Ashram de Swâmi Petaramesh

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 10 juin 2008

Cachez ce 'net qui ne peut pas nous voir !

Le Great Firewall of France à rendre la Chine jalouse, vous n'en aviez pas rêvé ? Pourtant Sarkozy et Fillon le font.

Via Yelrah chez les Suiveurs, cet article chez ContreInfo : Le gouvernement prépare une « Charte de l’Internet » d’inspiration Orwellienne :

« Le but du pouvoir exécutif français n’est pas de lutter efficacement contre la criminalité avec des mesures adéquates car nécessaires, appropriées et proportionnées. Il s’agit de contrôler par tous les moyens le seul média libre qui ne lui obéit pas. » déclare Christophe Espern, co-fondateur de la Quadrature du Net, ajoutant « Il y a quelque chose d’odieux à utiliser la lutte contre la pédopornographie comme alibi à Big Brother. Les services de police concernés ne demandent pas de telles mesures. Parler de "confiance en ligne" dans ce contexte relève de la Novlangue. »

...la suite est là-bas, et pour les sacs à vomi, navré, ça fait plus d'un an que je suis en rupture, adressez-vous à votre compagnie aérienne préférée.

C'est quoi déjà, la devise du Canard ? Ah oui : La liberté de la presse ne s'use que si l'on ne s'en sert pas.

Dans notre belle patrie des Droits de l'Homme (qui ferme sa gueule), ça fait bien longtemps qu'elle est usée jusqu'à la trame et qu'on voit à travers tous ces "patrons de presse" qui dînaient au Fouquet's avec Notre Petit Timonier pour fêter son investiture...[1]

Alors maintenant que la liberté de la presse ne fait plus peur à aucun ministre, c'est la liberté d'expression des citoyens qui pose le gros, le vilain problème. S'usera-t-elle si l'on persiste à s'en servir ?

Demandons-nous si nous devrons plaider "pédophile", "terroriste" ou plus simplement "coupable" le jour où ils viendront nous chercher, ou si ça sera beaucoup plus simple et qu'il ne faudra rien plaider du tout, puisque notre fournisseur d'accès ou d'hébergement nous aura fermé le robinet à conneries sur un simple coup de fil du préfet, et qu'on recevra ensuite par la poste une belle grosse amende administrative sans autre forme de ...procès.

Notes

[1] J'ai assisté l'autre soir à une fort édifiante conférence de Serge Halimi, qui nous détaillait par le menu la liste des invités à cette fameuse soirée, avec en commentaire la liste des titres de presse qu'ils possédaient ou dont ils détenaient le contrôle. Allez, ça devait faire un bon 85% de tout la "presse" qui se regarde, s'écoute ou se lit en France. La main du patron sur la muselière de la rédaction, coucouche-panier Rantanplan, bien sage ! Pour une fois un petit discours qui valait aussi bien qu'un gros dessin...

Dent bleue

Je fais mumuse depuis quelques jours avec du Bluetooth sous GNU/Linux, et je constate que la chose y fonctionne avec une facilité déconcertante : Impeccable pour transférer photos, musique et carnet d'adresses avec son téléphone mobile.

Dans KDE, on peut explorer les périphériques bluetooth directement avec Konqueror et coupier / copier / coller des fichiers comme on le ferait sur un répertoire monté en réseau.

Mais il y a aussi une petite chose couplée à KBluetooth que je trouve extrêmement utile : KBlueLock : Ce machin active l'économiseur d'écran et verrouille l'écran dès qu'un périphérique bluetooth choisi disparaît. En pratique, si on "choisit" comme périphérique son téléphone mobile, la portée du bluetooth étant d'une dizaine de mètres gromaxi, il suffit de s'éloigner de sa bécane téléphone mobile en poche ou à la ceinture pour que l'écran se verrouille aussitôt qu'il "voit" qu'on est parti :-)

Plus besoin de régler des délais d'économiseur d'écran très courts, et on peut même régler le machin pour qu'il déverrouille l'écran tout seul dès que le téléphone revient dans le coin. Magique ! ;-)

Pour ceux qui n'utilisent pas KDE mais Gnome, on peut faire la même chose en installant le package "blueproximity".