...En ces temps troublés où je configure plus que je ne blogue...
Pavarotti chantait tellement qu'il ne vit plus; à jouer jusqu'à l'épuisement avec les ténors de son entourage, il a définitivement perdu le ton. Lors de concerts costumés magnifiques, il grimait lui-même la foule de ses choristes et se laissait volontiers faire un petit bécarre sur le do, ce qui participa de sa légende. Certains le taxaient parfois de cabot, à cause de sa douce manie d'exhiber son la jusque dans les vitrines. Il s'enfonçait cependant si profondément dans le coeur de ses sons qu'il a fini par ne plus en ressortir, tant parfois les sons couvraient trop. Il s'essaya aussi à la direction d'orchestre et se fit quelquefois prêter la baguette. Bien que diésant comme un boeuf, il était passé maître dans l'art de sortir du ton sans chromatisme. Mais la fatigue venant, il finit par y avoir trop de sons à côté, ce qui lui fut fatal, les stars de son âge n'ayant plus guère de résidence...










