Du câblage neuronal

Une observation effrayante assez révélatrice du câblage entre les deux neurones d'une Belmehr standard. Lors d'une discussion à table (la Belmehr parle d'autant plus qu'elle ne pense pas), la Belmehr termine une phrase par cet aphorisme qui fait trembler les vitres d'un double Bang çonique, du au franchissement à Maçh 3 du mur du çon par accélération directe :

- ...mais à l'époque, on était pas racistes : Y'avait pas d'Arabes !

Du petit déjeûner

L'ashram n'est pas immense ; sa cuisine encore moins. Autour de la table, 3 chaises, le nombre maximal de personnes petit-déjeûnant simultanément étant de 3, sur les 4 occupants habituels de l'ashram (pour des raisons organisationnelles).
Ce matin, Swâmi Petaramesh petit-déjeûne non-tranquillement, en compagnie de Mâ Anandaramesh, tandis que la Belmehr connue sous le nom de Mâ Belmeramesh, assise sur la troisième chaise, ne déjeûne pas : Non, elle blablate à 38 noeuds en troublant la méditation de l'ashram.

Arrive Mademoiselle Patâpatî, dans l'intention de déjeûner. Ben ouais quoi, c'est l'heure de son déjeûner, elle part à l'école dans une demi-heure...
Patâpatî constate que sa chaise, devant son bol, est occupée par Mâ Belmeramesh. Elle fait alors la remarque logique :

- Patâpatî - Ben comment je fais pour déjeûner ?
- Mâ Belmeramesh - Ah, tu veux déjeûner ? Je suis assise à ta place ?
- Patâpatî - Ben oui Mamie. Je veux prendre mon petit déjeûner et tu es assise à ma place...

Rappelons que Mâ Belmeramesh, elle, n'est pas en train de déjeûner, il est beaucoup trop tôt, et elle ne va pas à l'école. Elle est en train de blablater.
On s'attendrait à ce que la Belmehr se lève et cède sa place à l'enfant qui doit prendre son petit-déjeûner, non ?
Eh bien, justement, non. La Belmehr reste assise, se désintéresse de l'enfant, et continue de blablater.

Voyant cela, Mâ Anandaramesh dit à Patâpatï :

- Va un moment dans le salon regarder la télé, Patâpatî. Tu déjeûneras tout-à-l'heure...

Swâmi Petaramesh observe la scène, et ne dit rien.

De la salle de bains

Quelques moments après, il va bientôt être l'heure d'emmener les Nains à l'école. Swâmi Petaramesh ambitionne de se livrer à quelques petites ablutions rituelles avant de se vêtir de son dhôti de cérémonie, pour accomplir cette mission qui lui revient.

- S. Petaramash (à la cantonade) : J'peux venir faire ma toilette ?
- Mâ Anandaramesh (depuis la SdB) : Non, y'a pas de place, on est déjà trois !

...La salle de bains de l'ashram est plus petite que sa cuisine...

Swâmi Petaramesh se rend tout de même à la salle de bains, constate que Mâ Anandaramesh est en train de coiffer Patâpatî et de lui faire de jolis trucs dans les cheveux.
Mâ Belmeramesh, elle, est assise sur le rebord de la baignoire, et est en train de blablater.

- S. Petaramash : Y'a trop de monde ici ! J'ai besoin de faire ma toilette ! Belmeramesh ! Vous n'êtes pas en train de faire votre toilette, vous n'avez donc pas besoin d'être là, et la salle de bains est trop petite pour 4...
- Mâ Belmeramesh (ne se levant pas) : Mais je suis en train d'aider. (Et elle reprend son blablatage de plus belle, comme si de rien n'était)
- S. Petaramash (ton sans réplique d'adjudant de batterie) : J'ai besoin de faire ma toilette, vous sortez.
- Mâ Belmeramesh (se levant de très mauvaise grâce) : Oh, si on peut plus aider, alors...

Des frites

Il s'agit d'une observation déjà ancienne, datant d'il y a plusieurs années, mais qui est restée dans les annales de l'ashram.

Repas de famille un dimanche midi. Nous sommes 5 (dont les deux adultes, les deux Nains, et la Belmehr). Swâmi Petaramesh a fait des frites. Plein.
Swâmi Petaramesh apporte le plat de frites à table, et dit :

- Servez-vous, Belmeramesh, je vous en prie.

Mâ Belmeramesh ne se le fait pas dire deux fois, attrape le plat de frites, et en bascule environ 65% dans son assiette.

- S. Petaramash : Belmeramesh, nous sommes 5 à table. Auriez-vous la gentillesse d'en laisser un peu pour les autres ?
- Mâ Belmeramesh (parfaitement naturelle) : Oui, tu n'en as pas fait assez. Il faudra en faire plus la prochaine fois.

Elle prend sa fourchette et commence à enfourner.

Swâmi Petaramesh se met fort en colère. Mâ Anandaramesh ne prend pas parti, mais regrette la survenue d'un incident. Mâ Belmeramesh ne rendra pas une frite.

Grammaire et expression orale

Une étude linguistique détaillée de la Belmehr montre que 97,32% de ses prises de parole débutent par la locution Moi, je....
Les phrases qui ne débutent pas par Moi, je... sont généralement les tournures impératives de style Passez-moi le sel !

Une étude sur la durée du comportement de la Belmehr dans une conversation démontre qu'elle est capable de ramener exactement 100,00% des sujets abordés, quels qu'il soient, y compris à propos des éclipses solaires, du CPE, de la hausse des prix ou de la pollution comparée des diesels et moteurs à essence, à Moi je..., ma voisine, mon chien, mon salon, quand j'étais jeune..
Aucun sujet ne concernant pas directement Moi, je... n'intéresse une seconde la Belmehr. Heureusement cependant, la totalité des sujets imaginables concernent toujours directement, et uniquement Moi, je..., quand on est une Belmehr...