Je m'éveille ce matin avec cette pensée : La seule chose qui soit réellement éternelle, indestructible, inaltérable, omniprésente[1], c'est l'Amour.

C'est une affirmation qui peut paraître banale, mièvre, voire obscène. Surtout si l'on regarde le journal télévisé. Mais c'est pourtant vrai.

L'Amour survit à tout. Au passage du temps, à l'espace, et même à la disparition de ce qui l'a éprouvé.

Pour moi, l'Amour est la force fondamentale, au sens physique du terme, qui propulse l'univers. Quand nos physiciens auront terminé d'unifier force nucléaire forte, électrofaible, et gravitation, si jamais ils y parviennent, et avec ou sans supercordes ou p-branes, c'est là-dessus qu'ils tomberont.

Les croyants de certaines religions ont coutume d'affirmer : Dieu est Amour. C'est sans doute la vérité la plus précieuse au milieu du fatras de conneries qui encombrent les religions, sans même évoquer ce qui est et a été commis en leur nom. Une fois qu'on a compris ça, on peut jeter tout le reste.
Dans cette affirmation Dieu est Amour, on peut douter du premier terme - et surtout diverger à l'infini sur le sens que peut bien avoir ce mot - mais on ne peut pas douter du second.

Et, puisque j'ai au moins un lecteur qui apprécie Carl Gustav Jung, je vais terminer sur une citation du Monsieur :

Par moments, je suis comme répandu dans le paysage et dans les choses et je vis moi-même dans chaque arbre, dans le clapotis des vagues, dans les nuages, dans les animaux qui vont et viennent et dans les objets.
- C.G. Jung

Notes

[1] Comme le sucre dans le lait chaud, aurait dit Coluche.