Ashram de Swâmi Petaramesh

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vendredi 16 février 2007

Nous vous prions de nous excuser de cette interruption momentanée...

...de l'image et du çon.


Mire couleur


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mardi 9 janvier 2007

L'art de faire chier le monde

Spam Spam Spam Spam !Plus de 1200 spams de commentaires reçus en 8 heures sur ce blog, entre cette nuit minuit et ce matin 8 heures environ... Presque tous bloqués par l'antispam Akismet, seuls 7 ou 8 sur 1200+ sont passés à travers.

Mais la seule vidange de ma file de spams bloqués devient une véritable corvée. Vraiment, je n'arriverai jamais à comprendre que certains puissent déployer autant d'efforts pour faire chier le monde...

Je dois prévenir mes amis lecteurs : Si jamais l'un de vos commentaires atterrit en "file de modération" (c'est malheureusement le cas quasi-systématique pour deux d'entre-vous dont les adresses IP figurent sur des listes noires utilisées par l'anti-spam) prévenez-moi par mail via la page contact, parce que quand j'ai 1200 spams dans la file de modération, je vide tout, hein, je ne lis pas... Donc s'il y a des commentaires légitimes noyés dans la masse de merdes, ils passent hélas à la trappe avec... Je ne peux pas lire 1200 spams 4 fois par jour :-(

7000 commentaires légitimes sur ce blog en un peu moins d'un an. Mais 1200 merdes en 8 heures...

Vraiment, je suis contre la peine de mort. Sauf pour les spammeurs.

dimanche 31 décembre 2006

Api Nouilleur et toutes ces sortes de choses

Réveillon, piège à cons !

Hahaha Mouarf. J'insiste lourdement, là, mais c'est juste pour de rire.

Blague dans le coin, au cours de la dernière semaine, mon petit Petaraphone a reçu plusieurs SMS de voeux inattendus, y compris de certaines d'entre-vous, ô mes adorables lectrices, et en fait, je dois vous avouer que ça a fait extrêmiquement plaisir à mon petit coeur tendre qui en est encore tout émoustillé ému.

Bonne année 2007 !En cette matinée de 31 décembre où nous ne sommes pas encore certains que nous passerons le nouvel an - après tout, il n'y a pas de raison qu'il y ait moins de morts aujourd'hui que n'importe quel autre, et probablement plus d'ailleurs, regardez Saddam par exemple, il a raté de peu qu'on lui claque la bise du nouvel an... - il importe de se retourner sur l'année écoulée et de s'exclamer joyeusement : Ben mon fieu ! Quelle fumante tartine de merde ! et de prendre plein de bonnes résolutions pour la nouvelle année, qu'on s'empressera bien sûr d'oublier aussitôt rotée la dernière bulle de champagne (ça me fait penser qu'il faut que je descende fissa chercher une roteuse à la cave, tiens...)

Bref donc, recevoir vos voeux m'a fait plus que plaisir, et je me disais comme ça qu'il serait courtois de ma part de vous adresser à tous, ô peuple de mes lecteurs et -trices, un petit SMS de voeux de nouvel an, et de ne pas trop tarder à le faire dans la mesure où il n'est pas impossible que certains ne passent pas la nuit et ne survivent pas la conduite bourré sur routes verglacées et autres amusements de saison.

Donc le petit SMS de voeux, le voilà ci-contre, servez-vous, je vous en prie. Prenez vos petits ciseaux et découpez-le sur votre écran pour l'Amour de Swâmi Petaramesh. Et si vous ne devez pas survivre à la soirée, vous partirez au moins muni du viatique de mes bons voeux, ce qui est à tout prendre mieux que rien.

Je suis d'autant plus heureux de vous adresser mes meilleurs voeux 2007 en ...2006 que la superstition populaire prétend que ça porte malheur et que peu de choses me font autant rire que les accès subits de méfiance superstitieuse chez des gens qui semblent habituellement normaux, et Dieu sait que j'en connais.
(Comme ça, si vous ne passez pas la soirée, on en trouvera pour dire que c'est ma faute héhéhé ;-)

A propos de passer la soirée, ce sera le premier réveillon de nouvel an pour ce modeste ashram, aussi, et franchement, je n'avais aucune idée de ce qui allait sortir de cette idée idiote d'installer un DotClear qui m'a pété quelque part vers la fin de janvier dernier. Vraiment, ce genre d'idée subite mène à des choses très surprenantes, et notamment le fait de me sentir désormais entouré d'un certain nombre d'amis chers à mon coeur - surtout d'amies en fait. Les femmes ont beau être la croix que je porte en cette vie (non mais quelles emmerdeuses !) c'est bizarrement bien souvent avec elles que je m'entends le mieux. Il faut bien reconnaître aussi que la plupart de types sont de gros cons, y'a qu'à lire le fil de commentaires de mon dernier billet pour se pénétrer de cette évidence. Non, pas toi, abruti ! Ce genre de déclaration de portée générale omet toujours les personnes présentes, comme chacun sait.

Et donc à propos de passer cette soirée de réveillon, j'aurais pris grand plaisir à la passer en "famille virtuelle", en compagnie de certaines d'entre-vous, ô mes virtuelles amies, mais on touche là une des limites de la virtualité : à savoir qu'il n'est pas forcément simple de dire : Ben tiens, passez tous à la maison ! Chacun ayant ses obligations par ailleurs et étant souvent kilométriquement bien loin, ce qui est le deuxième effet Kiss Cool de l'univers virtuel.

Enfin voilà, ce soir, au moment où sonneront les douze coups de minuit, l'heure du crime, j'aurai une pensée pour vous ô mes amies, si je ne suis pas encore mort, et si jamais c'est vous qui l'êtes je ne le saurai probablement pas encore.

Certaines d'entre-vous vont me manquer. Pour de bon. Pour la grosse bise du nouvel an et plus si affinités :-}

Ah, et puis une pensée pour quelques amis sans "e" aussi. Moins, mais un peu. Faut bien que je laisse quelque espoir à mes lecteurs, tout de même. Y'a pas de raison, faut pas être chien. La bise aussi, alors.

A tous bonne et heureuse année 2007 ! Profitez-en bien : c'est peut-être la dernière !

lundi 25 décembre 2006

Spammeux Noël !

Spam flood commentairesLe con ne perd jamais son temps, il perd celui des autres.

- Frédéric Dard


Et là, ce matin, c'est l'apothéose.



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dimanche 24 décembre 2006

Joyeuses fêtes

Ça, c'est le billet de flemmard qui s'impose :-}

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mercredi 6 décembre 2006

La panne assez universelle

Tiens, on dirait que c'est plus ou moins retombé en marche...

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samedi 2 décembre 2006

Saut quantique effectué !

Et c'est même le premier billet que je tape dans doctclear 2 / Aoraki, par la même occasion...

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Dernières balises (avant mutation)

D'ici quelques brefs moments, cet humble ashram va accomplir le saut quantique vers dotclear 2.0 (Aoraki)...

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jeudi 23 novembre 2006

Ils sont morts, mais ils bandent encore !

Petit à petit, feu les blogs de Garfieldd et de Bereno émergent de la tombe, tels le zombie moyen...

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mercredi 15 novembre 2006

Va te faire pendre !

Le strasbourgeois actuellement connecté chez Wanadoo depuis astrasbourg-253-1-15-75.w81-51.abo.wanadoo.fr à l'adresse IP 81.51.230.75, et qui aspire la totalité de ce blog en cet instant même à l'aide d'une saloperie de robot qui inonde mon serveur de requêtes à une cadence supérieure à ce que mon serveur est capable de traiter, est informé qu'il est en train de foutre ma machine à poil au seul bénéfice de son pompage non demandé et non autorisé.
Que les pompistes de son genre aient la gentillesse de bien vouloir configurer leur saloperies de robots pour que ceux-ci respectent un délai de quelques secondes entre chaque requête au serveur, ça serait sympa, plutôt que de bouffer la totalité des ressources CPU pour eux tout seuls au détriment des autres visiteurs, et au point que je n'arrive même plus à taper au clavier avec une charge système à plus de 30... GRRRRRR ! ! !

Bon, en attendant, l'olibrius ne lit même pas ces lignes, puisque j'ai du le balancer au plus profond des oubliettes de mon firewall ne serait-ce que pour pouvoir les taper...

Mais si l'envie me prend de l'en sortir quand sa sauvegerie se sera calmée, je serais content qu'il lise ça, et qu'à l'occasion, il s'excuse.

jeudi 28 septembre 2006

Le juke-box marche mieux

Je ne saurais trop remercier Agnès du lien phumant qu'elle a donné hier à Mon Ignorance.

Grâce à cela, mon petit juke-box intérieur peut maintenant s'exprimer à haute voix, et aussi à l'extérieur.

En voilà une chose qu'elle est bonne.

mercredi 27 septembre 2006

J'aime qu'on me haïsse !

Quelques petits événements récents, ainsi que certaines bonnes vieilles habitudes blogosphériques de naviguer en rond autour de son nombril[1] avant que d'aller cracher sur les tombes de ceux que l'on vient de bannir, me poussent à vous offrir ma poésie du jour :

CYRANO
A force de vous voir vous faire des amis,
Et rire à ces amis dont vous avez des foules,
D'une bouche empruntée au derrière des poules !
J'aime raréfier sur mes pas les saluts,
Et m'écrie avec joie : un ennemi de plus !

LE BRET
Quelle aberration !

CYRANO
Eh bien ! Oui, c'est mon vice.
Déplaire est mon plaisir. J'aime qu'on me haïsse.
Mon cher, si tu savais comme l'on marche mieux
Sous la pistolérade excitante des yeux !
Comme, sur les pourpoints, font d'amusantes taches
Le fiel des envieux et la bave des lâches !
-- Vous, la molle amitié dont vous vous entourez,
Ressemble à ces grands cols d'Italie, ajourés
Et flottants, dans lesquels votre cou s'effémine :
On y est plus à l'aise... et de moins haute mine,
Car le front n'ayant pas de maintien ni de loi,
S'abandonne à pencher dans tous les sens. Mais moi,
La Haine, chaque jour, me tuyaute et m'apprête
La fraise dont l'empois force à lever la tête ;
Chaque ennemi de plus est un nouveau godron
Qui m'ajoute une gêne, et m'ajoute un rayon :
Car pareille en tous points à la fraise espagnole,
La Haine est un carcan, mais c'est une auréole !

- Edmond Rostand ; Cyrano de Bergerac, II, 8.



...et je ne puis finir sans faire compléter par Guitry :

Non, non ! N'être jamais parmi ceux qui haïssent.
Tâcher d'être plutôt parmi ceux que l'on hait.
On y est en meilleure compagnie.
- Sacha Guitry


Notes

[1] Et de dégommer à l'occasion quelques gentils commentaires. Hint : Essayer le filtrage par REFERRER, c'est le nec-plus-hype de la mode bisounoursienne !

mardi 26 septembre 2006

DE BISVNVRS ILLVSTRIBVS ORBIS BLOGOSPHERAE

A mesure que de nouvelles niches écologiques se créent dans le cybermonde, de nouvelles espèces apparaîssent, mutent puis les colonisent. Normal.

L'une des espèces les plus anciennement connues et les mieux décrites de cyberbiotes est le troll, qui vit depuis fort longtemps dans les profondeurs d'USENET et des listes de diffusion, et qui a depuis réussi à s'adapter avec succès à de nouveaux environnements : tout d'abord les forums du ouèbe, puis la plus récente blogosphère. Des chercheurs réputés ont acquis toute leur gloire à son étude, comme Monsieur Maester par exemple, et de véritables encyclopédies d'une profonde érudition lui ont par ailleurs été consacrées.

Ainsi le troll est-il aujourd'hui un ravageur parfaitement et entièrement connu, et il n'y a plus grand-chose de neuf à en dire, sinon à rappeler, comme chacun devrait le savoir, qu'il ne faut jamais le nourrir. Et qu'il est plein de caca.

Cependant, dans des niches écologiques d'apparition plus récente, se trouvent mille autres passionnantes espèces encore peu connues, et peu ou mal décrites, aussi Swâmi Petaramesh, avide de paillettes et de gloriole, et, qui sait, même d'un prix Nobel, s'attaque-t-il à la noble tâche de décrire au moins l'une de ces nouvelles espèces.

Le De Bisunurs Illustribus me vaudra-t-il enfin la gloire, la célébrité, et les filles nues qui se jettent par milliers sur mon corps d'albâtre ?

Je veux donc aujourd'hui traiter du cyber-bisounours et de son cousin germain le bisounours-garou, dont le biotope naturel est la blogosphère, et plus particulièrement certains de ses blogomarécages.

Le cyber-bisounours est la variété cybernétique d'une espèce de bisounours plus ancienne et plus classique, qui fut très bien décrite par le regretté Pierre Desproges, sous l'appellation d'endive :

Endive n.f. L'homme qui s'adonne à l'endive est aisément reconnaissable, sa démarche est moyenne, la fièvre n'est pas dans ses yeux, il n'a pas de colère et sourit au guichet des Assédic. Il lit Télé 7 Jours. Il aime tendrement la banalité. Aux beaux jours, il vote, légèrement persuadé que cela sert à quelque chose.
- Pierre Desproges

Mais, il faut bien le reconnaître, le cyber-bisounours, que nous appellerons plus simplement bisounours pour la suite de cet article, présente mille caractéristiques bien plus intéressantes.

Au premier abord, le bisounours est un petit être d'aspect fort agréable : Il est tout mignon avec son poil lisse et brillant, et fait en quelque sorte un peu penser à un mogwaï.

Quand on atterrit par erreur hasard dans le blog d'un bisounours, on commence par être ben content d'être arrivé dans ce petit coin de paradis, où tout n'est que luxe, calme et volupté.

On trouve alors au bisounours tout un ensemble de qualités :

  • De prime abord, le bisounours est gentil. Très gentil même. On perçoit tout de suite qu'il s'agit d'un être à la profonde sensibilité qui patatipatata...
  • Il paraît également intelligent, écrit généralement plutôt bien et sans trop de fautes, ce qui est suffisamment rare pour être appréciable. Certains bisounours montrent même un véritable talent d'écrivain ou de photographe, bien que, le plus souvent, il s'agisse de productions de qualité correcte mais ne possédant pas une personnalité ou une originalité à décorner les boeufs, il faut bien l'avouer.
  • Le bisounours est également le plus souvent cultivé. Au moins assez pour vous faire belle impression.
  • Comme le bisounours est plutôt gentil, et pas trop con non plus, le bisounours est de gauche [1] dans la quasi-totalité des cas observés - on a bien vu quelques bisounours qui se croyaient de droite, mais il n'avaient pas tout compris.[2] Le bisounours, étant un petit être sage et modéré reste toutefois d'une gauche fréquentable, par exemple écolo-gentil à la tendance légèrement alter-mondialiste mais pas trop : J'achète les produits du "commerce équitable" chez Carrouf, quoi.
  • Le bisounours, généralement éduqué, fait partie des couches "CSP+", mais rarement "CSP++" bien qu'il en aurait probablement les capacités s'il le voulait. Il est CSP-suffisant pour posséder un ordinateur, une connexion haut-débit permanente, un hébergement pour son blog, et le plus souvent, cela semble lui suffire. En tout cas, ça lui plaît davantage qu'un 4x4 climatisé avec le pare-buffles.
  • L'ensemble des caractéristiques permettent de définir le bisounours comme une forme particulière de cyber-bobo, dont il est en effet une sous-catégorie.
  • De ce fait, le bisounours est, somme toute, assez peu original, bien qu'il soit très intimement persuadé du contraire.
  • Il est par ailleurs grégaire, voire trou de tribal. Nous verrons plus tard que c'est là une caractéristique centrale de son comportement.
  • Bien sûr, inutile de le préciser, le bisounours est très souvent une bisounourse. Le plus souvent, même.

Observons maintenant le bisounours en action. Que fait le bisounours ?

  • Le bisounours poste des billets sur son blog.
  • Le bisounours répond aux (gentils) commentaires de ses (nombreux) amis (bisounours) sur son blog.
  • Le bisounours lit les blogs de ses (nombreux) amis (bisounours), et leur laisse régulièrement de (gentils) commentaires.

Nous avons là fait le tour de l'essentiel de l'activité du bisounours.

(Un bon critère permettant de reconnaître un bisounours, c'est que, dès qu'il poste un court billet standard-lambda sans intérêt particulier [genre Je m'ai acheté une paiiire de chaussûres ou J'ai été au coiffeur], Paf ! D'un coup trente commentaires qui s'extasient sans une seule fausse note. Pas d'erreur, vous êtes sur un blog affilié à la tribu des bisounours.)

Observons de plus près, sous l'éclairage aride de l'analyse transactionnelle, la nature et la teneur de ces échanges.

  • De nombreux posts du bisounours semblent tournés vers l'extérieur, mais, à le lire pendant un certain temps, on remarque assez vite que chaque bisounours porte en lui une profonde souffrance, un profond mal-être, une mauvaise image de lui-même ("low self-esteem", écris-le comme ça, tout de suite, ça fait riche ;-) [3] et que c'est là le moteur essentiel qui le pousse à tenir un blog et à faire partie d'une tribu de bisounours. Bien sûr, de nombreux autres blogueurs ont aussi des blessures (ça n'a rien de particulièrement original), qui sont également souvent le principal moteur qui les pousse à écrire, mais ils n'en sont pour autant pas tous des bisounours, loin de là.[4]
  • Le bisounours, qui est malheureux et peu sûr de lui, a besoin de se sentir aimé, apprécié et entouré ; il recherche les strokes positifs.
  • D'où l'utilité de sa tribu de bisounours-amis, qui viennent lui déverser des tombereaux de fleurs-commentaires pour lui dire combien le bisounours est un être trop beau, trop gentil, trop plein de talent, trop unique et trop exceptionnel tout ça. A charge de revanche bien entendu, et le bisounours s'empressera toujours d'aller rembourser son bienfaiteur virtuel en lui déversant plein de strokes positifs, également, en veux-tu en voilà.
  • Il faut dire d'autant plus de gentillesses au bisounours et lui faire d'autant plus de bisous, qu'il se sent laid(e), moche, bête, con(ne) et nul(le). Bien sûr, le bisouiller ne lui fait aucun bien sur le long terme ni ne l'aide à résoudre le moindre de ses problèmes, mais sur le court terme, ça le réconforte, et il est là parce qu'il veut des bisous, quoi, merde ! M'enfin...

On voit donc que la tribu des bisounours fonctionne sur le principe, connu et éprouvé en politique, de Passe-moi la rhubarbe, je te passerai le séné !.

Les bisounours se regroupent donc en joyeuses tribus de bisounours qui font bloc. Ils s'aiment et se font des bisous.[5]

Et ils ne veulent pas, mais surtout pas, qu'on vienne les déranger dans leur petit train-train de gentils petits bisous.

Car ils ne veulent pas se remettre en question, ils ne veulent pas se regarder ni se voir tels qu'ils sont[6], ils ne tiennent pas à savoir pourquoi ils souffrent ni comment y mettre fin.
Pas de remise en question douloureuse pour le gentil bisounours donc. Il veut juste des bisous et des câlins, et se faire réconforter par sa tribu de bisounours. Et il fuit absolument tout ce qui pourrait ressembler à un stroke négatif.

L'ennuyeux, c'est que si quelque étranger passe par là, ne connaissant pas les usages de gentillesse-guimauve et de réciprocité systématique de la tribu des bisounours, si jamais passe un étranger aux yeux ouverts, qui voit ce qu'il voit et dit ce qu'il pense (plutôt que de dire ce qu'il pense que les bisounours souhaitent entendre), alors là, soudainement, c'est le crime de lèse-bisounours ! C'est la Révolution dans le petit monde des bisounours !

Comme le mogwaï arrosé et nourri après minuit se transforme soudain en abominable gremlin, le bisounours quant à lui se transforme en bisounours-garou !

Il a l'écume aux lèvres et il veut en découdre ! Sus au bisouclaste ! Il veut l'essoriller ! Le désentripailler !

Killer Bisounours

(Illustration Grabuge utilisée sans son autorisation.[7] Mais elle me plaît trop pour ne pas l'afficher ici !)

Dieu que le bisounours-garou est une espèce redoutable ! Il est difficile d'échapper à son courroux !

Il est d'autant plus facile de déclencher l'incident, que les réactions du bisounours sont très affectives et épidermiques : Dès qu'on lui donne autre chose que sa ration de bisous, le bisounours part en vrille !
Comme le bisounours est incapable de toute distance par rapport à lui-même d'une part, s'identifie excessivement aux idées qu'il défend d'autre part, et tertio réagit (beaucoup) plus vite qu'il ne réfléchit, on arrive assez facilement au carnage !

Et puisque le bisounours est une espèce terriblement tribale, il vous suffit d'en offenser un pour qu'instantanément toute la tribu de ses porte-coton associés vous tombe aussitôt dessus pour les raisons les plus fantaisistes, ou sans raison.

Les plus gentils des bisounours, ceux que vous n'aviez même pas véritablement identifiés comme tels, peuvent d'un coup se jeter sur vous toutes griffes dehors et gueule ouverte, boudiou, phear ! ça fait peur !

En plus, je soupçonne que le bisounours soit un animal très rancunier. Et comme il est tribal, il suffit qu'un seul bisounours vous en veuille velu pour que la tribu entière vous déteste grave pour les siècles des siècles, amen.

Si vous voulez vous faire adopter par une tribu de bisounours, rien n'est plus simple : Il suffit d'aller lire leurs blogs et de leur faire plein de bisous. Il vous prendront aussitôt pour l'un des leurs et vous adopteront ! Rien de plus facile, donc.

Mais attention, n'oubliez surtout pas votre livraison quotidienne de bisous, sinon, la suspicion s'installera très vite sous forme de Ben quoi ? Tu commentes plus chez moi ? T'es malade ? Tu me boudes ?, et rappelez-vous que si vous donnez au bisounours quoi que ce soit qui ne soit pas un bisou, vous avez intérêt à être entraîné dans le combat contre pitt-bulls ! Moi je dis ça, hein, je dis rien...[8]

Geste qui Sauve N'oubliez pas toutefois, si vous êtes agressés par toute une tribu de bisounours, qu'il y a un geste et un seul, capable de les mettre en fuite, tout comme un crucifix met en fuite un vampire.

Et c'est un geste simple.

N'oubliez jamais le Geste qui Sauve.

Notes

[1] Donc démocrate, est-il nécessaire de le préciser ?

[2] Attention ! Ceux qui sont vraiment de droite ne sont pas d'authentiques bisounours ! Méfiez-vous des imitations !

[3] Je suis bien triste que le bisounours soit malheureux, tiens. Mais est-ce de ma faute ? On devrait lui payer un stage d'entraînement au Darfour, tiens, ça lui remettrait les idées en place ;-)

[4] On pourrait même presque dire du bisounours que c'est un malheureux qui se connaît fort mal. De bien plus malheureux et bien plus tordus que lui s'en sont souvent bien mieux tirés, car ils ont creusé plus profond dans leur puits intérieur. Ils ont été obligés d'apprendre à mieux comprendre et à mieux se connaître, pour seulement pouvoir survivre.

[5] On pourrait même dire que chacun d'eux, bien incapable de s'aimer lui-même, s'en sort en aimant les autres et en étant aimé d'eux. Enfin en théorie ;-)

[6] Ça leur fout les jetons. Remarque, à moi aussi...

[7] J'ai demandé l'autorisation, hein, et elle ne m'a pas dit non, non plus, quoi...

[8] Mais vous allez voir ce qui ne va pas tarder à tomber sur le coin de ma cybergueule...

dimanche 20 août 2006

To vired or not to vired (da blogroll)

...zat is ze quouestcheune.

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lundi 5 juin 2006

Bidirectionnel

Finger L'avantage principal que présente Internet par rapport à mon poste de télévision, c'est que quand je fais ceci à mon poste de télévision, quasiment personne ne le voit.

Surtout pas le personnage qui se pavane sous les sunlights[1], et à qui je ne fais donc pas ainsi part de mon point de vue personnel.

Mais peut-être par contre quelques proches qui vont me trouver totalement mou du bulbe de m'adresser à un téléviseur comme on le ferait à un automobiliste.

Tandis qu'avec le 'net, il en va tout différemment.

Internet. Parce que je le vaux bien.

Notes

[1] Avec une pensée émue pour Dominique Strauss-Kahn, mais ils furent tellement nombreux à le précéder, et ils seront tellement nombreux à le suivre qu'il ne faut qu'il n'y voie ni un honneur tout particulier, ni une indignité excessivement spéciale.

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