ENCYCL : La femme est une créature charmante, intelligente, attentionnée, désirable, attirante, pleine d'humour et au commerce très agréable, jusqu'à ce qu'un acte inconsidéré de son conjoint, causé par une monumentale erreur d'appréciation, ne provoque sa transformation en mère[1].
Dès ce moment, la femme devient une créature ayant toutes les caractéristiques opposées de celles citées précédemment, et ce, de manière irrémédiable.
Une légende rapporte qu'en dehors du contexte familial, la femme devenue mère retrouve parfois ses caractéristiques initiales pour la plus grande joie de ses collègues de bureau. La majorité des conjoints de mères estiment toutefois qu'il s'agit là d'un mythe sans fondement, faute de jamais avoir été témoins de ce phénomène.
Sigmund Freud a un jour défini la femme comme étant un être aux cheveux longs et aux idées courtes
.
Cette définition est toutefois anachronique, de nombreuses femmes portant de nos jours les cheveux courts.
Dès 1486, le Malleus Maleficarum[2], excellent manuel pratique de la Sainte Inquisition[3] nous adressait l'impressionnante mise en garde suivante :
La femme est plus amère que la mort.
Tout en elle est un piège.
Son cœur : un filet ; et ses bras : de véritables chaînes.
Le Bouddha historique[4] lui-même, qui ne voulait pas d'emmerdements, refusa pendant près de 40 ans d'admettre des femmes dans les ordres monastiques, jusqu'à ce qu'il finisse par céder, de guerre las, à la demande de sa tante Mahaprajapati qui lui avait cassé les pieds pendant tout ce temps.
Mahaprajapati, aidée d'Ananda, finit donc par avoir le Bouddha à l'usure, mais toutefois, dans sa Grande Sagesse d'Eveillé, ce dernier imposa aux nonnes bouddhistes[5] le respect de 311 préceptes monastiques, alors que les moines[6] ne sont soumis qu'à 217 règles.
Outre ces 311 préceptes, les bhikkhani doivent avant tout obéir à Huit Grandes Conditions, qui sont :
- Une nonne, quand bien même elle serait ordonnée depuis cent ans, doit, devant tout moine, quand bien même il serait ordonné du jour même, le saluer respectueusement, se lever en sa présence, s’incliner devant lui et lui rendre tous les honneurs qui lui sont dus.
- Une nonne ne doit pas passer la saison des pluies dans une region ou ne séjournent pas de moines.
- A chaque demi-lune, une nonne doit s’adresser à l’ordre des moines en vue de deux choses : la date de la cérémonie uposatha, et le moment auquel les moines vont dire la prédication de l’Enseignement.
- A la fin de la retraite de la saison des pluies, les nonnes doivent tenir pavarana devant les deux sanghas, celle des moines et celles des nonnes, pour savoir si aucune faute n’a été commise en fonction de ce qui a été vu, entendu ou suspecté à leur propos.
- Une nonne qui s’est rendue coupable d’une faute grave doit se soumettre à la discipline marlatta devant les deux sanghas, celle des moines et celle des nonnes.
- L’ordination majeure (l’initiation upasampada) ne peut être sollicitée devant les deux sanghas que lorsqu’une novice a observé pendant deux ans les six préceptes (les cinq premiers préceptes plus le précepte qui impose de ne prendre qu’un repas par jour avant midi).
- En aucun cas il n’est permis à une nonne d’injurier ou d’insulter un moine.
- Les nonnes n’ont pas le droit de réprimander les moines ; il n’est pas interdit aux moines de réprimander les nonnes.
C'est plus sûr ;-)
Malgré tout, le Bouddha fit à Ananda les remarques désabusées suivantes :
Ananda, si les femmes n’avaient pas obtenu (le droit) d’entrer dans la vie sans demeure selon ce Dhamma et cette discipline, la vie sainte aurait duré longtemps, le véritable Dhamma aurait duré mille ans. Mais maintenant que les femmes ont ce droit, la vie sainte ne durera pas longtemps, le véritable Dhamma ne durera que cinq cents ans.
Les maisons avec beaucoup de femmes et peu d’hommes sont une proie facile aux brigands et aux voleurs de trésors familiaux (et il en va de même d’un ordre où les femmes sont admises). Tout comme un champ de riz avec la brunissure et un champ de cannes à sucre attaqué par la rouille périssent (de même un ordre où il y a des nonnes). Tout comme un homme qui bâtit une digue pour la construction d’un réservoir de sorte que l’eau ne déborde pas, ainsi j’ai fixé ces huit règles pour les nonnes, Ananda.
De leur côté, les musulmans ont inventé toutes sortes d'astucieux couvercles de tissu, pour éviter que leurs femmes ne risquent de s'enrhumer. En voie de désuétude à une époque, ces ravissants couvercles retrouvent depuis quelques années les faveurs de la mode.
Notes
[1] Le grand spécialiste de la question Pierre Desproges nous décrit ainsi les étapes de cette transformation : La gestation, chez la femme, dure deux cent soixante-dix jours, au cours desquels elle s'empiffre, s'enlaidit, gémit vaguement, tout en contribuant à faire grimper les courbes de l'absentéisme dans l'entreprise. Au bout de ces neuf mois, le petit Homme vient au monde. L'accouchement est douloureux. Heureusement, la femme tient la main de l'homme. Ainsi, il souffre moins.
[2] Littéralement : Le marteau des sorcières, ouvrage qui devrait être prochainement réédité sous le titre plus moderne : L'Inquisition pour les Nuls. Indispensable pour bûchers, autodafés et autres manifestations festives.
[3] Sacrée Congrégation de l'Inquisition romaine et universelle, renommée par la suite en Saint-Office, puis plus récemment en Congrégation pour la Doctrine de la Foi, dont le cardinal Ratzinger était le dirigeant (on ne dit plus Grand Inquisiteur, on dit Préfet) jusqu'à ce qu'il soit élu en 2005 pape de l'église catholique, apostolique et romaine, sous le nom de Benoît XVI.
[4] Siddharta Gautama alias Buddha Shakyamûni
[5] bhikkhani
[6] bhikkhus









