Ashram de Swâmi Petaramesh

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jeudi 23 février 2006

Mon premier spam de commentaire

Spamplemousse

Nouvelle invention : le self-trackback !

Vous me demandez donc :

Toi aussi tu veux gagner un truc en satin, c'est cela ? Mais si cela se trouve c'est même pas du vrai satin et es-tu bien certain que ce sera assez chaud dans ton Ashram ?

Par contre, il y a un truc que j'ai vu qui a l'air bien. Mais il faut avoir Firefox et Noscript pour le savoir, c'est que tu aurais intérêt à t'installer, ensembles, google-analytics,com, + technorati,com + sitemeter,com (c'est exprès hein la virgule) parce que toi, tu n'as pas tout cela, pourquoi ?

A la question "mais pourquoi donc n'ai-je pas moi aussi de tels jolis outils qui brillent", je répondrai par un Quiz. Cochez la ou les réponses exactes :

  1. Parce que je suis trop nul en informatique pour installer ces outils et pour connaître leur existence ?
  2. Parce que je ne participe pas à la course à l'échalotte, et que les pyjamas de satin me donnent des mycoses à l'entrejambe ?
  3. Parce que je possède, dans mon serveur à moi que j'ai sous mon bureau à moi que j'ai, mes propres outils d'analyse, qui m'évitent d'avoir à recourir à des outils externes chez Google, Technorati et consorts ?
  4. Parce que l'appel des ces scripts et références externes, quand un visiteur charge une page, en ralentit le chargement, parfois beaucoup, si le serveur Google etc. chez qui l'on va chercher ces scripts est lent ou indisponible ?
  5. Parce que l'usage de tels outils d'analyse externe fait peser de réelle menaces sur la vie privée des visiteurs d'un blog, puisque, par leur seule présence, ces scripts externes permettent aux serveurs de Google, Technorati, Sitemeter etc. de tracer les visiteurs de votre blog, de connaître leurs habitudes, et éventuellement de les suivre à la trace, par cookies interposés, à travers tout Internet. Que feront-ils ensuite de toutes ces informations personnelles collectées à propos de vos habitudes de visites et centres d'intérêt ? Je suis paranoïaque, mais cela ne suffit pas à démontrer que personne ne me suit ;-)

Quant à votre épître à Travers de SONTEMPS, elle me contraint, cher Pierre Kubick, à vous répondre par une citation de Carl Gustav Jung :

Il n'y a pas lieu de plaisanter avec l'esprit du temps, car il constitue une religion, mieux encore une confession ou un crédo dont l'irrationnalité ne laisse rien à désirer ; il a en outre la qualité fâcheuse de vouloir passer pour le critère suprême de toute vérité et la prétention de détenir le privilège du bon sens.
L'esprit du temps échappe aux catégories de la raison humaine. C'est un "penchant", une inclination sentimentale, qui, pour des motifs inconscients, agit avec une souveraine force de suggestion sur tous les esprits faibles, et les entraîne. Penser autrement que l'on ne pense en général aujourd'hui a toujours un relent d'illégitimité intempestive, de trouble-fête ; c'est même quelque chose de presque incorrect, de maladif, de blasphématoire, qui ne va pas sans comporter de graves dangers sociaux pour celui qui ainsi nage de façon absurde contre le courant.
- Carl Gustav Jung - Problème fondamental de la psychologie contemporaine. 1931.

La citation du jour

N'est-il pas honteux que les fanatiques aient du zèle
et que les sages n'en aient pas ?
- Voltaire

Je suis un parasite !

Comme Swâmi Petaramesh est également un vil parasite magnanime, il me semble indiqué de mettre ici un lien vers le blog de la dame, enfin, un de plus ;-) ; ça lui fera peut-être plein de nouveaux visiteurs, puisque c'est une question qui semble la préoccuper foutrement. On en était au pyjama de satin, on en vient logiquement au blogaudimat...

Je me garde également bien de faire un trackback de ce billet chez elle, ou le moindre commentaire comportant l'URL de l'ashram sur son propre billet, elle en déduirait aussitôt que je ne cherche par là qu'à attirer du monde.

Ô lecteur, ne perds pas ton temps dans ce modeste ashram, il n'en vaut pas la peine. Il n'y a rien, ou si peu, ici.
Va plutôt flâner sur le blog de Veuve Tarquine, c'est beau, c'est lumineux, c'est bien écrit, il y a plein là-bas de choses intéressantes, on y respectera ta liberté d'expression, en y prenant un soin tout particulier les jours où tu ne seras pas d'accord.

Swâmi Petaramesh, quant à lui, le jour où son ego boursouflé cherchera à attirer ici les pèlerins par milliers, mettra plutôt des femmes à poil plein ses murs, c'est beaucoup moins polémique.

Ca s'en va et ça revient

En effet, quelque instants après avoir publié sur son blog un article intitulé Pour faire un signalement, c'est le moment où jamais ! qui montrait une fort innocente photographie de sa charmante Tarquinette, photographie encore plus anodine que celle-ci et dont on voit mal comment elle aurait pu donner naissance à la moindre controverse, la voici aussitôt rappelée à l'ordre par une commentatrice qui lui dit :

Tu sais, je suis certaine que tu sais, quelle sorte de rapace se promène sur le web, et toi, tu leur envoie de la viande toute fraîche.

...nageant en pleine pleine paranoïa contre ces armées de pédophiles, qui, comme chacun le sait, hantent le ouèbe à la recherche du moindre carré de peau enfantine, quand bien même il ne s'agirait que du bout d'une épaule (ce qui, en l'occurrence, était le cas).

Dans la foulée, un autre commentateur lui répond, renouvelant le toujours savoureux gag de l'arroseur arrosé :

Halte à l'exploitation de l'image de l'enfant dans la publicité !
Je suis certain, madame, qu'il existe des moyens plus sains de promouvoir et vendre votre blog...

Face à cette conséquente levée de boucliers, notre Tarquine s'auto-censure aussitôt et supprime son billet initial en le remplaçant par un commentaire de révolte écoeurée.

Eh bien, charmante Tarquine, il me semble que ta corde émotionnelle est un peu trop tendue ces jours-ci. Tu devrais peut-être songer à passer à l'ashram pour y faire une petite retraite d'une semaine ou deux, à faire zazen au calme son du gong en laissant les chants des oiseaux traverser librement ton esprit comme les nuages traversent l'azur, sans y laisser la moindre trace...

Le prépuce à l'oreille

En ces jours de discorde où nous nous amusons à briser allègrement quelques tabous[1], il m'a paru opportun de publier cette vieille chose qui, outre la salive qu'elle ne manquera pas de faire couler aux commissures des passionnées de révélations intimes sur la vie des stars[2], présente également l'intérêt de peut-être pouvoir être de quelque utilité à ceux de mes Disciples qui se trouveraient un jour confrontés au même type de problème, ou de questionnement existentiel.

Et puis, il s'agit de médecine, et, comme tout bon Guru, Swâmi Petaramesh s'y connaît en guérisons miraculeuses, il devenait urgent que ce fût démontré.

A la rédaction de ce billet, ma plus grande hésitation fut dans le choix d'un titre, puisque plusieurs éclorent simultanément dans mon esprit. Je choisis donc finalement de les honorer tous, en les saupoudrant de-cî, de-là. Mais foin de préliminaires, préfaces et avant-propos, commençons donc ce billet qui aurait pu s'intituler, en plagiant bassement Skoobeedoo...

A l'Ombre des Grands Hommes

En effet, la palpitante histoire qui suit aurait pu être publiée il y a quelque temps déjà, puisqu'il s'agissait d'une réponse que je fis par e-mail à un article d'une Célébrité Blogosphérique, célébrité qui a d'ailleurs débordé le cadre des tuyaux pleins d'octets, puisqu'on trouve maintenant ses ouvrages jusqu'au Supermarché Casino du coin de ma rue, et qu'on entend sa douce voix dans les petits trous de nos postes de radio.

Le suspense plane. Avez-vous remarqué que je ne fournis, pour le moment, aucun lien ? Il vous faudra lire plus avant...

Ma réponse, évidemment[3] allait en sens contraire de l'article auquel elle se rapportait, et le Grand Homme dont il est question aurait pu décider de la publier à la rubrique "Nos lecteurs nous traitent de cons", mais toutefois il choisit de s'en abstenir, ce qui est parfaitement son droit, s'agissant de son blog à lui, et puisque chacun est maître chez soi.

Il me fit par e-mail une réponse d'où il ressortait essentiellement qu'il n'était pas d'accord avec mon désaccord, et qu'il estimait que mon cas, apparemment marginal, ne justifiait pas la mise d'un bémol à ses affirmations péremptoires.

La réponse qu'il me fit se terminait par ces mots[4] :

Je publie des opinions contraires aux miennes, très souvent. Sauf quand on ajoute à l'opinion des insultes personnelles. Voilà pourquoi je ne publierai pas la vôtre. Vous êtes en désaccord, très bien. Mais ça me déplaît que ce que j'écris et pense (et que je ne suis pas le seul à le penser) soit qualifié de connerie.
Eh, oui. Je suis comme tout le monde : j'ai un amour propre. (Et pourtant, je ne l'ai jamais décalotté.)

Ma réponse resta donc coincée à l'ombre du Grand Homme, je pus me la rouler en pointe et me la mettre sur l'oreille, pour la fumer plus tard.

Mais voilà, aujourd'hui, Swâmi Petaramesh a ouvert son ashram, et il lui est donc désormais possible de publier in extenso cet article, qui aurait pu s'intituler :

Mon Zob[5] !

...Toutefois, préférant rester dans une tonalité plus compatible avec la Haute Teneur Spirituelle de notre ashram, nous l'intitulerons plus simplement :


Première épître à Martin Winckler

De : Swâmi Petaramesh
À : Monsieur Martin Winckler

Sujet: L'avis d'un propriétaire de prépuce à un autre ;-)

Date : 24 novembre 2005, 15:21

Bonjour Martin,

Je ne suis pas véritablement un habitué de votre site, que j'ai cependant visité à plusieurs reprises, et j'ai jusqu'ici toujours partagé les opinions que vous exprimiez dans les différents articles que j'ai lus de votre plume, et qui m'ont souvent appris pas mal de choses intéressantes.

Je suis cependant tombé tout-à-fait par hasard (grâce à un lien depuis le site http://rezo.net ) sur votre article "Touche pas à mon prépuce !" qui m'a interpellé à deux titres, en tant à la fois que propriétaire de ce genre d'objet ;-) et que père d'un petit propriétaire de 3 ans 1/2 d'un objet de même type.

Et je suis en parfait désaccord avec l'opinion que vous exprimez dans cet article, du fait de mon expérience personnelle.

En effet, durant toute mon enfance, bien que je n'aie jamais souffert à ma connaissance d'une quelconque anomalie du prépuce, mon pénis ne se décalottait pas, aussi loin que je me souvienne (c'est-à-dire jusqu'avant la période où cette intéressante question a commencé de me préoccuper, peut-être vers l'âge de 10 ou 11 ans).

Auparavant, dans la petite enfance, j'imagine que je ne tirais sur mon prépuce que le strict nécessaire pour me permettre d'uriner, c'est-à-dire que seule la toute extrémité du gland en émergeait.

A l'époque, mon père ne se préoccupait absolument pas de ma toilette (autre temps, autres rôles parentaux...) qui était, petit enfant, uniquement assurée par ma mère, laquelle, sans doute par pudeur (la mienne ou la sienne ? sans doute plutôt la sienne...) et conformément à vos conseils bien avant que vous ne les ayiez écrits, se tenait à distance respectueuse de l'objet du délit ;-)
On devait bien passer rapidement un gant savonneux sur l'ensemble, mais quand à décalotter, certes pas.

A vrai dire, arrivant à la fin de l'enfance, je n'avais pas la moindre idée qu'un pénis pût se décalotter, et je ne m'étais jamais posé de question à ce propos.

Puis vient l'âge où un jeune garçon commence à s'intéresser davantage à sa bite, en fonction des plaisirs qu'il la découvre capable de lui procurer, et de la curiosité éveillée par les bouquins de Tordjmann offerts par papa-maman (un paquet d'années avant que ledit Tordjmann ne se retrouve en cour d'assises...).

Or donc, mon pénis ne se décalottait pas, et mon gland se cachait de la lumière du soleil.
Je ne souffrais cependant pas d'un quelconque phymosis, car mon prépuce était bien assez souple et large pour que mon gland put en sortir, mais il était tout bêtement collé dessus, aussi fortement que par un mélange d'Araldite et de super-glue.
Quelques millimètres du gland pointaient, pour le reste, c'était "collé", point-barre.

Quand je commençai à m'y intéresser, et que je découvris que "ça semblait collé", je n'avais aucune idée bien précise de l'anatomie masculine, aussi je ne savais pas que c'était censé pouvoir se décalotter, ni comment, ni jusqu'où. Je n'avais aucune idée précise de la forme et des dimensions d'un gland.
Mais comme "ça avait l'air collé", et que j'étais curieux, je me mis, dans la baignoire, à tirer doucement dessus, "pour voir si ça pouvait se décoller", et jusqu'où ça pouvait se dérouler.

J'étais dans l'embarras, la curiosité me poussait à essayer de décoller ce qui semblait collé, mais je me demandais également si c'était supposé être décollé, ou rester collé. Je redoutais également que cela ne s'arrache, et de pouvoir me blesser, sinon carrément arracher la peau de mon sexe "ah t'es con tu vois, t'aurais pas du faire ça"... et j'imaginais la tête de ma mère si j'avais débarqué la bite en sang après avoir tiré dessus...

Mon ignorance était telle que je me demandais si ça pouvait se dérouler et se décoller jusqu'à la base du sexe, comme une peau de banane, bref, je n'avais pas la moindre idée de la manière dont c'était foutu.

Il faut arriver à se mettre "dans la tête d'un enfant" ;-)

Dans le contexte de "pudeur familiale" qui était celui de mon enfance, et compte tenu de ma psychologie enfantine, pas question pour moi de poser la question à mes parents.
Je me résolus donc à tirer doucement dessus pour voir jusqu'où je pouvais aller, et en n'en parlant à personne.

Il me fallu plusieurs mois (!), bain après bain, tranquille dans mon coin, pour qu'en tirant doucement dessus, ça commence très doucement à se décoller, fraction de millimètre par fraction de millimètre -- et en faisant vachement mal. Le jour où je parvins, d'un côté, à la base du gland, le sillon était plein de sécrétions blanchâtres qui puaient comme 36 camemberts bheuaaark, mais j'avais la satisfaction d'arriver au terme de ma quête et d'avoir obtenu la réponse à ma lancinante question.
Il me fallut toutefois encore une bonne semaine pour que cela veuille bien finir par se décoller sur l'ensemble du tour, et pour qu'émerge enfin au jour un gland qui n'avait jamais vu le soleil durant toute mon enfance.

Quelle trépidante histoire ;-)))

Après avoir découvert que ça se décollait parfaitement, et que ce n'était sans doute pas fait pour rester collé bêtement comme ça, j'en voulus à ma mère de m'avoir laissé dans cet état sans jamais s'en être rendue compte ni s'être intéressée à la question.

J'ai longtemps considéré cela comme le plus parfait exemple de la connerie liée à la pudibonderie : Avoir un gamin dont le sexe est collé pendant plus de 10 ans et ne même pas le savoir, parce qu'on ne s'est jamais donné la peine de regarder (cachez ce gland que je ne saurais voir !)

Aussi me suis-je promis que le jour où j'aurais à mon tour un fils, je lui épargnerais une telle mésaventure.

J'ai maintenant un p'tit bout de chou de 3 ans 1/2 dont le sexe se décalotte parfaitement, merci, et qu'il décalotte lui-même à chaque douche pour le rincer (il parle quant à lui de "l'ouvrir" et le "fermer").

Quant il était tout bébé, nous n'y avons d'abord pas touché, il semblait vraiment trop petit et fragile pour être indûment tripoté, mais dès qu'il a un peu grandi (en gros, quand il s'est tenu debout dans la baignoire), je me suis mis en devoir de le décalotter pour le nettoyer assez régulièrement lors de son bain, ce qui me semble une élémentaire mesure d'hygiène, tout autant que la meilleure façon d'éviter que ce genre de mésaventure ne lui arrive.
Mon épouse, un peu gênée, ce qui est compréhensible, a préféré me déléguer cette tâche, sur l'air de "puisque tu en as un toi-même, tu sais mieux que moi comment ça marche" ;-)

Les premières fois, notre petit bonhomme a fait une drôle de tête en voyant l'aspect de son gland, car il prenait visiblement ça pour un "bobo", un truc qui lui semblait anormal, et donc inquiétant. Nous l'avons évidemment rassuré ce qu'il fallait, jusqu'à ce que cela ne lui pose plus aucun problème métaphysique (dès la 2ème ou 3ème fois).
Maintenant, c'est un "grand bonhomme" de 3 ans 1/2, et il "l'ouvre" tout seul pour le rincer, ce qui est parfait.

Je gage que lui seront épargnées les question que je me posais à 10 ans : "Est-ce que ça se déroule ? Ou pas ? Jusqu'où ? Jusqu'en bas ? La peau va se barrer d'un coup et j'aurai l'air fin ?", et qu'il ne lui viendra jamais à l'idée - sans hurler de rire - qu'on puisse se poser ce genre de question, puisqu'il connaîtra parfaitement les tenants et aboutissants de son anatomie depuis la plus petite enfance.

Voilà-voilà. C'est tout ce que j'avais à en dire, mais vous comprendrez donc que, sauf le respect que j'ai pour vous, et qui est grand, je trouve que votre article en la matière, c'est une grosse connerie.

Si vous trouvez opportun de publier cet e-mail en réaction à votre article, sur votre site, vous avez ma pleine et entière bénédiction.

Si vous ne le souhaitez pas, vous avez également ma bénédiction ;-)

Bien cordialement.

- Swâmi Petaramesh

On dit que je me répète. Je cesserai de me répéter quand on se corrigera. - Voltaire

Notes

[1] Et tu le sens, mon gros Totem ? (© Sigmund) Je sais, mais non, je veux bien sortir, mais pas dès le début de l'article.

[2] Car Swâmi Petaramesh, en matière de Haute Spiritualité, n'est rien moins qu'une star... Mais il n'en est pas moins Homme !

[3] Vous me connaissez...

[4] Ajoutons pour être complet qu'il y avait encore un "Amicalement" et une signature derrière.

[5] Qui a par ailleurs, comme vous le savez mesdames, bien d'autres caractéristiques passionnantes...