Ashram de Swâmi Petaramesh

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dimanche 14 mars 2010

Sois courageux, abstiens-toi !

Encore une de ces journées où il va en falloir de la constance, de la capacité à penser par soi-même et résister au moutonnisme bêlant de tous ceux et celles qui nous entonnent le refrain Fais ton Devoir de Citoyen ! Va à l'Urne !

Mais pour quoi faire grands dieux ?

  • Pour donner un satisfecit à la clique méprisable de valets de la finance et d'amis de leurs amis au pouvoir ces dernières années, et les reconduire ? - hélas, pas à la frontière...
  • Pour voter pour un parti prétendûment "socialiste" qui n'a rien fait d'autre que trahir absolument tout ce est trahissable au cours des 30 dernières années, et qui ne propose que la même chose que les précedents, l'hypocrisie et la vaseline en plus ?
  • Pour émettre une "protestation par le fascisme" ? Non, merci.
  • Pour voter pour l'un des si multiples partis de la gauche de gauche - partis, ou faudrait-il dire groupuscules ? - toujours aussi endémiquement incapables de s'entendre entre-eux et qui continuent de pousser le ridicule jusqu'à présenter 3, 4 listes les unes contres les autres[1] pour quelques points-virgules idéologiques, mais avant tout pour des questions de suprématie de l'orga, ah, l'orga !
  • Pour voter "blanc", c'est-à-dire émettre le véritable vote d'homme invisible, celui qui ne se voit pas, ne se commente pas, dont le décompte n'est même pas publié ? Le vote "blanc", celui qui donne quitus au système et en approuve le fonctionnement, celui qui fait comme si la démocratie ne nous avait pas été confisquée depuis lulure ? Comme si nous était proposé un véritable choix sur lequel nous n'aurions pas d'opinion ? Si vous tenez vraiment à être comptés invisibles, profitez-en quand même pour dire un petit quelque chose qui ne parviendra hélas pas jusqu'aux "instances nationales", m'enfin, vous trouverez peut-être votre bulletin ici...

Essayez simplement d'avoir la mémoire un peu plus longue que ce que voudraient les pitres de tous partis qui vous resservent le même indigeste bouillon ridicule de votre "devoir de citoyen" tous les deux ou trois ans, les uns pour vous niquer, les autres pour vous trahir, les derniers pour défendre les quelques points de score électoral de partis affirmés non électoralistes...

Tout ça pour au bout du compte n'avoir qu'un faux choix entre deux versions de la même chose, capitalisme et libéralisme économique mondialisé avec pour seules options la couleur du papier peint et la forme des poignées de portes...

Dans de telles circonstances, se déplacer jusqu'à un bureau de vote revient à approuver cette situation, le seul refus possible est celui d'y aller, ne pas se laiser compter au troupeau des cons qui croient encore à ce jeu de dupes et qui pensent que le bonneteau n'est pas truqué.

Le seul "devoir de citoyen" c'est celui de refuser d'être pris pour un con à ce point.

Par une telle journée, seul l'abstentionniste brille par son absence !

Lire aussi chez Osémy la Louve : Abstention et vote blanc : des choix respectables et des messages clairs avec du commentaire de guru dessous.

Notes

[1] Sauf en Languedoc-Roussillon, où une remarquable entente mérite tout de même d'être saluée d'un bulletin de vote...

vendredi 5 mars 2010

Jeu con court

Le premier d'entre-vous à utiliser ce code chez https://gandi.net peut payer la création d'un nouveau domaine Internet pour un an avec.

10YRS-0C29-A4D0-CA03

Le deuxième ? Le deuxième est un loser ;-)

jeudi 4 mars 2010

Blogueur for sale ? Blogueur fort sale !

Tiens, je dois être devenu un blogueur influent...

Je viens en effet de recevoir ma première demande d'écrire en ce modeste ashram "un article" sur un produit technique en mettant le lien qui va bien, après avoir "précisé mes conditions et formalités"...

Ah mais non, pas de ça Lisette, pas de ça Suzette, que vaudraient les articles de Ma Sainteté en ce modeste ashram, aussi idiots soient-ils, s'il pouvait s'y greffer le moindre soupçon qu'en dessous de la table quelqu'un me glisse des biffetons ou me tripote la bite ? [1]

De cela il n'est point question, et je vais donc répondre à ces sieurs en ce sens, tout en leur précisant tout de même que, s'agissant d'objets qu'il ne me serait pas désagréable de posséder, une donation reste envisageable sans engagement de ma part d'écrire quoi que ce soit si je n'en ai pas envie ou pas le temps ou la flemme ou que sais-je, et étant entendu par avance que si j'estime que c'est de la merde, j'écrirai que c'est de la merde ! avec un grand plaisir de surcroît.

Et que pour tout article que je serais jamais susceptible d'écrire à propos d'un objet qui m'aurait été donné dans l'espoir d'un article, je commencerais par préciser ce point dans l'article en question.

Voilà. Ces conditions étant par avance applicables à tout marketoïde désireux de me faire des propositions du même tonneau, qu'on se le dise ;-)

Mesdames, messieurs du marketing, regardez bien autour, en haut, en bas, à gauche, à droite... vous avez vu ? Aucune publicité ici, c'est contraire à notre religion, mais si vous êtes prêts à ce qu'un infâme blogueur au très mauvais esprit dise du mal de votre matos pourave, crie sur les toits que c'est de la grosse merdasse, voire n'en dise rien du tout, ce qui, pour un publicitaire, est bien pire, n'hésitez pas à m'en envoyer, surtout si c'est du matos qui vaut cher et que je peux le refourguer sur eBay. Merci de votre attention :-D

Notes

[1] Imaginez de plus, ma brave dame, que je doive écrire un article à chaque fois qu'on me tripote la bite !

#ff

Tiens, la mode touitteuse du #ff ainsi que ma faible productivité bloguesque actuelle, tout noyé dans le tumultueux et paradoxal samadhi de la manifestation que je suis, m'incitent à vous rediriger, braves gens, vers d'autres lieux agréables histoire de ne pas vous laisser languir d'ennui.

Alors voici deux de mes découvertes (plus ou moins) récentes :

  • Turlute hurlante : Allez-y, voilà, c'est tout. La liberté, le cul et l'intelligence, c'est beau, c'est bon, mangez-en ;-)
  • Perséphone Ioudgine : On lui pardonnerait presque d'habiter Paris XVIe tant cette demoiselle écrit fort bien des choses drôles, ce qui, croyez-moi, n'est pas donné à tout le monde.

Et puis voilà, hop ! C'est tout pour le moment.

lundi 1 mars 2010

Journalistes toxiques

Après une semaine non-duelle en haut de la Montagne de ma Sorcière, là où Internet peine à arriver[1] et où nul ne songerait à allumer la télé, et après quelques heures de satsang en compagnie d'un confrère Guru, de retour à la "civilisation", à l'urbanitude en tout cas, peu après m'être reconnecté au goulot du robinet à infos, l'évidence me saute soudain à la figure : je tête là au biberon un produit toxique.

D'un coup comme ça, remettre la tête sous cette douche éminemment anxiogène de pur jus de mauvaises nouvelles, à quoi cela peut-il bien servir, sauf justement à générer l'anxiété, voire à long terme la dépression ?

Quoi, la moitié de la France inondée sous la tempête, "et moi et moi et moi" bien peinard en haut de la Montagne un brin d'herbe entre les dents qui n'en souffrais même pas ? Quoi, encore un tremblement de terre, au Chili semble-t-il, et moi qui peinardos regardais les étoiles peinardosses sans avoir entendu l'appel à l'universelle compassion lancé par le radiotélémuezzin ? Les dernières bassesses et vilenies de notre gouvernement, les derniers chiffres trafiqués, et je ne savais rien dites ! Et, ne savant rien, je n'en souffrais même pas !

Piting, en ouvrant en grand le robinet à mauvaises nouvelles - celui qui ne parle jamais des trains qui arrivent à l'heure - limite mon premier réflexe a-t-il été de culpabiliser ! Quoi, toutes ces merdes sans moi ? Tout ça sans que j'en souffre, sans que j'en compassionne, sans que, même, je ne m'en foute puisque ne le sachant pas ?

Tout ça pendant que je savourais la compagnie de gens que j'aime, que je prenais tranquillement mon souffle, que je philosophais un peu, mais pas trop, pépère, que je faisais l'amour à la femme que j'aime, que je faisais le con à moto ?

Et tu te rends compte que pendant ce temps-là, tu as raté tout un épisode de L'Univers s'écroule et c'est la merde ! et que tu as manqué à ton Devoir, n'étant pas Informé, tu n'as ni souffert ni compassionné ni redouté, bref tu t'es fait porter aux abonnés absents, tu as déserté, quoi.

En culpabiliser est donc le premier réflexe, paf, automatique. Quasi.

Et puis d'un coup la réalisation se fait. Mais putain pourquoi devrais-je être affecté, malheureux, compassionné par toutes les merdes qui se produisent dans le monde à chaque instant sans m'affecter directement mais qu'on me sert sur un plateau à longueur d'ondes de tous calibres, alors que jamais on ne m'invite à me réjouir de ce qui, si ça se trouve, se passe bien ?

Est-ce que ça les aide en quoi que ce soit, tous ceux qui souffrent dans la merde, que je regarde leurs larmes sur mon écran depuis mon canapé, qu'éventuellement j'en souffre consciemment aussi, mais que j'en sois de toute manière inévitablement affecté ? Ça les avance à quelque chose ? Quel est le bilan de cette ingestion d'images et de sons ?

Je devrais être malheureux pour ce tremblement de terre du Chili, inquiet de ces chiffres du chômage et de l'effet de serre, révolté contre ces fils de putes[2] sans foi ni loi qui nous gouvernent, juste parce que j'en serais informé, et rester informé, ma foi, c'est un peu mon devoir, non ?

Sauf que ceux qui m'informent ne m'invitent jamais à me réjouir parce qu'un couple, à Düsseldorf hier soir, a bien joui, mais alors vraiment très bien, ou parce que n'importe quel bonheur inattendu s'est produit dans le monde. Ou parce qu'un train est arrivé à l'heure. Ou parce qu'un flic a renoncé à verbaliser un RMIste ou à embarquer un sans-papiers.

Alors finalement, qu'est-ce que cette "information" sinon une gigantesque, toxique, indigeste poire d'angoisse ?

Entre la manipulation délibérée "dans l'intérêt des copains du patron", la rediffusion servile de communiqués de presse de pure propagande, et le robinet à malheurs que jamais on ne ferme, qu'est-ce que cette putain d'information sinon une saloperie de produit toxique ?

Et pourquoi je devrais avaler ça moi, hmmm, à m'en rendre malade ?

À quoi cela peut-il bien servir ? À dégainer de temps à autre le chéquier dans le grand élan de solidarité programmée et orientée, payez là, là on vous dit, ailleurs on ne vous en parle pas n'est-ce pas... Et le reste du temps craignez ! Craignez la crise, ayez peur du chômage, redoutez les terroristes barbus, flippez face aux radars, craignez, redoutez, flippez, ayez peur, je manque de synonymes pour le verbe craindre mais je pourrais en dérouler comme ça à l'infini.

Et ça sert à quoi tout ça ? Toute cette énorme information ? Ça sert à quelque chose ? Ça fait réfléchir ? Ça m'apprend vraiment des choses ? Bien sûr que non !

Ça me permet d'agir utilement ? Encore moins. L'accumulation ad inifinitum, ad nauseam des sujets d'inquiétude, de crainte, de révolte, de souffrance... Quand on n'y peut foutre rien, quand on est cerné de toutes parts, ne peut en aucun cas aboutir à la réflexion, à la révolte, à l'action.

Seulement à une totale désorientation, à la dépression, donc à l'inhibition de toute action. Donc à la soumission, de plus en plus apeurée, donc aveugle et absolue, à l'appel aux hommes providentiels qui vont nous sauver de tout ça.

Mais je n'ai plus envie de craindre.

Et le pire c'est que mêmes nos potes les trop rares journalistes honnêtes (et fauchés) qui attirent notre attention sur les innombrables et véritables sujets de révolte et de colère, ne font hélas qu'en rajouter encore sur le tas de nos frustrations, de nos humiliations, de nos impuissances. Et donc participent du phénomène, mettent la cerise tout en haut du putain de gâteau.

Après un bon sevrage, se reconnecter à ce biberon-là provoque un réflexe salvateur : celui du haut-le-coeur, de la nausée. Non les gars, vous êtes gentils, je ne veux plus boire votre jus de catastrophe en tube, il me rend malade, il me fait gerber.

Je me rends compte que quand j'en suis privé, je vais vachement mieux. Je ne vais pas mal du tout, en fait, Je vais bien, même. Très bien, si vous saviez...

Et je suis libre de penser, de ressentir, de porter mon regard sur les choses réelles qui m'entourent, les belles, aussi, pas seulement sur les catastrophes lointaines, ou moins lointaines, ou attendues, prophétisées, extrapolées ou expertisées qui nous attendent.

Alors ne m'en veuillez pas, je crois que je vais garder le robinet fermé, cesser de m'intoxiquer. Je trouverai bien toujours un pote pour me passer un coup de fil, m'envoyer un mail ou toquer à ma porte dès fois qu'il se passe quelque chose à quoi je puisse quelque chose, quelque chose à quoi je puisse être utile, des fois que j'en aie l'envie et la possibilité.

En attendant cesser de laisser les médias orienter mon esprit, désorganiser ma pensée et polluer mes affects.

Quelle que soit l'action à accomplir, je l'accomplirai toujours plus efficacement si je suis heureux et libre, détendu, calme, que mentalement intoxiqué, désorienté et apeuré.

Soyez sympa : continuez sans moi. Mais vous pouvez arrêter, aussi. Si vous voulez.

Notes

[1] Seulement en milieu de journée par temps sec, ensoleillé, tempéré et sans vent ;-)

[2] Que les putes, surtout, n'y voient nulle offense, il est vrai que les comparer à des mères de ministres ne leur rend pas justice, on dira que c'est juste une expression usuelle.

jeudi 11 février 2010

CHSCT à basse consommation ?

Longtemps je me suis demandé ce qu'il convenait de faire quand on casse une ampoule "basse consommation" puisque ces saloperies écologiques contiennent entre autres choses des vapeurs de mercure et que l'intoxication aux métaux lourds, c'est pas bien, et au mercure, c'est encore moins bien. Ça fait pondre des monstres et travailler du chapeau, entre autres courtes maladies rigolotes, comme disait Desproges.

Et les vapeurs de mercure, c'est la meilleure façon de s'intoxiquer au mercure, puisqu'environ 80% du mercure respiré passe dans le sang, et franchit même allègrement la barrière hémato-encéphalique pour atteindre le cerveau, youplalà.

Depuis, j'ai appris je ne sais plus où, vu que c'est le type d'information qui a du mal à infuser dans un pays au ministère de la santé par ailleurs obsédé par la grippe A, que quand on casse une ampoule basse consommation, les précautions élémentaires exigent d'aérer en grand et d'évacuer la pièce concernée pendant au moins 20 minutes pour ne pas inhaler les gaz toxiques qu'elle libère, ce que je suis prêt à parier que pratiquement personne ne sait en encore moins ne fait.

Les ampoules basse conso, solution miracle[1] d'aujourd'hui et "amiante" dans 20 ans ? Possible.

Longtemps je me suis demandé ce qu'il fallait faire des ampoules basse conso H.S., la petite poubelle barrée sur le culot accompagnée du sigle "Hg" (mercure) étant formelle : pas poubelle ordinaire, et pas poubelle "recyclable" non plus.

Mais depuis quelques temps, ça y est, on a la réponse : de plus en plus de grandes et moyennes surfaces mettent des bacs de récupération à l'intérieur du magasin, j'en ai vu chez Auchan par exemple derrière les caisses, et j'en vois encore un beau aujourd'hui, chez Monoprix Lyon place de Valmy pour ne pas les citer.

Là, par exemple, on trouve un joli bac à récupération d'ampoules basse consommation entre les caisses et l'entrée du magasin, sur le passage des clients, à un endroit bien "en intérieur" et pas particulièrement ventilé.

Le panneau surplombant le joli bac invite à y jeter seulement les ampoules basse consommation non cassées, sachant que, quand on jette un truc aussi fragile[2] qu'une ampoule basse conso dans un bac relativement profond par-dessus ses soeurs d'infortune que se passe-t-il ? Ben ouais mon gars, c'est comme dans les bacs à bouteilles en verre, hein, 75% de chances que l'ampoule jetée se casse aussitôt, avec un bon pourcentage de chances de casser également celle sur laquelle elle tombe, si par miracle elle était encore non-cassée.

Donc moi je me dis comme ça que ces jolis bacs de récupération écolo qu'on trouve de plus en plus derrière les caisses des grandes et moyennes surfaces, ça fait de beaux générateurs de vapeurs de mercure pour offrir une bonne sniffette au client qui passe avec son caddie plein, certes, mais c'est encore mieux pour les personnels de ces magasins qui passent leur journée à bosser à quelques mètres des jolis bacs...[3]

Or donc, que font les CHSCT[4] ?

Notes

[1] Surtout pour ceux qui les vendent.

[2] J'en ai cassé une l'autre jour rien qu'en la dévissant légèrement en porte-à-faux...

[3] Après une exposition chronique à de faibles concentrations de vapeur de mercure (50 à 100 µg/m3), il peut y avoir un délai avant l'apparition d'effets nocifs sur le système nerveux central, les reins et la glande thyroïde et ceux-ci risquent d'être plus subtils. Il est difficile de distinguer les symptômes d'intoxication au mercure de ceux d'autres aliments de consommation courante. Les symptômes comprennent des tremblements, des faiblesses musculaires, des dépressions, des changements de personnalité, des pertes de mémoire à court terme chez l'adulte, des éruptions cutanées, particulièrement des rougeurs et une desquamation des mains et des pieds chez l'enfant. | ''Source

[4] Comité d'Hygiène, Sécurité et Conditions de Travail

dimanche 7 février 2010

Enorme !

Hénaurme ! Je vous jure, je les teste de temps à autre, la dernière fois que j'ai essayé ceux de la FNOQUE ou d'Auchiant, ils avaient exactement les mêmes !

(via Korben, via @frechredfrog)

lundi 1 février 2010

Chez Paul, ou le foutage de gueule à ciel ouvert

Tiens, ça fait longtemps que je n'avais pas été voir chez Paul, enfin l'autre jour, j'avais essayé, mais leur serveur était en rade et disait des gros mots dès que je prétendais consulter les offres d'emploi.

Bon, je reconnais que prétendre trouver une offre d'emploi intéressante chez Paul, faut être un peu beaucoup énormément crétin, mais j'assume ma crétinitude. Je regarde. Des fois que... Sait-on jamais.

Déjà quand ils s'appelaient ANPE les bougres, j'avais bien remarqué que, l'emploi étant leur métier, ils ne faisaient pas très bien la différence entre un gardien de but et un gardien de prison, un administrateur de réseaux et un administrateur de biens, un ingénieur en sécurité informatique et un vigile de supermarché, mais bon, c'est des choses qui arrivent, leur boulot c'est l'emploi, c'est pas non plus comme s'ils devaient comprendre en quoi consistent les métiers pour lesquels il sont censés faire l'agence matrimoniale, hein...

Bon, du temps ayant passé sous les ponts, je regarde aujourd'hui, ben mon gars, ça reste comme avant.

Déjà tu repères l'offre ANPE, pardon, Paul Emploi à l'emploi exclusif des MAJUSCULES, probablement parce que Paul doit être le seul organisme de France à posséder des imprimantes à chaîne n'imprimant que les majuscules, chose que j'avais été fort esbaudi de remarquer il y a quelques années, si, si, on trouvait encore des imprimantes à chaîne dans les musées, et pour les courriers de l'ANPE.

Ben je ne sais pas comment ils impriment aujourd'hui, MAIS ILS MAJUSCULENT TOUJOURS.

Bon, après, j'ai fait l'effort de chercher mon "nouveau" code ROME, vu que chez Paul, on ne saurait te trouver un emploi que si on l'affuble auparavant d'un code numérique,[1] donc bon, je dois être "M1802" je pense...

Muni de ce code, je me lance alors audacieusement dans une recherche, si, d'après ce beau "M1802", et cette recherche de me ramener au hasard :

  • Des postes dont le descriptif n'a visiblement rien, mais alors rien, à voir avec un "M1802" ;
  • Des postes dont le descritptif ne permet vraiment pas de deviner s'il s'agit d'un "M1802", d'un dompteur de morpions ou d'un pyrograveur d'allumettes, ni d'ailleurs où se situe le poste, ni du type de contrat, ni de combien c'est payé, ni même de si c'est payé, quand on y réfléchit...
  • Un poste qui semble correspondre, en CDD de 2 mois dans une entreprise de "zéro à deux salariés", dont le salaire indicatif doit correspondre à celui d'un foutebôleur de l'équipe de France, doit y avoir comme une erreur à mon avis ;
  • Et un autre poste qui est apparemment dans l'informatique quoique certainement sous un autre code "Rome" que celui sous lequel il apparaît, en CDI à temps complet (paraît-il) avec un salaire exprimé en taux horaire dont rien ne permet de savoir s'il est brut, net, ou corrigé des variations saisonnières, mais je suppose dans tous les cas de figure au vu du chiffre, quelle que soit la monnaie dans lequel il est exprimé, qu'il ferait hurler de rire une femme de ménage ;
  • Plus quelques autres postes et formations situés en "Île de France" quand tu as demandé Montpellier, ce qui est farpaitement logique.

Une fois tous ces beaux emplois trouvés, tu constates alors qu'il est impossible de postuler directement ou de contacter les entreprises en question, mais que tu peux le faire seulement via une "télécandidature" par le truchement d'un "conseiller", télécandidature qui nécessite avant tout que tu saisisses ton petit numéro de chômeur pour accéder à ton dossier...

Ah t'es pas inscrit comme chômeur ? Bon, tant pis pour toi. Des boulots de cette qualité, c'est que pour les chômeurs, espèce de salopard qui voudrait retirer le pain de la bouche des chômeurs !

Bon, chez Paul, euh, ce qui est bien, c'est que plus ça change, plus rien ne change...

Le foutage de gueule élevé au rang d'oeuvre d'art - et quand tu es inscrit, tu constates aussi l'art consommé qu'ils ont de te faire perdre ton temps à toutes sortes de sessions, réunions, et autres absurdités qui ont certes l'avantage de t'empêcher de passer tes journées à boire tes allocs, mais surtout la caractéristique première de ne jamais te donner la moindre chance de trouver le moindre emploi qui corresponde de près ou de loin à tes recherches ou tes qualifications.

Tiens, la dernière fois que j'étais chômiste, pour être sûrs que j'avais vraiment les qualifications que je prétendais avoir (des fois que, hein...), ces braves gens m'envoyèrent de force passer une journée à faire un "bilan" chez un sous-traitant privé - de daube mais pour qui le chômeur semblait être un gibier fort rentable - "bilan" qu'ils m'avaient vendu en m'expliquant à quel point son résultat leur permettrait de me proposer pile-poil le boulot exactement fait pour ma pomme... Enfin quand ils auraient reçu le résultat, c'est-à-dire 2 mois après que j'aie fait ledit "bilan", imaginez si mon impatience fut vive ! ...et quand ils me reconvoquèrent 2 mois plus tard ce fut pour me dire qu'ils avaient bien trace dans leur système informatique que j'avais effectivement fait ce "bilan" et obtenu d'excellents résultat, mais que le dossier de mes résultats détaillés s'était perdu et que donc ils n'avaient qu'une ligne de titre en MAJUSCULES dans leur système pour prouver que j'y étais bien allé et avais eu de bons résultats mais lesquels, mystère - mais que si je voulais refaire le bilan, on pouvait faire une demande, pas de problème... Mais que non, un budget formation, y'avait pas, et d'autant moins que mes supposés bons résultats montraient que je n'avais pas besoin de formation dans ma branche, que de toute manière le conseil général ne finançait pas, mais que si je voulais une formation de maître d'hôtel, par contre, ça pouvait se faire... Comment ? Je ne voulais pas "maître d'hôtel" ? Finalement ils me confièrent aux bons soins d'une "assoce" d'accompagnemment pour chômeurs dépressifs, qui avait l'avantage majeur que pendant que j'était censé être chez cette assoce, au moins, je n'étais plus convoqué chez Paul, ce qu'effectivement je trouvais déprimant.

Arghhhh...

Bon, chez Paul, on dirait que ça n'a pas trop chanché...

Notes

[1] Même que quand j'étais petit, à l'ANPE, ils avaient beaucoup de mal à me trouver du boulot, vu que le code ROME de mon boulot n'existait pas encore, et que dans ces conditions, hein, comment-veux-tu trouver un boulot qui n'a pas de code ?

lundi 25 janvier 2010

Défaire le totalitarisme numérique

Quelques états bien connus, comme la Chine ou l'Iran (tant il est facile de désigner la paille dans l'oeil du voisin) donnent depuis des lustres le bel exemple du totalitarisme numérique par leur surveillance et leur filtrage de l'usage d'Internet et des réseaux par leur population.

Heureusement, l'obus appelant le blindage, des geeks libertaires de tous horizons, soucieux de la défense des libertés numériques, et avec l'aide d'organisations comme l'Electronic Frontier Foundation, se sont occupés depuis longtemps de fourbir les outils de la Résistance Numérique, outils le plus souvent libres, gratuits, et faciles à se procurer.

Et cela tombe bien à une époque où la paille dans l'oeil de nos voisins chinois ou iraniens ne parvient décidément plus à nous masquer la poutre de nos LSI[1], LSQ[2], DADVSI[3], HADOPI[4], LOPPSI[5] et autres petites lois anti-terroristes quotidiennes ou presque, qui, au prétexte de notre "protection" et surtout de celle du Dieu Pognon, construisent jour après jour dans notre société les murs et caméras virtuels du fascisme numérique.

Car on le sait, maintenant, l'ennemi, c'est nous.

Bien que les outils capables de ridiculiser les HADOPItreries existent et soient faciles d'accès, Monsieur et Madame Michu sont rarement informés de leur existence, de leur nature, de leur emploi et de leurs limites, créant une nouvelle fracture numérique, celle de la connaissance ou non des moyens d'échapper au flicage ubiquitaire.

Je me propose donc dans ce billet de faire un rapide tour d'horizon de quelques outils connus et plus ou moins couramment employés, et d'en donner une description que j'espère compréhensible pour n'importe quel député socialiste.

Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.
- Article XII

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
- Article XIX

Notes

[1] Loi sur la Sécurité Intérieure

[2] Loi sur la Sécurité Quotidienne

[3] Droits d'Auteur et Droits Voisins dans la Société de l'Information

[4] Haute Autorité de je ne sais plus quoi

[5] La même chose en couleurs.

Lire la suite...

mardi 19 janvier 2010

Un accord en vue pour « L'autre Gauche » Burito-Salamentaise

De notre correspondant en Buriterie-Salamentaise[1]



Ce vendredi, les représentants du Parti Comiste, du Garbi de Tauche et de la Gauche Locale Unitaire (GLU), des Alternatifs, du PLOF et de la Prise de Terre (FASE) se rencontraient pour la 176e fois pour finaliser un accord sur l'ensemble de la région Burito-Salamentaise.



Malgré quelques crispations, ça avance.



Les représentants du Parti Comiste ont proposé une position éligible en 17e place (si la liste dépasse les 25%) pour les Alternatifs ainsi qu'une forte lisibilité pour leur porte-parole (en dernière position sur la liste).

Ils ont proposé au PLOF d'intégrer gratuitement leur logo sur les tracts et affiches (qui sont d'ailleurs déjà disponibles dans les locaux régionaux du Parti Comiste).

Les 14 représentants de la Prise de Terre (FASE) ont exigé la moitié des têtes de listes, eû égard à la nécessité de montrer l'ouverture et la diversité des listes. Ils ont souligné que ces têtes de listes putatives étaient d'ailleurs toutes présentes dans la pièce.

Le représentant du PLOF s'est interrogé sur un usage qui lui paraissait inapproprié du terme putatif.

Pour le Parti Comiste, il n'est pas question de laisser quoi que ce soit à la Prise, qui d'ailleurs n'existe pas. Et même, je ne vois même pas à qui je parle, là. En fait, je parle tout seul. a conclu le représentant du Parti Comiste, debout sur la table.

Le représentant du Garbi de Tauche s'est interrogé sur la répartition des têtes de listes départementales (9 têtes de listes PC, 2 GLU, rien pour les autres). Il a continué son intervention couvert par le brouhaha général.

Le représentant du PLOF s'est, quant à lui, interrogé sur l'absence de représentant de la GLU dans cette réunion.

Pour le PC, la GLU étant en voie de constitution dans le département, il ne doutait nullement qu'ils enverraient des représentants dès qu'ils auraient des adhérents burito-Salamentais. De toute façon a-t-il ajouté leurs 2 têtes de listes sont conditionnées à l'existence d'au moins deux adhérents, ou sympathisants, dans la région.

Les Alternatifs réservent leur réponse après consultation de leurs adhérents.

Le représentant du Garbi de Tauche annonce que face à la menace de mise sous tutelle de son groupe local, il quittait le Garbi de Tauche pour créer la Tauche en Nouvement. Cette nouvelle organisation est disponible pour un accord.

Pour la Prise de Terre, si c'est comme ça, ils vont écrire un billet cinglant sur leur blog.

Pour le porte-parole du Parti Comiste, on va pas commencer à se faire emmerder par des vipères lubriques.

Les Alternatifs réservent, quant à eux, leur réponse.

La Tauche en Nouvement annonce sa dissolution. Ses principaux animateurs locaux rejoignent les Obtempéreurs de Plaisance.

Pour la PdT, on va pas se laisser traiter de vipères lubriques par des staliniens à la con.

Pour le PLOF, faudrait finir la réunion, là.

Le représentant du PC empoignant à la gorge celui de la Prise, le PLOF entonne A Tirana, on l'aime bien Enver Hoxha ! (les Alternatifs refusent de se prononcer en l'état sur ce débat).

Les Obtempéreurs de Plaisance se disent disponible pour une tête de liste.

La réunion se finit en pugilat.

Notes

[1] Texte mystérieusement parvenu jusqu'à Ma Sainteté qui, se pissant parmi de rire, ne peut se retenir de le publier ici. De par les complexes circonvolutions empruntées par ce texte jusqu'à Ma Sainteté, il m'est difficile de le sourcer avec une totale certitude, mais il n'est pas impossible qu'il faille l'attribuer à un certain Mathieu Colloghan, gôchiste à courant alternatif et graphiste pas tenté de son état, si toutefois cette personne existe. Rien n'est moins sûr.

mercredi 6 janvier 2010

La déplaisante mémoire sélective de la carte Técély

Pauvre un jour, pauvre toujours !

La ville de Lyon, outre qu'elle possède le plus beau métro d'Europe, a également sa carte d'abonnement transports "à puce" appelée Carte Técély, jadis nominée aux Big Brother Awards.

Il y a plusieurs années de cela, Ma Sainteté ayant goûté aux joies du chômage "fin de droits" a été l'espace de quelques mois l'heureux bénéficiaire d'un abonnement transports au "tarif social spécial pauvres", tarif originalement et discrètement appelé "Pass' 2 partout" tandis que l'abonnement à tarif normal est appelé "Pass' partout".

Cette période de vaches maigres depuis longtemps close, après avoir oublié ma carte Técély longtemps dans un tiroir, je la nourris de nouveau chaque mois depuis un an, au tarif d'autant plus normal que mon employeur en rembourse la moitié.

Pourtant, chaque début de mois, quand j'insère la jolie carte dans la borne automatique destinée à la recharger, voici l'historique qui s'affiche à l'écran sous mes beaux yeux bleus esbaudis :

Mémoire de pauvreté

Je constate donc que :

  • Les douze derniers mois scrupuleusement raqués au prix fort ne laissent aucune trace dans la jolie mémoire "historique" de la carte.[1]
  • Mais qu'elle se souvient par contre imperturbablement, et fort bien, des trois derniers mois payés au tarif pauvre, et qui remontent à... 2006, oui, il y a plus de 3 ans de cela !

Comme je doute fort que cette éléphantesque mémoire puisse servir à vérifier des "droits à réduction" obsolètes depuis plus de 3 ans, je ne puis que m'interroger sur les raisons d'une aussi bonne mémoire de ma cartounette :

  • Est-ce dans le souci de me rappeler mensuellement l'impermanence de toute chose et un possible retour prochain de la dèche ?
  • Ou dans le louable désir de me signaler comme ancien pauvre à tout contrôleur de passage avec son bidule électronique, ancien pauvre, donc possible actuel fraudeur ?

Va savoir, je ne connais pas les arcanes cérébrales des principes de précaution en vigueur dans l'esprit des informaticiens des TCL ou du Sytral, quoi qu'il en soit, pour la carte Técély, c'est "pauvre un jour, pauvre toujours" !

Et classes fauchées, classes surveillées !

S'il était besoin de réfléchir à l'excessivement excellente mémoire des circuits informatiques et au fameux "droit à l'oubli"...

Notes

[1] Seul le dernier mois payé au tarif normal est visible.

Chez Paul, on est mal reçu

Tiens, première fois que je tente d'aller voir chez Paul si des fois on y trouverait du pognon boulot...

Ben on est comme qui dirait mal reçu dès qu'on a l'outrecuidance de vouloir consulter des "offres d'emploi"...

Chez Paul, on est mal reçu

Déjà que chercher du taf dans les environs d'un bled inconnu de toutes les bases de données d'offres d'emploi, c'est comme qui dirait pas simple... M'enfin chez Paul, on n'arrive même pas jusqu'à formuler une recherche, on évite donc ce genre de déception.

Question subsidiaire : qui est "nicola" ?

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lundi 4 janvier 2010

Avant / après

Conduire en 1990

Concentrer son attention sur la conduite. Regarder la route devant soi, évaluer les autres véhicules. Jeter de temps à autre un bref coup d'oeil sur le compteur pour se faire une idée. Se poser des questions relatives à sa distance de sécurité, l'état de la route et du trafic, l'adhérence, la surprise qui peut guetter dans le virage ou après le dos d'âne. Se demander Sur autoroute déserte et dégagée, 165 Km/h de croisière, c'est bon ? 170 ? Un peu trop pour le moteur sur 2 heures, sans doute... Allez, je me règle sur le compte-tours, l'autre je l'oublie. Croisière à 4000 tours/mn.. Adapter sa vitesse aux conditions, rouler en-dessous des limitations quand les conditions l'exigent, au-dessus quand elles le permettent. Arriver en s'étant fait plaisir sur la route.

Conduire en 2010

Concentrer son attention sur les radars. N'accorder que 20% de son temps de regard et de cerveau disponibles à la route et au trafic devant soi. Partager les 80% restants à peu près à égalité entre contrôle obsessionnel du compteur, balayage latéral droite-gauche gauche-droite des bas-côtés de la route. Y a-t-il un radar planqué derrière cette passerelle ? Au fond à droite, est-ce un débouché de chemin de terre, une planque-à-bleu plausible ? La caisse là-bas en warnings a-t-elle une innocente bouée-canard sur la plage arrière ou cette fausse grosse paire de baffles de jacky est-elle un vrai radar ? Tu crois qu'y m'a eu, ou j'étais bon ? Rythmé par les bip-bips du GPS, se tuer les yeux à déchiffrer les symboles et petits caractères : radar fixe certain, radar mobile possible... Sur autoroute, un bip toutes les deux passerelles... Accélérer, ralentir, accélérer, ralentir, augmenter sa consommation effetdeserrisante... Se rendre soudain compte qu'à force de regarder le compteur, le GPS, à gauche, à droite, sous le pont et derrière les buissons, on ne s'est pas rendu compte que la route est glissante ou qu'on roule trop près du mec qui est devant, ce veau qui se traîne à 90... Dépasser nuitamment sur autoroute déserte un autre qui roupille à 130, s'inquiéter de savoir s'il dort en cruise control, si l'embardée le guette... Rester zen sur la file de gauche pendant que le gars de devant met 25 minutes à doubler à 131 km/h celui de la file du milieu qui roule à 129... Constater que si les vitesses se sont réduites, les veaux qui dorment scrupuleusement en mode réglementaire roulent à deux mètres les uns derrière les autres et que les distances de sécurité sont les premières victimes de l'homogénéité des vitesses. Le premier qui freine créera une jolie pile de Césars !

Arriver épuisé, fatigue visuelle, les yeux rougis de droite-gauche-compteur-gauche-droite-GPS-compteur... Bon entraînement aux changements permanents de distance d'accomodation. Euh depuis combien de temps j'ai pas regardé devant, déjà ?

Travail à la maison : Télécharger régulièrement la mise à jour de la base de données des radars à injecter dans le GPS... Parce que là, j'en ai encore vu deux que ça a même pas bipé...

vendredi 25 décembre 2009

Que faire un matin de Noël ?

...Quand on n'a pas grand-chose à branler (ce qui est fort bon et permet un peu de détente méditative devant le bol de café)...

Alors, accrocher le contenu de la machine à laver dont l'essorage a bercé mon réveil avant que ledit contenu ne se transforme en sculpture contemporaine au plissé trop fortement esthétiquement étudié ? Nan, taleur...

Faire les paquets kados ? Oui, Ma Sainteté fonctionne en horaires décalés... Oui, mais non, taleur...

Passer le coup d'aspiro qui me supplie de son placard de faire quelque chose depuis 2 semaines ? Euh, taleur... Après avoir accroché la machine, sans doute...

Ah tiens je sais ! Ouvrir un compte sur Touiteur : Il est temps que Ma Sainteté allergique aux "réseaux sociaux" et autres fesses de boucs Se sorte un peu les doigts du cul histoire de Se moderniser et de rester dans le trop hype, et puis ça donne une bonne occase de tester le plasmoïde microblogging de KDE 4.3.2, qui a d'ailleurs l'air de marcher plutôt pas mal...[1]

Tiens, sinon, l'abbé Mouspapam s'est mangé le carrelage, hier soir. Ma Sainteté doit être parvenue à se libérer des émotions, telle le bodhisattva moyen : Elle n'arrive pas à Se sentir trop triste en lisant cette nouvelle :-}

Notes

[1] Update : En fait, Choqok est achement mieux...

jeudi 24 décembre 2009

21 grammes c'est l'âme d'un keum, 21 joules c'est l'âme d'une meuf ?

Tiens, ça fait 2 ou 3 jours que j'ai découvert Perséphone, faut croire que j'ai de nouveau 10 minutes pour lire temps z'à aut'... Elle écrit achement bien, ce que je trouve quand même un tout petit peu indispensable à quelqu'un qui écrit, au moins un minimum, quoi, des fois... (bien que Bernard Werber, Guillaume Musso et Marc Lévy n'en soient pas convaincus) et en plus elle me fait marrer. Or on sait qu'une bonne rigolade, c'est pas aussi bien qu'un bon orgasme, mais ça vaut largement autant qu'un bon bifteck.

Donc vous privez pas, ce soir vous n'allez quand même pas regarder la télé ? Si ? NON !

Alors je n'aurai qu'un seul mot : À poil !


P.S.: Pour le réveillon, bon kloug ! (avec des doubitchous ?)

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