Un dimanche sans réunions, sans manifs, (presque) sans informatique (en tout cas à la fin) et avec des efforts physiques qui laissent de vieilles traces le lendemain...
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mardi 6 mai 2008
Par Petaramesh le mardi 6 mai 2008, 00:08
Un dimanche sans réunions, sans manifs, (presque) sans informatique (en tout cas à la fin) et avec des efforts physiques qui laissent de vieilles traces le lendemain...
vendredi 21 décembre 2007
Par Petaramesh le vendredi 21 décembre 2007, 19:48
...ou comment le Libre le devient d'un coup beaucoup moins...
Copie d'un mail que je viens de voir passer sur une liste de diff. NDA, quand tu nous tiens...
dimanche 14 octobre 2007
Par Petaramesh le dimanche 14 octobre 2007, 23:46
Ça fait quelque temps déjà que des choses profondes qui cuisent à feu doux à l'intérieur de ce bonhomme se défilent comme des anguilles insaisissables, se refusant à s'écrire ici. C'est étrange. Peut-être veulent-elles faire comprendre que c'est par la légèreté assaisonnée d'une dose appropriée de non-dit que l'on atteint le mieux la profondeur...
Ou que la profondeur doit toujours être mesurée à l'aune de la légèreté.
Ce soir, sur Arte, il y avait le formidable Le dictateur
de Charlie Chaplin, diffusé spécialement à la gloire de Nortre Leader Minissimo. J'espère que vous aurez pensé à regarder la bonne chaîne :-}
Tiens, la machine à sous-titres d'Arte est tombée en panne après 1/4 d'heure de film, laissant tout le reste en V.O. non-S.T. Bien fait ! Une excellente occasion de travailler son anglais avec des acteurs qui parlent souvent avec un débit de machine-gun ;-)
lundi 15 janvier 2007
Par Petaramesh le lundi 15 janvier 2007, 14:06
J'enrage, je peste, je suis furax !
C'est après vingt minutes de rédaction de ce billet directement dans FireFox que ce dernier s'est sauvagement crashé, emportant avec lui dans la tombe toute la première partie d'un article inoubliable que je serai bien incapable de réécrire à l'identique et avec le charme de la même fraîcheur, argh !
Saloperie d'informatique, tout de même !
Je suis furibard ! FireFox je te hais !
Mais ne reculant point devant l'adversité, héroïquement, je reprends la plume à zéro et recommence donc.
(Il faudrait que je la retaille... Qui voudrait bien me tailler une plume ?)
La responsable de toute cette souffrance n'est autre que Dame Agnès, qui a réussi à me refiler à mon corps défendant l'un de ces crétins-tionnaires qui sont la subtantifique moelle d'une bonne part de la blogogole, au point de constituer la majeure partie du contenu de certains blogs - si, parfaitement, j'en ai vu !
Le questionnaire du jour s'intitule : 5 choses que vous ne savez pas de moi
, mais des choses que vous ne savez pas de moi, mes salopiots, il y en a beaucoup plus que ça... Et c'est pas près de changer.
Alors, pour corser les choses et ne pas tout vous révéler d'un coup, je me suis imposé la contrainte personnelle de répondre exactement aux mêmes questions que Dame Agnès a choisies pour elle-même, na.
Voici donc : ''Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Swâmi Petaramesh sans jamais oser le demander ! !'
mardi 14 novembre 2006
Par Petaramesh le mardi 14 novembre 2006, 11:57
Je viens (encore) de finir de (encore) remonter[1] cette (toujours) saloperie infâme de téléphone Alcatel Versatis 880S, encore (et toujours) victime d'une crise de graissedoursitude aigüe.
Comme ce machin n'est pas prévu pour être démonté tous les quatre matins et qu'il est câblé très court et très merdique, aujourd'hui, en l'ouvrant, j'ai arraché 3 fils, alors, comme la dernière fois, la séquence fer à souder et pince à dénuder s'est imposée à mon corps défendant.
Je ressors donc mon vieux fer, cadeau de ma môman pour l'anniversaire de mes dix ans (purée, ça y est, je suis sénile, je radote) et ma vieille pince à dénuder, qui a à peu près le même âge.
Cette vieille pince de rien du tout, ça fait donc plus de 30 ans que je la vois, et Dieu sait si elle m'a servi, mais je ne peux pas l'avoir en main sans me remémorer son histoire. Alors aujourd'hui je la blogue.
J'avais autour de 10-11 ans, donc, et, sous le porche d'un grand magasin d'électronique du Marseille de l'époque, dont j'ai oublié le nom depuis, j'étais en train de baver à gros bouillon devant la vitrine, couvant avec amour du regard une pince à dénuder - déjà à l'époque, dénuder était mon obsession ;-) - que les 3 piécettes d'argent présentes dans le fond de ma poche ne me permettaient pas de m'offrir, poche déjà allégée un instant plus tôt, par l'achat de quelques menues résistances, condensateurs chimiques ou céramiques, transistors 2N2222 et autres thyristors 2N1595 destinés à d'improbables montages au fonctionnement peu compréhensible mais clignotant toujours avec force, puisque j'avais cette petite manie de foutre des LEDs partout, au moins la partie du circuit qui clignote, on sait qu'elle marche, s'pas ?

Je pensais donc à cet instant qu'il était grand temps que je remplace la pince à ongles de pieds que j'avais confisquée à ma mère et détournée de son usage, par une pince à dénuder plus digne de ce nom, tout en couvant d'un oeil énamouré cette belle pince à au moins 25 ou 30 balles, somme qui équivalait pour mon argent de poche de l'époque au prix d'une Lamborghini Countach, ou presque.
Quand un grand type que je n'avais jamais vu, une grande personne, un vieux d'au moins 30 ans, s'immobilisa à mes côtés et me tint à peu près ce langage :
- Qu'est-ce que tu regardes comme ça, le minot ? Des outils ?
- Oui m'sieu ! La pince à dénuder m'sieu !
- Elle te plaît ? Tu veux te l'acheter ?
- Oui m'sieu ! Mais j'ai plus d'sous... Et elle est chère.
- Si tu veux je te l'offre.
- Euh ? Pour de vrai m'sieu ?
- Ben oui, pour de vrai.
- Mais heuuuuuu... Je peux pas accepter un cadeau comme ça m'sieu...
- Bon, alors tu la veux pas la pince ?
- Heeuuuuu si m'sieu !
- Ben alors viens avec moi dans le magasin, on va l'acheter.
Nous entrâmes dans le magasin, le type m'acheta la belle pince à au moins 25 ou 30 balles, paya à la caisse, me la donna et disparut aussitôt. Je ne le revis jamais.
Mais plus de 30 ans après, je ne peux pas dénuder un fil sans y penser.
Je me suis souvent demandé si j'avais eu le temps et la présence d'esprit de le remercier. Je ne sais pas. En tout cas, au cours des années qui ont suivi, je l'ai remercié intérieurement à je ne sais combien de reprises : ça a du lui faire un karma à se réincarner en pape. Au moins.
C'est quand même l'une des premières personnes à m'avoir donné quelque confiance en l'humanité.
Bien sûr, la vie se chargea ensuite de m'apprendre que les bons samaritains de ce calibre étaient encore plus rares que les billets de 50 sacs abandonnés tout seuls par terre, et je compris hélas que si je devais attendre le prochain, ma boîte à outils resterait éternellement dégarnie, ce qui s'accordait mal avec la construction d'un ensemble de prototypes que j'avais en tête.
C'est là que j'eus une douloureuse confrontation morale avec moi-même, et que je décidai que, pour le progrès de la Science, il était nécessaire que je prenne quelques accomodements avec l'honnêteté la plus scrupuleuse, et, à l'âge d'une douzaine d'années, armé de mon sac de sport Adidas, je devins la terreur inconnue de la Quincaillerie Lafleur et du Géant Casino, dont je sortis jour après jour une quantité hallucinante de trucs et de machins que, pour la plupart et 30 ans après, j'utilise encore. Comme dirait Renaud, du matos un peu chourave
.
M'en fous, c'est tellement vieux, y'a prescription. Depuis, je suis devenu (beaucoup) plus honnête qu'un ministre.[2]
Quand, à l'âge de treize ans, taraudé par la culpabilité que m'occasionnait la clandestinité et la dissimulation, et après avoir taxé une calculette programmable à 500 boules dans un grand magasin du centre-ville non sans avoir pris le soin de passer derrière le comptoir pour en tamponner moi-même dûment le bon de garantie, j'avouai spontanément mes mauvaises habitudes à ma mère, celle-ci me conduisit illico chez le psychiatre après avoir exigé que j'aille rendre la calculette au magasin. Ce que je refusai fermement, situation qui me conduisit à écrabouiller icelle en mille morceaux, seule manière de résoudre le conflit. Pour le reste, le psychiatre ne put que constater qu'il n'y pouvait mais, cependant il me fut, ainsi que ses successeurs, durant plusieurs années, un alibi d'une grande utilité.
On n'imagine pas toutes les options qui s'ouvrent à quelqu'un dès qu'on le considère comme dingue...
C'est aussi à cette époque que s'interrompirent quasiment, et pour de longues années, mes relations avec ma mère, qui alla jusqu'à me dire quelques mois plus tard qu'à chaque fois qu'elle me croisait elle avait envie de vomir.
Mais j'avais de beaux outils, d'un autre côté.
Et c'est là que ma crise d'adolescence commença pour de bon.
De toute manière, puisque ma mère avait déjà envie de vomir, je n'avais plus vraiment de raisons de me priver. N'est-ce pas ?
Devil inside.
Quand je pense à la future adolescence de mes Nains, en vérité je vous le dis, je tremble.
lundi 13 novembre 2006
Par Petaramesh le lundi 13 novembre 2006, 22:47
L'humanité.
Plus je la contemple, et plus je suis scié.
L'idée qui m'apparaît comme la plus incongrue est de penser que je fais partie de la même espèce.
Ca, c'est vraiment une idée qui relève véritablement de la science-fiction ou du délire sous acide. Des deux, probablement. De la dark-fantasy sous acide.
Déjà tout petit, j'avais du mal à y croire. Trop improbable.
Au bout du compte, ça me paraît toujours aussi bizarre. Probablement davantage, même.
Va comprendre, Charles...
lundi 23 octobre 2006
Par Petaramesh le lundi 23 octobre 2006, 20:42
Objet : Freshclam: Update effectué avec succès
De : system user for clamav <clamav <AT> petaramesh.org>
À : postmaster <AT> petaramesh.org
Date : Aujourd'hui 20:30:24Received signal: wake up
ClamAV update process started at Mon Oct 23 20:30:20 2006
main.cvd is up to date (version: 40, sigs: 64138, f-level: 8, builder: tkojm)
daily.cvd updated (version: 2086, sigs: 9986, f-level: 8, builder: acab)
Database updated (74124 signatures) from database.clamav.net (IP: 62.210.153.201)
Clamd successfully notified about the update.
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Il est bien, cet antivirus, c'est un ami.
Il m'écrit tous les jours.
Et ne me fait jamais pleurer.
samedi 21 octobre 2006
Par Petaramesh le samedi 21 octobre 2006, 10:37
Je me demande parfois
Si la plus grosse erreur que j'ai faite dans ma vie
N'a pas été de ne pas penser à rater un virage
Avec ma 104 Pijo
Qui ressemblait à un chalutier soviétique
Quand j'avais 20 ans
Parce qu'après tout j'avais déjà vécu le plus intéressant.
Ce qui est vraiment utile à vivre dans l'existence
C'est ce qui se passe entre 10 et 20
Le reste c'est surtout une grosse tartine d'emmerdements.
J'ai fait 20 tours depuis : j'ai pu y réfléchir.
Je sais de quoi je cause.
D'un autre côté,
Tu ne peux pas franchement regretter de ne pas avoir loupé un virage
Quand tu vois comme tes mômes sont beaux
Et que tu te dis que c'est grâce à tout ça qu'ils sont là.
S'il est une chose qu'il est parfaitement impossible de regretter
C'est l'enchaînement complet des circonstances qui ont conduit
A l'existence d'un être humain.
Alors tu te vois un peu comme le premier étage d'une fusée
Vu que tu sais comment tout cela va finir
Mais que tu as un boulot à faire
Et qu'il te faut pousser le deuxième étage le plus haut possible
Avant que de pouvoir retomber dans la mer.
dimanche 8 octobre 2006
Par Petaramesh le dimanche 8 octobre 2006, 19:24
Car c'est un jour inoubliable qu'un père ne vit qu'une fois, du moins pour chacun de ses enfants : Aujourd'hui, Srî Minîshiva, du haut de ses 4 ans, m'a demandé de déboulonner les petites roues stabilisatrices de son vélo et a filé tel un pet sur une tringle une flèche et dans un grand Banzaï ! vers le soleil couchant des lendemains meilleurs qui chantent dans le lointain...
Et heureusement que j'avais moi aussi mon vélo, car à la vitesse ou il enroule sur son mini vélo Décale-thon, je ne peux pas cavaler derrière plus d'une centaine de mètres avant que les yeux ne me sortent de la tête ;-)
...Et là, ce n'était pas de la rigolade, il a bien fait 3 bons kilomètres, le Minîshiva sans roulettes. Bon, d'accord, pas sans se prendre 2 ou 3 gamelles. Dont une estampillée "vraie sacrée bonne gamelle avec du sang[1] et tout"[2]. Mais toutefois rien qui soit de nature à faire reculer le Monstre.
mercredi 4 octobre 2006
Par Petaramesh le mercredi 4 octobre 2006, 12:19
Mais qu'est-ce que j'ai, moi, ces temps-ci, à avoir des trucs pareils qui passent sur la boucle de mon Juke-box intérieur ?
samedi 30 septembre 2006
Par Petaramesh le samedi 30 septembre 2006, 21:28
Mais ce pincement lancinant que l'on ressent au coeur, ce noeud dans le bide, sont ce qui nous montre le mieux à quel point l'on est vivant ;-)
Cette obnubilation de nos pensées qui nous laisse avec un Q.I. de caniche[1] et l'éloquence de Christian plutôt que Cyrano.
Trouver un mur pour écrire dessus.
Programmation au niveau cellulaire.
Quoi d'autre, finalement ?
[1] Avec ou sans Bush...
mercredi 27 septembre 2006
Par Petaramesh le mercredi 27 septembre 2006, 09:24
Sur mon juke-box intérieur, ce matin. Ambiance spleenitude, dirait-on.
mercredi 20 septembre 2006
Par Petaramesh le mercredi 20 septembre 2006, 19:24
Avec de vrais morceaux de vie dedans.
Post Scriptum : Sur mon juke-box intérieur : No such file or directory
Bouhouhouhou !! La sublime neuvième du fabuleux Ludwig Van, un vieil enregistrement par Léonard Bernstein et le philarmonique de New-York, totalement divin.
Srî Minîshiva a transformé la cassette en plat de spaghettis mélancoliques il y a une paire d'années. Ma reconnaissance éternelle à qui me retrouve cet enregistrement de la neuvième. Et pas un autre. Apparemment, il est devenu fortement introuvable... Bouhouhouhou !!
Addendum 20:51 : Plus la peine, je l'ai trouvé chez Am sur Internet (pas de pub pour les zaffreux qui brevètent les cookies, et puis quoi encore ?) :-)))
lundi 21 août 2006
Par Petaramesh le lundi 21 août 2006, 16:42
Elle tenait à sa voiture plus qu'à toute autre chose.
Symbole de liberté. Pouvoir monter dedans, partir ailleurs à tout instant. Traverser la France en fonction des saisons.
Même si ça n'était déjà plus qu'un rêve.
Ca fait longtemps qu'on savait, qu'on était intimement persuadés. Mais la neurologue ne voulait rien dire. Muette comme une carpe.
Il y a une grande différence entre savoir intérieurement, et se faire annoncer officiellement. L'un permet quelque espoir, l'autre non.
J'ai résumé pour la neurologue les épisodes précédents.
Elle a écouté très attentivement. Puis a insisté de nouveau sur le fait que ma mère ne devait plus conduire, qu'elle l'avait déjà dit, et qu'aujourd'hui elle allait l'écrire. En faire un beau certificat, histoire que l'intéressée s'en souvienne.
Elle a ensuite parlé de prise en charge de "ce genre de patients", est entrée dans des détails pratiques, la mise en place du traitement adapté. Nous écoutions attentivement.
Elle a ensuite parlé de l'aspect juridique des choses. A prononcé le mot de tutelle. A suggéré que nous devrions y penser assez rapidement, compte tenu du contexte.
Mais elle n'a pas prononcé le Gros Mot. Juste des regards qui en disaient long. M'avez-vous bien compris jeune homme ?
Elle m'a ensuite demandé de quitter le cabinet pour la laisser seule un instant avec ma mère. Il m'a semblé qu'elle souhaitait lui annoncer quelque chose en premier. Ce qui est la moindre des choses.
Je suis allé dans la salle d'attente, j'ai entendu le brouhaha des voix, mais je n'ai pas compris, ni cherché à comprendre, ce qui pouvait se dire.
La neurologue est venue me chercher rapidement ; nous sommes retournés dans son cabinet.
Puis elle a fait glisser vers moi un petit livret intitulé "Regards sur l'Alzheimer - Se faire aider dans la prise en charge d'un proche atteint de la maladie d'Alzheimer".
Je savais déjà, bien sûr, que les carottes étaient cuites. Cette fois, elles étaient brûlées.
Après que que le Gros Mot eût été lu, il put enfin être prononcé.
Nous sommes rentrés chez ma mère.
Je lui ai demandé si elle se souvenait de la raison pour laquelle la neurologue avait voulu s'entretenir seule à seule avec elle. Mais elle ne s'en souvenait pas.
J'ai rangé le certificat médical, bien plié, dans son permis de conduire.
Je lui ai pris ses clés de voiture.
Elle s'est résignée à cette dépossession.
Chienne de vie.
dimanche 13 août 2006
Par Petaramesh le dimanche 13 août 2006, 12:37
Quelques blogueries personnelles, racontages intimes et étalages impudiques.
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