La râlerie du jour
Par Petaramesh le vendredi 14 avril 2006, 11:35 - Inferno Chomismorum - Lien permanent
Où Swâmi Petaramesh se retrouve tout bête, la bite à la main...
Je rentre à l'instant d'une agréable convocation à l'ANPE[1] de l'autre-bout-de-la-ville, car ces braves gens de l'ANPE ont décidé il y a quelque temps déjà que j'étais un être trop exceptionnel pour que mon destin soit confié à la bête ANPE de mon quartier, et que l'ANPE du bout de la ville me conviendrait mieux, surtout pour les convocations à 8h30.
Je rentre donc de cet intéressant entretien, où j'ai pu prendre connaissance sur l'écran des ANPistes du résumé sommaire de l'évaluation de compétences professionnelles que j'ai subie à mon corps défendant en décembre dernier, résumé qui dit, deux points ouvrez les guillemets :
Très bonnes compétences sur les technologies plus anciennes comme sur les plus récentes. Expérience professionnelle validée. Vous avez la capacité d'enseigner. Vous avez un profil de consultant, encadrement, ingénieur système ou enseignant.
Vous êtes ingénieur système. Vous connaissez ceci, cela, tout le reste, et vous parlez anglais couramment[2].
Comme disait Molière, et voilà pourquoi vous êtes au chômisme...
Quant aux résultats détaillés et sur papier de ladite évaluation, qui pourraient éventuellement me permettre de me la péter devant un employeur potentiel, l'ANPE a "perdu le dossier", et ils en sont bien embêtés. Braves gens.
Je rentre donc chez moi en évitant avec dextérité les jumelles-laser du flic posté sur le pont de l'échangeur, et qui me regarde droit dans les yeux au moment où mon portable sonne pour m'inciter à commettre la double-faute.
Le flic passé, je rappelle l'appeleur, qui n'est autre que ma fille Kestagrandhi qui m'appelait de l'aéroport où elle vient d'atterrir avec son cher et tendre, retour d'une semaine de ouacances en Tunisie. Y'en a qui ont du bol ;-)
Donc la belle et son preux vont débarquer à tome d'ici quelques instants, le temps qu'ils passent les formalités d'usage - le preux étant d'origine iranienne ou irakienne ou kurde, je ne sais plus trop, avec le patronyme qui va avec, il a le profil type aimé de ces messieurs en uniforme, pour que les formalités lui prennent environ 472 fois plus longtemps qu'à monsieur Antoine Michu - et qu'ils se perdent entre deux ou trois échangeurs d'autoroute sur le chemin.
J'arrive donc à tome (salaud de voisin avec sa perceuse à percussion, depuis hier ! Je vais le tuer !) avec une grosse envie de pipi ! je tombe les godasses, et je me rue aux lieux d'aisance, débraguetté d'avance, jet d'urine en préparation.
Mais horreur, malheur ! Que vois-je ? La cuvette des chiottes me nargue d'une balayette plantée en plein milieu, ce qui en langage Mâ Anandarameshesque signifie : J'ai mis du produit dans la cuvette, et, mon salaud, tu ne pourras pas pisser avant que d'avoir dûment frotté et rincé
Je hais les femmes. Grrrrr !!
C'est ça aussi, les joies de la vie de couple, qu'une épouse après douze ans de vie commune et sept-cents quatre-vingt huit répétitions n'ait pas encore intégré le fait que l'une des choses que tu trouves les plus intolérables en ce bas monde, est de te faire narguer par une balayette plantée au milieu du produit bleu dans la cuvette des chiottes, au moment précis où tu t'y rues, mu par une envie plus que pressante.
Rhàààà....










Commentaires
Youps ! M'est avis qu'elle a son caractère, Mâ Anandaramesh... En même temps, j'ose un timide
Je veux dire, plutôt que de te hurler dessus que tu n'as (encore) pas nettoyé les chiottes...
Je conseillais récemment à une copine affublée d'un compagnon parfaitement novice en matière de vie commune, et commettant donc avec entrain, naïveté et bonne foi toutes les bourdes à ne surtout pas faire (sortir tous les soirs avec ses potes, par exemple, puisque "maintenant qu'on vit ensemble, on se voit tous les jours..."), je lui conseillais, donc, d'arrêter de se manger le foie à propos de cette casserole toujours dans l'évier après trois jours : qu'elle la plante dans la poubelle, et la poubelle, au milieu de la cuisine. Ainsi, le message passe, sans efforts vocaux, et avec un peu de chance, en désamorçant l'agressivité...
Bon, évidemment, dans 10 ans, quand elle aura jeté 3 456 casseroles... ;-)))
AHHHH! L'ANPE! J'aurais bien des choses à raconter moi aussi... (d'ailleurs, c'est prévu pour bientôt!). Ahhh (re!), l'aéroport CDG, au moins?! Parce que Orly, c'est trop fastoche! On peut pas s'arracher tout de suite les cheveux à peine rentré de vacances... Mmm, la balayette? Bah quoi, la balayette? Il suffit de la remettre à sa place, non?! :)
(Je suis passéeeeee! Ouaiiiiiiiiis!!!! Hum :) )
@Ko : Oui, certes, elle a à la fois son et du caractère, Mâ Anandaramesh...
C'est tout le drame de ma vie ça : je n'ai jamais été attiré que par des femmes qui ont "du caractère"... ;-)
Cela dit, je pense que tu fais fausse route avec ton interprétation . C'est plutôt . Régulièrement. C'est d'ailleurs la seule chose en ce bas monde que Mâ Anandaramesh oublie régulièrement. Sans doute justement parce que ça énerve Swâmi Petaramesh... Car un ouatère se doit d'avoir un taux de disponibilité encore supérieur à celui d'un serveur de blog !
(Il faut donc que j'envisage de mettre la cuvette des gogues en RAID-5, et sur onduleur, peut-être...)
@Rose : Non, ni Orly ni CDG. Je ne suis pas parisien, ta-ta-tsoin, ta-ta-tsoin...
Ah, alors il n'y a pas d'intentionnalité, et mon beau raisonnement tombe à l'eau (des toilettes) (ok, je sors) ;-)
@Petaramesh: Ah oui! c'est vrai, j'oubliais!... (N'empêche... ça aurait pu! Même quand on n'est pas Parisien!)
@Petaramesh & Ko: C'est ce que je disais, en fait: "Bah quoi, la balayette? Il suffit de la remettre à sa place, non?!" :D
@Ko, toi tu maitrises la vie de couple, dis donc. Et oui, avec mon cher et tendre nous avons plein d'astuces du genre pour éviter des discussions qui fâchent pour des broutilles.
@Swâmi : tu as frotté donc ? (Et il faut que ça brille !).