'importation.&lt;br /&gt;
De même que les marseillais authentiques avaient toujours considéré le jeune Swâmi Petaramesh comme un &lt;em&gt;estranger&lt;/em&gt; d'ailleurs.&lt;br /&gt;
D'abord parce que Swâmi Petaramesh n'avait pas vraiment un physique sudiste, avec sa peau claire-qui-crame plus facilement qu'elle ne bronze, ses yeux bleus et ses cheveux blonds, pas très marseillais tout ça.&lt;br /&gt;
Et puis parce que Swâmi Petaramesh n'avait pas l&lt;em&gt;'accent&lt;/em&gt;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/22/#pnote-258-9&quot; id=&quot;rev-pnote-258-9&quot;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. Et que donc, forcément, il &lt;em&gt;parlait poinnntü&lt;/em&gt;.. Ah oui, ce jeune Swâmi avait décidément tout d'un parisien du Grand Nord.&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/22/#pnote-258-10&quot; id=&quot;rev-pnote-258-10&quot;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Swâmi Petaramesh se sentait lui-même &lt;em&gt;estranger&lt;/em&gt; d'autant plus qu'il n'avait pas du tout le caractère méridional traditionnel&amp;nbsp;: Volubile, extraverti, hâbleur (prononcer &lt;em&gt;tchatcheur&lt;/em&gt;), frimeur, superficiel, bruyant, artificiel... A l'époque, Swâmi Petaramesh avait tendance à percevoir de cette manière les &lt;em&gt;sudistes&lt;/em&gt; qui l'entouraient, et à s'en sentir très éloigné et radicalement différent, mal à l'aise dans ce type de contexte relationnel, vivant dans un autre monde. Un martien. Comme d'habitude, d'ailleurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Swâmi Petaramesh fut donc, de longues années durant, un &lt;em&gt;non-marseillais&lt;/em&gt; vivant à Marseille, et aimant Marseille. Un apatride ne possédant point de racines, en quelque sorte. Un exilé de nulle-part.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis ici mais je ne suis pas d'ici. Tu es d'où&amp;nbsp;? Ah, je ne suis pas d'ailleurs non plus. Je suis de &lt;em&gt;nulle-part&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et ça fait quoi maintenant&amp;nbsp;? Largement plus de vingt ans que je ne vis plus à Marseille. Des années que je n'y avais pas mis les pieds.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Samedi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;q&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Marseille Saint-Charles, terminus&amp;nbsp;! Tous les passagers descendent de voiture. Assurez-vous de n'avoir rien oublié dans le train.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/img/marseille_2006-05/&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/blog/images/Miscellania/Mars_0605_b.jpg&quot; alt=&quot;Marseille&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Je sors sur le parvis de la gare, je commence à descendre le boulevard d'Athènes en direction de la Canebière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis à la maison. Je suis chez moi. Je suis rentré. Tout ici m'est familier. La lumière, les couleurs, les sons, les odeurs. Les gens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je commence à me balader et ressens ce phénomène de plus en plus fort. Je pourrais m'asseoir n'importe où, sur n'importe quelle marche d'escalier ou coin de trottoir et affirmer &quot;Je suis chez moi&quot;. Avec un sentiment profond et une totale légitimité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Finalement, j'ai des &lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/img/marseille_2006-05/&quot;&gt;racines&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors je pars me balader et je sors mon appareil numérique, faire une petite provision de Marseille au passage. Tel le touriste japonais&amp;nbsp;? Non. Parce que moi, je sais où je suis. Moi, je suis d'ici.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il m'a fallu 20 ans d'exil pour devenir Marseillais.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/img/marseille_2006-05/&quot;&gt;Venez avec moi partager la balade&lt;/a&gt;, si vous êtes attentif, vous trouverez même le bateau d'Yves... ;-)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/img/marseille_2006-05/&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/blog/images/Miscellania/Mars_0605_c.jpg&quot; alt=&quot;Marseille&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;hr /&gt;


&lt;p&gt;...avec un très grand &lt;strong&gt;Merci !&lt;/strong&gt; à la &lt;a href=&quot;http://avrojnik.over-blog.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Sardine masquée du port&lt;/a&gt;, à Nanou et à Cristo...&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/22/#rev-pnote-258-1&quot; id=&quot;pnote-258-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Que je ne connais pour ainsi dire pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/22/#rev-pnote-258-2&quot; id=&quot;pnote-258-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Bien Bretonne, née à Langourla, ayant vécu à Pluzunet et l'Île Grande enfant, avec des ancètres marins Bretons et paysans Bretons, avant de déraper ensuite dans l'institutrice Bretonne et le directeur d'école Breton, promotion sociale à l'ancienne et à la force du &lt;del&gt;poignet&lt;/del&gt; porte-plume, rien que de l'authentique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/22/#rev-pnote-258-3&quot; id=&quot;pnote-258-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] Et oui, moi aussi, il arrive que des bas-fonctionnaires zélés me fassent &lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/2006/05/17/250-tronche-numerisable-standard#c2140&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;gravement chier&lt;/a&gt; pour m'établir des papiers d'identité, malgré mon air de &lt;em&gt;bon aryen&lt;/em&gt; &lt;del&gt;blond&lt;/del&gt; (enfin, plutôt gris maintenant...) aux yeux bleus bien propre sur lui...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/22/#rev-pnote-258-4&quot; id=&quot;pnote-258-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] Je ne perds d'ailleurs pas grand-chose : J'y suis passé l'autre jour ; circulez ! Y'a rien à voir. Et je ne me souvenais certes pas de l'adresse où j'habitais enfant, juste du nom de la rue, que je n'ai jamais réussi à retrouver... Par contre autour, certes &lt;em&gt;que la campagne est belle !&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/22/#rev-pnote-258-5&quot; id=&quot;pnote-258-5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;em&gt;Quelques kilomètres avant déjà, au Boulou, mon cerveau commence à se mettre en branle, mais l'arrivée à la gare de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Perpignan&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Perpignan&lt;/a&gt; est l'occasion d'une véritable éjaculation mentale qui atteint alors sa plus grande et sublime hauteur spéculative.&lt;/em&gt; - Salvador Dalí.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/22/#rev-pnote-258-6&quot; id=&quot;pnote-258-6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;] La France peut donc s'enorgueillir, malgré les dimensions relativement modestes du territoire national, de se trouver y détenir à la fois le &lt;em&gt;Centre&lt;/em&gt; et le &lt;em&gt;Trou du Cul de l'Univers&lt;/em&gt;, sans même parler du &lt;em&gt;Centre de la France&lt;/em&gt;, de la grotte de Lascaux, et d'une certain nombre de capitales fromagères de notoriété mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/22/#rev-pnote-258-7&quot; id=&quot;pnote-258-7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;] Ce qu'on raconte est vrai : C'est plein de parigots qui conduisent presque aussi mal que des grenoblois à Lyon !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/22/#rev-pnote-258-8&quot; id=&quot;pnote-258-8&quot;&gt;8&lt;/a&gt;] Ville où Swâmi Petaramesh n'a jamais eu autre chose que des emmerdes, comme quoi il aurait probablement mieux fait d'aller s'établir ailleurs...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/22/#rev-pnote-258-9&quot; id=&quot;pnote-258-9&quot;&gt;9&lt;/a&gt;] Et passa toute son adolescence à prendre grand soin de ne pas &quot;l'attraper&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/22/#rev-pnote-258-10&quot; id=&quot;pnote-258-10&quot;&gt;10&lt;/a&gt;] Sachant que le Cerle Polaire passe juste au-dessus d'Avignon, que la seule autre grande ville de France, au nord du Cercle Polaire, est Paris, et que là-bas, est-il besoin de le préciser, Y'a que des (cons de) parisiens qui parlent poinnnntü&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Dansent les ombres du monde</title>
    <link>http://petaramesh.org/post/2006/05/16/247-dansent-les-ombres-du-monde</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a02bf19f3a9c2335d50c814a8b61acbc</guid>
    <pubDate>Tue, 16 May 2006 10:38:04 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Petaramesh</dc:creator>
        <category>Intime Universel</category>
        <category>blues</category><category>couple</category><category>femmes</category><category>intime</category><category>musique</category>    
    <description>&lt;p&gt;Dimanche soir, je marchais dans la ville en sifflant&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;How many roads must a man walk down...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;    &lt;p&gt;Post-engueulade, en ruputure de couple, sorti faire un tour en ville.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je remonte à pied de Bellecour aux Terreaux, puis retour dans l'autre sens, croisant toute sorte d'humanité nocturne.&lt;br /&gt;
Couples se tenant par la main ou s'arrêtant pour s'embrasser ici ou là.&lt;br /&gt;
Groupes de 3 ou 4 filles en goguette, genre &quot;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://avrojnik.over-blog.com/article-2614395.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;cagoles&lt;/a&gt; de Lyon&lt;/em&gt;&quot;, si tant est que le genre existe. Criardes et criantes.&lt;br /&gt;
Groupes de 3 ou 4 gars genre &quot;&lt;em&gt;cailleras de banlieue&lt;/em&gt;&quot; descendus sur le centre et cherchant plus ou moins quelques filles seules à emmerder.&lt;br /&gt;
Papiers gras dans les rues.&lt;br /&gt;
Quelques types seuls, marchant du point A au point B, ombres dans l'ombre.&lt;br /&gt;
Femmes seules rasant un peu les murs, surtout en s'engageant dans des rues plus désertes, visiblement peu désireuses de se faire remarquer ou emmerder par quelques-uns des précédents. Pour certaines, leur peur, ou du moins leur malaise, est quasiment palpable à 50 mètres.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et aussi morceaux d'humanité à la dérive, précarité en marche. Ou à l'arrêt. Conscience noyée dans l'alcool. &lt;em&gt;Ombres du monde&lt;/em&gt;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/16/#pnote-247-1&quot; id=&quot;rev-pnote-247-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;. En errance. Complètement défoncés, mais parfois agressifs pour un bout de trottoir ou te demander une pièce.&lt;br /&gt; Pauvres hères.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;An' how many times can a man turn his head,&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;An' pretend that he just doesn't see?&lt;/em&gt;&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/16/#pnote-247-2&quot; id=&quot;rev-pnote-247-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Et moi marchant dans ces rues, solitaire, autre forme de dérive.&lt;br /&gt;
Retrouvant cette sensation ancienne, solitaire au coeur de la ville. Marchant sans but.&lt;br /&gt;
Regardant les gens, regardant les filles.&lt;br /&gt;
Paysage urbain, paysage nocturne. Paysage humain. Dont je fais partie.&lt;br /&gt;
Figuration intelligente.&lt;br /&gt;
Sifflant &lt;q&gt;&lt;em&gt;How many roads must a man walk down...&lt;/em&gt;&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Récupéré ma caisse au 7ème sous-sol du parking. Monté la colline de Fourvière.&lt;br /&gt;
De ce balcon, je surplombe la ville parée de ses lumières.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;An' how many times must a man look up&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Before he can see the sky?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Beaucoup de monde sur ce parking aussi. Des jeunes surtout, par groupes ou par couples.&lt;br /&gt;
Des qui descendent des bières sur les marches de la basilique. En fumant des trucs pas franchement catholiques, qui sentent bon le &lt;em&gt;chichou&lt;/em&gt; à 15 mètres.&lt;br /&gt;
Je suis toujours surpris par ces groupes de jeunes qui se miurgent à la bière ici ou là sur des marches. Incompréhensible pour moi. Jamais vu de mon temps de vieux schnock.&lt;br /&gt;
Je suis le seul à être seul, du moins pour ce que je vois.&lt;br /&gt;
Deux mètres sur ma gauche, une jeunette assez mignonne allume sa cigarette. Le vent m'en apporte le parfum. Envie de lui en demander une et d'engager ainsi la conversation. Je ne fais ni l'un ni l'autre, ce ne serait pas vraiment une bonne idée.
Au bout d'un moment je repars. Je vais rentrer chez moi, que faire d'autre&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;The answer, my friend, is blowin' in the wind,&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;The answer is blowin' in the wind.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Hier soir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On s'la débouche, cette bouteilles de Champagne.&lt;br /&gt;
Je ne sais pas trop pourquoi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pas ce qu'on fête, ou ce qu'on enterre. Ni ce que je cherche à comprendre mais ne comprends pas.&lt;br /&gt;
Déposer les armes et boire une coupe dans ces flûtes que j'avais achetées pour notre première nuit. Il y a douze ans.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;An' how many ears must one man have&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Before he can hear people cry?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Passer une paire d'heures à parler et essayer de comprendre au point de ne plus savoir ce qu'il pourrait bien y avoir à comprendre.&lt;br /&gt;
Pourquoi est-ce que ça ne le fait pas ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Puis passer une paire d'heures à faire l'amour. Tendrement, divinement. Doucement. Fortement.&lt;br /&gt;
Constater que ça le fait toujours aussi bien, toujours autant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Y'a plus de Champagne depuis longtemps. Ouvrir une bouteille de Bordeaux.&lt;br /&gt;
On fumerait bien une cigarette, mais forcément, y'en a pas.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Rester là, emmêlés l'un dans l'autre, détendus. Calmes. Se regarder, se ressentir, mélanger nos odeurs.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Finir par aller se coucher, parce que demain, ça recommence.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Se réveiller tête dans le cul, mal au crâne. Trop picolé, tiens. Et pas assez dormi.&lt;br /&gt;
Se lever encore tout parfumés de fragances sexuelles. Sourire matinal. On sent le foutre à quinze mètres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Se dire qu'avant on n'y comprenait pas grand-chose.&lt;br /&gt;
Et que là on n'y comprend rien.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;The answer, my friend, is blowin' in the wind,&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;The answer is blowin' in the wind.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;p&gt;Ce soir elle dînera en ville avec &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/2006/04/02/169-roseline&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Roseline&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;. Je passerai la soirée seul avec le Nain. Quand il sera pieuté, ça me laissera du temps pour bloguer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur mon &lt;em&gt;juke-box&lt;/em&gt; ce matin, la version &lt;em&gt;Art of Noise&lt;/em&gt; de &lt;em&gt;Peter Gunn&lt;/em&gt;. Rien à voir. Mais ça réveille.&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;The answer, my friend, is blowin' in the wind,&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;The answer is blowin' in the wind.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/16/#rev-pnote-247-1&quot; id=&quot;pnote-247-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;em&gt;Téléphone&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://petaramesh.org/post/2006/05/16/#rev-pnote-247-2&quot; id=&quot;pnote-247-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] Rendons à &lt;em&gt;Bob&lt;/em&gt; ce qui est à &lt;em&gt;Dylan&lt;/em&gt;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La pensée du matin</title>
    <link>http://petaramesh.org/post/2006/05/06/229-la-pensee-du-matin</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fb43a139cd160a2b38930443d4c90e72</guid>
    <pubDate>Sat, 06 May 2006 12:41:59 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Petaramesh</dc:creator>
        <category>Intime Universel</category>
        <category>folie</category><category>intime</category><category>lucidité</category><category>méditation</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Seul le fou dit ce qu'il pense.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais il faut déjà être aux trois-quarts fou pour seulement commencer à penser les choses telles qu'elles &lt;em&gt;sont&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Solitude standing</title>
    <link>http://petaramesh.org/post/2006/04/30/215-solitude-standing</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:47c7ea9283cccd5ff6f46d9e210106e7</guid>
    <pubDate>Sun, 30 Apr 2006 14:30:35 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Petaramesh</dc:creator>
        <category>Intime Universel</category>
        <category>blues</category><category>couple</category><category>intime</category><category>solitude</category>    
    <description>&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Solitude stands in the doorway&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;And I'm struck once again by her black silhouette&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;By her long cool stare and her silence&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;I suddenly remember each time we've met&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;    &lt;p&gt;En guise de maigre écho au magnifique et bouleversant billet de Traou &quot;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.traou.net/blog/index.php?2006/04/29/116-mon-compagnon&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Mon compagnon&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&quot;, en guise de ce qui ne sera certainement pas non plus une consolation...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La solitude peut aussi se trouver en la présence de l'autre, la solitude peut être, peut-être, aussi douloureuse, qui sait, pire&amp;nbsp;? parce que plus amère, quand la présence de l'autre n'est plus que partage d'une sourde hostilité, d'une constante exaspération, d'un inextinguible énervement, de reproches muets... mais jamais, non plus jamais, de caresses, de sourires, de réconfort, de jouissance, de rires partagés...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand la lumière sous la porte ne signale plus que seulement&amp;nbsp;: &quot;&lt;em&gt;Il y a quelqu'un ici, qui, en bonne partie, aliène ta liberté&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quand le comble de l'attente vis-à-vis de l'autre est d'attendre qu'il n'y ait point d'éclat, qu'il n'y ait point de cris, que la mauvaise humeur ne soit pas trop visible, que la rancune ne soit pas trop étouffante...&lt;/p&gt;


&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;And she turns to me with her hand extended&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Her palm is split with a flower with a flame&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;And she says &quot;I've come to set a twisted thing straight&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;And she says &quot;I've come to lighten this dark heart&quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;And she takes my wrist, I feel her imprint of fear&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;And I say &quot;I've never thought of finding you here&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;


&lt;hr /&gt;

&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Texte cité&amp;nbsp;: &quot;&lt;/em&gt;Solitude Standing&lt;em&gt;&quot;, Suzanne Vega)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La médaille en chocolat</title>
    <link>http://petaramesh.org/post/2006/04/30/214-medaille-en-chocolat</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ba617b4b6fbe8bde10a2cb8dec260191</guid>
    <pubDate>Sun, 30 Apr 2006 12:35:26 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Petaramesh</dc:creator>
        <category>Chienne de vie</category>
        <category>chienne de vie</category><category>commandeur</category><category>intime</category><category>médaille</category>    
    <description>&lt;p&gt;Jeudi, après la balade en forêt, la famille Petaramesh va boire une tasse de thé chez &lt;em&gt;Mâ Grandmèramesh&lt;/em&gt;, l'honorable mère de Swâmi Petaramesh.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Quelques instants après être arrivés, Swâmi Petaramesh remarque sur une commode un épouvantable, mais vraiment horrible, porte-stylo-encrier de bois précieux z'et cristal, que Swâmi Petaramesh rêvait déjà de passer par la fenêtre quand il était enfant.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- &lt;em&gt;Swâmi Petaramesh&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: Tiens&amp;nbsp;! Cette horreur existe encore&amp;nbsp;? Personne ne s'est décidé à la foutre à la poubelle&amp;nbsp;? Ca, c'est un truc qui me ferait plaisir !&lt;br /&gt;
- &lt;em&gt;Mâ Grandmeramesh&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: C'est-à-dire que l'autre fois, dans la conversation, tu m'avais dit que tu n'avais rien eu de personnel à la mort de ton père... Alors j'ai retrouvé cet encrier, et j'avais pensé que ça te ferait peut-être plaisir...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(Il y a un ou deux mois de cela, en effet, lors d'une conversation où l'on évoquait le passé - chose que l'on fait très bien dans les conversations familiales - Swâmi Petaramesh avait mentionné le fait qu'il avait été blessé, à la mort de son père, de n'en hériter d'aucun &quot;souvenir personnel&quot;, d'aucun objet personnel, alors qu'il avait chéri plus que tout la petite radio et la trousse de tournevis qu'il avait reçues à la mort de son grand-père vénéré. Swâmi Petaramesh est surpris que, toute &lt;em&gt;alzheimée&lt;/em&gt; qu'elle soit, &lt;em&gt;Mâ Grandmèramesh&lt;/em&gt; ait gardé cette remarque à l'esprit.  On ne sait jamais ce qui laissera trace ou pas...)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- &lt;em&gt;Swâmi Petaramesh&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: Ah oui, mais ce truc-là, ce qui me ferait très plaisir, ce serait juste de le foutre à la poubelle, alors ça ne va pas le faire... Et puis, tu sais, l'autre jour, je t'avais dit que cela m'avait blessé &lt;em&gt;&lt;strong&gt;il y a vingt ans&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. Cela aurait eu un sens pour moi il y a vingt ans, cela n'en a plus guère aujourd'hui. Essayer de réparer ça aujourd'hui n'a vraiment aucun sens...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On boit le thé.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://petaramesh.org/blog/images/chienne/chocolat_1_LR.jpg&quot; alt=&quot;Médaille&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; /&gt; Un moment après, &lt;em&gt;Mâ Grandmeramesh&lt;/em&gt; revient avec une petite boîte.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;- Et la &lt;em&gt;Légion d'Honneur&lt;/em&gt; de ton père, ça te ferait plaisir ?&lt;br /&gt;
- Ben... Je ne vois pas trop ce que je pourrais bien en foutre. Pour moi, ce n'est pas vraiment un truc personnel, il ne se baladait pas avec la big médaille, même s'il faisait ses courses en costard-cravate avec le p'tit ruban rouge à la boutonnière... Mais franchement, je te l'ai dit tout-à-l'heure, c'est pas la peine.&lt;br /&gt;
- Alors tu ne la veux pas ?&lt;br /&gt;
- Bah, qu'est-ce que tu veux que j'en fasse ?&lt;br /&gt;
- Ben je ne sais pas moi. Prends-la, ça me ferait plaisir.&lt;br /&gt;
- Ah bon, alors d'accord. Si je ne sais vraiment pas quoi en faire, je pourrai toujours &lt;em&gt;la bloguer&lt;/em&gt;, ça sera déjà ça.&lt;br /&gt;
- ...&lt;br /&gt;
- T'es sûre que c'est la &lt;em&gt;Légion d'Honneur&lt;/em&gt; celle-là, c'est pas plutôt les &lt;em&gt;Palmes Académiques&lt;/em&gt; ?&lt;br /&gt;
- Ah non, les &lt;em&gt;Palmes Académiques&lt;/em&gt;, elles étaient pas comme ça. Avec les drapeaux et &quot;&lt;em&gt;Honneur et Patrie&lt;/em&gt;&quot;, ça doit être la &lt;em&gt;Légion d'Honneur&lt;/em&gt;...&lt;br /&gt;
- C'est pas plutôt la &lt;em&gt;Croix de Guerre&lt;/em&gt; ?&lt;br /&gt;
- Ah non, la &lt;em&gt;Croix de Guerre&lt;/em&gt;, c'est pas celle-là. Avec le ruban rouge, c'est la &lt;em&gt;Légion d'Honneur&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
- Ah ouais, tu dois avoir raison. De toute manière, celle qui m'aurait plu, c'est celle que lui avait filé le Roi de Norvège. Celle-là, elle était vraiment classieuse. Tu sais pas où elle est ?&lt;br /&gt;
- Ah non, elle, je sais pas. Avec tous les déménagements, y'a plein de trucs que j'ai jamais retrouvés. Les autres médailles, toutes les médailles sportives, de tennis, d'athlétisme tout ça, je sais pas où elles sont, et les autres de guerre non plus. Ni le &lt;em&gt;Commandeur des Palmes Académiques&lt;/em&gt;. Y'a que la &lt;em&gt;Légion d'Honneur&lt;/em&gt; qui était rangée à part. T'as qu'à la prendre.&lt;br /&gt;
- Hmmmff... Je ne sais vraiment pas si j'ai envie de l'avoir... Ca ne m'évoque rien.&lt;br /&gt;
- Tu préférerais peut-être que je la donne à &lt;em&gt;J&lt;/em&gt;... ?&lt;br /&gt;
- Ah, ben si tu me prends par les sentiments... OK, OK, je la prends. Je pourrai toujours la &lt;em&gt;bloguer&lt;/em&gt;. Sinon, je la mettrai avec mon T-shirt. Ca fera claaâââssse...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec autant de décorations, c'était pas un père, c'était un sapin de Noël...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>C'est le printemps</title>
    <link>http://petaramesh.org/post/2006/04/23/201-c-est-le-printemps</link>
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    <pubDate>Sun, 23 Apr 2006 10:04:56 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Petaramesh</dc:creator>
        <category>Intime Universel</category>
        <category>cigarette</category><category>déprime</category><category>filles</category><category>intime</category><category>printemps</category><category>santé</category><category>suicide</category><category>vieillir</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Arrêt de la cigarette, enfin. Quelque chose finalement a choisi la vie et choisi d'interrompre le suicide permanent.&lt;br /&gt;
Peut-être parce que ça commençait à vraiment craindre&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Volonté de vie&amp;nbsp;: Bon signe. Capacité de tenir le coup&amp;nbsp;: Bon signe. Etat pas si dépressif que ça, donc.&lt;br /&gt;
Il en reste encore un poil, encore un poil sous la pédale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Printemps. Désir de renouveau, de rajeunissement&amp;nbsp;? Envie de remettre des compteurs à zéro&amp;nbsp;? Bien sûr la pendule ne tourne que dans un sens.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Soleil d'avril, filles en fleur dans les parcs, légèrement vêtues. Les trois quarts de ces filles sont &lt;em&gt;trop jeunes pour toi&lt;/em&gt;, mon pote, il faudra bien que tu t'y fasses, car ça ne va pas s'améliorant. Crise de la quarantaine-plus-deux&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Désir de renouveau, de liberté, d'autre chose.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;...ont l'air ma foi de vivre quelque chose de sympathique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ils font envie, c'est clair. On en reprendrait bien oh, juste une cuillère...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Des baisers au soleil, des mains sous le t-shirt. De nouvelles découvertes...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
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