- Patâpatî : Papa, tu peux m'éplucher ma patate ?
- Swâmi Petaramesh : J'ai pas l'temps, depuis que j'épluche les miennes, j'ai pas encore mangé une bouchée... Mais regarde, tu fais comme ça : tu la piques bien avec ta fourchette pour la maintenir, et après, avec ton couteau, tu épluches comme ça...
- Mâ Anandaramesh : Non ! Si tu fais comme ça, tu n'y arriveras jamais ! Il faut faire...
- Swâmi Petaramesh, très calme, voix posée : Un jour, je comprendrai pourquoi, dès que je dis quelque chose, tu dis systématiquement le contraire dans les 4 secondes qui suivent...
- Mâ Anandaramesh, voix qui grimpe aussitôt d'une octave et de deux décibels, se met instantanément en colère : Blabla ! Blablabla !
- Swâmi Petaramesh (toujours calme) : Pourquoi deviens-tu agressive ? Je ne t'ai pas agressée.
- Mâ Anandaramesh (toujours une octave plus haut) : Si ! Tu es agressif ! De toute manière dans cette maison, pour pas qu'on s'engueule, il faudrait que je ne dise jamais rien.

Kestragrandhi, gênée autant qu'emmerdée, fait semblant d'être ailleurs.
Swâmi Petaramesh, peu désireux que le repas évolue en "Règlement de comptes à OK Corral", renonce à tenter d'expliquer une fois de plus le juste milieu que l'on peut trouver entre "ne jamais rien dire" et "critiquer et contredire en permanence". Il se tait donc, et mange.

5 minutes passent.

- Patâpatî : Pourquoi on n'en mange pas plus souvent, de la raclette ? C'est bon !
- Swâmi Petaramesh : Tu sais, on en mange plutôt quand il y a des invités... C'est plus sympa qu'en petit comité.
- Mâ Anandaramesh : Non ! On peut aussi en manger quand on est tous les quatre.

Swâmi Petaramesh constate la grande utilité de l'échange précédent. Il sort fumer sa clope et ira bloguer un instant entre poire et fromage. Mâ Anandaramesh est fort offusquée de le voir ainsi déserter la table de manière prolongée pour aller (encore) pianoter sur son clavier, sans aucune raison compréhensible.