Ashram de Swâmi Petaramesh

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Non-dualité tout court

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mardi 10 octobre 2006

Pourquoi je ne serai jamais juré d'assises

Quiconque a travaillé pour une boîte américaine, en relation étroite avec d'amers ricains, s'est à maintes reprises entendu répondre au téléphone ou à l'e-mail que Mr. John Smith n'était pas joignable cette semaine car il était "on jury duty".

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lundi 11 septembre 2006

Joyeux Anniversaire 11 septembre !

Et dire que je ne le savais pas ! La honte est sur moi ! Je me couvre la tête de cendres et me roule dans le pipi de chat :~\
Je suis d'une ignorance crasse.

Y'a quand même de quoi me faire seppuku avec une fourchette à escargots, là, non ?

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Et on leur pèlera le jonc...

Comme au bailli du Limousin
Qu'on a pendu un beau matin
Qu'on a penduuuuuuu !
Avec ses trriiiiiiiipeeeeuhs ! ! !
- Les Visiteurs. Le film (1993). Poiré, Reno, Clavier...

Dieu a inventé le missile sol-sol.
Et la mine anti-personnel.
Et la bombe à sous-munitions.
Et la Kalash'.
Ça fait longtemps qu'Il trouve ça rigolu.

Vous ne me croyez pas ?

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Sat, Chit, Ananda

Ou Rions un peu avec les religions, qui ont toujours tant fait pour l'amitié entre les peuples, et tellement excellé à mettre les hommes d'accord entre eux...

En voici un savoureux exemple qui nous vient du XIVe s. :

27/ De même qu'un homme tombé à la mer voit ses sens perturbés, de même celui qui apprend que la Réalité est Une et indivisible, a l'esprit paralysé par l'angoisse.

28/ Le Maître Gaudapada l'a mentionné[1]: Certains yogis, adeptes du brahman pourvu de forme (c.-à-d. du dieu personnel), redoutent cet état de contemplation sans distinction.

29/ Ce yoga "sans contact" (asparsa-yoga) est difficile à mettre en oeuvre, car les yogis le redoutent : ils projettent leur angoisse sur Cela qui est exempt de trouble (et toujours serein).

30/ Le vénérable Maître Shankara parle de ces (bouddhistes) Madhyamika[2], si habiles en logique stérile, qui divaguent à propos de l'atman éternel, inconcevable par l'esprit.

31/ Ces bouddhistes, aveuglés par l'ignorance, ont le fol orgueil de faire fi de la Révélation (Sruti) ; réduits à ne voir que par les oeillères de l'inférence, ils ont échoué dans la "doctrine du non-Soi".

32/ (S'adressant aux bouddhistes :) Votre formule : "Seul, le Vide existait (auparavant)" signifie-t-elle que le Vide est associé à l'Être, ou bien qu'il est de la nature de l'Être ? Mais dans les deux cas, votre idée du Vide se trouve contredite.

33/ Le soleil et les ténèbres sont incompatibles ; il en va de même pour l'Être et le Néant : comment donc pouvez-vous prétendre que "le vide existait" ?

34/ (Réponse des bouddhistes :) Les noms-et-formes des éléments tel l'akasha, etc. sont projetés par la maya (sur l'Être, selon vous les védantins) ; (nous disons, quant à nous) de même, les noms-et-formes sont projetés sur la Vacuité.
(Réponse des védantins :) Vous êtes mal barrés ! (litt.: Puissiez-vous vivre longtemps !)

Srî Vidyaranya Swâmi, La Pancadasi[3]

Houhahahaha !

Je ne sais pas pourquoi, ça me fait hurler de rire.[4]

Notes

[1] Dans son commentaire à la Mandukya Upanishad, III, 39.

[2] Ceux qui suivent Nagarjuna et son école du Madhyamika = le chemin du milieu ; ils prennent une position intermédiaire et ne se rangent ni à l'affirmation ni à la négation au sujet des choses, mais les reconnaissent pour vides d'être propre (L'Inde Classique, 2343). Comme les autres écoles bouddhistes, les Madhyamika ne reconnaissent pas l'autorité de la Révélation védique et récusent la notion d'un Soi substantiel, permanent et immuable. Shankara critique la doctrine du Madhyamika dans son commentaire aux Brahma-sutra (II, 2, 31).

[3] Traduction et annotation d'Annie Cahn-Fung, Ed. Accarias - L'Originel, coll. Advaïta.

[4] Oui, je sais, je dois être un peu spécial.

vendredi 8 septembre 2006

Envisageons l'avenir

À la manière de Madame Laflote qui hésite entre les différents avenirs radieux qui s'offrent devant elle avec son dans dix putains d'années.

...Mais foin de mesquineries et de courtes années, poussons la logique à son terme ou presque, et posons-nous la question avec plus d'envergure.

(Enfin, posez-vous-la pour vous-même, pour Swâmi Petaramesh, ça n'a aucun intérêt)

Alors, dans soixante putains d'années, vous serez, à votre avis :

1/ Un joli cadavre bien conservé puant le formaldéhyde et les onguents dans un beau mausolée de marbre de Carrare dans un coin pépère du père Lachaise, niché entre deux autres célèbres conserves-pour-asticots ?

2/ Un vieux cadavre tout pourri et mité dans un cercueil de sapin gondolé et entr'ouvert en pleine terre entre deux autres ci-devant indigents du même acabit ?

3/ Quelques grammes de sels minéraux mélés à quelques fragments dentaires au milieu d'une quantité nettement plus importante de cendre de bois dans une urne "faux antique" d'un goût plus que douteux ?

4/ Un presque cadavre hébété flageolant sur ses dernières forces en voyant tout ce qu'il a été se dissoudre inexorablement ?

De ces quatre solutions, quelle est la plus glorieuse ?

Et comme disait, chez elle, Madame Laflote : Trois opchiones, un tchoïss. Celui qui recueillera le plus de commentaires sera commandé au grand architecte pour mes années de vie à venir...

Bon là, pour changer, il y a quatre opchiones.

samedi 12 août 2006

Rama Rama Ding Ding

J'ai failli me pisser dessus de rire en voyant l'image de ce T-Shirt linkée chez Embruns par La Lène :

Religions of the world

Un qui ferait sans aucun doute plaisir à Tarquine pour son petit Noël !

Si d'aucuns souhaitent se revêtir d'une telle profession de Foi, on en trouve ici ou avec hélas des variations dans le texte et les polices de caractères, que je trouve plutôt moins réussies... La version la plus fidèle au texte montré ici étant apparemment celle-là[1]...

Parmi les ajouts proposés dans les diverses variantes, on trouve également les nécessaires :

  • ATHEISM : There is no such thing as shit.
  • AGNOSTICISM : I don't know whether shit happens.


Notes

[1] Euh tiens, c'est simple, je n'ai pas pu résister ;-)

mardi 11 juillet 2006

A moitié pas moi. Ou tout comme.

Bien que me la pétant veugra comme un ouf' en tant que Directeur Spirituel et Grand Maître Quatre-Vingts de cet Ashram (pas trop dur : y'a que moi...), sans compter Grand Guru Cosmoplanétaire et toutes ces sortes de choses du même acabit que même Raël il est jaloux et voudrait se faire cloner en Swâmi Petaramesh... Bref, 'tain merde, je digresse encore dès le début de la première phrase, je vais jamais arriver à retomber sur mes pattes grammaticales, va falloir me discipliner tout ça deuxième pompe Petaramesh !

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vendredi 7 juillet 2006

Observateur

Ce soir, en faisant son bisou du soir à Srî Minîshiva, je lui explique quelques réalités de l'existence...

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samedi 10 juin 2006

Lulu Vampire

Lulu Mademoiselle Patâpatî a la grande douleur de vous faire part du décès de Lulu, survenu dans la nuit.

Une petite cérémonie aura prochainement lieu dans l'intimité familiale.

C'est la misère, ici, ce matin :~/

Tout le monde pleure, sauf votre serviteur, qui s'est chargé de la mise en bière.

Travaux pratiques sur la mort, ou l'impermanence expliquée aux enfants...

Srî Minîshiva nous explique que quand on est mort, on bouge toujours parce qu'on devient un vampire.

Alors il y avait déjà Caramel-vampire, maintenant, il va y avoir aussi Lulu-vampire.

Mademoiselle Patâpatî avait absolument tenu à s'acheter "avec ses sous" une sorte de Tamagauchiste cette semaine, un truc qui s'appelle un aniPod. Un chat virtuel, le truc.
On trouvait que c'était une idée à la con, mais on a dit OK pour la récompenser de son succès au concours du conservatoire.
Mais ce matin, je suis bien content qu'elle l'ait, son Tamagochat.

J'espère que c'est pas le chat virtuel qui a bouffé le hamster réel...?

Bon, c'est pas tout ça, faut que j'aille acheter une pelle.

Adieu Lulu...

lundi 29 mai 2006

Ceci n'est pas un haiku

Ceci n'est pas une pipe Dans le ciel ce soir
Des couleurs de bleu absolument magnifiques
Comme inventées par un peintre fou

Indescriptibles


Illustration : La trahison des images, René Magritte, huile sur toile, 1929.

mardi 9 mai 2006

Lune

...ou l'autre.

Lune

En regardant la lune dans le ciel, très brillante ce soir, je médite sur le caractère sacré du corps de la femme. Ce qui fait qu'il est si fascinant, si vital, si central, si mystérieux. Si sacré.

Si désirable, si sexuel, si nourricier. Si sacré. Si Eternel.

Là où l'on voudrait à jamais disparaître.

L'Origine et le But, l'Objet de tout Désir, l'Eternel Retour. La seule Possession qui en vaille la peine, et la seule chose qui soit au-delà de toute possession. Ce qui Nous Dépasse. Le Sacré.

Ce qui terrifie de tout temps les religieux de toutes espèces. Ce qu'ils ne peuvent ni contrôler ni maîtriser. Ce qu'ils cherchent à cacher, à occulter, à étouffer et à emprisonner. Ce qui ridiculise leurs dieux de pacotille.

Au point que sa représentation peut souvent poser problème et soulever mille questions... qui n'ont pas grand sens par ailleurs.

Certes, le corps de l'homme ne contient ni autant de magie, ni autant de fascination, ni autant de questions, ni autant de ...sacré.

Est-ce seulement parce que je suis un mâle hétérosexuel que je le perçois ainsi ? Je ne le pense pas. Le rapport à la féminité, que ce soit celui de l'homme ou celui de la femme elle-même, a quelque chose de très particulier.

Il s'agit du rapport à la Vie, à la Shakti, et à toute[1] beauté.

Un jour j'écrirai peut-être tout ce que la Femme m'inspire d'attirance, d'amour, de respect, de désir, de dévotion ou de culte. Il me faudra sûrement plusieurs vies.

En attendant, qu'est-ce qu'elles font chier, ces connes !

Notes

[1] ou presque, faut pas déconner, Swâmi Petaramesh est extrêmement beau, lui aussi...

jeudi 4 mai 2006

Bloguer moins con

Retour sur arrêt sur image de rediffusion en replay de l'action...

L'autre jour, c'est-à-dire quelque part dans une zone pas très lointaine du continuum spatio-temporel, une certaine Zaza jusqu'alors inconnue fit sa première apparition dans les commentaires de cet humble ashram avec la remarque que Swâmi Petaramesh perdait du temps avec [ses] conneries, suivie en complément de la juste suggestion de bloguer moins con...

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lundi 1 mai 2006

Total Respect

Et tout à coup, entre deux pensées vagues, une évidence, une fulgurance, la Vérité frappant à la porte de mon cerveau :

Quoi que l'on fasse, on trouve toujours moyen de vivre jusqu'à l'heure de sa mort.

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samedi 29 avril 2006

Bison Fut

Rentrant d'un parc hors de la ville, sur le bord de la route, un panneau lumineux :

    BISON FUT
JOURNEE ORANG
 SOYEZ PRUDEN

- Patâpatî (récupérée du Dada Club) : C'est quoi "Bison Fut" ?
- Swâmi Petaramesh : C'est "Bison fûté'', mais y'a des ampoules grillées.
- Patâpatî : Et c'est quoi "Bison Fûté"' ?
- Petaramesh : C't'un truc qu'existe pas.
- Mâ Anandaramesh : ...Mais que tout le monde connaît.
- Petaramesh : Ouais. Un truc qu'existe pas mais que tout le monde connaît, ça s'appelle du marketing.
- Patâpatî : Ca sert à quoi le marketing ?
- Mâ Anandaramesh : A vendre des trucs parce que tout le monde les connaît.
- Petaramesh : Même des trucs qu'existent pas. Le marketing, ça sert à ce que tout le monde connaisse des trucs qu'existent pas.
- Patâpatî : Ah ! C'est comme Dieu, alors...!
- Petaramesh : Valà. T'as compris. Sacrée putain d'opération de marketing celle-là ! Ah, la plus hénaurme sacrée putain d'opération de marketing de tous les temps, même...

vendredi 28 avril 2006

Issue de secours

Issue de secours Une forme de contrepoint à ce magnifique billet-poème de Traou.

Lié au sien par la règle des Trois Unités : Unité de lieu, unité de temps, et unité d'action ; sinon unité d'émotion et de sensation...

Cette image, je l'offre à une jeune femme qui s'interroge sur la fin des histoires et qui ne se sent pas faite pour ce monde.

Fixons bien notre esprit sur l'issue de secours. Ce qui compte, est-ce la fin, ou est-ce l'histoire ?

Ce qui compte, est-ce même que quelque chose compte ?

La fin de l'histoire est tellement connue que cela nuit fort au suspense du scénario, il faut bien l'avouer. Au point que certains lecteurs, frustrés, s'efforcent éternellement d'inventer à l'histoire une fin alternative. Sans grande réussite, néanmoins. Efforts peu convaincants, faisant toujours appel au classique Deus ex Machina. Tellement éculé, comme procédé, non ?

La fin de l'histoire est tellement connue qu'elle est définitivement reléguée au rang de non-problème, non ?
On finit comme d'hab, ben ouais, ça fait partie des contraintes inhérentes au script. Bon, d'accord, ça fait un peu chier, mais c'est comme ça, y'a pas le choix. C'est dans le contrat.

Que se passe-t-il dans un film, après le générique de fin ?

Cette question de la fin étant ainsi opportunément évacuée, il est temps maintenant de s'intéresser à l'histoire...

Impermanence.

Quand il n'y a rien à gagner, rien à perdre, rien à avoir, rien à faire. Que reste-t-il donc, sinon Être ?

Quoi d'autre, d'ailleurs ?


Illustration : Crematorium du cimetière du Père Lachaise, Paris.
Photo © Swâmi Petaramesh 2006.
Reproduction autorisée sous Licence Creative Commons By-Nc-Sa 2.0

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