Le prépuce à l'oreille
Par Petaramesh le jeudi 23 février 2006, 09:36 - p0rn0graph1e - Lien permanent
Où Swâmi Petaramesh publie des révélations biographiques intimes fracassantes autant qu'inédites, pour le plus grand plaisir des lectrices de Voici.
En ces jours de discorde où nous nous amusons à briser allègrement quelques tabous[1], il m'a paru opportun de publier cette vieille chose qui, outre la salive qu'elle ne manquera pas de faire couler aux commissures des passionnées de révélations intimes sur la vie des stars[2], présente également l'intérêt de peut-être pouvoir être de quelque utilité à ceux de mes Disciples qui se trouveraient un jour confrontés au même type de problème, ou de questionnement existentiel.
Et puis, il s'agit de médecine, et, comme tout bon Guru, Swâmi Petaramesh s'y connaît en guérisons miraculeuses, il devenait urgent que ce fût démontré.
A la rédaction de ce billet, ma plus grande hésitation fut dans le choix d'un titre, puisque plusieurs éclorent simultanément dans mon esprit. Je choisis donc finalement de les honorer tous, en les saupoudrant de-cî, de-là. Mais foin de préliminaires, préfaces et avant-propos, commençons donc ce billet qui aurait pu s'intituler, en plagiant bassement Skoobeedoo...
A l'Ombre des Grands Hommes
En effet, la palpitante histoire qui suit aurait pu être publiée il y a quelque temps déjà, puisqu'il s'agissait d'une réponse que je fis par e-mail à un article d'une Célébrité Blogosphérique, célébrité qui a d'ailleurs débordé le cadre des tuyaux pleins d'octets, puisqu'on trouve maintenant ses ouvrages jusqu'au Supermarché Casino du coin de ma rue, et qu'on entend sa douce voix dans les petits trous de nos postes de radio.
Le suspense plane. Avez-vous remarqué que je ne fournis, pour le moment, aucun lien ? Il vous faudra lire plus avant...
Ma réponse, évidemment[3] allait en sens contraire de l'article auquel elle se rapportait, et le Grand Homme dont il est question aurait pu décider de la publier à la rubrique "Nos lecteurs nous traitent de cons", mais toutefois il choisit de s'en abstenir, ce qui est parfaitement son droit, s'agissant de son blog à lui, et puisque chacun est maître chez soi.
Il me fit par e-mail une réponse d'où il ressortait essentiellement qu'il n'était pas d'accord avec mon désaccord, et qu'il estimait que mon cas, apparemment marginal, ne justifiait pas la mise d'un bémol à ses affirmations péremptoires.
La réponse qu'il me fit se terminait par ces mots[4] :
Je publie des opinions contraires aux miennes, très souvent. Sauf quand on ajoute à l'opinion des insultes personnelles. Voilà pourquoi je ne publierai pas la vôtre. Vous êtes en désaccord, très bien. Mais ça me déplaît que ce que j'écris et pense (et que je ne suis pas le seul à le penser) soit qualifié de connerie.
Eh, oui. Je suis comme tout le monde : j'ai un amour propre. (Et pourtant, je ne l'ai jamais décalotté.)
Ma réponse resta donc coincée à l'ombre du Grand Homme, je pus me la rouler en pointe et me la mettre sur l'oreille, pour la fumer plus tard.
Mais voilà, aujourd'hui, Swâmi Petaramesh a ouvert son ashram, et il lui est donc désormais possible de publier in extenso cet article, qui aurait pu s'intituler :
Mon Zob[5] !
...Toutefois, préférant rester dans une tonalité plus compatible avec la Haute Teneur Spirituelle de notre ashram, nous l'intitulerons plus simplement :
Première épître à Martin Winckler
De : Swâmi Petaramesh
À : Monsieur Martin WincklerSujet: L'avis d'un propriétaire de prépuce à un autre ;-)
Date : 24 novembre 2005, 15:21
Bonjour Martin,
Je ne suis pas véritablement un habitué de votre site, que j'ai cependant visité à plusieurs reprises, et j'ai jusqu'ici toujours partagé les opinions que vous exprimiez dans les différents articles que j'ai lus de votre plume, et qui m'ont souvent appris pas mal de choses intéressantes.
Je suis cependant tombé tout-à-fait par hasard (grâce à un lien depuis le site http://rezo.net ) sur votre article "Touche pas à mon prépuce !" qui m'a interpellé à deux titres, en tant à la fois que propriétaire de ce genre d'objet ;-) et que père d'un petit propriétaire de 3 ans 1/2 d'un objet de même type.
Et je suis en parfait désaccord avec l'opinion que vous exprimez dans cet article, du fait de mon expérience personnelle.
En effet, durant toute mon enfance, bien que je n'aie jamais souffert à ma connaissance d'une quelconque anomalie du prépuce, mon pénis ne se décalottait pas, aussi loin que je me souvienne (c'est-à-dire jusqu'avant la période où cette intéressante question a commencé de me préoccuper, peut-être vers l'âge de 10 ou 11 ans).
Auparavant, dans la petite enfance, j'imagine que je ne tirais sur mon prépuce que le strict nécessaire pour me permettre d'uriner, c'est-à-dire que seule la toute extrémité du gland en émergeait.
A l'époque, mon père ne se préoccupait absolument pas de ma toilette (autre temps, autres rôles parentaux...) qui était, petit enfant, uniquement assurée par ma mère, laquelle, sans doute par pudeur (la mienne ou la sienne ? sans doute plutôt la sienne...) et conformément à vos conseils bien avant que vous ne les ayiez écrits, se tenait à distance respectueuse de l'objet du délit ;-)
On devait bien passer rapidement un gant savonneux sur l'ensemble, mais quand à décalotter, certes pas.A vrai dire, arrivant à la fin de l'enfance, je n'avais pas la moindre idée qu'un pénis pût se décalotter, et je ne m'étais jamais posé de question à ce propos.
Puis vient l'âge où un jeune garçon commence à s'intéresser davantage à sa bite, en fonction des plaisirs qu'il la découvre capable de lui procurer, et de la curiosité éveillée par les bouquins de Tordjmann offerts par papa-maman (un paquet d'années avant que ledit Tordjmann ne se retrouve en cour d'assises...).
Or donc, mon pénis ne se décalottait pas, et mon gland se cachait de la lumière du soleil.
Je ne souffrais cependant pas d'un quelconque phymosis, car mon prépuce était bien assez souple et large pour que mon gland put en sortir, mais il était tout bêtement collé dessus, aussi fortement que par un mélange d'Araldite et de super-glue.
Quelques millimètres du gland pointaient, pour le reste, c'était "collé", point-barre.Quand je commençai à m'y intéresser, et que je découvris que "ça semblait collé", je n'avais aucune idée bien précise de l'anatomie masculine, aussi je ne savais pas que c'était censé pouvoir se décalotter, ni comment, ni jusqu'où. Je n'avais aucune idée précise de la forme et des dimensions d'un gland.
Mais comme "ça avait l'air collé", et que j'étais curieux, je me mis, dans la baignoire, à tirer doucement dessus, "pour voir si ça pouvait se décoller", et jusqu'où ça pouvait se dérouler.J'étais dans l'embarras, la curiosité me poussait à essayer de décoller ce qui semblait collé, mais je me demandais également si c'était supposé être décollé, ou rester collé. Je redoutais également que cela ne s'arrache, et de pouvoir me blesser, sinon carrément arracher la peau de mon sexe "ah t'es con tu vois, t'aurais pas du faire ça"... et j'imaginais la tête de ma mère si j'avais débarqué la bite en sang après avoir tiré dessus...
Mon ignorance était telle que je me demandais si ça pouvait se dérouler et se décoller jusqu'à la base du sexe, comme une peau de banane, bref, je n'avais pas la moindre idée de la manière dont c'était foutu.
Il faut arriver à se mettre "dans la tête d'un enfant" ;-)
Dans le contexte de "pudeur familiale" qui était celui de mon enfance, et compte tenu de ma psychologie enfantine, pas question pour moi de poser la question à mes parents.
Je me résolus donc à tirer doucement dessus pour voir jusqu'où je pouvais aller, et en n'en parlant à personne.Il me fallu plusieurs mois (!), bain après bain, tranquille dans mon coin, pour qu'en tirant doucement dessus, ça commence très doucement à se décoller, fraction de millimètre par fraction de millimètre -- et en faisant vachement mal. Le jour où je parvins, d'un côté, à la base du gland, le sillon était plein de sécrétions blanchâtres qui puaient comme 36 camemberts bheuaaark, mais j'avais la satisfaction d'arriver au terme de ma quête et d'avoir obtenu la réponse à ma lancinante question.
Il me fallut toutefois encore une bonne semaine pour que cela veuille bien finir par se décoller sur l'ensemble du tour, et pour qu'émerge enfin au jour un gland qui n'avait jamais vu le soleil durant toute mon enfance.Quelle trépidante histoire ;-)))
Après avoir découvert que ça se décollait parfaitement, et que ce n'était sans doute pas fait pour rester collé bêtement comme ça, j'en voulus à ma mère de m'avoir laissé dans cet état sans jamais s'en être rendue compte ni s'être intéressée à la question.
J'ai longtemps considéré cela comme le plus parfait exemple de la connerie liée à la pudibonderie : Avoir un gamin dont le sexe est collé pendant plus de 10 ans et ne même pas le savoir, parce qu'on ne s'est jamais donné la peine de regarder (cachez ce gland que je ne saurais voir !)
Aussi me suis-je promis que le jour où j'aurais à mon tour un fils, je lui épargnerais une telle mésaventure.
J'ai maintenant un p'tit bout de chou de 3 ans 1/2 dont le sexe se décalotte parfaitement, merci, et qu'il décalotte lui-même à chaque douche pour le rincer (il parle quant à lui de "l'ouvrir" et le "fermer").
Quant il était tout bébé, nous n'y avons d'abord pas touché, il semblait vraiment trop petit et fragile pour être indûment tripoté, mais dès qu'il a un peu grandi (en gros, quand il s'est tenu debout dans la baignoire), je me suis mis en devoir de le décalotter pour le nettoyer assez régulièrement lors de son bain, ce qui me semble une élémentaire mesure d'hygiène, tout autant que la meilleure façon d'éviter que ce genre de mésaventure ne lui arrive.
Mon épouse, un peu gênée, ce qui est compréhensible, a préféré me déléguer cette tâche, sur l'air de "puisque tu en as un toi-même, tu sais mieux que moi comment ça marche" ;-)Les premières fois, notre petit bonhomme a fait une drôle de tête en voyant l'aspect de son gland, car il prenait visiblement ça pour un "bobo", un truc qui lui semblait anormal, et donc inquiétant. Nous l'avons évidemment rassuré ce qu'il fallait, jusqu'à ce que cela ne lui pose plus aucun problème métaphysique (dès la 2ème ou 3ème fois).
Maintenant, c'est un "grand bonhomme" de 3 ans 1/2, et il "l'ouvre" tout seul pour le rincer, ce qui est parfait.Je gage que lui seront épargnées les question que je me posais à 10 ans : "Est-ce que ça se déroule ? Ou pas ? Jusqu'où ? Jusqu'en bas ? La peau va se barrer d'un coup et j'aurai l'air fin ?", et qu'il ne lui viendra jamais à l'idée - sans hurler de rire - qu'on puisse se poser ce genre de question, puisqu'il connaîtra parfaitement les tenants et aboutissants de son anatomie depuis la plus petite enfance.
Voilà-voilà. C'est tout ce que j'avais à en dire, mais vous comprendrez donc que, sauf le respect que j'ai pour vous, et qui est grand, je trouve que votre article en la matière, c'est une grosse connerie.
Si vous trouvez opportun de publier cet e-mail en réaction à votre article, sur votre site, vous avez ma pleine et entière bénédiction.
Si vous ne le souhaitez pas, vous avez également ma bénédiction ;-)
Bien cordialement.
- Swâmi Petaramesh
On dit que je me répète. Je cesserai de me répéter quand on se corrigera. - Voltaire
Notes
[1] Et tu le sens, mon gros Totem ? (© Sigmund) Je sais, mais non, je veux bien sortir, mais pas dès le début de l'article.
[2] Car Swâmi Petaramesh, en matière de Haute Spiritualité, n'est rien moins qu'une star... Mais il n'en est pas moins Homme !
[3] Vous me connaissez...
[4] Ajoutons pour être complet qu'il y avait encore un "Amicalement" et une signature derrière.
[5] Qui a par ailleurs, comme vous le savez mesdames, bien d'autres caractéristiques passionnantes...









Commentaires
Voilà une histoire de nature à nous faire regarder d'un autre oeil les tartines de kiri.
Curieusement, j'ai vécu la même mésaventure que toi. A cette différence que ma mère m'ayant trainé chez le toubib pour cause de grattages inconsidérés du devant de pantalon j'ai fini dans le cabinet médical du susdit qui du reste n'était pas lui mais son remplaçant...africain (un noir quoi).
Il n'a fait ni une ni deux et t'a réglé l'affaire d'un coup violent qui me fait frissonner rien qu'en y repensant.Pour ne pas avoir à reproduire ce pénible schéma, j'ai décidé de n'avoir que des filles (avec le recul, l'avantage est peut être discutable).
Je ne connaissais pas ce Martin Winckler mais son avis sur le voile me suffit pour que je lui compisse virtuellement la raie.
Premier point à régler. Il n'est absolument plus question de publier des billets avant moi. j'arrive sur mon blog pour faire mon travail, publier des trucs sérieux sur les athées en terre d'Islam (750 coups de fouet pour apostasie quand même, on sait vivre là Monsieur), mettre quelques femmes à l'honneur (pour éviter une accusation si vite arrivée de sexisme et surtout parce que JE ai envie) et la serrure à droite ouvant sur Petaramesch attire mon oeil immanquablement (sinon à quoi servirait une serrure ?) et puis évidemment je lis des trucs qui me hérissent le, euh, poil (oui je sais c'est un peu mince) et je m'énerve contre une certaine fatuité. Et j'ai envie de réagir et ce n'est pas bon de faire passer ses envies avant le travail même si je sais qu'il existe des gens qui ont envie de travailler. Respect total.
Ceci dit , d'abord depuis quand un simple quidam peut-il contredire un membre des facultés ? (Comme dit l'autre belge là : on se croit mèche on n'est que suif)
Lequel membre a une expérience professionnelle qui de personnelle en devient universelle. Et puis il y a un pédiatre - psychanalyste aussi (Naouri) pour en arriver à écrire
"C’est agressif parce que, dès qu’on touche au pénis des petits garçons, on provoque une érection, bien entendu."
D'ailleurs j'ai eu la chance de vivre, tout petit, un paraphymosis et à l'époque il n'y avait personne pour recommander l'eau froide, alors couic, une bonne claque aux petites mauvaises odeurs.
Et tu ne sais pas ce que c'est Ta Sainteté cette atteinte bouleversifiante à l'image corporelle masculine.
Tu as employé le JE renvoyant à ta propre subjectivité et tu as parlé de connerie (une idée donc) et pas de con (une personne).
Sais pas ce qu'il faut faire de plus ?
Euh si, écrire : je suis tout à fait d'accord avec vous, vous ne savez pas combien j'apprécie vos articles, et c'est tout, rien de plus
@PK : "C’est agressif parce que, dès qu’on touche au pénis des petits garçons, on provoque une érection, bien entendu."
Ou jusqu'où la pruderie judéo-chrétienne nous conduit quand elle se pare des glorieux oripeaux de la psychanalyse. , quel drame insoutenable, quelle atteinte insupportable à l'intégrité psycho-physiologique !
A titre d'info, les fois où j'ai décalotté moi-même mon petit garçon, je n'ai jamais causé chez lui la moindre érection ce faisant. Et quand bien même cela aurait pu être accidentellement le cas, quel grand drame ! J'en aurais été certainement davantage gêné que lui - encore que peu de choses, de ce point de vue, me gênent, et uniquement superficiellement ; il faut croire qu'on a beau se nettoyer aussi bien que possible l'intérieur de la tête de tous les dépôts bibliques nauséabonds qui y trainent, il en reste toujours un petit peu dans un coin, faudra un cure-dents pour bien gratter dans le fond des rainures...
Or donc, si jamais je n'ai provoqué d'érection chez mon Nain par un décalottage de quelques secondes et un coup de coton imbibé de lotion Bidule-bébé ou de jet d'eau, les érections, il arrive parfaitement à s'en provoquer tout seul, quand elles ne se provoquent pas spontanément. Ca arrive moins souvent maintenant, mais il y a quelques mois, on le voyait parfois débarquer à poil avec un large sourire qui nous faisait bien marrer. Y a-t-il quoi que ce soit d'anormal ou de honteux là-dedans ? En tout cas pas dans la tête d'un petit gosse qu'on s'est bien gardé de polluer d'idées préconçues lamentables. Hé oui, mon p'tit gars, tu as Kiki dur ! Va en paix mon fils, ça te servira plus tard...
Eh bien, tu en as vécu des aventures passionnantes !!!!
J'ai élevé deux garçons en leur faisant des toilettes complètes sur les conseils de ma mère, (jai 4 frères, 3 oncles et un grand père médecin), jusqu'à ce qu'ils soient assez grands pour le faire eux mêmes, et ils n'ont pas l'air vraiment traumatisés ....
Ca serait pas normal de se laver partout ? Ya vraiment des obsédés, j'te jure .....
J'ajoute que ça n'a pas du me traumatiser non plus, parce que je suis bien incapable de me souvenir si j'ai provoqué quoi que ce soit considéré comme répréhensible par ce monsieur.
@Laurie :
...Où tu démontres brillament que les obsessions malsaines sont le plus souvent bien davantage dans la tête des prudes censeurs que chez ceux qui trouvent une pratique parfaitement naturelle et innocente, et qui n'en font pas un fromage (enfin, si j'ose dire ;-)
beurk ! lol
Un lien qui va dans l'autre sens cher Swami, comme quoi : http://forum.magicmaman.com/magic03ans/sante-bebe-vaccin/pour-MM-petits-garcons-sujet-3666207-1.htm