Ashram de Swâmi Petaramesh

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samedi 22 septembre 2007

Puisque nous sommes sur le Titanic

Il va nous falloir un orchestre.

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dimanche 9 septembre 2007

J'ai un vrai problème

Avec Srî Minîshiva.

Il a trouvé sa Voie...

Mais je crois que je vais être obligé de le noyer.

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lundi 3 septembre 2007

Travailler plus pour l'avoir dans l'cus

Tous les soirs de la semaine dernière, j'ai vu Mâ Anandaramesh travailler très tard sur son portable pour préparer la présentation pour laquelle elle a une grosse deadline. Swâmi Petaramesh dire : Si toi rapporter boulot maison, toi jamais plus avoir fini, ça pas bonne idée être.

La nuit dernière, anxieuse de tout avoir tout bien fini à temps, elle s'est réveillée à 3 du mat' et n'a pas pu se rendormir. Donc, elle s'est levée ce matin avec gravement la tête dans le cul, algue oscillant dans le courant, épuisée de boulot seulement 15 jours après être rentrée de vacances, particulièrement en période de rentrée scolaire, vu que de nos jours, quand on ose prendre des vacances, faut rattraper après le boulot (d'importance mondiale sinon davantage) qui n'a pas été fait pendant qu'on glandait au camping.

Ce matin, en arrivant au boulot, Mâ Anandaramesh s'est garée à la va-vite sur la place numéro 13 (ça ne s'invente pas) et a laissé la bagnole les roues bien braquées comme Swâmi Petaramesh lui dit toujours qu'il ne faut pas les laisser, mais Mâ Anandaramesh vit une existence où elle n'a jamais le temps de remettre les roues de la voiture dans l'axe avant de couper le contact.

Ce soir en quittant le boulot en courant, Mâ Anandaramesh qui n'avait pas le temps de vérifier dans quel sens étaient les roues a envoyé un grand coup de marche arrière et est allée faire une grosse bise au pilier en béton du parking.

Seule la roue avant gauche a touché le pilier. Même pas une éraflure à la carrosserie.

Sauf qu'elle a vraiment du y aller de bon coeur parce que la jante ressemble maintenant à l'aspect qu'elle aurait eu si un boeing d'Al Qaeda s'était écrasé dessus. Pliée jusqu'au beau milieu, le pneu s'est dégonflé plus vite que je ne pète.

Mâ Anandaramesh a donc magnifiquement plié sa voiture, euh pardon, la voiture de Mâ Grandmeramesh.

Un collègue de bureau vêtu d'un costume clair qui doit, comme tous les autres (les chiens !) être fou de Mâ Anadaramesh lui a prêté main forte et a changé sa roue, au grand dam de son costume de chez le bon faiseur. Mâ Anandaramesh a donc pu rentrer maison au volant d'une voiture qui, léger détail, nécessite maintenant de tourner le volant à 45° vers la gauche pour rouler droit, ou presque.

Il est patent que le parallélisme a rendu sa petite âme au dieu des trains avants et des triangles de suspension. S'il ne faut pas changer le berceau moteur, nous aurons de la chance. Si les longerons sont pliés, ben la caisse finira à la casse.

Ce soir, Swâmi Petaramesh est allé démonter la roue pour constater l'absence de dégâts visibles (sauf sur la roue qui est une irrémédiable ruine), et se dire que la famille Petaramesh allait encore faire la fortune de Monsieur Renault. Après avoir démonté et remonté la roue de secours, Swâmi Petaramesh est allé la regonfler correctement à la station-service la plus proche, pour constater qu'hélas le parallélisme n'en devenait en rien davantage parallèle.

Quand Swâmi Petaramesh a fait remarquer à Mâ Anandaramesh en état de total épuisement nerveux qu'il était absolument exclu qu'elle ait été presque arrêtée comme elle le dit, pour avoir transformé une roue d'acier épais en César du Meilleur Emplâtrage, Mâ Anandaramesh s'est fâchée. Swâmi Petaramesh s'etre dit : Femme fragile être, avec pincettes manipuler, si pas vouloir soirée vraiment merdique avoir quand aspirer à calme et sérénité.

La morale de cette histoire, c'est que travailler plus pour en arriver d'épuisement à emplâtrer sa caisse dans le premier pilier en béton venu, ça très ballot être.

Bientôt Mâ Anandaramesh très fort applaudie sera devant présentation magnifiquement réussie de professionalisme exacerbé, mais eux applaudir, eux pas payer garagiste. Avec remerciements et considération pas baguette de pain acheter et pas non plus effacer fatigue et temps perdu à conneries. Ça pas bonne opération du tout être.

vendredi 24 août 2007

''De profundis fauteuillibus''

Srî Minîshiva a le don d'exaspérer son monde...

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jeudi 2 août 2007

La vie est une chose étrange

Plus je vieillis, plus je constate que je n'y comprends strictement absolument rien, ce qui me procure une forme benoîte d'obscure satisfaction.

(Il faut bien jouir parfois d'une forme benoîte d'obscure satisfaction, ne trouvez-vous pas ?)

Si vous croyez y comprendre quelque chose, c'est pas pour dire, mais c'est juste parce que vous n'avez pas encore compris que vous n'y pigez goutte, faites pas les malins.

(Et pour les conseils, c'est le bénitier à droite en sortant, mais ça, vous le saviez déjà, sinon c'est franchement pas la peine d'espérer penser une seconde à comprendre quoi que ce soit à l'existence, mon neveu...)

Addiction du bois

Les voies de l'addiction sont impénétrables.

Il y a deux semaines de cela, j'étais un non-fumeur à qui l'idée d'une cigarette ne faisait ni chaud ni froid. J'en étais venu à trouver totalement absurde et surprenante cette étrange coutume de téter des fumées toxiques par le bout d'un tuyau de papier plein de débris de feuilles enflammés vendues à des tarifs à faire rougir le plus escroc des ministres.

Une légère odeur de clope me titillait agréablement les narines, sans toutefois créer aucun désir.

Une forte odeur de clope me semblait limite nauséabonde.

Puis l'autre soir, Mâ Anandaramesh a eu l'idée de taper une clope à sa voisine, ça lui faisait envie.

Puis je lui ai dit, par forme de curiosité (malsaine) : Passe-moi une latte, que je voie l'effet que ça me fait ?

Elle m'a dit : Tu crois ?

J'ai dit : Ben ouais quoi, c'est rien, t'inquiète pas !

Puis j'ai tiré trois barres.

Le lendemain soir, elle a dit Je ne vais quand même pas encore taper une clope à la voisine... La honte...

J'ai dit : Bon, on n'a qu'à acheter un paquet.

Elle a dit : Tu crois ?

J'ai dit : Ben ouais quoi, t'en fais pas...

Le paquet a été fort vite vide - elle n'y a guère touché - et j'en ai fort évidemment racheté un autre : Demain, j'arrête !

Les vacances sont finies, et je fume à nouveau comme une pleine caserne de pompiers. Autant que si je n'avais jamais arrêté. Gainsbourg est mon ami. Ce qui n'est certainement pas étranger à quelques fameux maux de tête de chou. Toutes les habitudes sont revenues en un instant. Y compris la peur de manquer qui vous fait vérifier avant de partir le matin, avant de revenir le soir, que vous avez assez de clopes pour la journée / soirée...

Je suis aussi profondément fumeur que jamais. Je suis un homme dont le cerveau fonctionne à la nicotine.

Je sais maintenant une chose que je savais déjà (le con !) : Je ne peux pas fumer un peu. je peux fumer comme un pompier, ou non-fumer. La deuxième option étant plus difficile, mais on s'y fait au bout d'un certain temps - et on devient un peu con et beaucoup fatigué.

Je ne peux pas fumer un peu, pas davantage qu'un ancien alcoolo ne peut boire un peu.[1] Dura lex, sed lex.

Et je ressens cette étrange dichotomie de regarder chez moi ce comportement étrange d'un être calme et rationnel dont une partie qu'on croyait éteinte est entièrement sous la dépendance d'un produit toxique[2] au point de gouverner, à l'aise Blaise, l'ensemble des comportements du reste du bonhomme. Avec un petit ricanement Nananinanèèèèreuh ! J't'ai bien eu ! Et en plus t'aimes ça ! Et l'autre bout du bonhomme de regarder cet étonnant spectacle totalement désabusé et finalement sans guère de surprise : Avec un peu d'honnêteté inellectuelle, on n'arrive pas à un certain âge sans très bien se connaître soi-même et ne plus guère nourrir d'illusions. Les védantins le savent bien depuis des millénaires, que nous sommes multiples, que nous hébergeons en chacun de nous des tripotées de gremlins farceurs qui poursuivent chacun leurs objectifs propres avec obstination et malice. L'un des gremlins farceurs a pris le dessus par traîtrise, et le reste du bonhomme s'est laissé manipuler en sachant très bien, dans le fond, où il allait tout droit. Resistance is futile ! You will be assimilated !

Le petit démon ne dort jamais. Jamais. Il attend. Longtemps au besoin ; il est foutrement patient. Et d'ailleurs, quand on y réfléchit bien, quand le petit démon est malheureux, le reste du bonhomme est un peu triste.

Bagarre rituelle de deux lutteurs qui se connaissent parfaitement, l'un qui sait parfaitement où et quand taper pour mettre dans le mille, l'autre plus hésitant. Mais patient et déterminé aussi, qui attend de nouveau son heure : Chacun son tour.

Okette. 1-0, balle au centre.

Lundi, le paquet de clopes augmente de 30 centimes d'Euro. Bientôt plus cher que du caviar de la Baltique.

Ça tombe bien : Lundi, j'arrête !

...ou mardi...

Pour le moment, je vais m'en griller une avec mon pote le petit démon. Il l'a bien méritée.

Notes

[1] Et je me dis : T'as quand même de la chance : t'es pas alcoolo !

[2] Dont je connais extrêmement bien les effets délétères sur l'organisme, des poumons à la peau en passant par la gorge, la langue et les artères, le détartrage chez le dentiste de l'intérieur noirci des dents du bas, sans parler de l'haleine du cheval du cow-boy...

dimanche 29 juillet 2007

Désabusé

En fait, un appartement, c'est comme un mobile-home en plus grand. Sans la piscine. Et sans les soirées quiz-apéro.

Chienne de vie. J'étais bien là-bas, moi ! Et pas pour les soirées quiz-apéro ;-)

Lundi, le collier me grattera de nouveau le cou. Damned :-/

mercredi 25 juillet 2007

Les déphynissions abyssalement profondes du jour

Un casse-tête est un objet inventé à l'usage des hommes célibataires.
Les hommes mariés n'en ont pas besoin.

(L'informatique est une invention à l'usage des hommes mariés, afin de varier leurs sources d'exaspération).

Camping

Rue Bombe-culUn camping est un lieu où l'on voit une femme d'âge canonique juchée debout sur une chaise sur la terrasse de son mobile-home, immobile dans l'inconfortable position du sémaphore, afin d'être en mesure d'utiliser son téléphone mobile pour prendre rendez-vous en hurlant avec son dermatologue sans que nul n'en perde une miette.

Un camping est également un lieu où l'on voit une famille d'authentique Groseille roulant en hénaurme 4X4 noir Mercedes aux vitres fumées (les BMW X-Machin sont vraiment trop peuple), refuser de saluer les plébéiens locataires de mobile-homes car eux sont de la race des Seigneurs propriétaires de mobile-home sur le campinge.
Rien en ce monde n'est plus malodorant que des parvenus qui se la pètent façon coqs sur leur tas de fumier.

Sinon, nous passons d'excellentes vacances : Aujourd'hui, il ne pleut pas.

Blague dans le coin, un camping est surtout un lieu paradisiaque où l'on peut laisser divaguer sans imites nos nains même en bas âge sans se préoccuper de savoir où ils sont ni ce qu'ils foutent, et où ils se font des tonnes de copains dont ils ne comprennent pas forcément la langue, ce qui ne les gène en rien.

Et pour les nains, un camping est le lieu unique où ils peuvent divaguer librement sans limite et sans avoir leurs (heureux) parents sur le dos, ni la maîtresse, ni la nounou, ni la baby-sitter, Ô Paradis !


P.S. kinarienavoir : J'ai tout de même trouvé le temps de rédiger la mise en demeure à la FNAC de me rembourser le Windows de mon portable dont j'avais affirmé haut et fort que je ne voulais pas, qui m'a été vendu contre mon gré, dont j'ai refusé la licence et que j'ai effacé aussitôt de mon disque dur. Épisodes à suivre à mon retour à la civilisation ;-)


Addendum 26/07/2007 11:50 : Vision d'horreur :

Dans ma description apocalyptique, j'oubliais l'inoubliable grosse anglaise[1] bigénaire[2] en rut qui se livre, pieds nus et en paréo à une très érotique danse du ventre silencieuse, lecteur MP3 vissé dans les oreilles, au beau milieu d'une allée du camping. La perfide albionnaise s'y croit gravement.

Et les jeunes nymphettes qui tortillent lascivement du clitoris nombril piercé sous le nez de beaux et jeunes éphèbes adolescents lesquels, de saisissement, en font la toupie avec leur bite.

Et aussi mes nains qui se gavent de ces étranges bonbons que l'on appelle par ici couilles de mammouths.

Et enfin cette séduisante damoiselle en bikini qui s'entraîne une heure durant, en équilibre sur le muret surplombant la tête de Swâmi Petaramesh qui lézarde sur son dinarosaure au bord de la piscine, à une danse-jonglerie avec boules enflammées au bout d'une chaîne, danse également érotiquissime, bien que les boules ne soient ici pas enflammées, on est à l'entraînement, quoi ! ...ce qui n'empêche nullement Swâmi Petaramesh, ne craignant pas les brûlures, d'avoir une vue magnifique en contre-plongée sur les formes attirantes de la demoiselle qui lui dédie ses plus ensorceleurs sourires en tentant de déclencher ma plus vibrante érection. Glander au bord de la piscine devant un tel spectacle, que pourrait donc demander le peuple ?

Notes

[1] Les anglaises sont soit grosses, soit décharnées

[2] Ce qui nous fait une moitié de quadragénaire, mais qui mériterait plus !

vendredi 20 juillet 2007

Drame au camping (Épisode 2)

Je profite de quelques instants d'inattention de Ma Anadaramesh (actuellement captivée par le show du campingeMademoiselle Patâpatî fait état de sa puissante technique vocale) pour vous assurer que Swâmi Petaramesh n'est pas mort bien que fort loin du 'net, puisque cette maudite carte Wi-Fi reste rebelle à mes suppliques les plus insistantes...

Je vis en effet de puissants instants de culturitude et de finesse intellectuelle, comme par exemple hier soir un fabuleux show karaoké où des nymphettes en furie ont massacré quelques infâmitudes R&B avant de se faire ridiculiser par mademoiselle Patapatî, puis de manière totalement inattendue par une femme qui chantait Piaf à vous en faire friser les poils des bras, que j'ai failli en tomber de ma chaise.

Je contemple également ici et là sur les présentoirs des monuments de bon goût absolument inénarrables tels que celui-ci que je livre à votre délectation :

Le trou de Moncucq

...et sinon, ce billet porte enfin dûment son titre de drame, puisqu'hélas ce matin Srî Minîshiva le Destructeur des Mondes a shooté sauvagement Gribouille, la gerbille de Mademoiselle Patâpatî, du haut d'une table, et que Gribouille est tombée et s'est très probablement cassé une patte avant pour le plus grand désespoir de Mademoiselle Patâpatî, qui hait désormais définitivement son frère.
Demain, il est probable que le vétérinaire sera au programme. Je suppose que par ici, ils sont davantage habitués à soigner des vaches et des chevaux plutôt que des gerbilles...

Eve, la Tentatrice

Les Écritures ne se démentent pas, puisqu'avant-hier soir au show camping (Waow ! Il faudra décidément que je vous narre cela) Mâ Anandaramesh a torpillé une cigarette à sa voisine, et que Swâmi Petaramesh, embrumé par la Leffe, a tiré trois taffes.
Hier soir, Mâ Anandaramesh la Tentatrice a acheté un paquet... dont Swâmi Petaramesh, honte soit sur lui, a fumé la moitié avec délectation, et en constatant que pour la premère fois depuis plus d'un an et quatre mois, son cerveau fonctionne désormais de manière normale.
Mais Swâmi Petaramesh, héroïque comme à son habitude, tentera de ne pas poursuivre dans cette voie périleuse de retour vers la toxicomanie aigüe...

Bon c'est pas tout, faut que je vous laisse avant de me faire tuer par madame pour abandon de table et de bière... Les vacances, ça ne vous laisse pas une seconde de répit...

P.S. : So sorry, pas le temps ni la possibilité de répondre aux commentaires (ni de lire mes mails d'ailleurs) pour l'instant...

mardi 17 juillet 2007

Drame au camping (Épisode 1)

14/07

Pas de radar, ou alors, à l'insu de mon plein gré.

Arrivée au Camping du Moustique Impétueux.[1] Dîner au restaurant snack truc-bouffe du camping, d'un croque-monsieur surgelé mal réchauffé compensé par deux Leffes à la pression.

Nous avons la surprise de constater que nombre de covacanciers que nous connûmes l'année dernière sont là de rechef, ainsi que nous-mêmes. Les mêmes gros belges[2] notamment, qui dans quelques jours auront, nous l'espérons tous, troqué leur blanc laiteux pour le rouge écrevisse qui constitue la moitié de l'objectif de leur séjour - l'autre moitié étant rassemblée par packs de douze dans le coffre de leur voiture.

Mademoiselle Patâpatî retrouve avec joie quelques copines dont des grosses filles de gros belges.

Peu de hollandais, peu d'anglais. Il y en a, mais ce n'est pas l'invasion : Un insecticide ordinaire devrait suffire à les tenir à distance. Raison de plus pour garder strictement secrètes les coordonnées de ce camping : Si jamais il vient à leurs oreilles que le coin est agréable, l'an prochain, ce sera mort !

Swâmi Petaramesh apprend avec bonheur que le camping a désormais le Wi-Fi et arrive de son oeil langoureux à extorquer à la taulière la clé WPA de la Liveboîte, sans même devoir lui flatter la croupe. Hélas, trois fois hélas ! La carte Atheros un peu trop récente qui équipe le nouveau portable[3] de Swâmi Petaramesh refuse de fonctionner sous Ubuntu : Elle fonctionne assez pour que je voie les réseaux disponibles, mais point assez pour que je puissâsse m'y connecter. wpa_supplicant ne veut pas causer au draïveur. Sniff. L'humiliation sera totale quand j'irai la queue basse quémander un câble Ethernet. Je rumine mon incompétence informatique.

15/07

Je vais faire des courses pour le barbeuc à l'Intermarché de Machingnac. En entrant dans Machingnac, je suis doublé par la jolie voiture rouge du médecin des pompiers qui roule à tombeau ouvert en pinponnant sur la file d'en face. Une demi-heure de bouchon sur le dernier kilomètre nous séparant de l'Intermarché de Machingnac, kilomètre à la fin duquel j'aperçois les pompiers et gendarmes en intervention, ce qui n'empêche pas un crétin d'indigène (pléonasme) en Clio rouge vif de remonter toute la file de bagnoles pour atteindre le parking du centre commercial avant tout le monde au risque d'écraser un pompier ou deux. Arrivant sur le parking, je constate la cause de l'intervention des pompiers : Une dame d'un âge indéterminable mais pas vieux a décidé de tester la méditation profonde en position du guetteur d'avions au beau milieu de la chaussée. Je ne sais si elle a fait ce choix toute seule ou si elle y a été aidée par un véhicule autombile, mais elle est de la plus marmoréenne immobilité. Je la vois là gisant sur le dos et ne faisant l'objet en cet instant d'aucune espèce de soin médical ni d'empressement particulier (peut-être est-elle anglaise ?), tandis que le médecin des pompiers papote avec un gendarme. Quelque pompiers sous-fifres apportent en flânant mode petite vitesse la planche-brancard réglementaire, ce qui donne à penser que la dame a peut-être bien pris des vacances complètement définitives, hélas, ce qui semble réconforter les badauds qui bénéficient gratuitement de l'attraction et se sentent encore plus bénis des dieux en allant acheter leurs chipos-merguez-charbon-de-bois.

Barbeuc',[4] puis piscine, cette dernière activité, pour un premier jour, consistant essentiellement dans l'examen discret mais attentif des fessiers et autres avantages de nos covacancières - hollandaises ou non - en évaluant l'intérêt que l'on éprouverait éventuellement et si l'occasion s'en présentait à grimper sur telle ou telle, tout en examinant son propre durillon Kanterbraü, se lamentant sur le fait que ce dernier réduise quelque peu les chances de mener à bien tout projet de cet ordre.

Soirée : essayer de faire marcher le Wi-Fi de Styx sur la terrasse du bar. Humiliant échec.

16/07

Swâmi Petaramesh essaie de convaincre Mâ Anandaramesh que son désir le plus fou en matière de planning consiste dans le rien-foutage jusqu'à ce que j'en ai marre, tandis que Mâ Anandaramesh tente quant à elle d'organiser guide en main un planningue de visites pleines de culuritude. Nous échouons dans l'après-midi aux jardins imaginaires montés il y a quelques années par une américaine issue des milieux de la mode (Theufff !) ayant remporté le concours lancé par Monsieur le Maire du Coin, certainement un UMP, moi je vous dis,[5] sans l'ombre d'un doute. La guidesse aux jolis petits seins est obligée d'y aller à plusieurs reprises de son couplet à la gloire de Monsieur le Maire, de la Mairie de Monsieur le Maire, et des jardins de Monsieur le Maire, UM à tous les coups à moins qu'il ne soit socialiste, jardins dans lesquels se mèle une symbolique antique syncrétiquement rafistolée à l'américaine, mêlant joyeusement romains, druides, égyptiens et mystique chrétienne à vingt centimes d'Euro. Une fois que la guidesse aux jolis petits seins à l'amplificateur vocal qui intéresse vachement Srî Minîshiva (et sa varicelle) en a fini de Monsieur le Maire et de la symbolique égyptomartienne, les jardins sont agréables, surtout les jeux d'eaux. Minîshiva y détrempe joyeusement ses godasses.

Après, on va pousser le caddie à l'Intermarché de Bidulac. Les godasses de Sri Minîshiva font floc-floc.

Laflote m'envoie des SMS pour me poser des questions idiotes, mais je les reçois mal.

Le soir, il a pleuvu.

17/07

Piscine, piscine, rien glander, piscine, soleil, flotte, chaud, frais, glander, mater ces dames en maillots de bain, apprécier le fait que dans cet enchanteur lieu familial, la mochitude naturelle et sans prétention de nombre de nos covacanciers et covacancières, et leur absence de chichis dans le déballage de leur gras et de leurs bourrelets, nous fait ressentir notre propre mochitude comme plus supportable, ce qui est très réconfortant. En contempler toutefois quelques-unes sans déplaisir et en se disant que, si l'occasion se présentait, on en ferait éventuellement son quatre heures, ayant des goûts modestes et peu de prétention.

Trouver que la vulgarité a du bon, se couler avec délices dans la peau de Monsieur Robert Bidochon. Se dire que pour paraître crédible, il faudra un jour apprendre à jouer à la pétanque, et aussi apprendre par coeur le nom de quelques joueurs de foot.

Mademoiselle Patâpatî (qui a commencé à se laisser pousser les seins) passe l'après-midi dans la piscine à jouer avec un futur jeune éphèbe de douze ou treize ans qui la colle de très près, et 'moiselle Patâpatî en redemande. Nous y voilà déjà ? Y'a pu d'enfants...

La question du jour :

Est-ce que tu crois que les bébés vautours, ça mange des bébés morts ?

Les vacances, quoi...

Beau temps. Ça ne devrait pas durer.

Notes

[1] Vous ne croyiez pas que je vous donnerais le vrai nom, nom de Nom ? Secret-défense !

[2] Pléonasme

[3] Alias "Styx"

[4] Swâmi Petaramesh est le roi de l'allumage de Barbeuc'...

[5] De toute façon, ici, comme habitants, hors touristes, y'a que des vieillards. Les petites villes de Machignac & Co. pullulent de pharmacies spécialisées dans l'incontinence, de "Au Confort Médical" et de fleuristes... spécialisés dans les articles funéraires.

samedi 14 juillet 2007

On ferme !

Swâmi Petaramesh médite au loin

Prendez soin de l'ashram pendant que je vais porter la bonne nouvelle de Cela en terre hérétique et mater quelques culs hollandais !

Vous comprendrouillez fort bien qu'avec le genre de jolies briusses qui traînent en ce lieu de débauche, je doive hélas passer les commentaires en "modération" pendant ma longue absence, mais n'hésitez pas pour autant à proser, vos histoires de clitoris votre prose apparaîtra un jour où l'autre (plutôt l'autre) si Shiva consent à ne pas la détruire...

Tiens, y'a un noeud volant trop lesté qui vient justement de prendre cet humble ashram pour un lieu où faire sa pub' en me balaçant un petit "spam artisanal" en français ayant pour seul but d'attirer le chaland... A quoi on reconnaît ça me direz vous ? Typiquement :

  1. Le gars que tu ne connais ni des lèvres ni des dents, première venue (et dernière, de préférence...)
  2. Te balance un commentaire qui n'a rien à voir de précis avec ton billet - qui ne répond à rien de précis ni ne parle de rien de précis, sauf de lui, et donc, qui pourrait être laissé chez n'importe qui sous n'importe quel billet (son jeu est d'en copier/coller le plus possible dans autant d'endroits que possible)
  3. Ce commentaire t'invite d'une manière ou d'une autre à visiter son site
  4. Et il s'imagine ne pas être repéré. Eh Ducon, tu crois vraiment que j'ai pris ton commentaire pour autre chose qu'un spam ? D'où sa durée de vie de 10 secondes...

Quoi qu'y disait, le glandu ? Je cite le morceau de bravoure, d'un intérêt littéraire incontestable et d'une grande profondeur métaphysique, à faire pâlir le grand écrivain Raymond Michu dont le nom n'est pas parvenu jusqu'à nous :

Le samedi 14 juillet 2007, 00:03 par jean-philippe

ah oui dis donc !! bon, je t'offre le champagne pour feter mon anniversaire !! allez j'offre aussi une suprise ..à tout de suite !! je t'attends!!
belle soirée !!!

Oui c'est ça, va te faire ! Je reproduis tes inepties pour faire rire mes copines toujours en mal de ragots médisants (pléonasme), mais sans ton lien moisi, nanaère, va chercher du référencement ailleurs, pôv' naze !

Encore un qui prend le 'net pour une galerie marchande où racoler telle la tepu moyenne (enfin, j'ai bien davantage de respect pour la putothérapeute moyenne : elle, au moins, elle paie de sa personne...)

Bon, allez, je vais piquer une tête dans la piscine méditer quelques instants sur le sans-forme pour laisser filer toutes ces considérations négatives, tiens :-}

Ommmmm...

Paix et amour, (luxe, calme et volupté) avec du poil autour !

Update 14/07 09:23 : Pas encore partis. Comme qui dirait un poil retardés. SOS médecins sort d'ici : Srî Minîshiva a la varicelle...

Il y a pourtant 365 jours dans une année...

La vie, observa lugubrement Marvin, qu'on la déteste ou qu'on l'ignore : oui. Mais on ne peut pas l'aimer.
- Douglas Adams, H2G2 - Trad. J. Bonnefoy

jeudi 12 juillet 2007

C'est louche...

Etonnant, étonnantissime !

Je viens de recevoir un mail de mademoiselle Patâpatî, en provenance de son camp de rééducation politique par le travailler plus pour gagner plus vacances...

Mais il n'y a pas le nombre réglementaire de fautes... Pas du tout. Et l'heure est plus que louche.

Je crains qu'elle n'ait été capturée par l'ennemi et qu'elle n'écrive sous la contrainte...

Prudence et circonspection s'imposent...

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mardi 10 juillet 2007

Les Rescapés du Socialisme

C'est pas pour dire, mais le fond de l'air est frais...

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samedi 7 juillet 2007

Samedi en famille.

Ce midi, Swâmi Petaramesh glandait torse-poil avec son café sur un transat en contemplant sa brioche naissante avec dépit à une semaine de faire l'Aldo au bord de la piscine du camping, et émit ces propos désabusés :
- Rhà-làlà, j'prends du bide, c'est pas beau, ça m'plaît pas, j'me trouve moche...

Ce à quoi Mâ Anandaramesh répondit froidement et sans l'ombre de la moindre empathie :
- Ben ouais, c'est vrai qu't'as du bide. Mais avec c'que tu bouffes, c'est pas étonnant.

Ma bonne humeur était plantée pour la moitié de l'après-midi.

Ensuite, nous sommes allés pique-niquer du soir au parc de Lacroix-Laval.

Srî Minîshiva, qui dévalait comme un ouf' une piste gravillonnée sur son p'tit vélo Décathlon aux pneus lisses à force d'usage, a raté un virage à pleine vitesse et s'est empalé l'estomac sur le bout du guidon, en se disloquant l'épaule gauche et s'écorchant salement la saignée du coude droit. Il a également cabossé son casque, il est donc heureux qu'il ait eu un casque.
Pour l'estomac, guidon planté au point d'écorcher la viande et de provoquer un bel hématome, il ne s'est vraiment pas raté - nous avons eu très peur - nous redoutions des blessures internes et avons failli filer à l'hosto, mais notre Minîshiva s'est vite remis. Plus vite que le vélo dont une poignée de frein est cassée net et le guidon tordu.

J'ai donc porté le vélo pour le reste de la balade.

Après nous avons pique-niqué, et ensuite, fait quelques échanges de badminton.

Mademoiselle Patâpatî m'a servi de bon coeur un volant de badminton en plein dans l'oeil droit, dont les petits vaisseaux ont aussitôt éclaté, me remplaçant le blanc de l'oeil par un beau rouge-hématome qui fait bien mal et va sans doute me faire un bel oeil pour au moins une semaine.

En dehors de ça, personne n'est mort.

Mariez-vous, faites des gosses...


Monty Python - Bright Side Of Life

Blanc à l'antenne

C'est fou ce que je manque d'inspiration, ces jours-ci, moi... Rien à dire d'intéressant. Crevé, peu de temps, gosses, boulot...

Même aux e-mails de mes copines-amours-de-ma-vie, je ne réponds plus, à ma si grande honte...

'reusement que la famille Bidochon part en vacances fin de semaine prochaine, tiens ! [1]

- Eh non Laflote, en fait on ne passera pas dans ton coin, j'avais du halluciner, on part en vacances quelque part entre Béthune et Maubeuge, si tu vois ce que je veux dire...

En fait non, on risque plutôt de passer du côté de chez Madame Monolecte[2] (si je ne m'abuse, mais je peux me gourrer, heureusement que j'ai un GPS ;-))[3]

Notes

[1] Avec madame Gribouille la gerbille, même... Ça va pas être triste... C'est le chat du camping, qui va être content !

[2] Rappelle-moi voir par mail où c'que tu perches au juste ?

[3] Ah non, tiens, j'ai regardé sur Gogole maps, y'a un bon 200 bornes, et pas dans le bon sens... Hélas :-\

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