Ashram de Swâmi Petaramesh

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Râleries dualistes

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jeudi 11 février 2010

CHSCT à basse consommation ?

Longtemps je me suis demandé ce qu'il convenait de faire quand on casse une ampoule "basse consommation" puisque ces saloperies écologiques contiennent entre autres choses des vapeurs de mercure et que l'intoxication aux métaux lourds, c'est pas bien, et au mercure, c'est encore moins bien. Ça fait pondre des monstres et travailler du chapeau, entre autres courtes maladies rigolotes, comme disait Desproges.

Et les vapeurs de mercure, c'est la meilleure façon de s'intoxiquer au mercure, puisqu'environ 80% du mercure respiré passe dans le sang, et franchit même allègrement la barrière hémato-encéphalique pour atteindre le cerveau, youplalà.

Depuis, j'ai appris je ne sais plus où, vu que c'est le type d'information qui a du mal à infuser dans un pays au ministère de la santé par ailleurs obsédé par la grippe A, que quand on casse une ampoule basse consommation, les précautions élémentaires exigent d'aérer en grand et d'évacuer la pièce concernée pendant au moins 20 minutes pour ne pas inhaler les gaz toxiques qu'elle libère, ce que je suis prêt à parier que pratiquement personne ne sait en encore moins ne fait.

Les ampoules basse conso, solution miracle[1] d'aujourd'hui et "amiante" dans 20 ans ? Possible.

Longtemps je me suis demandé ce qu'il fallait faire des ampoules basse conso H.S., la petite poubelle barrée sur le culot accompagnée du sigle "Hg" (mercure) étant formelle : pas poubelle ordinaire, et pas poubelle "recyclable" non plus.

Mais depuis quelques temps, ça y est, on a la réponse : de plus en plus de grandes et moyennes surfaces mettent des bacs de récupération à l'intérieur du magasin, j'en ai vu chez Auchan par exemple derrière les caisses, et j'en vois encore un beau aujourd'hui, chez Monoprix Lyon place de Valmy pour ne pas les citer.

Là, par exemple, on trouve un joli bac à récupération d'ampoules basse consommation entre les caisses et l'entrée du magasin, sur le passage des clients, à un endroit bien "en intérieur" et pas particulièrement ventilé.

Le panneau surplombant le joli bac invite à y jeter seulement les ampoules basse consommation non cassées, sachant que, quand on jette un truc aussi fragile[2] qu'une ampoule basse conso dans un bac relativement profond par-dessus ses soeurs d'infortune que se passe-t-il ? Ben ouais mon gars, c'est comme dans les bacs à bouteilles en verre, hein, 75% de chances que l'ampoule jetée se casse aussitôt, avec un bon pourcentage de chances de casser également celle sur laquelle elle tombe, si par miracle elle était encore non-cassée.

Donc moi je me dis comme ça que ces jolis bacs de récupération écolo qu'on trouve de plus en plus derrière les caisses des grandes et moyennes surfaces, ça fait de beaux générateurs de vapeurs de mercure pour offrir une bonne sniffette au client qui passe avec son caddie plein, certes, mais c'est encore mieux pour les personnels de ces magasins qui passent leur journée à bosser à quelques mètres des jolis bacs...[3]

Or donc, que font les CHSCT[4] ?

Notes

[1] Surtout pour ceux qui les vendent.

[2] J'en ai cassé une l'autre jour rien qu'en la dévissant légèrement en porte-à-faux...

[3] Après une exposition chronique à de faibles concentrations de vapeur de mercure (50 à 100 µg/m3), il peut y avoir un délai avant l'apparition d'effets nocifs sur le système nerveux central, les reins et la glande thyroïde et ceux-ci risquent d'être plus subtils. Il est difficile de distinguer les symptômes d'intoxication au mercure de ceux d'autres aliments de consommation courante. Les symptômes comprennent des tremblements, des faiblesses musculaires, des dépressions, des changements de personnalité, des pertes de mémoire à court terme chez l'adulte, des éruptions cutanées, particulièrement des rougeurs et une desquamation des mains et des pieds chez l'enfant. | ''Source

[4] Comité d'Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail

mercredi 6 janvier 2010

La déplaisante mémoire sélective de la carte Técély

Pauvre un jour, pauvre toujours !

La ville de Lyon, outre qu'elle possède le plus beau métro d'Europe, a également sa carte d'abonnement transports "à puce" appelée Carte Técély, jadis nominée aux Big Brother Awards.

Il y a plusieurs années de cela, Ma Sainteté ayant goûté aux joies du chômage "fin de droits" a été l'espace de quelques mois l'heureux bénéficiaire d'un abonnement transports au "tarif social spécial pauvres", tarif originalement et discrètement appelé "Pass' 2 partout" tandis que l'abonnement à tarif normal est appelé "Pass' partout".

Cette période de vaches maigres depuis longtemps close, après avoir oublié ma carte Técély longtemps dans un tiroir, je la nourris de nouveau chaque mois depuis un an, au tarif d'autant plus normal que mon employeur en rembourse la moitié.

Pourtant, chaque début de mois, quand j'insère la jolie carte dans la borne automatique destinée à la recharger, voici l'historique qui s'affiche à l'écran sous mes beaux yeux bleus esbaudis :

Mémoire de pauvreté

Je constate donc que :

  • Les douze derniers mois scrupuleusement raqués au prix fort ne laissent aucune trace dans la jolie mémoire "historique" de la carte.[1]
  • Mais qu'elle se souvient par contre imperturbablement, et fort bien, des trois derniers mois payés au tarif pauvre, et qui remontent à... 2006, oui, il y a plus de 3 ans de cela !

Comme je doute fort que cette éléphantesque mémoire puisse servir à vérifier des "droits à réduction" obsolètes depuis plus de 3 ans, je ne puis que m'interroger sur les raisons d'une aussi bonne mémoire de ma cartounette :

  • Est-ce dans le souci de me rappeler mensuellement l'impermanence de toute chose et un possible retour prochain de la dèche ?
  • Ou dans le louable désir de me signaler comme ancien pauvre à tout contrôleur de passage avec son bidule électronique, ancien pauvre, donc possible actuel fraudeur ?

Va savoir, je ne connais pas les arcanes cérébrales des principes de précaution en vigueur dans l'esprit des informaticiens des TCL ou du Sytral, quoi qu'il en soit, pour la carte Técély, c'est "pauvre un jour, pauvre toujours" !

Et classes fauchées, classes surveillées !

S'il était besoin de réfléchir à l'excessivement excellente mémoire des circuits informatiques et au fameux "droit à l'oubli"...

Notes

[1] Seul le dernier mois payé au tarif normal est visible.

Chez Paul, on est mal reçu

Tiens, première fois que je tente d'aller voir chez Paul si des fois on y trouverait du pognon boulot...

Ben on est comme qui dirait mal reçu dès qu'on a l'outrecuidance de vouloir consulter des "offres d'emploi"...

Chez Paul, on est mal reçu

Déjà que chercher du taf dans les environs d'un bled inconnu de toutes les bases de données d'offres d'emploi, c'est comme qui dirait pas simple... M'enfin chez Paul, on n'arrive même pas jusqu'à formuler une recherche, on évite donc ce genre de déception.

Question subsidiaire : qui est "nicola" ?

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lundi 4 janvier 2010

Avant / après

Conduire en 1990

Concentrer son attention sur la conduite. Regarder la route devant soi, évaluer les autres véhicules. Jeter de temps à autre un bref coup d'oeil sur le compteur pour se faire une idée. Se poser des questions relatives à sa distance de sécurité, l'état de la route et du trafic, l'adhérence, la surprise qui peut guetter dans le virage ou après le dos d'âne. Se demander Sur autoroute déserte et dégagée, 165 Km/h de croisière, c'est bon ? 170 ? Un peu trop pour le moteur sur 2 heures, sans doute... Allez, je me règle sur le compte-tours, l'autre je l'oublie. Croisière à 4000 tours/mn.. Adapter sa vitesse aux conditions, rouler en-dessous des limitations quand les conditions l'exigent, au-dessus quand elles le permettent. Arriver en s'étant fait plaisir sur la route.

Conduire en 2010

Concentrer son attention sur les radars. N'accorder que 20% de son temps de regard et de cerveau disponibles à la route et au trafic devant soi. Partager les 80% restants à peu près à égalité entre contrôle obsessionnel du compteur, balayage latéral droite-gauche gauche-droite des bas-côtés de la route. Y a-t-il un radar planqué derrière cette passerelle ? Au fond à droite, est-ce un débouché de chemin de terre, une planque-à-bleu plausible ? La caisse là-bas en warnings a-t-elle une innocente bouée-canard sur la plage arrière ou cette fausse grosse paire de baffles de jacky est-elle un vrai radar ? Tu crois qu'y m'a eu, ou j'étais bon ? Rythmé par les bip-bips du GPS, se tuer les yeux à déchiffrer les symboles et petits caractères : radar fixe certain, radar mobile possible... Sur autoroute, un bip toutes les deux passerelles... Accélérer, ralentir, accélérer, ralentir, augmenter sa consommation effetdeserrisante... Se rendre soudain compte qu'à force de regarder le compteur, le GPS, à gauche, à droite, sous le pont et derrière les buissons, on ne s'est pas rendu compte que la route est glissante ou qu'on roule trop près du mec qui est devant, ce veau qui se traîne à 90... Dépasser nuitamment sur autoroute déserte un autre qui roupille à 130, s'inquiéter de savoir s'il dort en cruise control, si l'embardée le guette... Rester zen sur la file de gauche pendant que le gars de devant met 25 minutes à doubler à 131 km/h celui de la file du milieu qui roule à 129... Constater que si les vitesses se sont réduites, les veaux qui dorment scrupuleusement en mode réglementaire roulent à deux mètres les uns derrière les autres et que les distances de sécurité sont les premières victimes de l'homogénéité des vitesses. Le premier qui freine créera une jolie pile de Césars !

Arriver épuisé, fatigue visuelle, les yeux rougis de droite-gauche-compteur-gauche-droite-GPS-compteur... Bon entraînement aux changements permanents de distance d'accomodation. Euh depuis combien de temps j'ai pas regardé devant, déjà ?

Travail à la maison : Télécharger régulièrement la mise à jour de la base de données des radars à injecter dans le GPS... Parce que là, j'en ai encore vu deux que ça a même pas bipé...

mercredi 16 décembre 2009

Bestiaux

Comme une sale impression...

Figurez-vous que Ma Sainteté sortant du métro est très très en colère, et que ce billet, ça fait déjà quelques mois qu'il me démange.

La belle ville de Lyon possède quatre lignes de métro, originalement numérotées de A à D, la ligne D étant une ligne de métro automatique, qui, comme beaucoup de lignes de métro, va de chez les pauvres à chez les pauvres en passant par le centre-ville.

Or donc, Ma Sainteté, écologiste en diable et soucieuse de Son bilan-carbone, passe matin et soir un peu plus d'un quart d'heure dans cette ligne D, ce qui, tous les forts en calcul parmi l'honorable assistance ayant poursuivi leurs études jusqu'au CE1 le sauront, représente un peu plus d'une demi-heure par jour, ou un peu plus de deux heures 1/2 par semaine, ou une bonne centaine d'heures par an.

Ce n'était jusqu'ici, franchement pas désagréable : cette ligne automatique crache une rame toutes les deux minutes aux bonnes heures, et n'est quasiment jamais en grève, les ordinateurs pilotant les rames n'ayant que faire de la pressurisation patronale qui s'exerce sur les honnêtes salariés.

Les rames étaient confortables, normalement aménagées, dans des tons beiges reposants, raisonnablement éclairées, et, en s'asseyant en bout de rame à l'avant ou à l'arrière, face à la voie, on jouissait d'une paix royale pour pouvoir bouquiner peinardos un quart d'heure en allant au boulot. Assis ailleurs, ma foi, ce n'était pas trop mal non plus.

Mais voilà que la régie des transports de la brave ville de Lyon a décidé il y a quelques années de moderniser et réhabiliter ces rames de vingt ans d'aĝe dans le louable but d'y entasser plus de monde, au chausse-pied si besoin, c'est-à-dire de faire tenir un max de monde debout.

Ils se sont donc mis à moderniser une ou deux rames, puis maintenant toutes, au rythme d'une ou deux "nouvelles" rames par mois qui remplacent les anciennes.

Ces "nouvelles" rames, c'est simple, sont tellement à chier des briques en éventail qu'au début, quand elles étaient rares et que j'en voyais passer une, je restais sur le quai furax, attendant la suivante en espérant qu'elle soit "vieille".

Parce que je ne me véhicule pas dans des wagons à bestiaux, moi, monsieur !

Trois fois hélas, maintenant les "nouvelles" rames deviennent tellement nombreuses que, si on veut en attendre une ancienne, il faut se préparer à perdre 10 minutes de plus, et ça ne va pas aller en s'arrangeant.

Alors maintenant, de plus en plus souvent, comme ce soir, surtout si je suis pressé, je me véhicule dans un wagon à bestiaux.

Mais qu'ont-elles de si à chier, ces nouvelles rames, me demanderez-vous ?

Tout d'abord, pour maximiser le nombre de bestiaux debout (l'affichette réglementaire indique 120 places de cons debout par wagon), ils ont supprimé les rangées de sièges "ordinaires" et confortables, et les ont remplacés par des espèces de bancs à coque de plastique inconfortables en diable, placés longitudinalement le long des parois, ce qui fait que vous n'êtes plus désormais assis dans le sens de la marche, ou contraire de la marche, mais que vous vous déplacez latéralement. Comme ces métros accélèrent et freinent plutôt bien, merci, vous passez chaque démarrage et arrêt à compenser avec les jambes pour ne pas glisser de travers, appuyer indûment sur l'épaule de votre voisin, ou contrer la pression de la sienne, la force d'inertie étant ce qu'elle est.

L'affichette réglementaire indique désormais, optimiste, 40 places assises par wagon, mais je les ai comptées, facile, il n'y en a que 32. Si on ose appeler ça des "places assises", puisque non contents d'avoir fait des banquettes en coque de plastique revêtues d'un bout de coussinet mince comme le quotient intellectuel d'un militant P.S./U.M.P., ils ont fait les places assises par deux, séparées des deux suivantes par un méchant bout du tube métallique ayant la prétention de faire fonction d'accoudoir. Et chaque lot de deux places est si étroit que, si votre voisin a une carrure physique un tout petit peu plus large que celle de notre bien-aimé Président, soit vous l'écrasez, soit il vous bourre contre le tube métallique qui vous rentre méchant dans le bassin.

Tout le centre du wagon étant désormais libéré pour les voyageurs debout, auxquels, si vous êtes assis, vous faites face, vous avez le visage juste à bonne hauteur de pet, ou bien plus couramment pour vous prendre des coups involontaires de sacs à main dans la gueule, ou, si vous avez la prétention d'avoir quand même sorti un bouquin, d'avoir le sac d'une dame en plein dans l'axe entre vos yeux et votre bouquin. Bref, pour bouquiner, c'est mort.

Vous pourriez penser que ça aurait suffi, mais non, ça ne suffisait pas au Fabuleux Décorateur qui a conçu cette sombre merde.

Parce que, voyez-vous, autant les anciens wagons étaient dans les tons beiges doux et raisonnablement éclairés, autant la déco "100% plastoc" des nouveaux est dans un magnifique ton "blanc-bleuâtre" de machine à laver, rehaussé par un nouvel éclairage beaucoup plus violent, les tubes fluorescents éclairant la scène ayant visiblement été remplacés par des modèles non seulement plus puissants, mais également à la lumière beaucoup plus bleue d'hôpital.

Tout ce blanc-moche violemment éclairé de bleuâtre, avec les mincissimes coussinets rouges, franchement, le matin, quand tu montes dans un wagon plutôt vide, tu as l'impression d'entrer dans une morgue pour la première autopsie de la journée.

Alors que cela se sache, que cela se répète : Je maudis pour treize générations les infâmes trous du cul qui ont conçu ces nouveaux "aménagements" des rames de la ligne D du métro lyonnais, je leur pisse à la raie, tout comme je pisse à la raie de toute la chaîne hiérarchique qui a demandé ça et donné son accord à ça.

Parce que moi, ces putains de wagons, c'est là que je commence ma journée et c'est là que je la finis. J'y passe 2 heures et demie par semaine, une centaine d'heures par an.

Et je doute fort que les trous du fion qui ont si bien contribué à rendre le monde encore un peu plus moche, un peu plus inhumain, un peu plus stressant, un peu plus déplaisant, et ont remplacé mon trajet matinal et vespéral pépère par une gerbante corvée, je doute fort que ces gros cons y passent autant de temps que moi. Mais franchement, j'aimerais.

vendredi 27 novembre 2009

La guerre c'est la paix

Encore entendue sur Rance-Info ce matin,[1] pas vraiment nouvelle, mais tellement savoureuse...

La définition Novlangue du jour

  • Plan de sauvegarde de l'emploi : (loc. novl.) Virer du monde, plein, et l'envoyer se faire voir chez Paul.

Notes

[1] À propos d'une charrette chez Le Parisien.

mardi 17 novembre 2009

Train man

Quand j'étais petit, j'adorais mon train électrique, mais ces temps-ci, du train électrique, j'en bouffe jusqu'à plus faim, et cet amour d'enfance a vraiment fini par me rester aussi en travers du gosier que le rapport qualité/prix qu'un sandwich SNCF...

Parce que voilà, Internet, c'est bel et bon, mais ça a juste comme un tout petit défaut : ça crée des relations fortes sans plus de notion de distance que n'en a l'électron moyen, et puis le jour où ces relations se dévirtualisent, s'affectivent, se sexualisent et plus si affinités, tu te rends soudain compte que le kilométrage est aussi mauvais pour ton bilan carbone que pour ton portefeuille, camarade.

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vendredi 3 juillet 2009

Le McDo du coin augmente ses prix de 14,1%

Ouais, je sais, je sais, ami-e-s bovistes et disciples écolos, je ne devrais pas y aller, la honte est sur moi, je me couvre la tête de cendres et me roule dans le pipi de chat !

N'empêche. J'y vais quand même, parce que je suis un être profondément malsain, et qu'en plus je bouffe bien ce que je veux, non mais. Et puis y'a le Wi-Fi ;-)

Et j'ai remarqué qu'hier, ben les prix étaient à la caisse au centime près les mêmes que la semaine d'avant. Pas bougée d'un millipoil la ponction dans mon escarcelle.

Alors, ce que je ne fais jamais d'habitude, j'ai regardé le ticket de caisse, pour une fois.

Et en bas y'avait bien marqué T.V.A. 5,5% montant X.

Ben ouais, du jour au lendemain la T.V.A. restauration est tombée de 19,6 à 5,5%. Et le prix TTC du McDo est d'une totale stabilité. Conclusion, le McDo d'à côté a augmenté ses prix (conso sur place) de 14,1% dans la nuit.

Si au moins c'était pour aller gonfler de 14,1% le bulletin de salaire de leurs esclaves, je ne barguignerais certes pas. Mais j'ai pour ainsi dire comme de sérieux doutes...

Quignon de pain

Dans le métro. 6 ou 7 ans.

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mardi 30 juin 2009

Le Retour de la Malédiction qui Craint sa Mère

Horreur ! Malheur ! Ce doit être de saison... Pire que la Saint-Valentin ! Encore pire que la fête des mères, des pères, des grand-mères ou des secrétaires ! Pire encore qu'une lecture de la lettre de Guy Môquet en Sarkozye à la rentrée des classes ! Pire qu'une première partie de L. Parisot à un concert de Princident ! Pire même qu'un stage de motivation de cadres commerciaux ! Pire que tout, vous dis-je !

C'est le grand retour...

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mardi 16 juin 2009

Une des grandes questions de ce siècle...

...sera sans doute de tenter de comprendre un jour comment de telles quantités de gens auront pu passer une portion aussi importante de leur existence assis derrière un bureau à ne strictement rien produire d'intéressant ni d'utile à quoi que ce soit, alors qu'il y a tant d'Ailleurs qui leur tendraient les bras...

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mardi 2 juin 2009

Je ne sais rien mais je dirai tout !

Les morbaques, ou régurgitation d'une vingtaine d'heures d'intoxication médiatique.

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mercredi 27 mai 2009

Réorientation professionnelle

Ben oui, tôt ou tard...

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lundi 6 avril 2009

Ouvert dimanche et fêtes !

Je traînais ce jourd'hui à midi mon caddie entre les rayons de cocagne de l'Auchiant du coin, pas seulement pour faire plaisir à la belle Ko en lui offrant le loisir de narquoiser gentiment sur ma piètre décroissance, mais également parce que j'ai ces derniers temps une vie un peu compliquée de père à mi-temps célibataire à mi-temps travailleur à plein temps dormeur à temps très très partiel qui me laisse peu le loisir de flâner la marguerite au lèvres en fin de matinée entre les étals bigarrés du marché bio du p'tit village de pas ici, et puis quand même à l'Auchiant ils ont aussi la bonne bière qui me faisait défaut et dont certaine Rousse m'a communiqué le coupable penchant, et doncques durant l'heure réglementaire de ma pause méridienne j'y cavalais ventre à terre au cul de mon Caddie en attendant la récompense d'un panini bien dégueu avalé sur le pouce à l'échoppe voisine.

Victorieux de l'épreuve j'entassai enfin mes emplettes sur le tapis de caisse et attendis tranquillement le tour de sortir ma carte bleue sans que le stress de l'exercice ne fit une seconde se départir mon visage du sourire enjôleur qui fait tant pour l'humidité de vos zones tropicales, mesdames et chères amies.

Or doncques, ne voilà-t-il pas qu'en l'échange de ma carte vide-compte (qu'ils auraient du, en bonne logique, appeler carte rouge, comme au foute), la souriante esclave de caisse me tendit au débotté un magnifique bon d'achat de 6 Euros à valoir sur une prochaine visite, me causant quasiment ainsi une éjaculation prolétarienne intra-calfouette du bonheur de voir le soin particulier que Monsieur Auchiant prend à m'aider à éponger la crise tout en épongeant mon compte.

Las ! Regardant mieux l'objet de ma liesse, je m'aperçus aussitôt qu'il y était clairement mentionné en caractères pas petits du tout que ce luxueux présent était valable uniquement le lundi 13 avril (à condition de faire au moins péter 50 Euros, passque faut quand même pas pousser pépère) et, faute d'avoir acheté ce jour précis des pantoufles de vair, il se transformerait en torchebal dès le lendemain matin.

Valable uniquement... Le lundi 13 avril... Euh le lundi 13 avril... Ah ! Le lundi de Pâques !

Ben ouais. Le lundi de Pâques.

Imaginez vous, mes biens chers frères, soeurs et disciples, l'insoutenable tristesse que représenterait, un lundi de Pâques, le parking désert d'un hypermarché ? Ses rayons délaissés d'où n'émanerait plus le moindre grincement de roulette de caddie, la moindre muzaque au mètre, le moindre cri joyeux d'enfant de prolétaire devant les 3 truc-choses pour le prix de 2, le moindre Jean Dupont portable à la main demandant à madame d'une voix de stentor s'il doit prendre du Cajoline ou si l'assoupliseur Auchiant qu'est moins cher le fait aussi bien parce que c'est quand même moins grave que pour du dentifrice chinois qu'on sait pas combien d'antigel y'a dedans ? La sombre capitulation d'un rideau de fer baissé, d'un Temple de la Consommation abandonné aux seuls vigiles et maîtres-chiens ?

Pendant que les clients qui n'en seraient plus profiteraient d'une journée de repos à passer avec leurs enfants, leurs maîtresses, leurs amants, un bon bouquin, à profiter gratuitement des premières journées réellement printanières qui pointent le bout de leurs pâquerettes après un long hiver ? Pendant que les caissières qui n'en seraient plus feraient de même ?

Blasphème ! Viendez tous à Auchiant le lundi de Pâques, que jamais au grand jamais le temple ne désemplisse, sinon, le ciel s'ouvrira, la terre se fendra et engloutira notre civilisation dans un gouffre qu'il n'y aura plus qu'à torcher de quelques stock-options avant de tirer le déluge.

Non, cela ne se peut. Cela ne sera pas toléré. Aussi Monsieur Auchiant, pleinement conscient de l'importance vitale de l'enjeu, est-il prêt à mettre une main fictive à sa profonde poche et à jeter quelques piécettes aux nécessiteux afin qu'aucun ne manque à la Grande Journée des Promos du lundi 13 avril, ci-devant de Pâques.

Au nom d'Hyper, du Fric, et du Saint-Caddie, Allah Kodbar !

Bon, j'vais me servir une de ces bières. Je l'ai bien méritée.

mercredi 25 février 2009

Comment veux-tu comment veux-tu...

Il ne faut pas croire, mes bien chers frères, mes biens chères soeurs, qu'il n'y ait que dans les hautes sphères de l'état qu'on pratique l'enculage avec maestria. Que non point ! Celui qui n'a jamais tâté de l'enculage artisanal, bien de chez nous, ne sait pas ce qu'il perd !

Par exemple, Ma Sainteté, qui est je le confesse un assez bon expert en matière de sodomie et croyait ne plus rien à avoir à en apprendre, avait été pas mal éberluée de voir de son vivant un plombier changer l'intégralité d'un chiottard cuvette et chasse comprises alors qu'il eût en toute honnêteté suffi de changer un joint en silicone à 20 centimes d'Euro, ce qui aurait certes difficilement rentabilisé le déplacement.

D'un autre côté, comme ce n'était pas moi qui payais mais l'enfoiré de proprio qui engraissait son capital sur le dos de mes ASSEDIC depuis des années, et que c'était le plombier envoyé par la régie, peu m'en challait, parce que je rajoute de nouvelles formes à des verbes défectifs si je veux, je m'en voudrais de les abandonner à leur triste solitude les vouant à une disparition certaine.

Ma philosophie de vie est donc que peu importe de se faire enculer tant qu'on n'y est pour rien et que c'est quelqu'un d'autre de peu tibulaire qui paie pour faire vivre décemment nos bons artisans :-}

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