Ce brave Totor a en effet essuyé pendant près de 10 minutes - j'avais à cet instant l'oeil rivé sur les logs, "j'ai tout vu m'sieur l'agent", comme dit l'autre - plusieurs centaines de connexions simultanées en provenance des quatres coins de la planète sur ce malheureux blog, centaines de connexions dont un gros paquet tentaient de poster de la merde de spam partout en commentaires et en trackbacks, jusque dans ma "page contact" grâce à laquelle j'ai reçu 6 mails tout moisis...

Là, un tel matraquage ne ressemble plus à du simple spam mais carrément à une attaque DDOS[1] : J'ai vu monter la charge système de ce vieux Totor à plus de 30 (!!!), les applications commençaient à choper des temps de réponse escargotesques, il m'a lancé des instances d'Apache jusqu'à plus savoir où les foutre et swapper plus de 600 Megs dehors, whouàlàlàlà la chaleur !

Enfin bon, c'est du Linux, c'est du béton, dès qu'on arrête de taper ça se normalise aussitôt, mais ça prouve bien que ces putains d'enculés de leur mère de spammeurs contrôlent des parcs entiers de zombies aux 4 coins du globe, avec lesquels ils lancent leur attaques de manière simultanée et concentrée cible par cible.

Ca se voit couramment sur le SMTP, mais le SMTP se défend bien. Par contre, sur Apache avec du PHP lourd derrière, ça fait gros bobo au pauvre serveur, ça :-(

Notes

[1] DDOS : Distributed Denial Of Service, attaque qui consiste à attaquer une machine simultanément depuis de nombreuses autres machines, de manière à la surcharger ou à surcharger sa bande passante, provoquant ainsi une interruption de service durant le temps de l'attaque qui la "surcharge".