Auto-apitoiement
Par Petaramesh le lundi 8 mai 2006, 17:24 - Chienne de vie - Lien permanent
Bien gluant.
Ce texte n'est pas ma participation aux "Dis-moi dix mots" de Koz'. C'est juste ma vraie vie-de-merde à moi que j'ai.
Ca tombe bien, parce qu'il n'y avait pas les dix mots qu'il faut, dedans, d'ailleurs.
Je suis trempé jusqu'aux os. Jusqu'au slip[1]. Inclus.
Je me suis levé, j'ai mis mon blouson sur mon dos, j'ai sorti de ma poche la clé de la voiture, et je l'ai posée sur la table du McDo.
Elle m'a dit : "Tu fais quoi ?"
- Tu vois bien, je m'en vais.
Elle a été prise par surprise, m'a dit que je devais prévenir les enfants qui étaient dans les jeux. Je lui ai dit que je lui faisais confiance pour le faire, et que, pas de panique, je serais à la maison ce soir.
Et puis je suis parti.
Depuis le début du week-end, l'atmosphère était déjà à couper au couteau. Inutile d'entrer dans les détails sordides.
J'ai tout de même fini par décider que je ne partirais pas en vacances "en famille" cet été, et par le lui dire. Elle ne semble pas le comprendre. Décidément, c'est moi qui n'y comprends rien.
Là, profitant de ce que les enfants étaient partis dans les jeux du McDo, j'ai encore une fois essayé de communiquer, essayé de comprendre, de dire certaines choses. Ca encore mal tourné. De la totale incompréhension jusqu'aux mots qui blessent en passant par la nécessaire engueulade plus ou moins feutrée. Juste du gâchis.
Je n'en pouvais plus, alors je suis parti.
Sorti du McDo, mon Petit Démon Intérieur me rappelle aussitôt que si ses souvenirs sont bons, il doit y avoir un tabac à 500 mètres sur la droite, et que ce serait une bonne idée d'y passer, 21 jours ou pas.
Je l'envoie chier ce con. Je suis assez content finalement : Si j'arrive à l'envoyer chier dans de telles circonstances, ça me paraît assez gagné pour moi ; assez perdu pour lui.
Ce n'est même pas "les boules", ce que j'ai. C'est pire. Mais on pourrait presque dire que maintenant, je suis habitué. Un mélange de, je ne sais pas... Désespoir, dégoût, amertume, tristesse et désolation. Inquiétude pour l'avenir, problème sans solution. Un peu de rancune, mais très peu. Juste cette immense incompréhension. Sidération devant l'ampleur du gâchis. Tristesse sans fond.
Sans que je l'impute à l'un ou à l'autre, d'ailleurs, ce gâchis. Quelle que soit la forme que les choses aient prises. Nous n'étions pas faits l'un pour l'autre. Et on s'est salement gourrés. Et on est dedans jusqu'au cou. Et ça fait mal.
Je ne sais pas trop où aller, alors je vais me balader.
Je marche devant moi, dans cette partie de la ville pratiquement déserte. Pas loin du stade, zone de labos de recherche et de machins tertiaires, entreprises biotechnologiques, labos de classe IV[2], zone portuaire, le tout fermé ce jour férié. Des voitures qui passent, mais pas un piéton ou presque, dans ces larges avenues sans âme.
Je marche. Je passe derrière ce stade, jamais vu de bien près. C'est immense. D'autres équipements plus loin, une grande salle omnisports. Ca devient du "voie sans issue" tout le coin, dirait-on. Je continue. Je me demande si par là je peux rejoindre le parc du confluent, c'est pas bien loin, juste derrière je suppose, ça doit être faisable ? Je fais encore quelques centaines de mètres. Un vrai désert urbain. J'arrive dans un coin où semble commencer le parc du confluent, mais merde, c'est "Chantier interdit au public" par ici. Je ne vais pas pouvoir passer.
Eclair dans le ciel, bruit de tonnerre. Tout près on dirait. C'est étrange. De l'orage, par cette température ? Le ciel est de plus en plus noir...
J'ai envie de pisser. Pas un chat, des bagnoles en stationnement, un mur. Je me mets contre le mur et me débraguette. POUEEEETTT !!! juste derrière mon dos. Je me retourne, évidemment, un type assis dans la voiture en stationnement juste derrière moi. Il a son journal à la main. Il se fend la gueule. Faut jamais se croire seul.
Bon, je vais pisser 25 mètres plus loin.
Autre éclair. Ah oui, c'est de l'orage ! L'a pas l'air loin. Je compte. Un... Deux... TrSKKRSTBOUOUM !!! Bon, il est tout près.
Une grosse goutte d'eau s'écrase en plein milieu de mon front. Je finis de pisser et remballe l'instrument. Autre goutte.
Autre éclair. Un... Deux..KRSSHBENG !! C'est tout près, et de plus en plus près.
Il se met à pleuvoir dru d'un coup. Violente pluie d'orage. Heureusement que j'ai mis mon blouson plus ou moins d'hiver, pas étanche mais presque.
Ca a l'air de devenir sérieux, faudrait penser à gagner le métro, il doit être à 5 ou 600 mètres...
Autre éclair. Un... DeuSKBANNGGG !! Oh là, c'est vraiment, vraiment tout près cette fois, et il a tapé à droite, celui d'avant était tombé à gauche. Je suis en plein dedans.
J'avance en longeant la haie de platanes, pour me protéger de la pluie battante qui tombe. Maintenant, ce sont des baignoires entières qui tombent du ciel. Je presse le pas, trempé du simple fait de passer d'un arbre à l'autre.
Les éclairs tombent de tous les côtés. Bing et BANG ! BOUM ! Ce serait marrant de se faire foudroyer comme un con en plein Lyon, dans ce quartier désert où même pas une voiture ne passe... Ca réglerait d'un coup l'ensemble de mes problèmes, tiens.
Mais non, en fait, ce ne serait pas marrant du tout. Je n'y tiens pas. Mais vraiment pas.
Je ne me la joue pas héros romantique en plein spleen exposant sa poitrine nue aux éléments : Allez viens si tu l'oses ! Frappe et finissons-en !
. Non. Tout compte fait, j'ai pas envie d'y rester. Un éclair en pleine poire, c'est certes peut-être rapide et expéditif, mais j'ai d'autres projets, même si je ne sais pas encore lesquels. J'en ai. Croyez-moi sur parole. Je trouverai.
Plutôt rassurant, tout ça... Bonne démonstration par l'exemple.
J'ai échangé le pas pressé contre le pas de course, maintenant. Courir sous une pluie d'orage aussi violente, c'est pas forcément une bonne idée, mais j'aimerais assez y rester le moins longtemps possible, et la bouche de métro salvatrice est encore à plusieurs centaines de mètres. Ce n'est plus de la pluie, d'ailleurs, enfin plus seulement. Des dizaines de milliers de petites billes blanches tombent de tous côtés. Pluie et grêle. Ben voyons. Juste pour moi. Merci, mais c'est trop, fallait pas ! Les éclairs, c'est toutes les 15 ou 20 secondes. Bad-ding ! Ba-Boung ! Plaf ! Tchlock !
Voilà la bouche de métro. Je m'engouffre dans l'escalier. C'est arrivé à l'abri que je mesure l'ampleur des dégâts. Mon falzar est aussi trempé que si je remontais du Rhône. Il est couvert de tâches de boue, rien que les projections des gouttes et des grêlons. J'ai des grêlons plein les cheveux. Heureusement que c'était des tout petits, pas des balles de golf !
Mon blouson "waterproof" est entièrement traversé. Je suis trempé jusqu'aux os, quel est le con qui m'a vidé une dizaine de baignoires glacées sur la tête ?
Mes godasses, n'en parlons pas. Heureusement que j'avais de grosses pompes de rando, mais tout de même, l'imperméabilisant, y sert pas à grand-chose...
J'arrive sur le quai suivi d'une traînée de flotte digne du mec qui serait occupé à pisser dans son froc. J'attends le métro.
Une jeune fille arrive, provenant d'une autre entrée. Aussi trempée que moi. Peut-être pas autant finalement, mais son jeans est visiblement à tordre. Pieds nus dans des sandalettes, ses pieds sont deux tas de boue. La pauvrette !
La pluie a transformé son pull de coton en concours de t-shirt mouillé, mettant très fort en évidence la courbe de ses seins. Vision ma foi très attirante. Je n'écrirai pas que ses tétons pointent visiblement à travers le pull parce qu'on est pas dans un texte érotique à deux balles ici, et parce que ce serait un mensonge. Je ne vois pas ses tétons. Bon, ben tant pis. Ses cheveux trempés plaqués sur son joli visage achèvent de lui donner un aspect sexy à tomber raide-sur-place.
Miam.
Je lui souris, elle me sourit. Communion des trempés, en quelque sorte.
Elle s'asseoit sur un banc ; je reste debout.
Un instant plus tard, je lui souris à nouveau. Elle prend les écouteurs de son Walkman et se les plante dans les oreilles, ce qui, traduit du citadin moderne signifie Cher monsieur, je n'ai pas envie d'être emmerdée.
.
Je comprends le message, et je ne me fais pas plus lourd.
Le métro arrive ; la belle et moi montons. Je la garde en vue du coin de l'oeil, mais c'est tout.
Le gosier commence à me gratouiller de plus en plus, je me prends une quinte de toux carabinée, ça me picote dans le larynx, saloperie d'eau glacée.
Plus je tousse et plus ça picote, plus ça picote et plus je tousse.
Je me lève pour aller tousser à l'autre bout du wagon.
Une fille se retourne pour voir qui tousse ainsi. Elle est belle, et elle a l'air conne. Donc elle n'est pas belle, finalement.
Quatre stations plus tard, je descends. Changement de ligne.
J'arrive sur le quai à l'instant où la rame y accoste. Je me dépêche pour entrer par l'avant.
La galanterie m'incite à laisser passer une jeune femme. Elle est très jolie. Jeans, très fine, tiags à bout pointus. Brunette, cheveux raides et courts, pas coiffés en carré, mais un peu le genre. De toute manière, je ne connais rien aux noms des coiffures. Des trucs de fille, ça. Elle doit avoir entre trente et trente-cinq ? Visage mince, air fragile et fort à la fois, ce genre de visage qui me fait assez pas mal craquer.
Je la regarde et me prends à la désirer tout en me disant "T'es con, mais t'es con tout de même. Elles t'ont pas causé assez d'emmerdements comme ça... Hein ?"
Je descends à la station suivante. Une grosse à l'air con me mate dans l'ascenseur. Suis toujours aussi trempé et beau comme un camion.
Envie d'une femme avec qui me changer les idées. Besoin de tendresse à partager. Chuis con, hein. Très. Et qu'est-ce qu'elle a à me mater comme ça cette grosse conne ? Elle veut ma photo ? Qu'est-ce qu'il fout ce putain d'ascenseur ? Il démarre, oui ou non ?
Comment se fait-il que je ressente autant le besoin d'une femme alors que j'en chie tellement dans ma relation avec l'une d'elles. Méditer dans une grotte, ça ne serait pas mieux ? Sur la question, éventuellement...
L'ascenseur me pond dans la rue. Ici, il ne pleut plus. Le temps de parcourir les 500 mètres qui me séparent de chez moi, le soleil pointe le bout de son nez. Et je suis trempé jusqu'aux os, avec mon jeans "propre de ce matin" tout dégueulasse et bon à relaver.
J'arrive chez moi. Mademoiselle Patâpatî m'accueille. Ils sont rentrés avant moi. Elle s'étonne de me voir revenu aussi tôt : Maman avait dit que tu serais là ce soir
.
Je me fous en slip dans l'entrée, pas dégouliner partout avec mon jeans trempé.
J'entre dans le bureau, m'écroule en slibard sur ma chaise. Commence à rédiger ce sympathique billet.
Quand j'y suis depuis 10 minutes, Mâ Anandaramesh entre et me demande si elle peut me parler.
- Si ça ne peut pas attendre... lui réponds-je.
Elle veut savoir si "je tiens à venir" à Marineland à la fin du mois. Ca fait un bout de temps que c'est prévu, et qu'on y va tous en famille.
Je lui dis que c'est prévu, et que comme c'est prévu, a priori, je viens, à moins qu'elle "ne tienne à ce que je ne vienne pas".
Elle me dit qu'elle fera "l'effort de me supporter" si nécessaire.
J'ai passé une partie de la journée d'hier et de la matinée d'aujourd'hui à regarder mon mobile pour voir si des fois y'aurait pas un SMS dessus. Une amie devait, peut-être, transiter par Lyon en TGV, hier ou aujourd'hui, et j'aurais été très heureux de la voir le temps de boire un pot et de se balader si j'en avais eu des nouvelles. Mais je n'en ai pas eu. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles...
Pas de pot. Pas de balade. Remarque que vu le temps... Fait chier l'existence.
Ce billet fait déjà 101 lignes de texte dans mon kwrite. C'est déjà trop long, assez merdique comme ça.
Plus qu'à copier-coller dans dotclear. Affichage-de-ta-merde-au-vaste-monde que vazy juste fais-le...
J'ai la fenêtre ouverte. J'entends que dehors, il re-pleut.










Commentaires
Tu as bien fait de ne pas tenter le "Dis-moi dix mots" avec ça. Il n'aurait plus manqué que Henri-Désiré Landru à une journée pareille.... (bon, c'était juste pour détendre un peu l'atmosphère).
Mon Swâmi, tu connais ma théorie fumeuse des pommes qui tombent des arbres... Il me semble que celle-là tarde un peu à tomber, et pourtant elle a l'air fichtrement mûre pour le faire. Et aussi douloureux que ça puisse être... il serait temps, peut-être, pour tout le monde chez toi, on dirait...
Je t'embrasse
Swâmi, tu ne peux pas rester comme ça... C'est pas possible de s'infliger une situation aussi affreuse... C'est parce qu'il y a les pitchounes que tu ne veux pas te barrer ??? Et si elle le faisait, elle, ça te soulagerait ? Mais à chaque malheur il y a quelque chose de bon : tu viens de pondre (en slibard, tu perds des points...) un fort beau billet que j'ai lu d'une seule traite entre deux coups de fer à repasser... Courage Swâmi, je suis certaine que tu trouveras la force de passer au travers des mailles de ce filet que tu as si savamment tissé... :-)
@Traou :
Je croyais qu'elle était de Sir Isaac Newton, la théorie en question. On m'aurait menti ?
J'ai moi aussi ma propre théorie concernant la chute des corps : Les corps tombent quand ils n'en peuvent plus...
@Laflote :
Samantdi, dans son billet "Le choix et l'oubli", a évoqué le concept d'entreprise familiale, et, bien qu'en l'occurrence la terminologie me fasse horreur et ait provoqué chez moi un hérissement de toutes les pilosités de mon corps la première fois que j'ai lu cette expression, force m'est de reconnaître qu'elle correspond à une forme incontournable de la réalité.
Si j'étais seul et avec "rien à perdre que mon cul, rien à sauver que mon cul", ça fait belle lurette que nous serions séparés, et même plutôt deux fois qu'une. Et je me démerderais d'une manière ou d'une autre, ici ou ailleurs.
Mais ce n'est pas le cas, et la réalité et les mathématiques sont rebelles.
Actuellement, les mathématiques me disent que les ASSEDIC me fileront, peut-être, de nouveau 3 Euros par jour quand je leur aurai expéridé la tonne de pièces complémentaires qu'ils me demandent pour cela.
Les mathématiques me disent que, même pour une chambre de bonne avec les chiottes sur le palier, ça fait vraiment court.
D'autant que les mathématiques me disent que ce que me versent les ASSEDIC représente environ le tiers de ce que je verse moi-même chaque mois de pension alimentaire à ma grande fille. Là, ça devient amusant.
Les mathématiques me disent que, si je me barrais de chez moi (car c'est aussi chez moi... non ?) maintenant :
Donc, les mathématiques me disent que la situation est clairement merdique et qu'on ne peut pas faire n'importe quoi n'importe comment si on ne veut pas que la situation devienne pire encore...
Moralité, la première et seule chose que je puisse et doive faire est de faire rentrer du bête et con pognon, ce qui veut dire trouver du boulot, ce qui veut dire pour commencer en chercher sérieusement, et à partir de là Inch'Allah.
Le contexte de ces derniers mois ne s'était guère prêté à ce que j'en cherche sérieusement. La situation et le contexte sont maintenant différents, ce qui devrait me faciliter le fait de me lever sérieusement le cul... Si j'y arrive.
Je n'aurais certainement aucune difficulté à exercer mon métier dans les circonstances actuelles. Mais j'ai des difficultés considérables à chercher du boulot. Il n'aura échappé à personne que ce n'est pas la même chose.
Voilà, c'était histoire de finir de dépeindre un amusant tableau.
[1] En dehors de ça (et de mettre la table et de la débarrasser à quasiment tous les repas, de vider régulièrement le lave-vaisselle, de nettoyer biberons et tétines, d'étendre régulièrement le linge à sécher, de passer régulièrement l'aspirateur un peu partout, et de faire les courses quand on me donne une liste précise [quand on est mongolien, on a besoin d'une liste précise, mais on ne fait pas exprès d'être mongolien...], ainsi que de changer mitigeurs et ampoules à l'occasion ou de monter des meubles Ik*a quand nécessaire), en dehors de ça, donc, il est noirement connu (pléonasme, je sais) que Swâmi Petaramesh ne fait rien dans la maison, et que, si Mâ Anandaramesh est malheureuse, c'est bien par ce que c'est elle qui se tape tout le boulot et qu'elle n'est pas aidée.
Swâmi Petaramesh a honte, se couvre la tête se cendres et se roule dans le pipi de chat.
Par ma fenêtre, j'entends l'orage arriver, il est loin, probablement sur la ville me dis-je.
Quelqu'un instant après, sans que nul ne sache pourquoi me vient dans l'esprit "tiens, il fait quoi le Swâmi en ce moment? cela s'est-il arrangé avec Anandaramesh ?". L'orage se rapproche un peu ... et encore un peu plus ... et je me dis bêtement "si ça se trouve, il est dessous hahaha".
D'un coup je me sens très con à avoir pensé un truc comme ça, non seulement très con, mais surtout je trouve que c'est une bien étrange coincidence ...
Très émue par cette note... oui, et bien "y'a plus qu'à " (je sais, je sais...) chercher du boulot, c'est la solution pour voir enfin le bout du tunnel... Pour quitter le foyer et refaire ta vie. être libre Les enfants? le choc de la séparation passé, ne vaut il mieux pas qu'ils voient leur deux parents épanouis chacun de leur coté plutôt que le marasme actuel? Un couple sur trois divorce, ils ne se sentiront pas isolés à l'école (j'dis ça parce que nous quant on était enfant c'était different) et les familles recomposées, c'est chaleureux... (bon tu n'en aies pas là, je sais!! encore un peu de chemin à faire avant de songer à la garde alternée ou pas...) Puis tu vas peut être trouver un boulot qui te redonnera du coeur à l'ouvrage, un peu de pêche... (tu es bien dans ce que tu fais au moins? ça te plait?) bon courage en tout cas, je suis de tout coeur avec toi!!! PS y'a eu le même violent orage sur montpellier, en début d'aprem, mais sans la gréle... :-))
@Libellul : Merci de ton commentaire.
Il y a du vrai dans ce que tu dis. Mais partir en laissant un enfant derrière soi, j'ai déjà donné, et je m'étais juré qu'on ne my reprendrait plus... Faut croire que c'est quand même comme ça que ça finira par finir :-(
Refaire ma vie, oui. D'une manière ou d'une autre, même si je ne sais pas du tout de laquelle. J'ai justement très envie de vivre ces temps-ci. Sais pas pourquoi d'ailleurs. D'un autre côté, patiner dans la merde n'en est que plus insupportable, du coup...
J'ai envie de légèreté, de tranquillité, de liberté, et de cul :-} ...et de tendresse aussi.
Malheureusement, ce n'est pas ce que prévoit mon horoscope pour les prochains jours, j'en ai peur ;-)
la non communication... la non comprehension...
les frustrations accumulées... Mais comment fait on pour en arriver là parfois?
Au départ, dans une relation tout parait pourtant si simple...
(enfin en principe)
@Libellul :
In theory, practice and theory are the same,
but in practice they are different.
- Larry McVoy
Pas cool tout ça ... ! ça me rappelle la situation que j'ai vécu il y a ... 18 ans pour la deuxième fois. Tout ce que je peux dire c'est que je suis contente d'avoir arrété le massacre à cette époque. Beaucoup de solitude après mais au moins plus de harcèlement moral à la maison et mes enfants ça ne les a pas empéché de grandir, bien au contraire. Mais chaque cas est particulier, je ne peux que compatir.
Zaza compatit aussi et elle a connu ça aussi (pas des pbs de boulot, en revanche, l'avantage d'être fonctionnaire, mais avant de divorcer, des tonnes de problèmes psychologiques invalidants, et pas de la tarte!)…mais elle sait à cause de son grand âge et de sa grande sagesse, que le temps etl'absence ralentissent la douleur et éteignent la passion (ce n'est pas de moi, c'est la fin de la "Princesse de Clèves", ça ne date pas d'hier) Swâmi est intelligent (oui,oui, j'évalue ça tous les jours, enfin une certaine forme d'intelligence car heureusement il y en a plusieurs alors qu'il n'y a qu'une connerie), il est cultivé, il est drôle, il écrit bien : il VA trouver du boulot (lequel, ça c'est indiscret de demander, mais on peut aussi préparer des concours, chercher une autre formation etc.) Et ce sera le cpmmencement de la libération. Je suis d'accord, ce n'est pas le moment de partir : il faut se donner les moyens. Une petite confidence de Zaza, elle s'est occupée pendant dix ans de femmes au foyer qui divorçaient et se retrouvaient sans rien de rien, et avec une équipe super sympa, elle travaillait à leur redonner du punch et les moyens de bosser…eh bien, ça marchait! Il y en a même une qui est devenue physicienne après 40 balais… Zaza conseille aussi à Swâmi d'aller voir "The secret life of words", ce film avec Tim Burton, merveilleux, bien filmé et fin : où l'on voit des gens qui ont une vie merdique -mais alors là, merdique comme on en voit pas souvent - qui en font quelque chose, parce qu'ils prennent ce que le hasard leur offre…au bon moment. Swâmi ne doit pas louper le bon moment : il faut qu'il rebosse et qu'il (re)prenne une décision digne de lui. La vie, elle est pleine de bruit et de fureur (ce n'est pas de moi, vous savez de qui of course), mais on ne va pas se laisser abattre, non? On peut changer de vie : à 56 ans, le sieur Goldoni, grand écrivain italien du XVIII° siècle, s'est expatrié à Paris, et a bien vécu le reste de son âge…On doit changer de vie quand on n'est pas satisfait de celle qu'on a, c'est un vrai devoir envers soi-même et les autres qu'on aime Allez Swâmi, on est avec toi! La vieille Zaza
@ Swâmi : 1) tu me fileras un jour tes sources de citations parce que vraiment c'est très très bon (celle en angliche, j'ai réussi à la comprendre, mais parce que ça va, elle n'est pas trop difficile).
2) Je comprends tellement bien TOUT ce que tu dis et je crois que, contrairement à ce que l'on pourrait penser, ton attitude face à la gluanterie de ta vie en ce moment n'est en RIEN de la lâcheté, mais une immmmmmense preuve de maturité, de sagesse, d'amour envers tes enfants, une certaine idée que je me fais du couple aussi... "Aïe", se dit Swâmi ;-)
Peut-être y aura-t-il des jours meilleurs avec Mâ Anandaramesh ? Peut-être que justement le fait de ne pas partir en vacances en "famille" cet été vous permettra-t-il de souffler un peu, de laisser passer le fleuves de mauvaises ondes qui circule en ce moment entre vous ? Peut-être vous rendrez-vous compte que vous vous manquez ? Je crois qu'aujourd'hui on divorce comme qui rigole et c'est vraiment naze aussi comme comportement (wouala, là normalement je devrais me faire traiter de sale réac de merde). Peut-être finalement le couple avec enfants (petits) est TOTALEMENT incompatible avec le cul, la pwâlade, la liberté, la légèreté (les nains y'a pas plus lourds souvent ;-D).
Je ne suis pas forcément d'accord avec le com de Libellul : je connais des familles recomposées pas drôles du tout, avec des enfants hyper malheureux d'un côté comme de l'autre...
En revanche, je crois qu'il est nécessaire que tu te sortes les doigts du cul (ceci est une image, pas très classe je reconnais, mais très parlante) et que tu cherches du TAF parce que tourner chez soi en attendant que les petits reviennent de l'école, c'est pas gégène pour l'auto-satisfaction. Et puis, c'est vrai aussi que les femmes, pétries qu'elles sont de contradictions, veulent un homme capable de faire tout ce que tu énumères dans ton com (Tiens, mais c'est qu'il est aussi SAINT que le Lièvre en fait le Swâmi) + un être qui bosse et qui gagne pas trop mal sa vie...
Swâmi, cher Swâmi... Que toutes mes pensées les plus tendres (parce que je ne peux pas faire grand chose pour toi niveau cul vu tes attentes du moment ;-D) aillent vers toi ce soir. COURAGE.
Putain, j'ai posté mon com juste après Zazan mais sans avoir vu qu'elle l'avait posté. ENORMEUH...
Ouais, c'est ENCORE MÔA... j'ai tendance à être un peu agacée des phrases du style : "et mes enfants ça ne les a pas empéché de grandir, bien au contraire"... Mais qu'est-ce que les parents peuvent savoir de ce que leurs enfants en chient quand ils se séparent ??? HEIN, QUOI, je vous l'demande ? Qu'est-ce qu'ils peuvent savoir des dégâts que cela cause chez eux. Alors, c'est vrai il y en a des plus fragiles que d'autres (j'en suis un exemple patent), mais je ne crois pas qu'il faille systématiquement tout régler d'un coup de divorce. Après tout, après moult épreuves, il y a aussi des couples qui se retrouvent (oui, j'en connais), qui gravissent la marche du dessus.
Je comprends tellement que l'on parte quand on est battu(e) ou ce genre de situation extrême et inacceptable, mais autrement, on peut TOUJOURS essayer de sauver les meubles...
Tu ne peux pas dire : "nous n'étions pas faits l'un pour l'autre"... Personne n'est fait pour personne, ce ne sont que des conneries pour nous faire croire au paradis. Vous vous êtes plus, vous avez vécu ensemble et comme TOUS les couples, eh bien vous êtes dans la merde... Bon, la tienne est particulièrement nauséabonde en ce moment (tu vois, j'aimerais presque avoir le son de cloche de Mâ Anandaramesh, juste comme ça, pour avoir une vision plus équilibrée de la situation... Ne le prends pas mal Swâmi), mais suis certaine que vous pouvez vous sortir de ce caca avec quelques roses de plus en couronne sur la tête (l'image est ridicule, mais c'est la seule que j'ai trouvé là maintenant tout de suite ;)D).
Mille bises (au diable l'avarice !).
Désolé de vous agacer ... mais en général quand je dis quelque chose, je sais de quoi je parle sinon je m'abstiens. Bonne continuation.
@Laflote :
gagepénitence. Ashram pas champ de tir. Maison champ de tir, suffire comme ça. Sophie pas forcément tort, toi pas forcément raison. Et réciproquement.@Sophie : Toi pas t'énerver non plus, sinon Swâmi Petaramesh donner fessée aux deux.
D'autant que main le démange et donner fessée serait grand soulagement.
Rassures toi Swâmi, je ne suis pas énervée, juste surprise que Laflote se permette de relever mes propos qui ne concerne que ma vie et pas celle des autres, alors qu'elle ne me connait ni d'Eve ni d'Adam... et en plus d'une façon pas des plus agréable qui soit. Mais bon ...
Ceci-dit si tu veux me donner une fessée .. ;-)
@Sophie :
C'est un peu du Laflote ça... Comme on dit, ... Il lui arrive de frôler la nomination au rang de "Blonde Honoris Causa", mais elle n'est pas méchante, juste... faut la connaître, quoi...
>
Ah ben ça, ma foi, ça peut peut-être se discuter ;-)))
Non mais ça c'est fort de café tout de même...
On laisse des commentaires sur la vie des autres non il me semble et ensuite on s'étonne de s'en prendre un dans les gencives... Oui, cela m'agace d'entendre des trucs pareils et je crois que vous ne savez ce dont vous parlez QUE en ce qui VOUS concerne justement. Il y a quelques personnes qui laissent des com sur mon blog et qui ne me connaissent de nulle part ailleurs que du blog et je ne m'offusque pas tout le temps de ce qu'ils me disent, ou alors j'essaie d'être drôle...
@ Swâmi : ça fonctionne pas ton saut de ligne... On n'est pas compatible et puis c'est tout. Môa qui essayais de te remonter le moral avec mon coeur et tout et tout... Va te faire trifouiller chez les papaouets puisque c'est comme ça... "Faut la connaître"... Mouais, c'est pas faux-faux... Mais tu peux parler tôa parce qu'au premier abord, t'es pas simple non plus mon gars :-) Et puis, pour les fessées, t'as tes nains, ça sert à ça, non ???
@Laflote : T'as encore oublié tes gouttes...
ispice di counard, ti crouas pas si bien dire... Ji hoquite tellemi ji rigoule di tes counneri... Ti sais ci qu'elle ti dit la "Blonde Honoris Causa"...
Etrange échange...
Il me semble que Sophie avait clôt son commentaire par "chaque cas est particulier", ce qui impliquait qu'elle ne parlait effectivement que de ce qui la concernait, elle...
C'est du moins comme ça que je l'avais perçu, en lisant son commentaire jusqu'au bout...
Tu avais parfaitement lu et parfaitement compris Traou et en plus je n'agressais personne. ;-)
@ Traou : je me suis sans doute laissée emporter par ce que le com de Sophie Ménart a réveillé en moi... Mais je ne crois pas que l'on puisse parler à la place de ses enfants, même (surtout ?) quand on est leur mère... Il n'est pas si étrange cet échange ou alors pas plus pas moins que les échanges en général ;-)
@Traou : De toute manière on le savait, trop de repassage finit par attaquer le cerveau, c'est une histoire de vapeur qui provoque un dégazage toxique des matières plastiques du fer... Inhalation, intoxication. Seules les sansougnes survivent, je te le dis...
J'me casse.
Euh, bon, les filles, je me propose d'organiser une petite rencontre de catch féminin en string dans la boue, ça vous branche ?
Je parie sur Traou, elle aime pousser de la fonte :-}
(Non mais comment on peut s'entendre avec les bonnes femmes... C't'espèce là, ça saurait faire tourner absolument n'importe quoi en engueulade... Quod Erat Demonstrandum.)
Ach, Swâmi, j'ai le coeur fendu...
, m'a appris ma maman (ce que je n'ai tout de même pas toujours respecté parfaitement, mais je n'ai pas encore de nain-à-moi, alors c'est moins grave).
Trouve un truc, n'importe quoi s'il faut (j'ai souvent été serveuse, pour ma part, lorsqu'il me fallait absolument un appel d'air financier rapide, pas que ce soit solution, mais peut-être peux-tu trouver quelque chose de cet ordre, d'aussi ?). Fais-toi mercenaire, sois aiguisé comme un yakusa : t'as besoin d'un apport financier, et surtout, surtout, d'un changement de contexte rien qu'à toi qui apportera forcément de la nouveauté dans ta life, dans d'autres domaines (rencontres, hasard, coïncidence... ouvre le champ des possibles).
Tu as toute notre estime et nos encouragements et notre confiance pour ce faire, tu sais bien...
(Bon, ok, ça sert pas à grand chose, notre estime et nos encouragements...)
(Par contre, le fait que nous, on ait confiance en toi...?)
Si ça s'trouve, le Swâmi, il invente TOUT pour attirer de nouvelles proies de sexe féminin dans sa toile... Ou alors, juste pour le plaisir... :-O
@Ko :
Ach, Ko, c'est amusant, c'est un peu le monde à l'envers, ma situasse moisue, non ?
Ben "autonome", stricto sensu, c'est-à-dire démerder mon seul cul, je pourrais sans problème. mais "autonome + foutre le camp + assumer mes devoirs de père + ne pas laisser derrière moi mes gosses dans une merde noire et ma femme également", alors que personne ne mérite ni ne souhaite s'y retrouver, dans une merde noire... C'est plus complexe.
Cela dit, je suis intimement convaincu que c'est une situation tristement banale.
@Laflote :
Je n'aime pas dire ça, Laflote, mais tu es à un millimètre d'atterrir dans mon killfile. A moins que tu ne trouves la sortie toute seule ?
Cette remarque étant à considérer comme un dernier avertissement de ma part. Et au cas où tu aurais un doute je parle tout-à-fait sérieusement. Cherche bien : pas de smiley aux alentours.
Reçu five on five... Tant pis, c'était sympa...
Il est difficile de savoir ce que l'on doit faire de son couple, alors, celui des autres...Ko me semble réaliste, si tu ne peux pas encore savoir où tu vas, tu peux au moins savoir dans quel état tu seras. Tu s déjà commencer avec la cigarette, c'est le même principe, agit sur les verrous les plus simples, les plus visibles, l'un après l'autre. Contrôle-les comme tu l'as fait pour le tabac (plus que bravo au fait, admirative !). Pour le reste, les décisions à prendre, etc...tu ne peux de toutes façons pas t'y attaquer les mains vides. Alors, sois vivant, tu verras ensuite.
@Sardinette :
Enfin une parole de sagesse dans un monde de brutes ;-)
Ko parle toujours d'Or. Je l'ai déjà écrit, notamment là...
Ko a (-t-elle ?) encore plus raison quand elle écrit :
>
<Jingle>
- Swâmiji mérite votre confiance !!!
- Ah ça c'est vrai ça !!
- Merci Mère
DenisKo !!</Jingle>
Ko, je te mets en boîte, mais tu sais que je t'adore :-))
Je suis partie me coucher direct après mon commentaire d'hier soir (désolée, pas pu m'empêcher). Pas pu non plus donner ma réponse tout de suite pour le match de catch dans la boue. Et je crois qu'il n'est plus d'actualité ce matin ?...
Swâmi, je te souhaite une journée meilleure qu'hier (et moins bien que demain ;-)). Comme le dit Ko, on a confiance en toi !
Et bisous !
@Traou :
Tu ne vas quand même pas nous priver de ta réponse avec un prétexte aussi mince... :-}
Bon, bon... Moi j'suis d'accord, mais y'aurait pas une option "lutte avec beau(x) mec(s)" plutôt ?... :-)
@Traou : Ah non, je ne peux pas, j'ai mal à le ménisque de le genou...
Montée à Debourg, descente à Garibaldi (à moins que ce ne soit Guillotière, mais je parie sur Garibaldi). Gerland est effectivement un quartier sans âme. Il y a un pont sous lequel s'abriter en allant vers le Rhône...
Et...
Non, je resterai hors sujet :-)
Ne peut qu'approuver des deux mains les propos de la Sardine du Port mais j'aimerais trouver des mots.
Que dire à ceux dont on est proches qui passent par là, que dire alors, à ceux dont on ne connaît que la prose. Ca doit te faire une belle jambe mais je pense beaucoup à ce qui t'arrive. Tout est dans tes mains Swâmi, courage.
Pour le catch dans la boue, je peux pas répondre, mon "Il" lit aussi ton blog et serait complètement dégoûté de ne pas en avoir la primeur ! Il n'a pas plu assez à Montpellier... ;-)
Biz
@Le Gabian :
Sniff... L'ashram est victime de son succès ; il fallait bien que ça arrive un jour :-\
;-)
Voilà un billet qui a réveillé les passions... et toutes ces admiratrices qui vont se crêper le chignon maintenant ! Bon, à part ça mon cher ami... tu sais ce que j'en pense, on aurait comme quelques points communs ces temps-ci. Mais sûr, trouver un job sera la meilleure chose qui puisse t'arriver, et ça je sais aussi comme c'est dur et douloureux. Dans ce domaine, faut en laisser un peu côté prétentions et tout le toutim, faut pas trop réfléchir... ici, je nage comme je peux, je me laisse parfois balloter par les flots, y'a des jours où mes collègues doivent me trouver bizarre, j'imprime pas tout, allant de droite à gauche, vendredi à Bordeaux, demain à Toulon... c'est comme ils veulent, je m'en fous finalement. Mais au moins, quand je suis au boulot... j'suis pas à la maison !!
Je n'avais pas dit la même chose que Pla ou à peu de chose près à propos du job, il y a 3 mois ?
Me reformer et trouver un bon job a été le début de ma nouvelle vie, une fois mes clones assez grands. Mais avant, comme dit l'un des commentaires, il faut supporter, et ce n'est pas le plus simple, bien que l'extérieur en juge parfois ainsi.