Torture chinoise
Par Petaramesh le samedi 22 avril 2006, 20:56 - Chienne de vie - Lien permanent
Srî Minîshiva :
Papa, chuis très triste que Patâpatî elle est partie...
J'la manque ! :-(
Eh oui, Patâpatî est partie pour une semaine de rêve au Poney-Truc du Moulin de Machin, plantant là son Srî Minîshiva de frère tout malheureux de n'avoir plus personne sur qui taper à grands coups d'épée.
En début d'après-midi, Swâmi Petaramesh, en plein manque nicotinique - que le cul pèle aux infâmes menteurs qui ont osé prétendre que c'était bâclé en 3 jours : le 5ème jour, c'est encore pire... - a hérité de la noble mission de conduire mademoiselle Patâpatî quelque part sur un parking paumé de fin fond de zone commerciale où avait été donné rendez-vous avec le minibus qui devait charger la Naine ainsi que quelques autres Nains.
Swâmi Petaramesh, consciencieux, était en avance de 10 bonnes minutes.
Le minibus, forcément, avait 20 bonnes minutes de retard.
Swâmi Petaramesh a donc passé une bonne demi-heure en la charmante compagnie de la mère d'une autre Naine, qui, la salôôôôpe !, clopait cigarette-sur-cigarette sous le nez de ce pauvre Swâmi Petaramesh mis à la torture, pratiquement prêt à se jeter aux pieds de la tentatrice pour lui supplier une cigarette en échange de tout ce qu'elle voudrait.
30 minutes. Sur un parking perdu au milieu de nulle-part. Avec strictement rien d'autre à foutre que de la regarder fumer, et de humer d'une narine frémissante les quelques volutes que le vent lui offrait. Argh.
Swâmi Petaramesh, toutefois, tint bon. Il ne broncha point, ne montra aucun signe. Stoïque.
Une fois Naine et minibus partis, Swâmi Petaramesh s'arracha les bronches d'une longue quinte de toux. Le corps qui se venge, sans doute.










Commentaires
Je suis en train de lire le tome 1 de la contre-histoire de la philosophie, de Michel Onfray. Consacré essentiellement aux hédonistes anti-platonicien, le tome en question.
Tu devrais lire ça, ça te changerait les idées. Je goûte pas trop Epicure, beaucoup trop ascète pour moi. Diogène avec sa lanterne, son onanisme public et son poulet plumé m'a bien fait rigoler.
C'étaient des mecs pour qui les gosses étaient à éviter. Je sais pas pourquoi mais je ne suis pas tout à fait d'accord.
Voilà un exemple de courage, ou je ne m'y connais pas.
(Ceci dit, justement, en courage, je ne m'y connais pas spécialement, m'enfin...)
@Samantdi : Non, je ne crois pourtant pas qu'on puisse qualifier cela de "courage". Simplement, avoir réussi in extremis à éviter de sombrer dans la lâcheté de la capitulation béate ;-)
Là, c'est beau... juste beau.
Repense bien à cette scène la prochaine fois que tu auras envie de craquer et dis-toi que ce serait dommage d'avoir supporté tout ça pour repartir à zéro...
Juste bises.
Bien! Très bien... :)
C'est bien, tu ne lui as pas roulé de pelle pour avoir un goût de nicotine dans la bouche, je suis fière de toi.
Pour parler d'autre chose, c'est tout mignon cette remarque de petit frère esseulé. Ça m'a toute attendrite...