Ashram de Swâmi Petaramesh

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mercredi 22 février 2006

Le thon, c'est bon !

Trois petites semaines après la pose de la première pierre de cet ashram virtuel, je tente de faire un petit point sur la direction qu'il prend, et ce que sera ou pourra être son contenu. En somme une question de ''thon', ou plutôt, de ton.

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vendredi 17 février 2006

Aujourd'hui : Rien...

Maintenant que ce blog prend doucement sa vitesse de croisière, et que je l'ai un poil meublé histoire qu'il n'ait pas l'air d'un supermarché russe d'avant la perestroïka, je vais calmer le rythme et tenter de n'écrire que quand j'aurai quelque chose d'un peu intelligent à dire ;-)

...Oui, je sais, ça va être dur.

Surtout qu'aujourd'hui, il ne s'est rien passé.

  • Chirac entreprend une tournée V.R.P. en asie pour leur fourguer des T.G.V., des Airbus et des centrales nucléaires... Bon, ça, on s'en fout.
  • La bourse de New-York ouvre en baisse... On s'en fout.
  • EADS va fournir 12 avions à l'armée portugaise... On s'en tape.
  • Gaulée à être dopée, une russe est virée des J.O... Kejnanafout ?

Bon, vraiment rien dans les fils d'actualité. Il s'est passé quoi d'autre aujourd'hui ? Réfléchissons...

Voyons voir... Rien... Ou pas grand-chose.
Aujourd'hui sur notre belle planète bleue, environ 28.000 enfants sont morts de faim et de misère.
Non plus, tout le monde s'en fout.
Pis c'est la même chose qu'hier, et ça sera pareil demain. C'est pas de l'actualité, ça.
Ca nous fait un équivalent-tsunami tous les 9 jours en permanence. Ou 8 équivalent-11-septembre quotidiens, si on préfère. Pis on ne compte que les enfants, hein, si on comptait aussi les adultes, il faudrait presque doubler la mise.

Comment ça, tout le monde ne s'en fout pas ? Mais si, je vous assure.

Même vous, vous vous en foutez. La preuve : Avant de lire ces lignes, vous n'y pensiez pas du tout, et avec un peu de chance, dans 10 minutes, vous n'y penserez plus du tout.

Et puis la presse n'en parle pas, sauf lors de la journée annuelle de la faim dans le monde (parce que les autres jours, ils ont à manger...)
Comme le dit si bien Arlette Chabot : Les téléspectateurs ont des vies difficiles. Le soir, il ne faut pas leur donner des choses rébarbatives.[1]

A quand un journal télévisé qui ouvrira chaque soir avec :

Bonsoir ! Aujourd'hui dans le monde, environ 28.000 enfants sont morts de faim.
Les restes de l'actualité : Un gros tas de types barbus sont très fâchés parce que des types glabres ont dessiné un barbu mort depuis 15 siècles.
Sur la glace du Palavela de Turin, Brian Joubert a été décevant et a échoué à une 6e place bien loin de ses attentes.
La Française Christel Pascal ne disputera pas le slalom des Jeux olympiques. Elle s'est fait mal à le genou.
Le Conseil supérieur de la magistrature a critiqué les conditions d'auditions des magistrats devant la commission d'enquête parlementaire d'Outreau, estimant que celles-ci doivent se dérouler "à l'abri de toute pression" dans une lettre ouverte au président Chirac.

Pendant la minute environ que vous avez passée à lire ces lignes, environ 20 gosses sont morts de faim à raison d'un toutes les 3 secondes en moyenne. Une classe d'école maternelle, quoi. Enfin non, parce que ceux-là ne vont pas à l'école. Faut dire que ce serait con de dépenser des sous pour scolariser des gosses voués à crever de faim. Complètement anti-économique. Faut être logique.

Bon, faut que j'y aille, c'est l'heure du goûter des Nains, on va se bouffer un bon bout de gâteau au chocolat... Tout juste tiède à point !

Notes

[1] Citée par Le Monde Diplomatique dans l'article Plongée à l’intérieur des journaux télévisés

jeudi 16 février 2006

Séquence "Admiration"

Ayaan Hirsi Ali Via Embruns, ce discours admirable de courage prononcé le 9 février à Berlin par Ayaan Hirsi Ali[1], parlementaire néerlandaise d'origine somalienne, et scénariste du film Submission de Theo Van Gogh, film qui valut à ce dernier d'être assassiné par un fanatique islamiste en novembre 2004. Elle-même menacée de mort, Ayaan Hirsi Ali vit actuellement sous protection policère permanente.

Ce discours a également été reproduit dans Le Monde du 16 février 2006.

J'invite tous les blogueurs qui, comme moi, trouveront ce texte admirable et essentiel, à le reproduire sur leur propre blog en totalité ou en partie, montrant ainsi leur attachement à la liberté de pensée et d'expression, au droit à la critique et au combat de toute idéologie et pensée totalitaire ou fanatique, y compris religieuse ou présentée comme telle, et leur désapprobation radicale de la lâcheté de ceux de nos dirigeants et hommes politiques qui s'aplatissent devant l'intimidation du fait de leur trouille et de leur soumission à des intérêts économiques à courte vue, faisant ainsi la honte de nos démocraties à ventre mou.

Je serais plus qu'heureux de voir certains de nos politiques et représentants avoir le courage de reproduire ce texte sur leur propre site ou sur leur propre blog. Particulièrement des hommes de gôôôche, ça ne ferait pas de mal.[2]

Voici un très large extrait de ce texte, dont l'intégralité peut être consultée sur le blog d'Ayaan Hirsi Ali.

Je suis une dissidente de l'islam

Je suis ici pour défendre le droit d'offenser. J'ai la conviction que cette entreprise vulnérable qu'on appelle démocratie ne peut exister sans libre expression, en particulier dans les médias. Les journalistes ne doivent pas renoncer à l'obligation de parler librement, ce dont sont privés les hommes des autres continents.

Mon opinion est que le Jyllands Posten a eu raison de publier les caricatures de Mahomet et que d'autres journaux en Europe ont bien fait de les republier.

[...]

Honte aux journaux et aux chaînes de télévision qui n'ont pas eu le courage de montrer à leur public ce qui était en cause dans "l'affaire des caricatures" ! Ces intellectuels qui vivent grâce à la liberté d'expression, mais acceptent la censure, cachent leur médiocrité d'esprit sous des termes grandiloquents comme "responsabilité" ou "sensibilité".

Honte à ces hommes politiques qui ont déclaré qu'avoir publié et republié ces dessins était "inutile", que c'était "mal", que c'était "un manque de respect" ou de "sensibilité" ! Mon opinion est que le premier ministre du Danemark, Anders Fogh Rasmussen, a bien agi quand il a refusé de rencontrer les représentants de régimes tyranniques qui exigeaient de lui qu'il limite les pouvoirs de la presse. Aujourd'hui, nous devrions le soutenir moralement et matériellement. Il est un exemple pour tous les dirigeants européens. J'aimerais que mon premier ministre ait autant de cran que Rasmussen.

Honte à ces entreprises européennes du Moyen-Orient qui ont mis des affiches disant "Nous ne sommes pas danois", "Ici on ne vend pas de produits danois" ! C'est de la lâcheté. Les chocolats Nestlé n'auront plus le même goût après ça, vous ne trouvez pas ?[3] [...]

Nous avons été submergés sous un flot d'opinions nous expliquant que les caricatures étaient mauvaises et de mauvais goût. Il en ressortait que ces dessins n'avaient apporté que violence et discorde. Beaucoup se sont demandé tout haut quel avantage il y avait à les publier.

Eh bien, leur publication a permis de confirmer qu'il existe un sentiment de peur parmi les écrivains, les cinéastes, les dessinateurs et les journalistes qui souhaitent décrire, analyser ou critiquer les aspects intolérants de l'islam à travers l'Europe.

Cette publication a aussi révélé la présence d'une importante minorité en Europe qui ne comprend pas ou n'est pas prête à accepter les règles de la démocratie libérale. Ces personnes - dont la plupart sont des citoyens européens - ont fait campagne en faveur de la censure, des boycottages, de la violence et de nouvelles lois interdisant l'"islamophobie".

[...]

Je suis ici aujourd'hui pour réclamer le droit d'offenser dans les limites de la loi. [...]

Aujourd'hui, les sociétés libres sont menacées par l'islamisme, qui se réfère à un homme nommé Muhammad Abdullah (Mahomet) ayant vécu au VIIe siècle et considéré comme un prophète. La plupart des musulmans sont des gens pacifiques ; tous ne sont pas des fanatiques. Ils ont parfaitement le droit d'être fidèles à leurs convictions. Mais, au sein de l'islam, il existe un mouvement islamiste pur et dur qui rejette les libertés démocratiques et fait tout pour les détruire. Ces islamistes cherchent à convaincre les autres musulmans que leur façon de vivre est la meilleure. Mais quand ceux qui s'opposent à l'islamisme dénoncent les aspects fallacieux des enseignements de Mahomet, on les accuse d'être offensants, blasphématoires, irresponsables - voire islamophobes ou racistes.

Ce n'est pas une question de race, de couleur ou de tradition. C'est un conflit d'idées qui transcende les frontières et les races.

[...]

Je pense qu'il est bon de faire des dessins critiques et des films sur Mahomet. Il est nécessaire d'écrire des livres sur lui. Et tout cela pour la simple éducation des citoyens.

Je ne cherche pas à offenser le sentiment religieux, mais je ne peux me soumettre à la tyrannie. Exiger que les hommes et les femmes qui n'acceptent pas l'enseignement du Prophète s'abstiennent de le dessiner, ce n'est pas une demande de respect, c'est une demande de soumission.

Je ne suis pas la seule dissidente de l'islam, il y en a beaucoup en Occident. Et s'ils n'ont pas de gardes du corps, ils doivent travailler sous de fausses identités pour se protéger de l'agression. Mais il y en a encore beaucoup d'autres à Téhéran, à Doha et Riyad, à Amman et au Caire, comme à Khartoum et Mogadiscio, Lahore et Kaboul.

Les dissidents de l'islamisme, comme ceux du communisme en d'autres temps, n'ont pas de bombes atomiques, ni aucune autre arme. Nous n'avons pas l'argent du pétrole comme les Saoudiens et ne brûlons ni les ambassades ni les drapeaux. Nous refusons d'être embarqués dans une folle violence collective. D'ailleurs, nous sommes trop peu nombreux et trop dispersés pour devenir un collectif de quoi que ce soit. Du point de vue électoral, ici en Occident, nous ne sommes rien.

Nous n'avons que nos idées et nous ne demandons que la possibilité de les exprimer. [...]

- Ayaan Hirsi Ali, Berlin, 9 février 2006


Illustration: Photo extraite du blog d'Ayaan Hirsi Ali, auteur non précisé.

Notes

[1] Sur Wikipedia: Ayaan Hirsi Ali

[2] Merci de me transmettre les liens si vous en trouvez...

[3] Ceci a un détestable goût de déjà vu, rappelant l'opticien Lissac, qui, en France, sous l'occupation, avait choisi comme slogan publicitaire Lissac, pas Isaac...

mercredi 8 février 2006

In Vino Veritas

Première bulle cyclopède encyclique de Swâmi Petaramesh, intitulée In Vino Veritas


En ces temps obscurs pour la Foi où le premier dessinateur impie venu s'arroge le droit de blasphémer en caricaturant les Piliers de la Religion et n'importe quel prophète, blasphèmes dont l'on trouve de pitoyables exemples ici, ou , Swâmi Petaramesh juge indispensable de rappeler la position de la secte l'Eglise des Adorateurs de Cela sur ce point central du Dogme.

Comme le stipulent nos Ecritures Saintes, et comme chaque Vrai Croyant le sait en son Coeur, l'image de Mâ Anandaramesh est Sacrée et sa Représentation est strictement réglementée par le Pipikaka qui stipule que :

Les seules représentations autorisées de Mâ Anandaramesh sont les statues réalisées par de Vrais Croyants Purifiés, qui devront être composées uniquement d'Or Fin, et mesurer exactement 37 pieds de hauteur, 37 étant un Nombre Premier Saint Sattvique et Symbolique, puisque lui-même composé des deux Nombres Premiers Saints 3 et 7.
Sont également autorisées les icônes peintes à l'Or Fin 24 carats par de Vrais Croyants Purifiés, conformes au Canon, et qui devront mesurer exactement 7 pieds de large et 3 pieds de haut, et doivent représenter Mâ Anandaramesh en train d'accomplir de Saintes Actions ou de Méditer sur le Sans-Forme au milieu de la Foule des Fidèles en Extase Mystique.
Toute autre représentation de Mâ Anandaramesh qui ne respecterait pas ces Divines Prescriptions, ou qui serait réalisée par un impie, constituerait un blasphème envers la Sainte Religion et la Très-Sainte Mâ Anandaremesh, que son nom soit 37 fois béni. L'auteur d'un tel blasphème sera maudit 37 fois, sera livré à la colère de Kâli qui le mettra à mort pour qu'il se réincarne sous la forme d'un démon dans le monde souterrain des enfers des prêta. En ce lieu maudit, le cul lui pèlera, la vérole l'emportera, et ses bras raccourciront pour l'empêcher de se gratter.

Ainsi est-il écrit.

En conséquence, nous rappelons aux gouvernements de tous les pays du monde, dont l'illusoire pouvoir temporel ne saurait les dispenser de leur soumission à la Très Sainte Eglise des Adorateurs de Cela, que de tels blasphèmes ne sauraient être tolérés, et que, s'ils devaient survenir, la Très Sainte Eglise des Adorateurs de Cela exigerait des excuses immédiates de la part des gouvernements des pays où se seraient produits des actes aussi inqualifiables, ainsi que la prise des sanctions les plus extrêmes envers leurs auteurs.

Notre Sainte Eglise rappelle également aux gouvernements des pays occidentaux décadents que ce n'est pas parce qu'ils ont mis deux mille ans à se débarrasser, avec un succès encore très relatif[1], de leurs propres curés, qu'ils se sont permis envers leurs propres religions des blasphèmes aussi épouvantables que la publication de milliers de caricatures honteuses de leur propre clergé[2], et qu'ils ont également brûlé des églises et endommagé leurs statues lors de la Révolution Française, que cela les autorise en quoi que ce soit à tolérer le blasphème de notre Très Saint Culte, car leur prétendue liberté d'expression doit en tout temps rester soumise aux Lois et Exigences de notre Très Sainte et Vraie Religion Véritable.

Nous sommes persuadés que les gouvernements des pays occidentaux décadents accueilleront cette mise en garde avec toute l'attention qu'elle mérite, et qu'en particulier le gouvernement de la France, dirigé par messieurs Dominique Galouzeau de Villepin et Nicolas Sárközy de Nagy-Bocsa, qui, bien qu'hérétiques, n'en sont pas moins très pieux, se souviendra que l'histoire du beau pays de France, qui abonde d'inquisition, massacre des Cathares, nuit de la Saint-Barthélémy, et croisades d'hérétiques allant massacrer gaiement d'autres hérétiques, que l'histoire du beau pays de France, donc, rappelle s'il en était besoin qu'on ne plaisante pas impunément avec la Religion.

Si toutefois notre avertissement devait rester lettre morte, bien que Swâmi Petaramesh et notre Sainte Eglise condamnent résolument toute forme de violence, les gouvernements des pays occidentaux hérétiques doivent être pleinement conscients que, de part le monde entier, la Foule des Vrais Croyants pourrait devenir incontrôlable et, malgré nos exhortations au calme, accomplir des Actions Saintes légèrement excessives, comme de s'emparer des blasphémateurs et de les mettre à mort selon le châtiment rituel réservé aux impies, qui consiste, rappelons-le, à leur chatouiller la plante des pieds jusqu'à ce que mort s'ensuive.

De plus, si un tel cas de figure devait se produire, notre Sainte Eglise se verrait contrainte, à titre de rétorsion, et jusqu'à ce que les gouvernements concernés aient présenté leurs plus humbles excuses, à mettre en place le blocus maritime du port de Sète, afin d'empêcher tout pélerinage d'hérétiques des pays impies sur la tombe de Georges Brassens.

Qu'il en soit ainsi.

Notes

[1] Dabbeulyou forever...

[2] Voir le satanique ouvrage de Guillaume Doizy et Jean-Bernard Lalaux : A bas la calotte : La caricature anticléricale et la Séparation des Eglises et de l'État, Éditions Alternatives, Paris, septembre 2005. 155 pages. 23x28 cm. ISBN 2-86227-459-3. (270 caricatures anticléricales de la Belle Époque)

jeudi 2 février 2006

Le jardin Zen de Swâmi Petaramesh

Collage

Vous avez sans doute remarqué l'image affichée dans le coin de ce blog. Peut-être même lisez-vous ce billet parce que cette image vous aura choqué ou outragé d'une quelconque manière.

Mais qu'est-ce que c'est ? C'est le jardin Zen de Swâmi Petaramesh.

Cette image est un extrait à taille réduite[1] de la composition entière que vous trouverez ici.

La "fresque" complète est composée à partir d'images collectées aléatoirement sur le web, grâce à l'excellent script Perl webcollage[2] de Jamie Zawinski.[3]

Ce script est installé sur mon serveur, et, chaque minute, récupère une image sélectionnée aléatoirement depuis un moteur de recherche, et colle cette image dans la "fresque". Ainsi cette dernière évolue-t-elle en permanence, donnant un résultat assez fascinant.

De plus, l'image complète de la "fresque" active est entièrement cliquable, c'est-à-dire que cliquer sur une des images qui composent la fresque vous conduira au site original d'où provient cette image.[4]

Collage

Le résultat final est parfois bucolique, parfois plein de bruit et de fureur, parfois accidentellement humoristique, parfois ouvertement pornographique. Et généralement fascinant.

Puisque cette fresque reflète aléatoirement le contenu du web, elle doit refléter assez fidèlement le contenu de l'âme humaine et ses centres d'intérêts, et le déplaisir ou le choc que vous pourriez en ressentir peuvent être un bon sujet de méditation ;-)

De fait, les images affichées ne sont pas _totalement_ aléatoires, car le script ''webcollage'' original, qui n'effectue aucun filtrage, avait une tendance un peu exagérée à transformer mon fond d'écran en étal de boucher ou en présentoir de sex-shop hardcore.

Ca donnait, certes, encore davantage de raisons de méditer sur la nature humaine, mais c'était franchement excessif, et rendait de telles images difficilement utilisables dans un milieu professionnel ou sur l'ordinateur familial devant lequel peuvent passer de jeunes enfants...

J'ai donc modifié le script d'origine pour y inclure un minimum de filtrage, de manière à faire baisser l'aiguille du pornomètre à des niveaux généralement tolérables.

Cependant, le filtrage rudimentaire que j'ai installé est basé uniquement sur les URL et les noms des images sélectionnées, c'est-à-dire qu'il écartera les URL et les images dont les noms contiennent certains mots. Cela ne rend pas le script intelligent pour autant, et il est parfaitement incapable de reconnaître le contenu des images ou leur sens, et laisse donc allègrement passer les images dont le nom ne contient pas de mot faisant tilter la regexp.

Finalement, ça tombe plutôt bien, puisque mon but en la matière n'était pas de filtrer 100% du porno susceptible de faire blêmir une chaisière de paroisse - pourrait-on encore alors dire qu'une telle fresque reflèterait toujours le contenu du web ? Certainement pas - mais plutôt de le raréfier et de le faire descendre à un seuil acceptable, enfin acceptable de mon humble point de vue à moi que j'ai, et qui n'est peut-être pas le vôtre...

Quoi qu'il en soit, si votre seuil de tolérance est inférieur au mien, consolez-vous en vous disant que les images qui vous font frémir disparaîtront le plus souvent au bout de quelques minutes, recouvertes par d'autres. Bon, d'accord, il n'est pas impossible que les nouvelles soient pires ;-)
Mais dans ce cas, je ne vois plus d'autre solution pour les âmes sensibles que de brandir votre crucifix, asperger votre écran d'eau bénite[5], et vous enfuir en psalmodiant un acte de contrition. Ca doit être la meilleure chose à faire...

Notes

[1] qui change toutes les minutes, pour en voir une nouvelle, rechargez simplement cette page dans votre navigateur après avoir attendu une minute...

[2] Le script webcollage est inclus dans la suite d'économiseurs d'écran XScreensaver, ce qui réjouira les utilisateurs de systèmes libres Linux etc.

[3] J'avais déjà parlé de ce script étonnant dans ce billet.

[4] Si vous relevez dans cette fresque une image au contenu ouvertement illégal, veuillez donc noter que cette image n'est pas hébergée sur mon serveur, et que sa sélection aléatoire ne résulte pas d'un choix délibéré de ma part. Si vous tenez absolument à porter plainte contre quelqu'un, un clic dans la "fresque" complète vous conduira au site web hébergeant l'original de l'image en question, et qui est le responsable légal de sa mise en ligne. Si une image au contenu ouvertement illégal est accidentellement présente dans ce collage, n'hésitez pas à me contacter (voir les Mentions Légales ou le lien e-mail présent dans la colonne de gauche de ce site), et j'effacerai alors bien volontiers le contenu du collage en cours. Comprenez toutefois que les images présentes dans ce collage n'y resteront la plupart du temps que quelques minutes avant d'être remplacées par d'autres, aussi est-il probable que toute image litigieuse disparaîtra d'elle-même avant même que je ne puisse être informé du problème qu'elle pose.

[5] Attention toutefois, le matériel électronique a tendance à mal réagir à l'eau, même bénite, et surtout s'il est branché. Si vous êtes assez con(ne) pour réellement asperger votre écran d'eau bénite, et qu'il vous arrive un malencontreux accident, ne venez pas me foutre un procès au cul, vous le perdrez pour cause de stupidité incoercible. Je vous préviens donc pour dégager lâchement toute responsabilité : Il ne faut pas asperger votre écran d'eau bénite ! C'est dangereux ! Espèce de con(ne), va!

lundi 30 janvier 2006

On s'la pête !

Moi qui croyais tout bêtement que je venais de démarrer un blog en y reprenant quelques articles d'un ancien site perso, je me rends compte que, tout comme M. Jourdain, je fais du Web 2.0 !

Voilà qui est bien jextraordinaire... Un Swâmi Petaramesh qui fait du web 2.0 à l'insu de son plein gré !

Et si j'en crois Tim O'Reilly, la différence entre le web 1.0 et le 2.0, c'est que

This article is an attempt to clarify just what we mean by Web 2.0.
In our initial brainstorming, we formulated our sense of Web 2.0 by example

Web 1.0 --> Web 2.0

DoubleClick --> Google AdSense
Ofoto --> Flickr
Akamai --> BitTorrent
mp3.com --> Napster
Britannica Online --> Wikipedia
personal websites --> blogging
evite --> upcoming.org and EVDB
domain name speculation --> search engine optimization
page views --> cost per click
screen scraping --> web services
publishing --> participation
content management systems --> wikis
directories (taxonomy) --> tagging ("folksonomy")
stickiness --> syndication

Wah, j'ai transformé un site fait à la main roulé sous les aisselles en Blog-O'matic, je fais donc du ouèbe 2.0.

Yapuka voir le reste de toutes ces belles choses ultramodernes...
Mais pour Google Adsense, ça pue (cépalibre), pas près d'en voir chez moi. J'y mets même pas de lien, tiens.

dimanche 29 janvier 2006

C'est d'un calme...

Calme Ce qu'il y a de bien, dans un ashram virtuel tout juste ouvert, tant qu'il n'est pas encore référencé par Google ni connu de personne, c'est que c'est d'un calme infini.

Presque aucun pèlerin en visite, rien qui puisse troubler la méditation du Guru.

On pourrait presque entendre le son d'une seule main qui applaudit...

samedi 28 janvier 2006

Le progrès est en marche ! (presque premier billet)

On a beau être un Guru non-dualiste plongé en méditation dans sa grotte, on n'en est pas pour autant insensible aux sirènes des modes de d'jeunz et du progrès qui nous promet des lendemains qui chantent...

Cela fait donc quelques années, un certain nombre en fait, que Swâmi Petaramesh, tel le dinosaure moyen, avait son humble petit site web en pur artisanat tiermondiste fait à la main avec vi. Ce site, eût-il été moins bordélique et meublé avec plus de goût, aurait fait un beau jardin Zen virtuel, tant son essence était vacuité, avec juste un peu de fouillis par-dessus.

En effet, sur ce site, largement mis à jour une fois par an les bonnes années, il n'y avait pas grand-chose, et ce pour diverses raisons. A commencer par l'incommensurable paresse le temps considérable que Swâmi Petaramesh passait en méditation, et qui lui laissait peu de loisir pour tenir à jour un site web. Certes, bien souvent, les méditations du swâmi lui amenaient des idées lumineuses, des textes magnifiques, qu'il eût aimé partager avec ses disciples, mais à la simple pensée de devoir se palucher tout le HTML à la main avec vi, plus le fastidieux remplacement manuel de tous les caractères accentués par des codes barbares, bref, la paresse méditation du swâmi ne l'autorisait pas. De plus, tenant son sitounet sous son patronyme de naissance, ce qui est un joli pléonasme, le swâmi craignait que quelque opinion déviante, quelque billet au vitriol, quelque considération politiquement incorrecte vis-à-vis de l'hypocrisie dominante, quelque marque déplacée de personnalité, ne puisse, par recoupement, nuire à la réputation du chien de sa belle-mère, ou causer quelques soucis aux membres de sa famille ayant une activité moins sattvique que la culture du Lotus non génétiquement modifié. Voire causer un froncement de sourcils peu propice aux augmentation de salaire karma chez un supérieur hiérarchique brahmane hypothétique, passé, présent ou à venir dans le Temps Ralenti.

Le swâmi hésitait donc souvent, et, hésitant, s'abstenait.

Au commencement, donc, il n'y avait rien, et par la suite il n'y eut pas grand-chose. Le Verbe flottait à la surface des eaux, mais ça n'imprimait pas, ce qui aurait bien fait plaisir à Ikkyu:

Plus frêle et illusoire
Que des nombres écrits sur l'eau
Notre quête inspirée par le Bouddha
D'une félicité dans l'autre monde.

Swâmi Petaramesh se disait bien qu'un jour ou l'autre il lui faudrait faire quelque chose. Oui. Un jour ou l'autre... Plutôt l'autre.

Cependant, à force d'entendre parler de blogs et de blogosphère, ces trucs de d'jeunz, le swâmi finit un beau jour par penser qu'installer un petit dotclear ne serait peut-être pas une mauvaise idée. Il le fit.

Et Pschouittt ! Comme par magie, grâce à ses super-pouvoirs siddhis, d'un seul coup d'un seul et dans un coup de tonnerre, il disparut dans la blogosphère.

Enfin, Swâmi Petaramesh ne terminera pas ce presque premier billet sans saluer cordialement le vieux fâchiste réaque (il a toujours adoré qu'on l'appelle comme ça), à qui ce très sattvique blog doit beaucoup. Si jamais il s'égare par ici, peut-être se souviendra-t-il pourquoi ?

vendredi 27 janvier 2006

Mentions Légales

Allez, puisqu'il le faut bien, livrons-nous dans la joie aux figures imposées des mentions légales, sans espérer égaler l'humour juridique à froid de Veuve Tarquine...

Ce site personnel est hébergé sous mon bureau, sur mon modeste PC, motorisé par les fabuleux GNU/Linux, Apache et dotclear, qui en font un serveur ouèbe fort honorable, ma foi... Et si jamais ça déconne, rappelez-vous: c'est forcément le hardware, je ne suis pas sous Windows ;-)

Il n'aura pas échappé à votre sagacité que ceci implique que, si vous voulez dire des gros mots à mon hébergeur, il vous faudra me les dire à moi, puisque je m'auto-héberge : on n'est jamais si bien servi que par soi-même. Pour me dire des gros mots, vous pouvez utiliser le formulaire de contact prévu à cet effet, ou envoyer un petit mail à swami_à_petaramesh.org.invalid (prenez soin de remplacer le _à_ par le @ réglementaire, et virez l'invalide, l'adresse ici fournie étant légèrement traficotée afin de décourager les robots des spammeurs, moins respectueux des lois et règlements que votre humble serviteur, ils ne se privent pas de collecter des données personnelles sans rien déclarer ni demander à personne, et surtout pas à la CNIL. Les vils).

Ce site étant un blog personnel, j'ai échappé cette fois à la fastidieuse déclaration à la CNIL, en vertu de la Délibération n° 2005-284 du 22 novembre 2005 décidant la dispense de déclaration des sites web diffusant ou collectant des données à caractère personnel mis en œuvre par des particuliers dans le cadre d'une activité exclusivement personnelle (Dispense n°5). Ouf ! On ne s'en plaindra pas, la paperasse et moi...

Je précise aux esprits chagrins que oui, en effet, ce site est une activité exclusivement personnelle, et que, si je puis m'y liver à des considérations socio-politiques débridées, ça n'en fait pas pour autant un "site politique". Ni religieux. Ni rien. Juste personnel, mon blog à moi que j'ai. Et s'il m'arrive aussi d'y parler de cul, ça n'en fait pas non plus un site pornographique, n'en déplaise à certain recteur d'académie. Na. Donc dispensé de déclaration, circulez, y'a rien à voir. C'est ma liberté d'expression, et je vous emmerde. En toute amitié, bien sûr ;-)

Donc c'est mon site à moi, hébergé par moi, Swâmi Petaramesh. Et ce site n'est pas anonyme (ah, l'anonymat sur Internet...) car il n'est pas hébergé aux îles Caïman, mais qu'il appartient bien à son propriétaire, dont les coordonnées seront faciles à trouver sur le whois[1] pour tout avocat-aux-dents-longues qui voudrait me coller un procès parce que j'aurais prétendûment diffamé telle grossboîte, telle église, ou tel politicien véreux (pléonasme).

Un p'tit coup d'oeil dans la base de données whois, dites, c'est pas la mer à boire pour les petits curieux et les gentils farceurs qui voudraient me traîner devant les tribunaux pour m'offrir un hébergement gratuit dans nos belles prisons qui sont la honte de l'Europe...

Ce site n'est donc pas anonyme, mais il est sous pseudonyme, par suite de ma proverbiale modestie et pour éviter que Google et consorts n'associent un peu trop aisément mon patronyme à toutes les conneries que je m'apprête à écrire ici, et à toutes les pensées politiquement trop incorrectes pour l'homo tertiaris cravatiferus qui s'interrogera peut-être un jour sur l'opportunité de m'embaucher ou de me foutre à la porte. Donc, courage, fuyons, et pour vivre heureux, vivons caché.

Et au fait, ne venez pas me chercher non plus un quelconque manquement à un quelconque devoir de réserve, ou de loyauté envers un employeur, ou envers ma belle-mère ou je ne sais quoi. Ce site est sous pseudonyme, on vous dit. Ce n'est donc pas moi le coupable, puisque je n'y suis pas aisément identifiable. Enfin, en principe. Espérons-le. Vu que la liberté d'expression, dans notre beau pays, ne s'arrête que là où commence le déplaisir de ceux qui ont plus de pognon/pouvoir que vous...

Allez, courage, continuons dans les machinchouettes légaux qu'il faut écrire.

Ce site ne récolte aucune information à caractère personnel en dehors de celles que vous saisirez volontairement vous-même, ne venez pas me dire que c'était à l'insu de votre plein gré.

Aucune information à caractère personnel collectée sur ce site ne sera communiquée à aucun tiers, à moins que les R.G. ou une autre sorte de cambrioleur ne débarque et ne me chourave ma bécane à mon corps défendant. Il ne sera en particulier fait aucun usage commercial de ces informations, et elles ne serviront pas à bourrer votre boîte à mails de spams tout moisis et de publicités pour du Viagra de contrebande et des méthodes révolutionnaires pour tripler la taille de votre sexe. Promis, juré.

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Les informations ainsi logguées automatiquement lors de votre passage sont conservées pour un certain temps, essentiellement à des fins techniques, puis elles sont effacées. Elles peuvent me servir à établir des statistiques (non nominatives) sur les visites de ce site.

Vous avez la possibilité de poster des commentaires ou des "trackbacks" sur certains articles diffusés sur ce site. Ces commentaires peuvent être, ou non, modérés. Les commentaires ou trackbacks laissés sur ce site par des visiteurs n'engagent que la seule responsabilité de leurs auteurs, qui sont invités à respecter la loi et la nétiquette. Sinon ce sera pour leurs pieds. Je peux refuser de passer un commentaire ou trackback, ou l'effacer a posteriori à ma seule discrétion, et sans que j'aie à me justifier à ce propos. J'aime bien agir de manière tyrannique et arbitraire. En plus je suis chez moi, non mais. (Hint: Je ne peux pas blairer les orthographes de chiotte, et encore moins le langage SMS. Laissez-moi un commentaire en langage SMS si vous voulez être certain qu'il ne sera pas diffusé, Kikoo, lol!).

Les personnes laissant un commentaire ou trackback sur ce site sont informées qu'il sera conservé sur le site, éventuellement sans limitation de durée, et que le commentaire ou trackback laissé sera librement consultable par le public. Si vous pensez que ce que vous écrivez risque de vous faire passer pour une andouille, ne l'écrivez pas. C'est plus sûr. En laissant un commentaire ou trackback sur ce site, le visiteur en autorise expréssément la diffusion par le site sans contrepartie d'aucune sorte. Rien du tout. Nada.

Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent. Vous pouvez, à tout moment, demander que vos commentaires ou trackbacks soient supprimés, et exercer votre droit de blablabla par simple e-mail, à l'adresse indiquée plus haut, si, si, relisez-donc.

Si je ne réponds pas immédiatement à votre demande d'exercice de votre droit de blablabla, c'est que, moi aussi, je peux être en vacances, et qu'il m'arrive également de dormir, de faire la vaisselle, ou de ma déscotcher de mon écran. Un peu de patience, que diable.

Sinon, vous avez tous les autres droits que la loi vous accorde, bande de petits veinards, mais comme je ne suis pas juriste, je n'en connais pas la liste exhaustive. Faites-le moi savoir si j'en oublie.

La date de première publication d'un document sur ce site est, sauf indication contraire, la date indiquée comme date de l'article , billet, commentaire ou trackback correspondant.

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Concernant les obscures questions de propriété intellectuelle, de reproduction ou d'usage des articles présents sur ce site, etc, veuillez consulter la page traitant de la Licence d'Utilisation.

Enfin, avant de m'emmerder avec des ennuis légaux, je vous suggère de porter une particulière attention au petit 4 du grand I jumelé au premier alinéa du grand IV de l'article 6 de la loi n°2004-575 du 21 juin 2004 dite pour la confiance dans l'économie numérique, selon les excellents termes de Veuve Tarquine, puisque cet article punit d'une peine d'un an d'emprisonnement et de 15.000 Euros d'amende le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2 un contenu ou une activité comme étant illicite dans le but d'en obtenir le retrait ou d'en faire cesser la diffusion, alors qu'elle sait cette information inexacte.

Fin des mentions légales. Si vous vous êtes bien fait chier à les lire, consolez-vous en vous disant que je me suis fait chier bien davantage à les écrire.

Notes

[1] Conformément aux règles de l'ICANN, les coordonnées de tout propriétaire d'un nom de domaine en .com, .net ou .org sont publiquement accessibles dans la base de données distribuée connue sous le nome de whois. Le domaine petaramesh.org ne fait pas exception à cette règle.

Paléontologie

La naissance du blog de Swâmi Petaramesh en tant que tel se situe quelque part entre le billet Mentions Légales du vendredi 27, et le Presque Premier Billet du samedi 28 janvier 2006.
Gageons que dans les temps futurs cette date sera marquée de liesse, de réjouissances populaires et de commémorations.
Les entrées qui apparaîssent dans le blog de Swâmi Petaramesh sous des dates antérieures sont des textes qui furent initialement publiés à ces dates, sur l'ancien site web non-bloguique que Swâmi Petaramesh tenait préalablement. Ces textes ont simplement été repris depuis leur ancien emplacement, et transférés ici. Ils n'ont pas été modifiés, à l'exception du "camouflage" de l'identité de Swâmi Petaramesh, si elle apparaîssait dans certains de ces documents.
La date de première publication (ailleurs) de ces documents est donc la date mentionnée sur les entrées de ce blog.

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