Dissonance
Par Petaramesh le vendredi 31 mars 2006, 20:00 - Chienne de vie - Lien permanent
Le week-end commence, période désormais redoutée...
Le week-end commence, et avec lui commence la conjugaison au présent de l'indicatif de
Je ne te comprends pas.
Tu ne me comprends pas.
Nous ne nous comprenons pas.
Une fois terminé avec le présent, on pourra s'entraîner avec le futur et faire quelques révisions sur des temps plus complexes comme :
Je ne t'ai pas comprise.
Tu ne m'a pas compris.
Nous ne nous sommes pas compris.
Le week-end commence, la soupe à la grimace est déjà dans la marmite.
Elle est rentrée depuis une heure. Ca tombait bien, ce soir j'avais une bonne nouvelle ! à annoncer.
L'annonce de bonne nouvelle s'est transformée en incompréhension en 5 minutes chrono, en engueulade en 15 minutes chrono, et ça va être du faisage de tronche pour le restant de la soirée.
Demain c'est samedi, le jour traditionnellement le plus tirage-de-tronchesque de la semaine.
Quand l'incompréhension mutuelle est élevée au rang de mode de vie, quand la non-communication devient une forme d'art, quand être à contre-phase est un équilibre jamais rompu, quand on sait à l'avance que tout mot dit sera compris à l'envers de son intention, et que pour tout mot attendu, on recevra l'exact inverse... C'est le week-end !
Mais pourquoi j'écris tout ça sur un blog, moi ? Oui, je sais, je me suis déjà posé la question, mais je n'ai pas encore trouvé la réponse.
Sinon, il faisait drôlement beau aujourd'hui, après le temps de novembre d'hier...
Ah, puis à part ça, le mitigeur de l'évier de la cuisine a lâchement lâché. L'enfoiré. Une cuisine avec un évier où ne coule plus que l'eau chaude, c'est pas le pied. Enfin, c'est moins pire qu'une vie où ne coule que l'eau froide.
Je sais au moins ce que je vais faire ce week-end : Je vais faire de la plomberie. J'ai un beau mitigeur tout frais sorti du BHV dans son blister en plastique sur la table de la cuisine, et la caisse à outils est dans les starting-blocks.
C'est chouette, ça, changer un mitigeur d'évier de cuisine, tout contorsionné là-dessous, au trois-quarts dans le placard sous-évier, à essayer de dévisser à la clé de 10 des écrous pratiquement complètement soudés par le calcaire et le temps...
La dernière fois, je me suis ruiné les reins et la nuque sur les arêtes internes et les planches du placard. 2 semaines de courbatures. Maintenant, je connais la musique ;-)
Chouette, le week-end arrive.









Commentaires
C'était quoi la bonne nouvelle (que tu la dises à des gens que ça ne contrariera pas :) ) ?
Oui, on veut bien l'entendre la bonne nouvelle, si on a le droit.... Ça nous ferait peut-être plaisir à nous...
@Laurie : La bonne nouvelle...
Qu'après un procès marathon qui a duré 4 ans 1/2 (référé - prud'hommes - renvoi - liquidation judiciaire de la société poursuivie - re-renvoi - prud'hommes - incompétents - contredit - cour d'appel - re-prud'hommes), j'ai appris le mois dernier que j'avais fini par gagner, moins qu'espéré, mais gagné quand même, faut de l'endurance.
Je pensais qu'après avoir gagné (et je n'étais pas totalement sûr que ça soit vraiment fini pour de bon), il allait me falloir un nouveau marathon d'un autre genre pour récupérer les thunes, mais à la suite d'une série de coups de fil aujourd'hui, j'ai appris que probablement non, et qu'il semble qu'un bon paquet de fric va finalement se décider à tomber prochainement dans mon escarcelle. Enfin, tout est (très) relatif. Et si la direction du vent ne change pas.
Après, mon brave avocat va vouloir être payé, ce qui est normal car il a beaucoup et longtemps travaillé, et l'ASSEDIC va gentiment me demander de lui rembourser des sommes qu'elle m'avait "avancées" il y a 4 ans 1/2, ce qui est normal aussi. Au final et d'après mes estimations à la grosse louche, je devrais pouvoir m'acheter 3 Carambars, un paquet de clopes, et une roteuse de moyenne-gamme pour fêter dignement la fin du cauchemar. Enfin, peut-être un paquet entier de Carambars, n'exagérons rien.
Wouaaaaah tout un paquet de carambars !!! La fête !!!
Je suis bien contente pour toi quand même, ça fait un souci de moins :)))
Allez, cheers, le we ce n'est que 2 jours ....
Alors j'imagine que tu connais le truc imparable des serviettes éponges glissées entre ton cou / tes épaules / ton dos et les saletés d'arêtes coupantes intra-évier, s'pas ? Ou tu fais comme la majorité des mâles, tu veux aller vite (quoique bien), et tu ne privilégies pas suffisamment ton petit confort ? (faut pas se plaindre, après ;-)))
Ah, puis bravo pour la victoire ! ça fait toujours plaisir, sisi, j'ai expérimenté il y a quelques mois, même si la somme due dans mon cas était dérisoire (enfin, à leurs yeux, pas aux miens - ça a payé les impôts, quand même), l'immense joie sans partage Ô bonheur et extase que de les avoir fait fléchir... puisqu'ils étaient dans leurs torts... c'est bête, hein, on en vient à fêter ce qui aurait dû n'être que normal...
Dommage que ça marche pas comme ça pour tout, hein. Mais que ça ne t'empêche pas de faire tourner les carambars !!
@Ko :
Ca ne se fume pas, ça, si ? De toute manière, j'ai arrêté il y a 20 ans ;-)
Merci mes amies de toute votre gentillesse. J'en chie des briques ces jours-ci, mais c'est certainement dans l'ordre des choses.
"Après la pluie vient le beau temps"
J'ai conservé le geste du partage quand je jetais la substance concernée, moi aussi (mais ça fait pas 20 ans, pas encore). Enfin bon, je fais pas tout tourner, non plus... seulement le bon vin et les good vibes ;-))
Ko, plus je lis tes commentaires ici et ailleurs, et plus je trouve dommage que tu n'aies pas ton propre blog, car nous perdons vraiment quelque chose.
Où alors, nous y gagnons tous égoïstement à ce que tu écrives chez nous plutôt que chez toi ;-)
(Je pense que ça viendra, quand j'aurai réglé certaines choses en cours, parce que me viennent des envies de vous causer de certains livres, de certains vins... mais il est vrai que j'apprécie beaucoup mon état de nomade ; ça me correspond assez... merci, en tout cas, ça me touche et ça rend plus chère votre hospitalité à tous-toutes ;-o) )
De l'eau dans le gaz? De la plomberie? Le dos dans le sac? Joli week-end en perspective!!! :-/ Bon courage! :)
Et par un curieux hasard...ils étaient deux...mais bientôt mille en arrivant au port. Les flots s'écrasent sur la plage, un couple regarde le soleil couchant... ça serait bien pourtant :-)
@pla :
Cela a été, c'est tout les jours, cela sera encore et de nouveau... C'est aussi vieux que l'humanité et cela durera autant qu'elle.
Mais "Les histoires d'amour finissent mal, en général..." © Rita Mitsouko...
...En général, ça ne veut pas dire "à tous les coups" ;-)))
L'essentiel est-il que parfois il y ait des tempêtes ou parfois des naufrages, ou que cela ait été ?
Ce qui a été, est éternellement. Bon, tu me répondras "et les emmerdes aussi", alors là, je préfère rester coi ;-)
@Rose :
Bravo pour le rapprochement humoristique, il m'avait honteusement échappé :-D
>
...Et tu finis le week-end avec la tête dans le cul, si je puis me permettre d'user d'une expression aussi triviale dans ce haut lieu des belles-lettres qu'est cet honorable ashram...
Puis-je me joindre à Swâmi pour dire à Ko que son "nomadisme" bloguesque nous donne le plaisir de la lire ici et là, mais un blog signé par elle parlant de livres et de vins, je le mets tous de suite dans mes favoris !
pas toujours évident de communiquer c'est plus simple, je crois, de changer un mitigeur puisqu''on peut se fier à la notice mode d'emploi mais c'est vrai que c'était pluitôt une bonne nouvelle au début...
D'abord, j'esquisse la danse de la victoire pour ton succès auprès des prudhommes (quand même bordel ça se fête).
Et puis, plus en rapport avec les soirées et week-end "trombine qui tue", et les difficultés de compréhension, je vais me permettre un conseil à la con (et tu as parfaitement le droit de m'envoyer bouler), mais quand les discussions ne sont plus possible, passer à l'écrit aide souvent à décanter les choses. On est moins dans l'émotion. Ca permet de prendre son temps pour exprimer ses véritables sentiments et revenir sur ce qui semble poser problème. Bien sur, ça ne doit pas ressembler à une liste de reproche sans fin, mais disons que si par écrit l'autre sent qu'il est possible de surmonter certaines difficultés et si l'autre a également cette envie bien sur, j'ai l'intime conviction que ça permet de rétablir le dialogue.
Voilà, ça vaut ce que ça vaut, mais bon, ce serait dommage de pas le tenter si toutefois le sourire pouvait revenir dans ton chez toi.
@Vroumette : Tu es sûre que ce n'est pas plutôt une danse de la pluie que tu m'as exécutée là ? Parce que euh...
Quant à ton conseil de "passer à l'écrit", je t'en remercie. Il y a sûrement des cas où c'est une très bonne idée, je pense en particulier à la résolution d'une crise aigüe mais passagère où il serait impossible de communiquer sans que cela ne devienne aussitôt trop passionnel et épidermique pour permettre à chacun de parler et d'être entendu pour ce qu'il a vraiment à dire en profondeur.
J'ai d'ailleurs déjà envisagé d'y recourir à une ou deux reprises, mais je ne l'ai finalement jamais fait, parce qu'il s'est toujours trouvé possible de reprendre les choses 24 ou 48h ou une semaine après, plus au calme, de pouvoir se parler, et de pouvoir s'entendre.
Les "problèmes", les raisons, les attentes, les "toi" et les "moi" ont été évoqués et ré-évoqués. Les larmes ont été pleurées, les "désolé" - "désolée" ont été prononcés. Mais autant uriner dans un Stradivarius.
Malheureusement, le "problème" n'est pas aussi simple et ne correspond pas à une brève crise ou une "mauvaise passe" qui se résoudra avec quelques petits efforts vers des lendemains qui chantent.
Il s'agit d'une situation qui dure depuis de longues années, d'un gouffre qui se creuse et se creuse et se creuse chaque jour plus large et plus profond. Il s'agit d'un couple en coma dépassé depuis plusieurs années que l'on se résout un jour à considérer comme cliniquement mort même si les fonctions végétatives sont toujours présentes...
Et face à cela, vois-tu, je doute qu'une simple lettre...
J'en suis vraiment désolée, mais si aucune amélioration ne vous semble possible, puis-je me permettre de te poser la question suivante : pourquoi rester ensemble ?
(Toupareil que Vroumette ; bien sûr, il y a les enfants... mais n'y a-t-il pas davantage que les enfants et l'habitude ?)
@Vroumette, Ko: Vous posez bien sûr la question évidente, au vu de ce qui a été dit auparavant, dans ce billet et également dans un autre.
Cette question, nous nous la sommes évidemment déjà posée, ensemble, et certainement aussi chacun de son côté. A plusieurs reprises au cours des dernières années. Il en est à chaque fois ressorti que "si nous n'avions pas d'enfants, cela ferait un bout de temps que nous ne serions plus ensemble".
Peut-on alors dire que si nous restons ensemble, c'est "uniquement pour les enfants" ? Les choses sont plus complexes.
La première condition, condition nécessaire, mais hélas pas condition suffisante, c'est que nous nous aimons toujours.
Je l'aime profondément, ça fait douze ans que je l'aime et que nous vivons ensemble, et je ne l'aime pas aujourd'hui moins qu'à n'importe quel autre moment de notre relation. Quelles que puissent être les vicissitudes et les incompréhensions. C'est ainsi.
De son côté, je suis certain qu'elle m'aime toujours, également. Je ne saurais pas dire comment, et il lui est arrivé, quand nous en avons parlé, de me dire qu'elle "ne savait pas où elle en était", qu'elle "ne savait pas si elle m'aimait toujours". Pourtant, beaucoup de choses au quotidien le démontrent. Quand on connaît quelqu'un, on ne peut pas se tromper là-dessus. Et puis, elle ne serait pas femme à pouvoir rester vivre avec un homme qu'elle n'aimerait plus. Elle m'aurait quitté depuis longtemps si c'était le cas, enfants ou pas.
Donc, nous nous aimons, mais nous ne parvenons plus, et depuis des années, à nous exprimer convenablement notre amour, à le partager, ou presque pas, et à travers des signes indirects plutôt qu'à travers une relation directe.
L'amour réciproque ne suffit hélas pas pour qu'une relation fonctionne harmonieusement sur la durée. Il faut bien plus que cela. Il faut une compatibilité de caractères, de centres d'intérêts, de désirs, d'âme, de mode de vie... Cela peut fonctionner plusieurs années, mais ne plus fonctionner un beau jour. Reste l'amour, qui ne disparaît pas pour autant.
Il est impossible de dire pourquoi on aime quelqu'un. On n'aime pas quelqu'un pour des raisons. On n'aime pas quelqu'un pour quoi que ce soit de jaugeable ou de mesurable. On n'aime pas quelqu'un parce qu'il nous rend heureux ou malheureux. On n'aime pas quelqu'un parce qu'on a les mêmes goûts ou le même caractère que lui ou elle. On aime quelqu'un, ou on ne l'aime pas. Et puis c'est tout.
S'aimer, pourtant, ne suffit pas. Il peut arriver que deux personnes s'aiment, mais que leur relation soit - ou devienne - impossible, pour des raisons d'une telle complexité qu'elles sont inextricables, et souvent insolubles.
Dans un tel cas, la seule chose sensée que l'on puisse faire est de se séparer. Amour ou pas.
Et de se donner à chacun la possibilité d'une nouvelle vie, d'un nouveau départ, ailleurs, seul, ou peut-être un jour avec quelqu'un d'autre.
Mais il y a les enfants. L'amour rend la coexistence possible, les enfants la rendent nécessaire.
J'ai connu ce que donne une séparation quand on a des enfants. J'ai déjà donné. J'ai une grande fille qui va fêter ses vingt ans, et que je n'ai pas vue grandir. Que même, je n'ai pas vue pendant des années, la majeure partie de son enfance, et que j'ai commencé à retrouver ensuite vers le milieu de son adolescence. Ce fut pour moi un épouvantable déchirement dont j'ai mis 6 ans à simplement commencer à me remettre, et dont je ne suis pleinement remis que depuis que je l'ai retrouvée. Cependant, il en reste une profonde cicatrice et un grand "plus jamais ça !". Et c'est aujourd'hui une jeune adulte que, finalement, je connais à peine, parce que je n'ai jamais partagé sa vie.
Ma fille a grandi sans son père, et ce fut certainement pour elle un manque de chaque jour, une chose qui, même si elle peut être surmontée, ne sera jamais réparée.
J'ai aujourd'hui une fille de 8 ans qui a grandement besoin de son père. Un 'tit bout de chou "la terreur" de 3 ans 1/2 qui en a tout autant besoin. Je les aime du fond du coeur. La seule idée de vivre sans eux est un déchirement. Et ils ont besoin de moi. Pas seulement "un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires".
Je ne pense pas que je serais capable de les élever seul, et je n'ai aucune envie (même pas l'avant-projet du semblant du début d'une idée) de les enlever à leur mère.
Je pense que si elle devait les élever seule, et de plus dans son contexte professionnel, ça serait très, très dur, et pour elle, et pour eux... Et pour moi.
J'ai aussi l'impression d'être pour les enfants (enfin, peut-être pas ces tout derniers jours, mais en règle générale) un facteur de calme et de stabilité, un élement de "dédramatisation", et en même temps un élément d'autorité dont ils ont actuellement grand besoin - surtout le petit dernier, extrêmement turbulent, provocateur et révolté, Srî Minîshiva 100.000 volts... Faut le tenir ! ...et c'est pas simple.
Je pense que dans le contexte actuel, si leur mère devait les avoir à sa charge à elle seule, ils vivraient dans une ambiance 100% stress et hurlements, pétage de plombs, épuisante.
J'essaie aussi de les protéger contre cela.
Voilà-voilà... Ca ne fait pas toutes les raisons, il y en a bien d'autres, mais ce sont les deux essentielles.
Dans l'état actuel des choses, je pense que cela finira tôt ou tard par une séparation, et plutôt tôt que tard si les choses gardent leur aspect actuel un peu trop longtemps. Ou empirent. Il est cependant possible qu'elles s'améliorent, encore cette fois, et que la vie redevienne vivable à l'ashram, vivable pour les gosses et vivable pour nous - vivable à défaut d'épanouissante.
Je pense que cela finira tôt ou tard par une séparation, mais que chaque mois de gagné, chaque trimestre, c'est un mois, un trimestre de gagné pour les gosses, où ils auront eu leur père auprès d'eux, et aussi où leur mère aura eu le père de ses enfants à ses côtés pour l'aider.
Ah, si les choses étaient simples...
En attendant, je suis en train d'en crever à petit feu, comme un poisson hors de l'eau. Ma femme aussi, probablement, à sa manière. Et ce n'est pas une situation agréable à vivre.
J'ai récemment décidé que "basta", quels que soient mes devoirs et mes efforts (et mes manques, et mes fautes), j'ai aussi le droit de vivre et d'avoir une vie amoureuse épanouissante et heureuse. Je refuse de tirer le rideau à 40 balais. J'ai donc choisi intérieurement de me considérer de nouveau comme libre d'engagement de ce point de vue, et ma foi, si la vie m'apporte une chance de donner et de recevoir en dehors de mon couple et de ma famille, je ne m'y refuserai pas. Et je laisserai arriver ce qui arrivera. Si ça arrive. Parce que j'en ai foutrement besoin.
Voilà, je crois que j'ai dit l'essentiel. Jamais encore rédigé un commentaire aussi long. Mais était-ce un commentaire ?
Rien à répondre à tant de lucidité / sensibilité / amour, si ce n'est que tu es une belle personne, Swâmi...
Bon, effectivement...
C'est malin, Rosine m'avait émue, là j'ai carrément le blues. Depuis que j'ai des mouflets, j'ai perdu quelques barrières protectrices sur certains sujets...
Ca me coûte de te dire ça mais oui, vis! Ca ne résoud rien en soi, c'est une bouffée d'oxygène qui peut parfois s'avérer douloureuse mais j'ai l'impression qu'il faut aller jusqu'au bout pour que les choses se résolvent. Dans un sens ou dans un autre mais se résolvent...
Je me relis et je me dis qu'à force de parler à demi-mots c'est parfaitement incompréhensible ce que je raconte! Mais je ne sais pas trop comment l'exprimer autrement sans partir dans des tartines ennuyeuses.
@Le Gabian :
Bon, ben pour me faire pardonner, il va falloir que je trouve moyen de raconter des conneries, pour mes prochains billets...
P.S. : Merci, Ko...
Merci Petaramesh, c'est bête à dire, mais quelque part j'avais envie de lire ça.
De lire que tu l'aimes (mais si oui, tu ne sais foutrement pas pourquoi, mais que c'est ainsi), que vous vous aimez mais que ça ne suffit pas.
Oui les enfants ont besoin de leur deux parents, l'un équilibre souvent l'autre, même s'ils ne doivent pas être la raison pour laquelle vous restez ensemble.
A défaut de ne pouvoir t'aider en réel, permets donc qu'avec nos commentaires parfois sérieux, parfois débiles, nous te distrayons.
"On s'aime mais ça ne suffit pas" ... alors là moi je décroche. Trop candide, idéaliste et inexpérimenté sans doute, mais là ça me la coupe (la chique). Comme quoi je suis vraiment pas apte à faire du conseil relationnel !
...effectivement...
mmmhhmmm... Perso, je vais voir une thérapeute, cet après-midi, suite aux turbulences rencontrées ces derniers temps dans ma propre histoire avec mon-apollon-à-moi-que-j'ai, parce qu'elles ont révélé que certains noeuds n'étaient pas pacifiés ; et même si je pense être plus avancée dans ce travail sur moi que lui (dans son sien à lui, s'entend). Je ne sais pas si c'est une solution exportable ; c'est la mienne, ce sera peut-être la sienne (ce serait bien), mais voilà.
C'est surtout l'envie de , pour qu'elles n'en arrivent pas à cette staticité que je ressens dans ce qu'écrit notre Swâmi... Je me dis que si je fais bouger les choses en moi, pour moi, ça fera aussi évoluer l'énergie que j'apporte à la relation, et donc, la relation elle-même... En plus du fait que ce sera bénéfique pour moi que de me recentrer ! Car il faut savoir être égoïste, parfois, et travailler son bien-être...
Courage.
@Ko : Tous mes voeux t'accompagnent :-)
L'efficacité des thérapeutes est au moins démontrée en ce qui concerne une chose : comme régime amaigrissant pour le porte-monnaie ;-)
...Pis tu vois bien que tu devrais ouvrir un blog : ça te coûterait moins cher, et, si ça se trouve, ça te serait plus utile ;-)
Quant à l'égoïsme, de ce point de vue, tu as plus que raison : La seule chose que nous puissions directement améliorer en ce bas monde, c'est nous-même. Alors, autant commencer par là...
ouh, le vilain cynique... ;-)
Nan, mais, je ne signe pas pour 10 ans, hein, faut pas pousser !
S'agit pas de décortiquer mon enfance, ou de blablater des heures durant... C'est une forme de thérapie que j'ai déjà expérimentée, qui vise à dénouer des noeuds (jusque-là, rien que de très logique, hein !), aussi bien par la parole que par le souffle ou les massages (en tout bien tout honneur, les massages, of course...).
Et pis les tarifs sont adaptés à la taille du porte-monnaie de chacun, ce qui, tu en conviendras, est bien la moindre des choses...
Nan, mais moi z'aussi, avant, je pouffais en moi-même, de ces trucs-là... Mais main'nant, chuis sereine : à moi, ça me fait du bien... alors...
C'est une de mes façons-à-moi de m'améliorer, ce qui est bien, dans le fond, le but de la vie (je crois).
@Ko :
:-)
...à moins que le but de la vie ne soit tout simplement de vivre ?
Crois-tu que tu pourras faire beaucoup mieux que ce que tu es déjà ?
Tu chipotes : vivre, c'est justement être ce que l'on est (pour moi, être une apprenante, être en évolution, pleine de complexité et de multitudes)
? : j'en sais foutrement rien !! En revanche, rester plus calme, plus sereine, ça oui, il y a des chances... et moins d'hystérie de ma part face à la dureté de l'apollon équivaut à moins de dureté de l'apollon >>>> mission remplie !!
A mon sens vivre c'est pas seulement "être ce qu'on est", c'est aussi essayer d'être ce qu'on pourrait être !
De toutes façons la vie nous change, alors autant essayer que ce soit pour le meilleur, non ?
@Ko : J'aime décidément toujours autant ce que tu écris dans ton premier paragraphe.
Par contre, , là, je te souhaite d'avoir raison...
Une petite citation de Walt Whitman pour la route ?
Me contredis-je moi-même ?
Très bien, alors je me contredis
Je suis vaste, je contiens des multitudes.
- Walt Whitman, Song of Myself
@Yogi :
Le conditionnel dans un tel emploi est une pure imposture de l'esprit ; il crée un concept qui n'a aucune existence réelle. Traduit du chinois ancien, cela veut dire : Une telle phrase n'a aucun sens.
@Petaramesh : Et "essayer d'être ce qu'on peut être", celle-là serait traduisible en chinois ancien ?
Et ta phrase "Crois-tu que tu pourras faire beaucoup mieux que ce que tu es déjà ?" est-elle compatible avec la notion d'éducation et de progression inhérente à un Ashram ?
@Yogi : Toi chipoter avec le mental, ça pas bon être.
Progression dans compréhension pas du tout être ce que gens d'habitude croire.
Ne progresser que dans la compréhension me paraît en tous cas très limitatif, intérieur et donc malheureusement inaccessible à tes interlocuteurs/trices.
Le progrès intérieur est sans doute la base de toute évolution, mais il ne peut pas en être la fin.
Hugh.
@Yogi : Toi chipoter te dis-je. Ca bientôt partir en sodomie de diptères et débats purement théoriques sur sexe des anges. Ca pas mener bien loin sinon dépenser salive.
Swâmi : cela est ma signature, parfois, sur des forums ou autres... :
Le retrouver sous ta plume ne m'étonne guère, finalement !
(Puis, tu sauras, pour ta gouverne, ;-)), que j'ai toujours raison... )
@Ko :
:-)))
>
Cela ne m'étonne pas beaucoup non plus :-}
>
Ah non, encore une !!! ;-)
@Petaramesh : répète après moi : "les femmes ont toujours raison, les femmes ont toujours raison...." allez, mets-y un peu d'entrain.
Après le fameux adage de grand zorro qui était je vous le rappelle : "femme qui rit, femme dans mon lit", je vous livre le deuxième qui vaut tout autant pour l'hamonie conjuguale : "dire oui chérie quoiqu'il arrive à votre femme, même si vous ne l'avez pas écouté".
Il maitrise totalement ces deux concepts même si je le chope souvent en train de lever les yeux au ciel en disant le "oui chérie", mais comme ça me faire rire, youp au lit !
@Vroumette :
Beh tu sais, j'ai une femme, deux filles, une mère, une soeur, une belle-mère, une belle-soeur... J'ai même eu une ex-femme et un nombre certain d'ex-copines... Je suis rodé, et j'ai appris tout l'art de la résistance passive ;-))
...'reusement que j'ai fini par faire un fils pour équilibrer un peu les choses, et que ma belle-soeur a fini par se décider à en pondre un aussi.
En plus, mon Nain a un sacré foutu caractère : il tiendra le choc. C'est pour les autres que ça va être plus dur ;-))
Sinon, des hommes, dans la famille, y'en a pas des tas : Toutes ces bonnes-femmes ont eu leur peau ;-)
...Y'a que le meilleur qui résiste ;-)))