Ashram de Swâmi Petaramesh

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mercredi 18 juin 2008

Quel déchirement...

Mon EeePC adoré va me quitter... *larmes fatales*

Puterie d'administration de merde !

Faut dire que ces temps-ci elle est sur le grill avec les nerfs tendus comme un arc, pour cause de torture morale infligée par sa grosse boîte qui fait des bénéfices hallucinants et donc son énième "plan social" et fait durer le plaisir depuis janvier pour savoir qui-qui-qui sera mangé ohé ohé ! et que c'est ces jours-ci que ça se décide dans une ambiance de guérilla urbaine sur plateaux du tertiaire... Certains recevront leur lettre, d'autres pas... Ceux dont le poste est supprimé, s'ils veulent un autre poste (et il y en a, ce sera chaises musicales) devront re-postuler comme pour une embauche initiale, renvoyer C.V. et lettre de motivation, passer entretiens même s'ils sont là depuis 10 ans... Sadisme et torture morale dans le joyeux univers de l'entreprise, éprouvant pour les nerfs.

Mais ce n'est pas pour ça que Mâ Anandaramesh pleurait ce matin.

Depuis 2 ans, mademoiselle Patâpatî fait des études musicales avec le conservatoire, et est en primaire dans une classe aménagée appelée "CHAM", et de ce fait affectée à une école primaire bien précise sur la colline de Fourvière, c'est-à-dire à l'autre bout de la ville.

Depuis 2 ans donc, Srî Minîshiva bénéficie d'une dérogation pour "rapprochement de fratrie" pour pouvoir être scolarisé dans le même groupe scolaire que sa soeur, condition sine qua non pour que notre vie soit possible, déjà qu'on jongle continuellement depuis 2 ans avec les coivoiturages entre voisins de quartier emmenant leur Nains à la même école, avec les jeunes étudiantes baby-sitteuses pour aller les chercher et les ramener à la maison, pas facile tout ça quand on travaille plus pour gagner plus (j'ai passé une partie de l'année dernière au chômedu, j'allais chercher les Nains, c'était beaucoup plus simple...) mais enfin bon, jusqu'ici, on y arrive.

L'année prochaine, mademoiselle Patâpatî entre au collège, et toujours dans la même filière, le collège le plus proche du conservatoire et de son école actuelle, donc au même endroit, donc toujours loin de chez nous.

L'année prochaine, Srî Minîshiva entre en C.P., et nous voulons évidemment qu'il reste dans le même groupe scolaire, seule possibilité pour nous de démerder les trajets qui seront encore un peu plus complexes (différences d'horaires, 2 lieux même proches), et Minîshiva a de plus tous ses copains, habitudes etc., dans cette école (et de surcroît l'école de notre quartier où il devrait aller dans le cas contraire ressemble à une vraie prison, sureffectifs, etc.)

Sauf que :

  • Minîshiva passant de maternelle en CP, sa dérogation n'est plus valable, et il faut en demander une autre ne serait-ce que pour le laisser au même endroit
  • Patâpatî quittant cet établissement, même pour le collège d'en face, le motif de dérogation pour rapprochement de fratrie n'est plus valide ! Le "rapprochement", c'est que dans le même groupe scolaire, si c'est l'école primaire du 12 de la rue et le collège du 16 de la même rue, tu peux aller te faire mettre !

Nous avons donc rempli il y a 2 mois un dossier de demande de dérogation extrêmement circonstancié, avec une lettre explicative détaillée, expliquant de plus que les établissements où nous souhaitons scolariser nos Nains, en particulier pour Minîshiva puisque la dérogation est pour lui, sont certes loin de chez nous, mais c'est bien obligé pour le conservatoire de Patâpatî, mais qu'il sont cependant à la fois sur le trajet-travail de Mâ Anandaramesh et proches de son lieu de travail, et que nous recherchons de plus un appart pour emménager dans ce secteur et nous simplifier la vie, tout ceci étant parfaitement juste et vrai.

Après quoi nous avons, procédure oblige (Brazil !), été obligés d'aller faire la demande d'inscription de Minîshiva dans l'école surchargée de notre quartier - où la directrice nous a dit De toute manière on est complets, je ne pourrais pas prendre votre fils, vous avez ma bénédiction pour la dérogation et le mettre ailleurs.
Puis nous avons demandé à la directrice de l'école où notre fils est actuellement et veut rester qui nous a dit De toute manière y'a pas de problème, il a sa place réservée chez nous, nos effectifs ne sont pas trop chargés (même qu'ils cherchent à nous fermer des classes tous les ans), votre fils est le bienvenu mais faut quand même faire la demande de dérogation parce que je ne peux rien faire sans.

Nous avons donc fait la demande de dérogation à la mairie de notre arrondissement, et la personne qui a reçu Mâ Anandaramesh lui a dit : Y'a aucun problème, l'école de votre quartier est pleine et n'en veut pas, l'école où il veut aller a de la place et il y est déjà, ça roule Raoul, la "commission" foutra juste un coup de tampon ça passera comme une lettre à la poste.

2 mois sans nouvelles.

Ce matin, Mâ Anandaramesh ne voyant rien venir rappelle la mairie, et on lui apprend comme ça que la dérogation de notre fils a été refusée par la "commission" parce que "vous n'entrez pas dans les critères du rapprochement de fratrie", qu'on n'aura pas d'autre explication et qu'on a 7 jours pour faire appel si on n'est pas heureux, et que ça repassera alors en "commission" courant juillet, pendant qu'on sera en vacances, avec probablement le même résultat.

Donc Mâ Anandaramesh est en larmes.

Elle a rappelé ce matin, est tombée sur une personne aimable comme une porte de prison qui l'a limite envoyée bouler en lui répétant qu'elle n'a qu'à faire appel et puis c'est tout, et que si ça ne le fait pas il faudra faire intervenir "l'assistante sociale" ou le "service de protection de l'enfance" et qu'on n'aura la réponse que le jour de la rentrée scolaire !

Putain les connards !

Un putain de rond de cuir de gratte-papier au service du public le cul posé dans sa commission a dit "Niet !" en se foutant pas mal de la situation ni de foutre un bordel noir dans la vie d'une famille. Pas son problème.

Notre gamin n'est inscrit dans aucune école pour la rentrée, on ne peut pas l'inscrire dans l'école où il est et souhaite rester, on ne saura que le jour de la rentrée à quelle sauce il va être bouffé, on ne peut absolument rien organiser ni en matière de trajets ni de garde ni de jeune fille pour aller chercher les Nains. On est dans la panade.

Mais c'est le service public, l'administration, ça, ma brave dame.

Entreprise, administration, même combat : nous somme des pions.

Elle est pas belle, la vie ?